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Bekim Laski
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« La gestion de fortune ne devrait pas être un privilège réservé à quelques-uns, mais une opportunité pour tous. »
Dans un environnement financier transformé par l’élargissement de l’accès aux marchés, l’essor des plateformes digitales et l’évolution des attentes des clients, le wealth management a entamé une profonde transformation. Bekim Laski défend une vision à la fois plus exigeante et plus inclusive de l’investissement, visant à rendre la gestion accessible à un public élargi sans renoncer à ses fondamentaux.
Par Jérôme Sicard
Comment définissez-vous aujourd’hui l’investissement systématique, tel que vous l’entendez ?
Dans notre approche, l’investissement systématique ne se limite pas à des stratégies quantitatives ni à des modèles strictement fondés sur des règles. Il s’agit avant tout d’un changement d’état d’esprit, où il faut passer d’une logique d’épargnant à une logique d’investisseur. Un grand nombre de personnes disposent de revenus confortables et d’une épargne conséquente, mais elles consacrent trop peu de temps et d’attention à mettre leur capital au travail de manière structurée. L’investissement régulier permet de bâtir une trajectoire financière solide sur le long terme. Chez smzh, nous voulons rendre la gestion d’investissement réellement accessible avec une approche professionnelle, claire et efficace, pensée pour tous – pas seulement pour quelques privilégiés.
Selon vous, quels sont aujourd’hui les véritables fondements du succès financier à long terme pour les investisseurs privés ?
Le succès financier sur le long terme repose sur quelques principes éprouvés. Dépenser moins que l’on gagne, investir tôt et s’inscrire dans la durée. Ce sont les fondations de toute trajectoire patrimoniale. Les investisseurs les plus efficaces se concentrent sur ce qu’ils peuvent réellement contrôler : coûts maîtrisés, diversification rigoureuse et discipline, indépendamment des mouvements de marchés. À long terme, la performance repose davantage sur la cohérence des décisions que sur la capacité à anticiper les fluctuations de court terme.
La diversification demeure un pilier essentiel. Si des positions concentrées peuvent ponctuellement générer des performances élevées, elles exposent surtout à des risques susceptibles d’éroder significativement la valeur d’un portefeuille. Une construction équilibrée et structurée offre une trajectoire plus robuste.
Enfin, la stratégie d’investissement ne peut être dissociée des objectifs individuels. La cohérence entre horizon, tolérance au risque et allocation est déterminante. Sur le long terme, seules la discipline, la diversification et la patience permettent de construire un patrimoine.
Comment voyez-vous évoluer l’équilibre entre wealth management et wealth advisory ? Le conseil stratégique devient-il plus important que la gestion de portefeuille traditionnelle ?
Les modèles bancaires traditionnels se sont progressivement concentrés sur les segments de clientèle les plus fortunés, rendant le conseil global moins accessible à une clientèle plus large. Parallèlement, les plateformes digitales en libre-service ont élargi l’accès aux marchés financiers, mais souvent sans fournir d’accompagnement personnalisé ni de vision stratégique. Il en résulte un décalage structurel entre accès et conseil. À mesure que la gestion de portefeuille se standardise sous l’effet de la technologie, la véritable valeur se déplace vers le conseil stratégique et la compréhension globale de la situation financière de chaque client. Chez smzh, nous répondons à cette évolution avec un modèle de « family office light ». Nous mettons en œuvre un accompagnement structuré, transversal et accessible, conçu pour offrir une vision d’ensemble et un suivi cohérent du patrimoine dans la durée.
Lorsque l’on parle de compréhension globale de la vie financière d’un client, que doit-elle inclure concrètement pour un CIO ou un gérant aujourd’hui ?
Elle doit aller bien au-delà des seuls actifs bancables. Il s’agit d’appréhender ce que l’on pourrait appeler le « bilan de vie », et pas seulement le compte d’investissement. Cela inclut aussi l’immobilier, les participations dans des entreprises privées, la prévoyance, les rémunérations différées, les actifs de luxe ou les engagements futurs. Les investisseurs disposent par ailleurs souvent de plusieurs portefeuilles, avec des stratégies et des dépositaires différents. Cette flexibilité est précieuse, mais elle peut conduire à une vision fragmentée des risques. Sans cadre global, certaines allocations peuvent se chevaucher et fausser la capacité de risque réelle. Chez smzh, nous avons structuré cette approche autour d’une vision consolidée du patrimoine total, au cœur de chaque relation client. Ce n’est qu’en disposant d’une vue d’ensemble qu’il est possible de fournir un conseil véritablement indépendant et pertinent.
Pensez-vous que cette gestion globale du patrimoine représente l’avenir de la gestion de fortune en Suisse ?
