« Nous capitalisons sur la longue expérience et le superbe track record du groupe »

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Interview de Laurent Mazens, CEO, Stanhope Capital (Switzerland)

Par Elsa Floret

Anciennement en poste chez JAR Capital, Laurent Mazens vient de prendre la direction de Stanhope Capital (Switzerland) aux côtés de Karim Bertoni, qui prend pour sa part la tête des investissements. Dans ses nouvelles fonctions, Laurent Mazens aura à piloter en Suisse le développement en Suisse d’un gestionnaire qui approche aujourd’hui les 30 milliards de dollars.

Stanhope Capital Group, qui est actif depuis près de 15 ans en Suisse, entend être le fer de lance de l’expansion du groupe en Suisse avec votre nomination. En quoi consiste ce projet ?
Stanhope Capital est aujourd’hui l’un des tout premiers gérants indépendants en Europe et sans doute le plus grand gérant indépendant actif en Suisse. La holding du groupe, qui gère aujourd’hui environ 27 milliards de dollars, est basée à Genève. Elle dispose de quatre filiales en Europe – dont Stanhope Capital (Switzerland) que je dirige avec Karim Bertoni – et d’une filiale américaine, Forbes Family Trust, acquise par le groupe en 2021.
Cette organisation nous donne des atouts considérables sur le marché suisse. D’abord sur le plan de la croissance organique. Idéalement, les grands clients veulent être conseillés par un gérant indépendant qui puisse apporter de la transparence et garantir l’absence de conflits d’intérêts. Mais ils veulent aussi que ce même gérant ait les ressources d’un grand groupe capable d’investir mondialement, et ce à travers toutes les classes d’actifs. Or, force est de constater que le marché suisse est encore plein de petites boutiques qui n’ont tout simplement pas les ressources et le savoir-faire pour servir leurs clients avec tout le professionnalisme requis. La FINMA l’a bien compris puisqu’elle a très judicieusement imposé une réforme de fond avec la LSFin/LEFin.
Au-delà de la croissance organique, nous comptons devenir la solution de prédilection pour ces sociétés indépendantes qui cherchent à s’arrimer à un grand acteur comme Stanhope sans pour autant perdre leur âme d’entrepreneur. Nous étudions plusieurs dossiers de rapprochement aussi bien à Genève qu’à Zurich.

A l’échelle du groupe, quelles sont les compétences dont vous allez le plus bénéficier?
Nous profitons tout d’abord d’une véritable expertise internationale. Nous investissons une grande partie des actifs de nos clients aux États-Unis, marché qui a surperformé de très loin l’Europe et l’Asie depuis des décennies. Sur nos 140 collaborateurs à travers le monde, une quarantaine sont basés sur place.
Nous capitalisons également sur la longue expérience et le superbe track record du groupe, non seulement sur les actifs cotés mais aussi les actifs non cotés : private equity, venture capital, immobilier et dette privée. Cet accès est une chose très rare dans le secteur des gérants indépendants.

Comment Stanhope Capital Group se distingue-t-il de la concurrence en matière d’actifs liquides, d’investissements en private equity et d’immobilier ?
Nous avons deux atouts concurrentiels majeurs. Sur les actifs liquides, les actions internationales, particulièrement aux États Unis. Et, pour la partie illiquide, notre plateforme de private equity et de fonds immobiliers. Elle donne accès aux plus prestigieux fonds mondiaux, souvent fermés aux nouveaux investisseurs car ils requièrent normalement des tickets d’entrée très élevés. Nous sommes ainsi en mesure d’agréger la demande de nos clients pour qu’ils puissent investir les montants qu’ils souhaitent, sans minimum.

Vous venez du monde des gestionnaires de fortune indépendants. Après sa fusion avec FWM Holdings réalisée en février 2021, le groupe supervise désormais plus de 27 milliards de dollars d’actifs clients et emploie 140 personnes réparties dans 7 bureaux. Comment allez-vous gérer cette nouvelle configuration sur le plan de la culture d’entreprise ?
J’ai toujours travaillé dans des environnements internationaux, ayant passé une partie de ma carrière en Asie et au Moyen-Orient. Donc le caractère multiculturel de Stanhope me convient très bien. Ce que j’apprécie par ailleurs est l’approche profondément entrepreneuriale du groupe : nouvelles idées d’investissement, extension de l’offre de service pour coller au mieux aux besoins des clients… Tout ceci dans un environnement où les intérêts des employés de Stanhope sont alignés avec ceux des clients. C’est cette approche assez unique sur la place qui m’a séduit.

Début octobre, Laurent Mazens a rejoint le groupe Stanhope Capital en tant qu’associé, chief executive officer et co-directeur de Stanhope Capital (Switzerland). Laurent a plus de 20 ans d’expérience dans le secteur de la gestion de fortune. Avant de se lancer dans l’aventure Stanhope, il a été le CEO de Jar Capital, un gestionnaire de fortune indépendant basé à Genève. Il a également occupé différents postes de direction pour Société Générale Private Bank, à UBS et Crédit Suisse. Bien qu’il ait passé la majeure partie de sa carrière à Genève, il a travaillé plusieurs années en Asie et au Moyen-Orient. Laurent Mazens est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion.

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