Intentions
Yohann Palleau
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« La performance ne doit plus être une simple déclaration d’intention, elle doit être auditée ».
L’incertitude géopolitique anime les marchés depuis le début de l’année. Alors que les banques centrales étaient assez tranquillement engagées sur la voie de la normalisation, l’imprévisibilité du nouveau président américain et le sursaut européen sont venus redynamiser les marchés de taux.
Depuis son élection, Donald Trump souffle le chaud et le froid sur les marchés. Au-delà de la question des droits de douane, sa gestion de la résolution du conflit russo-ukrainien a créé un sursaut chez les européens. Le 4 mars dernier, les 27 s’accordaient sur un plan de 800 milliards d’euros visant à renforcer la défense de la zone. Le soir même, l’Allemagne faisait sauter son verrou budgétaire en annonçant 500 milliards d’euros d’investissements à destination de ses infrastructures nationales. Le lendemain, le rendement du Bund à 10 ans gagnait 30 points de base, sa plus forte hausse depuis 1990, entraînant l’ensemble des taux européens dans son sillage. Ces dispositifs sont susceptibles de booster la croissance de la zone et génèrent, dans le même temps, un risque inflationniste, alors que la BCE peine toujours à atteindre la cible de 2 %. De plus, le financement de ces mesures et leur impact sur les déficits des États mettent les taux sous pression.
Préalablement à ces annonces, la volatilité des taux européens était déjà alimentée par l’actualité américaine. Les investisseurs restent attentifs aux promesses et mesures du nouveau locataire de la Maison Blanche, même si leur application à long terme et leur impact sur la croissance et l’inflation américaine restent à observer. Face à l’ensemble de ces incertitudes, la corrélation entre les taux d’intérêt américains et européens est volatile. Après une seconde baisse en mars, le marché n’anticipe plus que deux baisses supplémentaires de la BCE en 2025, tandis qu’aux États-Unis, le cycle d’assouplissement devrait être plus progressif, avec trois baisses de taux attendues cette année.
Bien que les primes de risque soient très resserrées, le marché du crédit conserve de l’attrait dans un contexte global d’incertitude, dans la mesure où il offre encore un rendement attractif pour des fondamentaux qui restent sains. En effet, les entreprises sont en bonne santé et affichent des niveaux de solvabilité leur permettant de se refinancer facilement. Par ailleurs, au regard des niveaux de valorisation des actifs risqués, l’obligataire reste très prisé par les investisseurs. La perspective de rendement récurrent et le portage qu’offre cette classe d’actifs sont deux atouts qui justifient cet attrait. Ce contexte engendre toutefois une situation peu commune où le crédit est favorisé par rapport à la dette d’État.
Les spreads de crédit continuent toutefois de se resserrer. Aux États-Unis, les niveaux de prime de risque sont au plus serré depuis 20 ans et nous estimons que l’environnement justifie davantage de volatilité. La volatilité des taux devrait notamment finir par se propager au crédit. Dans ces périodes plus chahutées, une gestion de conviction peut pleinement s’exprimer. Plusieurs stratégies et classes d’actifs sont susceptibles de tirer leur épingle du jeu dans ce contexte.
Cette situation plaide en faveur d’une gestion active et opportuniste où la flexibilité est essentielle. L’ajustement de la duration et de l’exposition sectorielle, complétée par une sélection minutieuse des émetteurs seront clés après des années où l’exposition au bêta constituait la principale source de performance. Le crédit de qualité offre des opportunités mais les niveaux de valorisation invitent à être sélectif et réactif. Les subordonnées financières demeurent également un segment de marché particulièrement attractif au regard des fondamentaux des acteurs du secteur. Les fonds à échéance conservent eux aussi leur intérêt. Le point d’entrée actuel s’avère particulièrement intéressant car les rendements sont repartis à la hausse, poussés par les niveaux de taux. Enfin, le segment High Yield notamment sur des maturités courtes reste à considérer. Les niveaux de rendement sur cette classe d’actifs permettant d’absorber, en partie, la volatilité des marchés.