Le conseil holistique n’est pas une idée nouvelle. Cette approche fait depuis longtemps partie des standards du private banking suisse. Ce qui évolue aujourd’hui, c’est son accessibilité. La force historique de la Suisse dans la gestion de fortune doit s’étendre au-delà des segments ultra-fortunés pour répondre efficacement à une clientèle plus large. La demande de solutions intégrées ne cesse de croître. Le conseil holistique n’est pas une tendance. C’est l’évolution logique de la responsabilité fiduciaire dans un secteur du weakth management de plus en plus accessible. L’accès à un conseil financier global ne devrait pas être un privilège, mais la norme pour toute gestion patrimoniale responsable.
Quels sont, selon vous, les principaux éléments que les gérants indépendants devraient aujourd’hui repenser dans leur approche de la gestion de portefeuille ?
Les gérants indépendants doivent repenser en profondeur leur définition du succès. Les indicateurs de performance traditionnels restent pertinents, mais ils ne suffisent pas à mesurer si les objectifs réels des clients ont été atteints. L’indépendance et l’architecture ouverte deviennent essentielles, non plus comme simples éléments différenciants, mais comme prérequis pour offrir un véritable choix et un conseil indépendant.
Le parcours digital du client devient également déterminant : les investisseurs attendent un onboarding fluide, un reporting consolidé et une transparence totale. Toutes les ressources n’ont toutefois pas vocation à être développées en interne. L’essor des services financiers intégrés permet aujourd’hui une approche modulaire de la chaîne de valeur, qui combine développement interne et partenariats ciblés. Chez smzh, nous avons délibérément adopté ce modèle. La modularité accroît l’efficacité, renforce la flexibilité et nous permet de nous concentrer sur la création de valeur plutôt que sur la duplication des fonctions.
Quelle est aujourd’hui la place de l’allocation stratégique d’actifs dans des marchés plus instables, moins lisibles ?
L’allocation stratégique d’actifs demeure le socle de l’investissement à long terme. Toutefois, le modèle traditionnel 60/40 actions-obligations est remis en question, en particulier en Suisse, où les taux réels restent structurellement faibles, voire négatifs. Les obligations d’État n’offrent plus le même soutien en termes de rendement et de diversification qu’auparavant. D’autres sources de performance, comme les marchés privés, les infrastructures ou l’immobilier, gagnent en importance. En Suisse, l’immobilier privé représente déjà une part significative du patrimoine global de nombreux clients, ce qui appelle une approche plus nuancée de la construction de portefeuille. Chez smzh, nous réexaminons notre allocation stratégique chaque année. Nous évitons les ajustements tactiques excessifs en cours d’année, tout en conservant la flexibilité nécessaire pour saisir des opportunités lorsque cela se justifie. Discipline et capacité d’adaptation doivent coexister.
Comment les investisseurs peuvent-ils parvenir à une diversification plus efficace alors que de nombreuses classes d’actifs semblent de plus en plus corrélées ?
Les périodes de stress sur les marchés ont montré à plusieurs reprises que les corrélations convergent précisément au moment où la diversification est la plus nécessaire, fragilisant des portefeuilles qui semblaient solides en période normale. Une vraie diversification implique donc d’aller au-delà des seules classes d’actifs. Elle doit couvrir les zones géographiques, les facteurs de risque, les profils de liquidité et les primes de risque structurelles, en incluant notamment des expositions aux matières premières, aux marchés privés ou à des stratégies assurantielles comme les obligations catastrophe.
En quoi consiste plus précisément smzh Invest ?
Il s’agit d’une gestion indépendante et professionnelle accessible à tous, quels que soient le patrimoine ou le niveau de revenus. Nos clients bénéficient de portefeuilles construits sur mesure, gérés activement à partir de 100 francs, selon les mêmes standards que pour des mandats institutionnels. Notre force réside dans la combinaison d’une gestion rigoureuse et d’un conseil indépendant. Grâce à notre approche « family office light », nous accompagnons les clients sur l’ensemble de leur patrimoine : investissements, prévoyance, assurances, hypothèques, immobilier, fiscalité et aspects juridiques. Chaque décision d’investissement est ainsi alignée avec leurs objectifs financiers globaux. Le résultat est une solution cohérente, transparente et véritablement centrée sur le client, qui rend accessible à tous une gestion du patrimoine de qualité institutionnelle.
Bekim Laski
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Bekim Laski est un expert chevronné dans le domaine de la gestion de patrimoine et des investissements. Pendant plus de 25 ans, il a effectué sa carrière au sein de grandes banques telles que UBS et Credit Suisse. En décembre 2024, il a rejoint smzh en tant que Chief Investment Officer. Dans ce rôle, il est responsable de la direction du département des investissements et participe activement au développement stratégique de l’entreprise. Bekim Laski est diplômé de l’Université des Sciences appliquées de Berne et il détient également la certification CFA.
