« Nous allons continuer à bâtir sur les fondamentaux déjà très solides de Decalia »

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Interview Alexander Roose, Decalia – Par Elsa Floret

Alexander Roose et Quirien Lemey ont rejoint Decalia pour contribuer au développement du pôle Asset management. Alexander prend au passage la direction de la gestion Actions. Il s’explique ici sur les raisons pour lesquelles lui et Quirien ont décidé de quitter DPAM pour la boutique suisse créée par Alfredo Piacentini.

Pourquoi avoir rejoint Decalia?
La décision de rejoindre Decalia a pris plusieurs mois. Nous avons pris le temps de nous connaître. J’ai longuement discuté du projet avec mon collègue Quirien Lemey et j’ai beaucoup échangé avec les associés de Decalia de même qu’avec plusieurs membres de la direction. Au cours de ces discussions, j’ai pris conscience de l’importance du capital humain au sein de la société. Par ailleurs, leur façon de gérer les fonds actions est très similaire de celle que j’avais implémentée chez Degroof Petercam Asset Management. J’apprécie également la forte volonté de Decalia d’investir dans le capital humain et notamment dans les équipes dédiées à l’ESG. La croissance soutenue du groupe, sa culture très entrepreneuriale associée à l’agilité de son management ont été des arguments décisifs dans ma décision de les rejoindre.

Quel est votre rôle au sein de la structure ?
Je suis responsable de l’équipe Actions du groupe. En tant que gérant thématique, mon objectif est de partager mon expérience au sein de cette équipe, d’être le sparring partner de tous ses collaborateurs. Je tiens à préserver le bon esprit d’équipe et faciliter la fertilisation d’idées entre eux, en apportant notre expertise de l’analyse qualitative ESG. De plus, je vais gérer avec Quirien un fonds multithématique qui sera lancé d’ici quelques semaines.

Pourriez-vous décrire la stratégie de développement que vous et Quirien Lemey envisagez pour l’asset management? Dans un premier temps, nous allons continuer à bâtir sur les fondamentaux déjà très solides de Decalia. Nous allons ensuite faire croître les montants sous gestion des fonds existants, mais aussi ceux de prochains fonds.
Nous souhaitons garder un bon équilibre entre l’analyse fondamentale et la thématique ESG, qui sera rendu possible par la génération d’idées et l’interaction entre les membres de l’équipe.

Quelles sont les thématiques les plus porteuses aujourd’hui ?
La cyber-sécurité pour commencer, vu que le monde devient de plus en plus connecté. Il est essentiel de protéger nos systèmes informatiques dans leur ensemble, ainsi que les données sensibles en vue des volumes grandissants de menaces externes. Nous nous focalisons tout particulièrement sur les entreprises actives dans la gestion de l’identité et le contrôle d’accès, nommée «Identity and Access management», et sur celles actives dans le modèle Zero Trust security. C’est le cas notamment de l’entreprise Zscaler, société américaine de sécurité de l’information basée sur le cloud.
Autres thèmes porteurs : l’économie circulaire, les activités et dépenses grandissantes du consommateur en plein air, la vision artificielle dans l’automatisation, la thématique liée aux matériaux dites biosourcé, comme le bioplastique ou le développement d’ingrédients naturels à base de fermentation. Voilà les grands axes sur lesquels nous allons orienter nos travaux.

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