Emmanuel Petit
Rothschild & Co Asset Management
Emmanuel Petit a débuté sa carrière en 1998 chez HSBC Asset Management comme analyste dans le domaine de l’attribution de performances AIMR-GIPS puis il est devenu analyste crédit en 2001. En 2006, il rejoint Rothschild & Co Asset Management en tant que gérant obligataire sur les obligations privées. Il en est responsable de la gestion obligataire depuis 2011. Emmanuel est diplômé d’un mastère spécialisé en Finance d’entreprise et membre de la SFAF (Société Française des Analystes Financiers).
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Une solution à la gestion fiscale internationale pour les gestionnaires de fortune suisses.
Dans un monde financier globalisé et transparent, l’efficience fiscale est un impératif pour les gestionnaires de patrimoine suisses. Avec la bonne solution technologique, ce défi peut rapidement se transformer en opportunité de se démarquer auprès de la clientèle fortunée internationale.
Jadis réputée pour son secret bancaire, la Suisse a embrassé la transparence fiscale et l’échange automatique d’informations. Les gestionnaires de fortune du pays doivent s’adapter et intégrer l’efficience fiscale à leurs stratégies pour préserver les intérêts de leurs clients internationaux et leur propre réputation.
Du point de vue d’un investisseur, deux facteurs diminuent son patrimoine : les frais bancaires et les impôts. Ces derniers ne sont pas à négliger puisqu’on estime qu’entre 1 et 3 milliards de francs suisses sont perdus chaque année par les investisseurs dont la gestion de portefeuille ne tient pas compte de sa situation fiscale.
En plus d’entraîner des pertes pour l’investisseur, la gestion de patrimoine fiscalement inadéquate peut avoir un coût financier et réputationnel pour le gestionnaire de portefeuille. Un cas traité par l’Ombudsman bancaire suisse met en lumière ces conséquences alors qu’une banque a dû prendre en charge 50% de l’imposition imprévue subie par une cliente domiciliée à l’étranger à la suite d’une restructuration de portefeuille inadaptée à sa situation fiscale.
Un manque de considération fiscale peut également entraîner des relations tendues avec les clients. Cela illustre que les modèles traditionnels de gestion de portefeuille reposant souvent sur des approches génériques sans égard pour le domicile fiscal ne sont plus adaptés au contexte actuel.
Adapter les stratégies d’investissement à la réalité fiscale de chaque investisseur pourrait s’avérer un véritable casse-tête sans l’apport de solutions innovantes.
De telles solutions permettent d’analyser les portefeuilles, d’identifier les passifs fiscaux en fonction de la résidence du client et de proposer des ajustements afin d’assurer l’efficience fiscale, tout en tenant compte de facteurs tels que les catégories d’actions, les retenues à la source et les variations fiscales régionales.
Une technologie, comme celle de Croesus Central, permet ainsi aux professionnels d’élaborer des stratégies d’investissement personnalisées, minimisant les charges fiscales tout en respectant les profils de risque et les objectifs d’investissement du client.
L’humain demeure au centre de ce processus. Le gestionnaire de fortune conserve son rôle de conseil et de décision, en s’appuyant sur la technologie pour proposer des solutions personnalisées et efficientes.
La technologie offre une opportunité aux gestionnaires de fortune suisses de se différencier en intégrant l’efficience fiscale à leurs services. En combinant technologie et expertise humaine, ils peuvent optimiser les rendements de leurs clients tout en renforçant la confiance et en minimisant les risques.
L’efficience fiscale est un pilier de la gestion de patrimoine de demain. Les institutions financières qui l’intègrent à leur stratégie de gestion de fortune s’assurent un avantage concurrentiel et consolident leur position sur la scène internationale.
Romain Faraut
Croesus
Romain Faraut a rejoint Croesus en janvier 2024. Basé à Genève, Romain est le fer de lance de l’initiative d’expansion européenne de Croesus. Avant de rejoindre Croesus, il a fortement contribué à la croissance de plusieurs banques privées situées en Suisse. Romain est titulaire de certifications en gestion de fortune (CIWM), en gestion des risques (FRM) et en actifs alternatifs (CAIA).
Croesus
Croesus fournit des solutions de gestion de patrimoine innovantes, performantes et sécurisées, comprenant une solution de rééquilibrage de portefeuille fiscalement efficiente. Ces solutions permettent aux professionnels de la gestion de patrimoine d’accroître leur productivité, d’améliorer les relations avec leurs clients, de prendre des décisions éclairées et de simplifier la gestion des actifs sous gestion.