Yohann Palleau
NFG Partners
« La performance ne doit plus être une simple déclaration d’intention, elle doit être auditée ».
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Pour Probus Pleion, Patrick Humbert-Verri défend un modèle qui refuse la standardisation du wealth management et mise sur la coordination de vrais spécialistes. Face à des familles et des entrepreneurs aux besoins toujours plus complexes, il revendique ainsi un rôle de chef d’orchestre, à la croisée du family office, du private banking et du conseil global.
Par Levi-Sergio Mutemba
Patrick Humbert, vous gérez des clients aux attentes extrêmement variées. Comment définissez-vous le périmètre d’un family office aujourd’hui?
Notre expérience est double. D’une part, nous faisons tourner au sein du groupe un «vrai» family office pour un client unique, avec deux collaborateurs à plein temps. Ils gèrent tout ce qui n’est pas chiffres, à savoir le personnel de maison, l’immobilier et les services de conciergerie. D’autre part, nous offrons une multitude de services qui gravitent autour de nos clients. Mais la question fondamentale reste la même: « Cher client, qu’entendez-vous par Office?». Chaque vision est différente.
Justement, dans quelle mesure cette perception varie-t-elle d’un client à l’autre ?
La variation est extrême, car le terme n’est pas clairement défini. Pour certains, c’est une société qui gère exclusivement la finance et la fortune au sens le plus étroit. Pour d’autres, c’est un concierge de luxe à domicile, disponible en permanence. En ce qui nous concerne, le périmètre est très large. Nous avons répertorié sept familles de services, allant de la gestion des investissements à la planification successorale et fiscale.
Face à cet engouement, ne risque-t-on pas de voir apparaître des «faux» family offices qui usurperaient le titre?
C’est un scénario classique. Une personne dispose de 100 à 300 millions de francs après un cash event. Elle crée son family office, recrute un gérant, un fiscaliste, un concierge, puis une comptable et une RH pour gérer l’équipe… Très vite, les coûts explosent. Pensant réaliser des économies d’échelle, elle réunit alors d’autres clients pour exploiter une sorte de multi-family office improvisé. On se retrouve avec une petite société qui fait certes beaucoup de choses, mais rien avec une qualité comparable à un vrai spécialiste. L’adage dit que la gestion d’un patrimoine ne devrait pas coûter plus de 1% par an. Si vous empilez les salaires et les locaux, il faut une fortune colossale pour rester sous ce seuil.
Vous prônez plutôt un rôle de médecin généraliste ou de chef d’orchestre. Pourquoi ce modèle est-il plus efficient?
Parce que l’indépendance, c’est savoir où chercher la compétence. Nous servons de coordinateurs. Pour les besoins pointus, nous allons chercher le meilleur spécialiste externe. C’est la métaphore de la boîte à outils. Mieux vaut aller chercher la clé exacte pour chaque boulon plutôt que d’utiliser une clé réglable ou une clé anglaise qui finit par tout casser. Ce service passe aussi par des gestes informels, tels que vider une boîte aux lettres ou emmener une voiture au contrôle technique pour un client absent. C’est cela, le vrai private banking.
Ce rôle est-il crucial lors du passage de témoin vers la Next Gen?
Absolument. La nouvelle génération veut plus de sens et une relation digitale immédiate. En étant l’homme de confiance qui connaît l’historique de la famille mais qui maîtrise les outils modernes, nous servons de pont. Nous aidons à traduire les volontés du fondateur dans un langage que ses héritiers acceptent, évitant ainsi que le patrimoine ne se fragmente par manque de communication.
Enfin, quel rôle joue la technologie dans cette démocratisation du family office?
La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. Je peux organiser une visioconférence entre un client résidant en Suisse et un fiscaliste résidant à l’autre bout du monde en quelques minutes. L’IA nous aide aussi à dégrossir 90% d’une question juridique complexe. Cependant, un algorithme ne peut pas gérer l’émotion. Si une bulle explose, ce n’est pas un robot qui rassurera le client. La confiance se gagne sur le service, mais elle se garde sur les résultats humains et financiers.
