ADN
Steve Smith
CdR Capital
« Les marchés privés permettent de réduire le risque global dans les portefeuilles »
Pour Pierre-Yves Formaz, le travail en profondeur réalisé par les gérants sur les portefeuilles de leurs clients doit impérativement s’accompagner d’un engagement accru en matière de transparence. Elle est devenue ces dernières années un élément fondamental de la relation client.
Par Jérôme Sicard
Vous avez créé FormInvest voilà maintenant 12 ans. Au cours de ces douze dernières années, comment avez-vous fait évoluer la construction de vos portefeuilles?
La structure de base des portefeuilles est restée la même depuis le début. Nous privilégions en effet des portefeuilles simples, faciles à mettre en œuvre, à gérer, à comprendre et à expliquer.
Dans la façon dont vous gérez vos portefeuilles, que faites-vous aujourd’hui que vous ne faisiez pas en 2013?
Aujourd’hui, nous investissons les nouvelles entrées d’argent immédiatement. Il y a 12 ans, j’avais tendance à étaler les investissements sur plusieurs semaines, voire quelques mois. Essayer d’anticiper le marché s’est avéré être un exercice futile et, la plupart du temps, coûteux en termes de performance.
Comment votre sélection de produits a-t-elle évolué dans le temps?
Les critères de sélection ont été affinés et les moyens techniques mis en place pour la recherche des produits ont été professionnalisés.
Aujourd’hui, nous ne nous contentons plus d’évaluer les performances passées et les mesures statistiques. Nous adoptons en plus une approche qualitative approfondie, qui passe notamment par l’examen de l’expérience professionnelle, des antécédents et de l’expertise des gestionnaires de fonds responsables des produits considérés. Ce processus méticuleux garantit que chaque instrument sélectionné entre en adéquation avec nos objectifs stratégiques et répond à des critères rigoureux. C’est ainsi que nous générons de la valeur à long terme à nos clients.
A quelles techniques avez-vous recours pour optimiser la diversification de vos portefeuilles?
La diversification est la pierre angulaire de notre philosophie d’investissement. Nous visons à construire des « portefeuilles mondiaux » avec une diversification étendue à travers et au sein des classes d’actifs, traditionnelles comme alternatives. Nous utilisons donc des fonds communs de placement et des trackers indiciels qui nous permettent de nous exposer à la plupart des marchés dans le monde entier.
Quels facteurs vous semblent primordiaux aujourd’hui dans la façon dont vous décidez de vos stratégies d’allocation?
La diversification, bien évidemment. Je viens d’en parler. Il faut être aussi largement diversifié que possible et pertinent afin de réduire sans frais le risque du portefeuille et débloquer des sources de rendement multiples.
Il faut aussi intégrer les conditions macroéconomiques en tenant compte d’indicateurs tels que les prévisions de croissance, ou les tendances en matière d’inflation et de taux d’intérêt.
Je mentionnerais aussi les niveaux de prix et la dynamique des marchés. Il s’agit d’orienter les portefeuilles vers les marchés qui présentent les perspectives risque/rendement les plus favorables, tout en maintenant bien-sûr une large diversification.
Dans leur proposition de valeur, sur quels éléments les gérants indépendants doivent-ils impérativement se concentrer aujourd’hui?
Nous sommes convaincus que les gérants indépendants doivent mettre l’accent sur la transparence. Elle peut leur conférer des avantages distincts dans un secteur hautement concurrentiel et souvent opaque.
La transparence favorise l’ouverture. Elle permet d’aligner les objectifs de l’entreprise sur ceux de ses clients. En fait, elle contribue à créer de la confiance, et à donner au client un sentiment de sécurité dans la relation. Les investisseurs modernes exigent souvent de savoir comment leurs actifs sont gérés. Les rapports doivent donc apporter de la clarté sur les frais, les performances et les risques. Le fait de fournir au client une compréhension claire de son portefeuille lui permet de prendre des décisions en connaissance de cause, ce qui réduit d’autant les risques juridiques ou d’éventuelles pénalités. Il se développe alors un sentiment de partenariat plutôt qu’une relation transactionnelle, ce qui a pour effet de favoriser la loyauté.