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Pour David Saliné, les gérants indépendants jouent de plus en plus un rôle d’architectes financiers auprès de leurs clients avec un positionnement qui se rapproche de celui des multi family offices. Règlementation aidant, le secteur est en plein essor et il reste à ce titre une priorité stratégique pour Indosuez Wealth Management.
Comment se porte le secteur des gestionnaires de fortune indépendants (GFI) actuellement ?
Depuis plus de 20 ans, on ne cesse d’annoncer le recul du nombre de GFI, mais force est de constater que le secteur résiste plutôt bien. Face aux défis réglementaires, technologiques et concurrentiels, les GFI se sont même renforcés, au point qu’ils représentent aujourd’hui 18 % des actifs bookés en Suisse (et environ 10 % pour le Luxembourg et Monaco). Les grandes structures dédiées à cette activité continuent de s’organiser et de se développertout comme les plus petites. Beaucoup d’entre elles gèrent aujourd’hui plus de CHF 1 milliard et elles sont de plus en plus nombreuses à dépasser cette limite symbolique.
Avec le recul, on constate que l’évolution du cadre réglementaire a eu pour effet d’augmenter la confiance des clients envers ce type d’acteurs. Les gérants indépendants ont également réussi à s’adapter au changement, ils sont devenus aujourd’hui de véritables architectes financiers et assurent désormais le rôle de multi-family office, prenant en charge non seulement le portefeuille de leurs clients, mais aussi des solutions en matière de planification, de fiscalité et de crédit.
Certaines banques continuent de développer des services pour les tiers-gérants, d’autres s’en éloignent, pourquoi ?
Il est vrai que certains établissements ont décidé de réduire la voilure. D’autres, comme le nôtre, considèrent ce segment comme stratégique car il ouvre la voie à de nouvelles opportunités et contribue directement à la création de valeur économique. Mais dans ce cadre, il faut pouvoir offrir davantage que les services de base que sont le custody et l’exécution. Il est donc important de se distinguer en offrant des expertises etdes solutions spécifiques, telles que des opportunités de placement sur le marché privé, des produits et des instruments financiers sur mesure, de la planification financière ou encore du financement immobilier. Il faut également pouvoir proposer une offre locale, adaptée à la région où les clients se trouvent, car aujourd’hui beaucoup de grandes fortunes sont multi-juridictionnelles.
Comment faire pour leur proposer une offre à la fois globale et locale ?
Appartenir à un grand groupe facilite la tâche car l’on bénéficie d’expertises, de compétences et d’ancrages qui permettent de traiter et de combiner différentes solutions. Pour relever ce défi,Indosuez a mis en place, une gouvernance globale avec un onboarding unique permettant à nos partenaires GFI de travailler avec toutes nos entités.Nous avons également renforcé des équipes sur les places où l’activité de tiers-gérants est en plein essor, comme à Hong Kong, et à Dubaï. Ces présences viennent consolider un réseau déjà bien implanté en Europe avec Genève, Luxembourg, Monaco, Madrid, Paris et Singapour. Depuis 2024, nous pouvons également compter sur une présence accrue en Belgique, après le rapprochement opéré entre Indosuez et Degroof Petercam, ainsi qu’en Italie où nous avons récemment ouvert un service.
Grâce à ces évolutions, nous nous sommes renforcés sur nos différents marchés et possédons désormais une offre multi-booking intégrée ainsi qu’un maillage correspondant à la localisation des tiers-gérants. L’activité GFI au sein du Groupe Indosuez a enregistré en 2024 une importante collecte de CHF 1,9 milliard, l’entité suisse a largement participé à ce succès avec l’arrivée notamment de nouveaux clients.
Quels sont les grands défis attendus ?
Au niveau réglementaire, les grandes évolutions sont derrière nous. Au-delà des chantiers cités traditionnellement comme la gestion des coûts, les investissements ESG ainsi que la cryptomonnaie, les deux grands défis pour les gérants indépendants restent à mon sens l’autonomie et la digitalisation. Ils vont d’ailleurs de pair puisque tout ce qui touche aux ordres, à la création de reporting, etc., passe inévitablement aujourd’hui par des plateformes digitales.
Que faites-vous pour accompagner les tiers-gérants à relever ces défis ?