Patrick Humbert-Verri
Probus Pleion
Patrick Humbert-Verri a débuté sa carrière bancaire en 1994 au sein de la Banque Cantonale Vaudoise. Après trois ans de formation en agence, il a travaillé dans le domaine des crédits compromis pour ensuite débuter dans le conseil à la clientèle en 2001. Il a ensuite évolué dans divers postes de conseil à la clientèle et de management. En 2015, il a rejoint Probus Pleion, un gestionnaire de fortune qui emploie environ 200 personnes et gére plus de 4 milliards de francs d’actifs. Il apporte au groupe ses compétences en matière de gestion de projets et de coordination du soutien aux gérants de fortune. Depuis 2019 et l’affiliation directe de la société à la FINMA, il en dirige la gestion des risques et les opérations.
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« La performance ne doit plus être une simple déclaration d’intention, elle doit être auditée ».
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Dans un univers en pleine recomposition, celui de la gestion de fortune, Yohan Palleau défend une approche exigeante du multi-family office : indépendance réelle, architecture ouverte et transparence totale sur la performance. À l’heure où les clients comparent et arbitrent de plus en plus, il plaide pour une gestion où la performance ne se proclame plus, mais se mesure et s’audite.
Par Levi-Sergio Mutemba
Le terme de family office est souvent galvaudé. Quelle distinction faites-vous entre multi-family office et gestion patrimoniale classique?
C’est un point crucial. Un vrai family office nécessite une masse critique, généralement au-dessus des 50 millions de francs de capital, pour justifier la complexité des services allant de la fiscalité et de la gestion de portefeuille à la planification successorale intergénérationnelle, voire à des services de conciergerie. Le modèle de multi-family office, tel que nous le pratiquons, permet de mutualiser ces ressources expertes pour plusieurs familles. Cela nous permet d’offrir une ingénierie patrimoniale complète que des structures informelles ou trop petites ne peuvent tout simplement pas assumer professionnellement.
Votre modèle repose sur une architecture ouverte. Pourquoi refuser les fusions au profit de partenariats?
L’indépendance est notre actif le plus précieux. En privilégiant des partenariats stratégiques avec des spécialistes tels que des trustees, des fondations et des experts fiscalistes ou juridiques plutôt que des fusions, nous conservons notre agilité et évitons les conflits d’intérêts. Le cadre réglementaire actuel, défini par la LSFin et la LEFin, impose des standards de conformité particulièrement élevés. Loin d’être une contrainte, cette exigence renforce des structures comme la nôtre et nous permet d’offrir une neutralité totale dans le choix de nos prestataires clés, au seul bénéfice de nos clients.
En matière de communication, vous semblez vouloir casser les codes du marketing traditionnel. Quelle est votre approche?
Nous fuyons le marketing lisse qui manque de substance. Nous souhaitons éduquer le marché en utilisant des formats plus interactifs, comme des interviews directs avec notre CIO et autres membres de notre équipe, pour offrir une lecture décryptée des marchés. La gestion indépendante repose aussi sur la cohérence entre les actes, les analyses et le discours public.
Dans un marché saturé, comment prouvez-vous concrètement que votre performance est supérieure à celle de vos concurrents, notamment les grandes banques privées?
La performance ne doit plus être une simple déclaration d’intention, elle doit être auditée. C’est pour cette raison que nous avons soumis notre track record à Asset Risk Consultants Research, une référence mondiale qui supervise plus de 525’000 portfolios. Le resultat est sans appel: ARC nous a décerné un rating A pour l’intégralité de nos mandats, sur notre track record de 10 ans. Cela place nos performances dans le premier décile au niveau mondial, analysées, par type de mandat et par monnaie de référence, tandis qu’un rating B correspond au premier quartile. Cette rigueur répond à une mutation profonde du marché. Ces dernières années, la performance nette est devenue le critère de survie. Aujourd’hui, les clients n’hésitent plus à quitter leurs banques privées si les résultats ne sont pas au rendez-vous.
NFG Partners a franchi une étape majeure en 2023 avec l’acquisition de Harvard Capital. Quel en était l’objectif stratégique?
L’objectif était de consolider notre crédibilité sur le marché. En intégrant Harvard Capital, et son CIO Glenn Coxon, nous avons acquis un track record solide sur des mandats discrétionnaires. Pour nous, la performance ne doit pas être une promesse, mais un fait vérifiable. C’est pourquoi nous avons fait valider ce track record par ARC. Être positionné dans le premier quartile avec un rating entre B et A nous permet d’établir avec nos clients des relations de totale confiance, loin de l’opacité que l’on reproche parfois aux banques traditionnelles.
Justement, vous parlez de transparence. Est-ce là l’exigence principale de vos clients aujourd’hui?
Absolument. Le client moderne veut comprendre précisément ce qu’il paie. Il accepte de payer un premium, mais seulement s’il est justifié par un service et une performance supérieurs. Notre rôle est d’exercer un devoir fiduciaire renforcé. Nous traitons chaque demande avec une priorité immédiate, à l’image d’un service d’hôtellerie cinq étoiles. Que le patrimoine soit massif ou plus modeste, le niveau d’excellence doit être le même pour tous.