L’accent mis sur la transparence peut transformer un gestionnaire de patrimoine privé en conseiller privilégié plutôt qu’en simple prestataire de services. La transparence en appelle aux besoins émotionnels et rationnels des clients. Elle les amène à se sentir en confiance et à se voir valorisés dans un domaine où la confiance est souvent le facteur décisif.
Pierre-Yves Formaz
Forminvest
Pierre-Yves Formaz est le fondateur et le CIO de Forminvest. Il gère des solutions discrétionnaires pour le compte des clients de la société depuis 2013. Auparavant, il a travaillé pendant plus de 20 ans à l’UBS en tant que conseiller en investissement pour les clientèles HNWI et UHNWI du Moyen-Orient, de Suisse et d’Europe. Pierre-Yves est titulaire de la certification CFA et d’un certificat d’expert bancaire suisse.
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
RÉDACTION
redaction[at]sphere.swiss
PUBLICITÉ
advertise[at]sphere.swiss
ABONNEMENT
contact[at]sphere.swiss
ÉVÉNEMENTS
events[at]sphere.swiss
Case postale 1806
CH-1211 Genève 1
© 2023 Sphere Magazine
Site réalisé par Swiss House of Brands
WHVP, le gérant indépendant zurichois, a recours depuis maintenant plus de deux ans à l’intelligence artificielle pour optimiser certains de ses process, notamment dans le cadre de ses efforts Marketing & Sales. Et, de plus en plus, pour des tâches secondaires liées à la gestion de portefeuille. Jamie Vrijhof-Droese en précise ici la portée.
Par Jérôme Sicard
Quelles ont été vos premières initiatives dans le cadre du recours à l’IA?
Nous avons commencé à la fin de l’année 2022, lorsque OpenAI a lancé ChatGPT. Comme beaucoup d’autres sociétés, nous avons commencé par des tâches relativement simples. Au départ, nous nous sommes concentrés sur les contenus marketing. La toute première chose que nous avons faite en recourant à l’IA a été d’améliorer nos articles de blog. Nous avons utilisé des articles existants que nous avions déjà rédigés et avons utilisé l’outil pour les réécrire afin de les rendre plus concis ou mieux adaptés à l’optimisation pour les moteurs de recherche.
Ensuite, nous avons expérimenté la création d’ébauches de nouveaux articles, puis nous sommes passés à la création d’articles entiers à partir d’une page blanche. Nous avons également commencé à l’utiliser pour nos publications sur LinkedIn et pour d’autres contenus destinés aux médias sociaux. Mais de prime abord, notre objectif principal était de générer du texte à des fins de marketing.
Depuis lors, comment avez-vous étendu son utilisation? A quelles fins y recourez-vous aujourd’hui?
Nous utilisons encore l’IA principalement pour des fonctions de support – elle ne joue pas encore un rôle important dans notre cœur de métier. Elle s’est toutefois avérée incroyablement utile pour établir une stratégie de contenua. Nous l’avons également exploitée pour étendre notre réseau en générant des listes de partenaires commerciaux potentiels aux États-Unis à des fins de démarchage téléphonique ou électronique.
En plus de la mise en réseau, l’IA nous a également aidés à améliorer le travail de conception et de présentation de l’entreprise. Elle nous a permis d’affiner les mises en page et le design. Même les présentations PowerPoint ont désormais un aspect plus abouti.
De même, nous avons amélioré nos market reports. Ils sont maintenant plus clairs et plus concis. Par ailleurs, nous utilisons bien sûr l’IA pour les traductions et les synthèses. Comme nous travaillons dans un contexte transfrontalier, elle est incroyablement efficace pour la traduction entre l’allemand et l’anglais.
Nous nous intéressons actuellement à l’acquisition de clients. Outre-Atlantique, nous avons vu les premiers gestionnaires acquérir des clients directement par l’intermédiaire de ChatGPT, et nous sommes optimistes quant à l’arrivée prochaine de cette tendance dans notre secteur. Nous nous préparons à l’étape suivante en rédigeant nos contenus de manière à ce qu’ils soient non seulement optimisés pour les moteurs de recherche, mais aussi pour l’IA générative.
Plus précisément, comment l’utilisez-vous dans la gestion de portefeuille?