Nous continuons à miser sur le relationnel. Faire évoluer notre gouvernance nous a ainsi permis d’assurer plus de disponibilité et d’agilité. En effet, on ne peut pas uniquement discuter de grands dossiers comprenant du crédit, du financement ou de la transmission à travers une simple interface numérique. Les expertises humaines, la confiance et le lien demeurent incontournables. Cela ne veut pas dire que nous n’avançons pas sur le digital, bien au contraire. Nous avons récemment réalisé d’importants investissements pour développer nos services dans ce domaine et offrir aux tiers-gérants une plus grande latitude de mouvement : en leur facilitant l’exécution d’ordres directs par exemple, mais aussi en mettant à leur disposition via notre plateforme en ligne les mêmes bases, le même référentiel et la même recherche que nos propres gérants. Nous renforçons ainsi nos processus et nos outils pour être au plus proche des marchés et donc, de leurs besoins et de ceux de leurs clients.
David Saliné
Indosuez Wealth Management
Titulaire d’un Master en finance de l’Inseec Business School et d’un Master en droit des affaires et taxes de l’Université de Bordeaux, David Saliné débute comme relationship manager sur le marché des mid-caps auprès de CIC et Fortis. Il rejoint ensuite le département d’audit interne de la Société Générale au Luxembourg en 2002. Nommé directeur adjoint de l’Audit pour Société Générale Private Banking en 2007 à Paris, il devient en 2015 responsable External Asset Managers pour la Suisse, puis pour Monaco et le Luxembourg. Il prend en 2020 la direction du pôle Private Banking de Société Générale Private Banking en Suisse. Fin 2023, il rejoint Indosuez Wealth Management pour diriger l’activité Tiers-gérants à l’échelle mondiale.
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Au mois de février, comme d’ailleurs au mois de janvier, les investisseurs en francs et en euros ont profité de la résilience des actions européennes et, dans le même temps, de l’affaiblissement des grandes valeurs technologiques américaines.
Le mois de février a révélé des dynamiques contrastées entre les principales devises d’investissement. Tandis que les portefeuilles en CHF et en EUR ont bénéficié de la résilience des marchés européens et d’un environnement obligataire porteur, les portefeuilles en USD ont souffert de la contre-performance des grandes valeurs américaines. L’indice Performance Watcher PWI+ met en lumière ces tendances en analysant objectivement les performances et les risques associés à chaque catégorie de portefeuille.
CHF : La patience récompensée
Février a été un mois relativement calme pour les portefeuilles en francs suisses, qui ont profité de l’amélioration du marché obligataire mondial et de la surperformance continue des actions européennes par rapport à celles des États-Unis. En effet, les grandes capitalisations suisses ont maintenu leur dynamique haussière en 2025, atteignant régulièrement de nouveaux sommets historiques. Pendant ce temps, les « Magnificent Seven » américaines ont perdu de leur superbe, renforçant ainsi la résilience des portefeuilles en CHF.
Les performances des portefeuilles en CHF reflètent cette stabilité. Sur la période du 1er janvier au 28 février, les portefeuilles à risque faible ont enregistré une hausse de 1,7 % avec un risque de 2,7 %, tandis que les portefeuilles à risque élevé ont progressé de 3,5 % avec un risque de 6,0 %. En revanche, pour la période plus courte du 31 janvier au 28 février, les performances ont été plus modérées, voire négatives pour les portefeuilles à risque élevé (-0,2 %).
USD : Une performance décevante
Le dollar américain en repli et la baisse des rendements obligataires auraient pu être des facteurs de soutien pour les portefeuilles multi-actifs en USD. Cependant, la performance morose du marché américain, marquée par la débâcle des « Sept Magnifiques », a pesé sur les portefeuilles les plus agressifs. Ainsi, les portefeuilles en USD ont sous-performé ceux en CHF et en EUR depuis le début de l’année.
Les chiffres illustrent cette difficulté : sur les deux premiers mois de l’année, les portefeuilles à risque élevé en USD n’ont progressé que de 1,5 %, avec un risque élevé à 8,4 %. La tendance a été encore plus marquée sur le dernier mois, avec une baisse de -1,4 %. Même les portefeuilles à risque modéré ont affiché une performance négative de -0,7 % sur la dernière période.