Yohann Palleau
NFG Partners
Yohan Palleau est co-fondateur et directeur de NFG Partners, gestionnaire de fortune basée à Genève et régulé par la FINMA. Spécialisé dans des solutions de gestion de fortune sur un plan international, il accompagne entrepreneurs et familles fortunées dans la structuration et la croissance de leur patrimoine. Passé par BPCE, ACE & Company et Banque SYZ, il combine expertise institutionnelle et approche entrepreneuriale. Yohann Palleau est diplômé de HEC Lausanne et de l’Université de Genève.
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« La performance ne doit plus être une simple déclaration d’intention, elle doit être auditée ».
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Face au durcissement des cadres réglementaires — LPD, FINMA, NIS 2 — la maîtrise des données s’impose désormais comme un impératif stratégique. À l’occasion du lancement d’un nouveau certificat par l’ISFB, Monira Lehbili, experte en protection des données, explique pourquoi la gouvernance ne relève plus de la seule conformité, mais constitue un véritable avantage compétitif et un levier d’innovation pour la Suisse.
Par Levi-Sergio Mutemba
Quelle est la différence entre protection et gouvernance des données?
Ces deux concepts ne peuvent pas être pensés séparément. La gouvernance des données est en effet la mise en œuvre opérationnelle découlant des réglementations comme la loi suisse sur la protection des données, la circulaire FINMA 2023-01 ou NIS 2 et l’AI Act chez nos voisins européens. La gouvernance transforme ces exigences réglementaires en règles concrètes au quotidien. La protection des données se concentre quant à elle sur les données personnelles et le droit des individus. Ces notions sont in fine indissociables. En effet, sans gouvernance, la protection des données reste théorique.
À qui se destine la formation que l’ISFB vient de lancer?
À toute personne confrontée à la manipulation de données dans l’exercice quotidien de sa profession. Cette formation fournit des connaissances opérationnelles en termes de gestion des données. Il ne s’agit pas seulement de comprendre et maîtriser les données, mais également d’exploiter habilement les enjeux liés aux données.
Cette formation est-elle réservée uniquement aux professionnels du secteur bancaire?
Ce sont en effet les cibles prioritaires. Cela dit, toute personne traitant de la donnée dans son quotidien pourra être intéressée, ne serait-ce que pour bien comprendre les enjeux liés à la gestion des données. Il arrive fréquemment que l’on traite des données sans en avoir conscience. En revanche, les informaticiens ne sont pas, de prime abord, les cibles prioritaires d’une formation ayant pour but de prodiguer les fondamentaux en matière de gestion des données. La formation s’adresse plutôt à des personnes novices en matière de données.
Comment est-il possible de traiter de la donnée sans en avoir conscience ? Y a-t-il des cas de figure?
Si l’on se concentre sur les aspects de données personnelles par exemple, d’un point de vue puriste, toute donnée pouvant permettre l’identification d’une personne est une donnée personnelle. Pour prendre un exemple simple, une plaque d’immatriculation constitue une donnée personnelle, dans la mesure où elle permet de reconnaître ou identifier le propriétaire du véhicule auquel est associée la plaque. Dans la pratique professionnelle, le fait que l’on traite de la donnée n’est pas toujours évident. En tant que DPO, j’ai déjà été personnellement confrontée à des cas où des individus pensent ne pas traiter de la donnée alors que c’est le cas.
Dans ce cas, quand peut-on dire que l’on maîtrise les données?
La maîtrise approfondie et adaptée au risque est centrale pour la protection et la bonne gouvernance des données. Dans la pratique professionnelle, elle implique, entre autres, de bien connaître la nature des données que l’on traite, mais également de savoir si elles sont essentielles ou critiques pour l’entreprise, si elles sont à jour et suffisamment protégées. Il est aussi important de connaître leur localisation – ce qui peut susciter quelques surprises, par ailleurs. Il y a énormément d’aspects à prendre en compte, lorsque l’on parle de maîtrise des données. Ce qui me paraît également important de souligner est le fait que ces aspects peuvent s’apprécier au regard des risques que le traitement de la donnée peut lui-même engendrer.
Où situez-vous la Suisse en termes de protection et de gouvernance des données?
