Générer des rendements intéressants avec une infrastructure cotée

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Par Daniel Signer, Head of Multi Asset Business, Vontobel Asset Management

Les placements effectués dans des infrastructures présentent des caractéristiques intéressantes, telles que des flux de trésorerie stables, des rendements indexés sur l’inflation, de solides qualités en matière de diversification. Elle offrent ainsi de véritables perspectives de croissance à long terme.

De même que les valeurs directement détenues dans des infrastructures, les infrastructures mondiales cotées en Bourse offrent des rendements intéressants du fait de la stabilité des flux de trésorerie que génèrent leurs actifs réels sous-jacents. D’un point de vue historique, les investissements mondiaux réalisés dans les infrastructures ont permis de générer des rendements de distribution presque deux fois plus élevés que les placements traditionnels en actions et en obligations.

Les placements effectués dans des infrastructures cotées offrent de plus un éventail plus large d’opportunités d’investissement, de sorte qu’ils permettent également de mettre en œuvre une meilleure diversification au sein des portefeuilles.

Actuellement, les investissements réalisés dans des infrastructure non cotées le sont avec une prime significative par rapport à leurs homologues cotés. Certaines estimations indiquent que les investissements directs effectués dans des infrastructures du secteur des transports entre 2007 et 2022 l’ont été à des prix correspondant en moyenne à 17,5 fois les flux de trésorerie prévisionnels de l’année suivante. Au cours de la même période, ces multiples étaient en revanche nettement moins élevés pour les placements effectués dans des infrastructures de transport cotées. Pour les investisseurs, cela signifie qu’il est possible d’accéder à cette classe d’actifs via des placements cotés à des prix plus intéressants que ce que propose la voie directe des marchés privés.

Par rapport au marché mondial des actions, les placements cotés en infrastructures affichent une volatilité nettement moindre qui tient notamment au caractère d’actions défensives qu’ils revêtent.

Le mix optimal

Dans la mesure où les caractéristiques des placements en infrastructures cotées et non cotées se montrent complémentaires, toute la question est de savoir comment il est possible d’intégrer de manière optimale ces deux catégories dans un portefeuille d’infrastructures. Il convient à cet égard de noter que les infrastructures cotées font l’objet d’une évaluation quotidienne et que, soumises à l’influence des mouvements du marché, elles ont également tendance à se montrer plus volatiles à court terme. Pour les investissements directs effectués dans des infrastructures, l’évaluation de l’actif réel sous-jacent s’effectue sur une base régulière en se fondant sur des estimations de réviseurs, de sorte qu’elle ne reflète nullement la valeur actuelle du marché.

La détermination du mix optimal du portefeuille se fonde sur l’analyse des frontières d’efficience de différentes combinaisons d’indices pour les placements en infrastructures cotées et non cotées. Alors que l’indice Global Listed Infrastructure Organisation (GLIO) représente les infrastructures cotées, les infrastructures non cotées peuvent, elles, être représentée par deux indices : l’EDHEC Broad Market (BMI) et le Prequin Unsmoothed Index (USI). La combinaison de l’indice GLIO avec l’EDHEC BMI, donne un mix optimal à 60 % d’infrastructures cotées pour 40 % d’infrastructures non cotées. La combinaison de l’indice GLIO avec le Preqin USI, donne un mix optimal à 40 % d’infrastructures cotées pour 60 % d’infrastructures non cotées. Il en ressort que, considéré à l’aune d’une perspective risque-rendement, un mix à parts égales semble idéal et permet de tirer favorablement parti des avantages des deux variantes de mise en œuvre.

Daniel Signer a repris les rênes des ventes de produits multi-actifs à l’échelle mondiale en 2016 et a dirigé l’équipe Swiss Institutional Sales de 2014 à 2019. Il a rejoint Vontobel Asset Management en tant que chargé de clientèle senior en 2012. Auparavant, de 2008 à 2012, il a travaillé chez Complementa Investment Controlling à Zurich, en tant que Senior Investment Controller et consultant.  Préalablement, de 2003 à 2008, il a officié auprès de PricewaterhouseCoopers en tant que consultant au sein de l’équipe Investment Performance.
Daniel Signer est titulaire d’un master en finance et marchés des capitaux de l’Université de Saint-Gall et possède par ailleurs la certification CFA.

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