EUR : Une diversification résiliente
Comme pour les portefeuilles en CHF, la nette surperformance des actions européennes par rapport aux actions américaines a permis aux portefeuilles en euros d’afficher des rendements positifs. Un marché obligataire robuste et une résistance des actions non américaines ont compensé les vents contraires liés à la faiblesse du dollar et à la chute des « Magnificent Seven ».
Les données montrent une meilleure résilience des portefeuilles en EUR. Entre janvier et février, les portefeuilles à risque faible ont progressé de 1,8 % avec un risque de 2,9 %, tandis que ceux à risque élevé ont enregistré une hausse de 2,8 % avec un risque de 5,2 %. Sur la période plus courte, les portefeuilles à risque élevé sont restés stables (0,0 %), confirmant leur robustesse face à la volatilité des marchés.
Conclusion
Le mois de février a confirmé la divergence entre les marchés européens et américains. Tandis que les portefeuilles en CHF et en EUR ont tiré parti de la résilience des actions européennes et d’un marché obligataire porteur, ceux en USD ont souffert de la mauvaise performance des grandes valeurs technologiques américaines. L’indice PWI+, qui repose sur la force des données participatives, la pertinence des rendements nets de frais et l’impartialité des calculs, met en lumière ces tendances et leur impact sur les stratégies d’investissement.
Les indices Performance Watcher, du 31.01.2025 au 28.02.2025
Indice, performance, volatilité
CHF Risque faible, 0,7%, 1,6%
CHF Risque moyen, 0,2%, 3,1%
CHF Risque élevé, -0,2%, 5,1%
EUR Risque faible, 0,4%, 1,7%
EUR Risque moyen, 0,2%, 3,0%
EUR Risque élevé, 0,0%, 4,2%
USD Risque faible, 0,3%, 2,0%
USD Risque moyen, -0,7%, 4,6%
USD Risque élevé, -1,4%, 7,0%
Eric Bissonnier
Performance Watcher
Eric Bissonnier est CEO de Performance Watcher depuis juin 2022. Il a commencé sa carrière en 1992 pour Chase Manhattan Private Bank à Genève et New York. En 1998, il s’est joint à la société de multi-gestion alternative EIM dont il est devenu CIO en 2002. Il est resté en poste chez Gottex et LumX Asset Management, sociétés qui ont succédé à EIM, jusqu’en 2019. Il a joué un rôle déterminant dans le développement de la fintech LumRisk, une spinoff d’EIM spécialisée dans la gestion des risques. Eric possède la certification CFA et il est titulaire d’un Mastère en économie obtenu à l’Université de Genève.
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Depuis novembre 2024, Jean-Paul Stierli, spécialiste de la prévoyance, occupe le poste de directeur au sein de la boutique genevoise AVR Capital, fondée en 2007. Son arrivée s’inscrit dans le cadre de la transformation nécessaire d’un gestionnaire de fortune qui vise désormais une certaine taille critique.
Par Levi-Sergio Mutemba
Qu’est-ce qui a guidé votre décision de rejoindre AVR Capital?
Cette entreprise a pris conscience des défis actuels et de l’importance d’adopter une approche à 360° pour la clientèle suisse. Ce qui passe donc par la constitution et la combinaison de nouvelles expertises, mais également par un processus qui a pour objectif d’atteindre une masse critique. Le mariage des diverses expertises au sein de la structure est ce qui va permettre à chaque gérant d’être le véritable chef d’orchestre dans sa relation avec son client.
Qu’implique concrètement une approche à 360°?
Une planification patrimoniale globale. C’est-à-dire l’intégration des volets investissements, prévoyance, crédits et financements, fiscalité et succession, le tout sous un même toit. Cela inclut également des systèmes d’information, tels que les plateformes technologiques offrant une vue consolidée du patrimoine du client. Celles-ci sont en effet connectées à des plateformes de recherche et des logiciels sur mesure, notamment dans le cadre de la gestion du risque.
Typiquement, une PME bénéficiera d’un audit complet de prévoyance aboutissant à des propositions combinant un plan de rachat dans la caisse de pension, une optimisation fiscale, l’ajustement du couple salaire-dividende et l’adaptation du profil de risque du portefeuille en fonction des objectifs définis.