La Suisse bénéficie de sa réputation d’excellence, qui repose sur une réalité concrète. Ce qui fait qu’une protection des données solide et une gouvernance fiable offre un véritable avantage compétitif. Lorsqu’une entreprise gère les données de façon structurée et sécurisée, elle devient un choix sûr pour ses partenaires. De plus, lorsque les données sont de qualité, comme c’est le cas pour celles des entreprises, celles-ci catalysent l’innovation et l’exploitation de l’intelligence artificielle. Et ce dans la mesure où l’IA n’est fiable qu’à condition que les données en entrée soient à la fois justes et structurées. Mes collègues informaticiens me disent tous : c’est très simple, garbage in, garbage out.
Monira Lehbili
HSBC Suisse
Monira Lehbili dirige la protection des données pour HSBC Suisse. Experte reconnue sur la place financière, elle a travaillé en tant que Data Protection Officer pour Lombard Odier et BNP Paribas Suisse. Son parcours, alliant audit interne, gestion des risques et gouvernance, lui confère une vision stratégique de la donnée comme levier d’innovation, de conformité et de sécurité cloud/IA.
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Face à la montée des cybermenaces et au durcissement des exigences réglementaires, la cybersécurité s’impose désormais comme un enjeu central pour les gérants indépendants. Loin d’être un sujet purement technique, elle touche directement à la gouvernance, à la conformité et à la confiance des clients. Ces questions sont au cœur du module ISFB x SPHERE du 16 février à Genève, dans lequel Olivier Roth, Data Protection Officer, revient sur les cinq fondamentaux qui permettent d’aborder sereinement le sujet.
La cybersécurité n’est plus un sujet réservé aux grandes institutions ou aux experts techniques. Pour les gérants de fortune indépendants et les petites structures financières, elle constitue désormais un enjeu stratégique, à la fois opérationnel, juridique et réputationnel. À l’heure où les cyberattaques se multiplient et où les exigences réglementaires se renforcent, cinq piliers méritent une attention particulière pour inscrire la cybersécurité dans une démarche durable et maîtrisée.
Toute démarche de cybersécurité commence par une compréhension claire de ce qui doit être protégé. Données clients, informations KYC, documents contractuels ou portefeuilles : leur nature, leur localisation et leur sensibilité doivent être identifiées. Cette cartographie est indispensable pour évaluer les risques réels, prioriser les mesures et répondre aux obligations légales en matière de protection des données.
Les incidents les plus graves trouvent souvent leur origine dans des failles élémentaires : mots de passe faibles ou partagés, accès mal maîtrisés, sauvegardes inexistantes ou non testées. Renforcer ces fondamentaux – gestion des accès, authentification renforcée, sauvegardes fiables – permet déjà de réduire significativement l’exposition aux attaques, sans investissements lourds.
La cybersécurité et le droit sont aujourd’hui indissociables. Les cadres réglementaires comme la LFINMA, la LSI, la LPD ou le RGPD imposent des obligations de sécurité, de gouvernance et de traçabilité. Il ne s’agit pas uniquement d’éviter des sanctions, mais de démontrer une gestion responsable des données, capable de résister à un incident et d’en limiter les conséquences juridiques et réputationnelles.
De nombreuses petites structures s’appuient fortement sur des prestataires IT. Cette externalisation ne dispense toutefois pas de responsabilités. Clarifier les rôles, formaliser les attentes en matière de sécurité et comprendre les prestations fournies permettent de sortir d’une relation asymétrique et de conserver un véritable pilotage des risques numériques.
Enfin, la technologie seule ne suffit pas. Le facteur humain reste central : phishing, erreurs de manipulation ou manque de vigilance sont à l’origine de nombreux incidents. Sensibiliser régulièrement les collaborateurs, même dans des équipes réduites, et inscrire la cybersécurité dans une démarche continue de gestion des risques est essentiel. La sécurité n’est pas un état figé, mais un processus d’amélioration progressive.
En combinant ces cinq piliers, les gérants indépendants peuvent renforcer leur résilience numérique de manière réaliste et proportionnée, tout en consolidant la confiance de leurs clients et partenaires.
Olivier Roth
Depuis huit ans, Olivier Roth intervient comme Data Protection Officer auprès d’entreprises privées et d’institutions publiques actives notamment dans la finance, la santé, l’énergie, les collectivités publiques et les plateformes digitales. Il est également coach accrédité dans plusieurs programmes d’innovation numérique, tels qu’Innosuisse, et il siège au sein de plusieurs conseils d’administration ou de fondation.
Auparavant, Olivier Roth a dirigé pendant plus de vingt ans les opérations d’une entreprise suisse de services informatiques en lien avec une clientèle bancaire et des gérants indépendants. Il enseigne par ailleurs depuis plus de six ans à l’ISFB, où il s’attache à relier pratique professionnelle et rigueur académique.