Nous en sommes encore à la phase d’expérimentation. Comme je l’ai mentionné précédemment, l’IA n’est pas encore un outil indispensable pour nous, mais elle s’est avérée utile pour les fonctions de support. Par exemple, les états financiers peuvent être synthétisés rapidement et efficacement grâce à l’IA. Avec les portefeuilles anonymisés, vous pouvez également configurer des paramètres et demander au système de vérifier si le portefeuille s’écarte de ces références. Cela est également utile pour réfléchir à des idées d’investissement. Si vous avez une stratégie de portefeuille ou pensez à un investissement en particulier, vous pouvez utiliser l’IA comme une sorte de partenaire de brainstorming pour identifier les angles morts ou évaluer les risques potentiels.
Pour nous, il est essentiel que les décisions d’investissement soient prises en interne par des professionnels expérimentés qui ont une connaissance approfondie et complète des marchés financiers et de la sélection de titres. Cependant, utiliser un outil comme ChatGPT comme deuxième avis, uniquement à des fins de double contrôle, et s’assurer que rien n’a été négligé, peut s’avérer très utile.
Comment évalueriez-vous les avantages que vous tirez de l’utilisation de l’IA?
L’effet le plus notable est certainement l’amélioration de l’efficacité, en particulier dans le domaine du marketing et de la communication, où nous avons probablement réduit de moitié le temps nécessaire à l’élaboration de ce genre de tâches.
A ce jour, dans quel domaine l’IA vous a-t-elle donné le plus de satisfaction?
Pour l’heure, sans doute dans le Marketing & Sales. Je ne pense pas que nous serons bientôt en mesure de compter sur l’IA comme un outil fiable pour la gestion de portefeuille. Cependant, pour des tâches telles que la création de documents marketing, l’amélioration de la communication par courrier électronique ainsi que celle des rapports de marché ou même la génération d’images – pour ne plus dépendre des banques de photos – cette technologie s’avère déjà très efficace.
Au cours des deux années à venir, ces domaines deviendront probablement un axe majeur d’intégration de l’IA. Mais si l’on considère le potentiel à long terme de ces outils, il est vraiment infini.
Selon vous, dans quel domaine l’IA vous sera-t-elle plus utile à l’avenir?
Les limites sont en fait liées aux risques encourus. Par exemple, la protection de la vie privée et le respect des lois sur le secret bancaire sont essentiels. Le respect des règles et réglementations en matière de confidentialité est, bien entendu, une priorité absolue.
Les modèles que nous utilisons aujourd’hui sont encore relativement primitifs par rapport à ce que nous observerons probablement à l’avenir. Cependant, le rythme du changement est si rapide qu’il est essentiel que les gens continuent à expérimenter, à tester différentes approches, à trouver ce qui leur convient le mieux et à comprendre leurs propres limites en essayant et en voyant ce qui marche ou non.
Combien d’employés à temps plein l’intelligence artificielle remplace-t-elle en réalité?
L’IA ne remplacera pas le personnel hautement qualifié dont nous disposons. Au contraire, chaque employé intégrera probablement l’IA dans son travail quotidien. Je ne pense pas que l’IA deviendra une fonction à part entière, mais plutôt un outil ou un système utilisé par tous les membres de l’entreprise.
La plupart des employés, même dans le domaine de la gestion de fortune, ont probablement déjà recours à une forme d’assistance par l’IA au quotidien. Il est donc essentiel que les entreprises établissent des lignes directrices claires sur l’utilisation de l’IA, en déterminant ce qui est autorisé et ce qui est interdit, et en veillant à ce que les employés soient bien informés de ces politiques.
Par exemple, le respect des lois relatives à la protection de la vie privée et au secret bancaire n’est pas négociable lors de l’utilisation de l’IA. Il est important que les entreprises informent de manière proactive leurs équipes des limites et des méthodes approuvées pour l’utilisation des outils d’IA. Tôt ou tard, tout le monde les adoptera d’une manière ou d’une autre.