Quelles mesures ou décisions stratégiques AVR a-t-il été amené à prendre pour surmonter les défis technologiques et/ou réglementaires?
Nous avons investi dans le développement et l’optimisation d’outils informatiques permettant d’automatiser les processus internes et maximiser l’efficacité opérationnelle. Ce qui libère de l’énergie et du temps pour se consacrer davantage à l’offre de recommandations précises et de conseils personnalisés. Nous avons également investi dans la diversification des services, notamment dans l’intégration de solutions de prévoyance innovantes adaptées à différents segments, tels que ceux des entrepreneurs, des indépendants ou des PME. Enfin, nous avons renforcé les compétences par le recrutement d’experts dans les domaines clés que sont la gestion d’actifs, la prévoyance et la conformité réglementaire.
Votre système de gestion de portefeuille (PMS) a-t-il été également amené à subir des changements?
Il s’agit d’un projet central lancé il y a plusieurs années. Nous avons intégré un PMS au sein de notre architecture informatique, de manière à centraliser l’ensemble de notre gestion sur une plateforme unique. Cette transition nous a permis de dématérialiser entièrement nos dossiers, et de renforcer l’efficacité et la traçabilité de nos processus, notamment en matière de gestion des risques ou d’audits.
Pour compléter les fonctionnalités du PMS et répondre à des besoins spécifiques, nous avons également développé des outils sur mesure s’appuyant sur les API de nos systèmes. Ce qui nous permet d’assurer l’intégration fluide et cohérente de notre écosystème numérique, tout en conservant flexibilité et évolutivité.
En termes de solutions d’investissement, quelle est la profondeur de la gamme de produits d’AVR Capital?
Elle peut inclure les marchés privés, les hedge funds, les produits structurés et, de plus en plus, les crypto-assets. D’une façon générale, la demande pour ces actifs décorrelés est stable, tandis que l’intérêt pour les crypto-assets connaît une forte croissance, même si ce domaine reste encore une niche. Il y a également une appétence pour les ETFs chez les clients cherchant des solutions efficientes en termes de coûts.
En tant qu’expert en prévoyance, quel est votre fonction principale au sein d’AVR?
Mon rôle est d’aider les clients à comprendre l’importance d’une stratégie de prévoyance bien définie et intégrée dans un cadre patrimonial global. Notre approche consiste donc en une analyse personnalisée qui identifie les besoins spécifiques de chaque client, afin d’offrir des solutions 100% adaptées. Nous offrons également un accompagnement global, ce qui se traduit par la sensibilisation des clients à l’importance d’une planification financière à 360° et à la possibilité de tirer parti des intérêts composés à long terme, qui sont au cœur de la prévoyance.
Ces plans de prévoyance impliquent-ils des restrictions en termes de classes d’actifs ou d’instruments financiers?
Tous les types d’investissements sont accessibles. La gestion que l’on en fait doit en revanche respecter les principes de pérennité des avoirs de prévoyance et de liquidité imposés par la réglementation. Cela signifie que l’allocation peut inclure des actions, des obligations, de l’immobilier, des produits structurés, des matières premières, de l’or et même, parfois, des crypto-devises !
À quel segment de clientèle ces solutions de prévoyance s’adressent-elles en priorité?
Grâce à nos outils numériques et notre approche automatisée, nous sommes capables d’offrir des solutions efficientes et rentables à plusieurs segments de clientèle. Nous proposons, par exemple, des solutions de prévoyance personnalisées pour les indépendants et les PME, ainsi que des outils numériques intuitifs permettant une gestion simplifiée et un suivi automatisé. Cela nous permet de rivaliser efficacement avec les wealthtechs tout en maintenant une qualité de service supérieure.
Interview Jean-Paul Stierli
Directeur, expert en prévoyance
AVR Capital
Jean-Paul Stierli est un gestionnaire de fortune doublé d’un expert en prévoyance. Il compte plus de 30 ans d’expérience en gestion de patrimoine pour une clientèle suisse. Diplômé en mathématiques de Imperial College London, titulaire du CIIA et de deux brevets fédéraux en prévoyance professionnelle et privée, il a occupé des postes de direction dans de grandes institutions de la place genevoise. Il a rejoint AVR Capital l’an passé pour développer les services de gestion privée et de prévoyance destinés aux clients privés et institutionnels sur le marché suisse.
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