Informations pratiques
Sensibilisation à la sécurité informatique dans les petites structures
ISFB, 16 février, 13h30
Route des Jeunes 12
1212 Grand-Lancy | Genève
Contenu : Ce module a pour objectif d’aider les gérants indépendants et les petites structures à renforcer leur résilience face aux risques numériques. Chaque participant découvrira les bonnes pratiques essentielles en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles : identification des menaces, mesures de prévention adaptées aux petites organisations, exigences vis-à-vis de des prestataires, obligations légales et réflexes à adopter en cas d’incident…. Ces apports seront directement confrontés à l’auto-diagnostique que chacun aura réalisé sur sa propre entreprise (aucune compétence technique n’est requise). Bref, une approche concrète et pragmatique pour sécuriser son activité, répondre aux exigences en termes de protection des données et renforcer la confiance de ses clients.
Durée : 4h00
Format : Présentiel
Intervenant : Olivier Roth
Conditions d’admission :
Prix Public par module : CHF 550.-
Prix Membre par module : CHF 410.-
S’inscrire :
Plus d’informations :
Séminaire Gérants indépendants ISFB x SPHERE | ISFB
Lionel Blanc
Product Manager
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Alors que la régulation s’est fortement renforcée ces dernières années, les gérants de fortune indépendants évoluent dans un cadre de plus en plus exigeant. Mario Pfiffner analyse les limites d’une approche réglementaire uniforme et plaide pour une meilleure prise en compte des réalités structurelles propres aux GFI.
Par Jérôme Sicard
Comment jugez-vous l’état du secteur des gérants indépendants en Suisse ?
La gestion de fortune indépendante en Suisse reste solide et bien ancrée. Elle s’appuie sur une infrastructure financière éprouvée, un cadre politique stable et une forte crédibilité à l’international. L’entrée en vigueur de la LSFin et de la LEFin a clarifié le cadre réglementaire et renforcé la professionnalisation du secteur, tout en accélérant le mouvement de consolidation, notamment parmi les petites et moyennes structures confrontées à la hausse des coûts de conformité, d’audit et de reporting. Malgré une concurrence plus intense et une pression persistante sur les marges, les gérants indépendants suisses conservent de réels atouts, portés par leur expertise, leur indépendance et la proximité avec leurs clients.
Quels sont aujourd’hui les principaux points de friction qui les entravent ?
La contrainte réglementaire reste le principal frein. Elle accroît la complexité opérationnelle et pèse sur les coûts, en particulier pour les petites structures. La pression sur les marges s’intensifie également, sous l’effet de la transparence tarifaire, de la concurrence et de la diffusion de produits à bas coûts. Dans le même temps, les gérants doivent investir dans la tech pour gagner en efficacité et répondre aux attentes des clients, souvent sans disposer de la taille critique nécessaire. À cela s’ajoutent des enjeux de recrutement et de succession. De nombreux professionnels expérimentés approchent de la retraite et les nouvelles générations privilégient des environnements plus flexibles, plus digitaux. Les exigences des clients, enfin, continuent de progresser en matière de transparence, de durabilité et de personnalisation.
Que devrait mieux comprendre la FINMA des réalités auxquelles sont confrontés les gérants indépendants ?
La FINMA gagnerait à mieux intégrer les contraintes structurelles propres aux gérants indépendants, en particulier leur taille et leurs ressources, sans commune mesure avec celles des banques. Des exigences réglementaires uniformes, bien qu’animées de bonnes intentions, génèrent souvent une charge disproportionnée pour les petites structures, au détriment du service client et des priorités opérationnelles. Or, les gérants indépendants sont avant tout des structures entrepreneuriales, détenues par leurs dirigeants et fortement orientées client. Ils jouent un rôle clé dans la concurrence, l’emploi et l’innovation au sein du wealth management suisse. Ils garantissent une réelle diversité et une vraie liberté de choix pour les clients.
Si vous deviez adresser un message clair à la FINMA aujourd’hui, quel serait-il ?
La grande majorité des gérants indépendants exerce son activité de manière responsable et professionnelle, dans l’intérêt de ses clients. Pour ces 1’500 acteurs désormais supervisés, une approche pragmatique, proportionnée et fondée sur les risques s’impose. Considérer l’ensemble du secteur comme un problème potentiel fragilise inutilement des structures bien gérées et dilue l’efficacité de la supervision. Une approche plus différenciée permettrait au contraire de renforcer à la fois la protection des investisseurs et la solidité du secteur.
Quelles évolutions structurelles façonneront le plus le paysage des gérants indépendants au cours des cinq prochaines années ?