Jamie Vrijhof-Droese
WHVP
Jamie Vrijhof-Droese est managing partner de WHVP, la société de gestion zurichoise, et dispose d’une longue expérience dans le secteur financier. Elle s’est spécialisée dans le suivi de clients américains et siège par ailleurs au comité de l’ASG, l’Association suisse des gérants de fortune. Jamie a commencé sa carrière dans la banque en 2009 chez Credit Suisse, avant de travailler pendant plusieurs années dans la planification financière. Elle a co-signé l’ouvrage «Swiss Money Secrets» chez Banyan Hill Publishing, en 2018. Elle est titulaire d’un Bachelor en banque et finance, ainsi que d’un MBA obtenu à l’Université de Saint-Gall.
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
RÉDACTION
redaction[at]sphere.swiss
PUBLICITÉ
advertise[at]sphere.swiss
ABONNEMENT
contact[at]sphere.swiss
ÉVÉNEMENTS
events[at]sphere.swiss
Case postale 1806
CH-1211 Genève 1
© 2023 Sphere Magazine
Site réalisé par Swiss House of Brands
Le gestionnaire de fortune Green Wealth Partners, basé à Zurich, est devenu LeoVest Partners. Son CEO, Stephan Matti, fait le récit d’une acquisition stratégique qui a transformé une modeste entité en un acteur significatif aux capacités étendues. Question de survie.
Par Levi-Sergio Mutemba
Pourriez-vous résumer en quelques mots l’origine de Green Wealth Partners et LeoVest ?
L’histoire de Green Wealth Partners remonte à la création, en 2011, du Vogt Family Office qui fut, en 2022, fut l’un des premiers gestionnaires de fortune suisses à obtenir la licence FINMA. Vogt Family Office a lui-même fait l’objet d’un rebranding en début 2023 pour devenir Green Wealth Partners. Plus tard dans l’année, nous avons commencé la restructuration de Green Wealth et créé la société LeoVest Partners.
Qu’est-ce qui vous a poussé à racheter un gérant indépendant et à procéder à un rebranding?
Notre décision de racheter Green Wealth s’explique par le fait que ce gérant externe était déjà détenteur de la licence FINMA. Il s’agissait d’une petite entité employant quatre personnes, avec environ 50 millions de francs sous gestion. Celle-ci a clairement compris qu’atteindre une certaine taille était une condition essentielle à sa survie.
Dès janvier 2024, nous avions étoffé l’équipe avec la venue de sept gestionnaires ou relationship managers, dont cinq sont des associés gérants. LeoVest compte aujourd’hui 20 collaborateurs, dont 16 RMs, pour des avoirs sous gestion s’élevant désormais à 1,4 milliard de francs. Dans les 20 collaborateurs, il y a aujourd’hui 11 associés gérants. Enfin, le rebranding en faveur de la marque LeoVest s’inspire du lion figurant sur le drapeau zurichois, leo en latin, combiné au radical du mot «investissement».
En quoi ont consisté les principaux investissements consécutifs au rachat de Green Wealth Partners?
Nous avons surtout investi dans l’infrastructure technologique. En particulier dans le système de gestion de portefeuille et des relations-clients. Il repose désormais sur la technologie d’Evooq developée en collaboration avec Assetmax, ce qui a eu pour effet d’accroître de façon considérable le nombre de fonctionnalités. Nous avons également reconnecté ce PMS à la plupart de nos banques dépositaires, pour assurer notamment l’entière optimisation des données provenant de ces banques, ce qui a eu pour résultat de former un système plus centralisé.
Il était également impératif pour nous de développer une infrastructure basée sur le cloud, en partenariat avec le provider technologique UMB. De telle sorte que, par exemple, nous avons mis des ordinateurs portables à disposition de chaque collaborateur, afin qu’ils puissent travailler depuis chez eux ou ailleurs.
Garantir la sécurité IT représente également un budget important, mais nécessaire, comme l’illustrent les récentes et nombreuses cyberattaques dans le secteur financier et autre. Quant à la société informatique Signeer, elle développe pour nous les applications prenant en charge à la fois l’onboarding et l’identification numériques des clients. Ces derniers peuvent désormais signer des contrats numériques avec nous en un seul clic. Par ailleurs, nous souhaitons également étendre cette possibilité avec nos banques dépositaires.
Qu’attendez-vous en priorité d’un PMS face à la rapidité des évolutions technologiques?