La consolidation devrait se poursuivre, sous l’effet de la pression réglementaire et des coûts. La digitalisation et l’automatisation prendront une place centrale. Les systèmes de gestion de portefeuille, l’analyse de données et les outils digitaux orientés clients deviendront des standards pour rester compétitif. L’évolution des attentes des clients jouera également un rôle clé, portée par les transmissions intergénérationnelles, des exigences accrues de transparence et un intérêt croissant pour les solutions durables. Enfin, les partenariats entre gérants indépendants, banques et fintechs devraient se multiplier, offrant un accès à des infrastructures performantes sans remettre en cause l’indépendance.
Comment définiriez-vous le positionnement actuel d’Invest Partners ?
Invest Partners se présente comme une plateforme pour la gestion de portefeuilles, suisse, indépendante, pensée par et pour des banquiers privés et des gérants expérimentés. Organisée en réseau de senior partners, elle propose des standards institutionnels avec une grande souplesse dans les solutions proposées. Une équipe administrative dédiée prend en charge la conformité, le reporting, l’IT et la gouvernance, permettant aux partenaires de se concentrer sur la gestion et la relation client. Transparence, alignement des intérêts et partenariats de long terme constituent l’ADN de la plateforme.
Où identifiez-vous aujourd’hui les principales opportunités de croissance pour Invest Partners ?
Les opportunités viennent de la consolidation du secteur et du nombre croissant de professionnels expérimentés qui veulent gagner en indépendance. Des gérants seniors et des banquiers privés quittent les banques traditionnelles pour davantage de liberté entrepreneuriale et un recentrage sur la relation client. Invest Partners est bien positionné pour les accueillir, avec une plateforme stable, une infrastructure IT moderne et un support complet pour tout ce qui est administratif.
Quel type de soutien Invest Partners offre-t-elle à ses partenaires ?
La plateforme prend en charge l’ensemble des fonctions qui ne sont pas liées à l’investissement, de la conformité au reporting en passant par l’IT et la gouvernance. Une équipe centrale assure le cadre opérationnel, cohérent et robuste, pour que les partenaires puissent se concentrer sur la gestion et la relation client. Ces fonctions évoluent au fur et à mesure, avec davantage de digitalisation et d’automatisation, de manière à gagner en efficacité.
Combien de partenaires comptez-vous aujourd’hui?
Invest Partners compte aujourd’hui 30 partenaires. La croissance est volontairement sélective, avec une priorité donnée au fit culturel et professionnel plutôt qu’à la taille. La plateforme dispose encore de marges de croissance, grâce à une infrastructure évolutive et à un cadre opérationnel très solide.
Quelle est votre approche des marchés privés et des actifs digitaux ?
L’approche reste sélective et guidée par les besoins des clients. Les marchés privés ne sont pas aujourd’hui un axe prioritaire, beaucoup privilégiant la liquidité et la transparence. Les actifs digitaux sont abordés avec prudence, via des produits réglementés et cotés plutôt que des détentions directes, notamment pour des raisons de gouvernance, de valorisation et de liquidité.
Quel type de gérants souhaitez-vous attirer et quel modèle de partenariat proposez-vous ?
Invest Partners s’adresse à des gérants expérimentés à l’esprit entrepreneurial, attachés à leur indépendance et à l’établissement de relations clients sur le long terme. Nous avons réussi à mettre en place un modèle qui combine autonomie et liberté d’action avec une plateforme qui offre une infrastructure et des fonctions de support dans un cadre bien clair, d’abord aligné sur les intérêts des clients.
Quel est votre souhait pour l’avenir du secteur de la gestion de fortune indépendante ?
Le secteur gagnerait à mieux se structurer et à parler d’une seule voix. La fragmentation actuelle entre associations limite son poids dans les discussions réglementaires et politiques. Une représentation faîtière crédible, capable de défendre des intérêts communs et de favoriser les échanges entre acteurs, renforcerait la cohésion, la visibilité et la solidité du secteur à long terme.
Mario Pfiffner
Invest-Partners Wealth Management
Depuis février 2010, Mario Pfiffner travaille chez Invest-Partners Wealth Management à Zurich, où il occupe le rôle de CEO depuis le management buyout opéré en juillet 2019. Dans cette fonction, il assume la direction tout en étant responsable de la plateforme pour les gérants de fortune indépendants. Mario Pfiffner a commencé sa carrière professionnelle à la Banque cantonale de Saint-Gall où, après une formation bancaire et des études en économie d’entreprise à l’école des cadres de Zurich, il a occupé différents rôles de généraliste.
Yohann Palleau
NFG Partners
« La performance ne doit plus être une simple déclaration d’intention, elle doit être auditée ».
Yohann Palleau
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« La performance ne doit plus être une simple déclaration d’intention, elle doit être auditée ».
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