Qu’il soit doté d’une interface efficace avec les banques dépositaires. Car c’est de là que nous obtenons le gros des données. Il est essentiel que l’échange de ces données soient en outre pleinement automatisé. Le deuxième critère principal d’efficacité est la conformité du PMS avec le cadre réglementaire. Le PMS doit pouvoir prendre en compte le profil de risque du client, évaluer son adéquation, procéder aux contrôles liés aux transactions pre- et post-trade, fournir une documentation pertinente etc. Nous n’avons pas besoin du PMS le plus sophistiqué du monde, mais simplement d’un PMS facile à utiliser pour nos gérants et pour la gestion réglementaire.
Quelle est l’importance des services non-financiers pour un gestionnaire de fortune?
Nous disposons d’une certaine expertise dans la planification financière et successorale, grâce à notre réseau de spécialistes externes. Notons aussi qu’un certain nombre de clients britanniques quittent le Royaume-Uni pour s’établir en Suisse, en Italie, ou à Dubai. Bien que nous ne soyons pas autorisés à leur offrir des solutions d’optimisation fiscale, nous les accompagnons néanmoins au cours de leur délocalisation, en les orientant vers notre réseau de fiscalistes et spécialistes, et ce afin de les soutenir depuis le point de départ jusqu’au point d’arrivée.
Enfin, nous avons mis à la disposition des clients un système de reporting consolidé leur permettant d’avoir une vue complète de leur allocation d’actifs en y incluant le patrimoine illiquide. Je remarque également que la solidité du bilan des banques privées ou autres gestionnaires d’actifs devient l’un des critères les plus fondamentaux aux yeux des clients. Nous facilitons donc l’ouverture des relations d’affaires auprès des banques dépositaires.
Stephan Matti
LeoVest
Stephan Matti est co-fondateur et CEO de LeoVest, gestionnaire de fortune basé à Zurich avec une présence internationale. Stephan Matti était auparavant membre de l’équipe de direction du groupe Quintet Private Bank, où il dirigeait les activités institutionnelles en Europe. Au cours des 25 années passées au sein de la banque UBS, Stephan Matti a occupé des postes clés, notamment celui de responsable des intermédiaires financiers en Suisse, ainsi que responsable des marchés d’Asie du Sud-Est à Hong Kong et à Singapour. Stephan est titulaire d’un Executive MBA obtenu à l’IMD, Lausanne, et d’un Bachelor en administration des affaires de la Haute école spécialisée de Berne.
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
RÉDACTION
redaction[at]sphere.swiss
PUBLICITÉ
advertise[at]sphere.swiss
ABONNEMENT
contact[at]sphere.swiss
ÉVÉNEMENTS
events[at]sphere.swiss
Case postale 1806
CH-1211 Genève 1
© 2023 Sphere Magazine
Site réalisé par Swiss House of Brands
La FINMA avait identifié dans un premier temps sept risques majeurs menaçant les institutions financières suisses. Depuis l’an passé, la liste s’est allongée avec les risques de liquidité et de refinancement ainsi que les risques liés à l’externalisation des activités opérationnelles, auxquels Hossein Fezzazi s’intéresse plus particulièrement.
Pour beaucoup de sociétés financières suisses, soucieuses de rester compétitives sur un marché en rapide évolution, l’externalisation est devenue l’un des grands axes de la stratégie opérationnelle. Mais, dans la mesure où les entreprises dépendent de plus en plus de fournisseurs tiers pour des services critiques, les risques associés se développent en même temps à un rythme alarmant.
Avec la digitalisation et le besoin de se concentrer sur les activités essentielles, le nombre de sous-traitants augmentent forcément. Comme l’a récemment relevé la FINMA, l’externalisation représente désormais un risque opérationnel majeur. Elle souligne qu’un tiers des cyberattaques visant les institutions financières ciblent d’abord des fournisseurs tiers. Quitte à prendre un ton quelque peu alarmiste, la FINMA ajoute que les perturbations ou les défaillances des services gérés par des fournisseurs tiers pourraient, dans les cas les plus extrêmes, menacer la stabilité des marchés financiers. Pas moins.
Dans cette logique, la FINMA continue donc de mettre l’accent sur la complexité croissante des chaînes d’approvisionnement et insiste sur la nécessité de mettre en place des cadres pour la gestion des risques majeurs.
Le respect de dispositifs tels que la circulaire 2018/3 de la FINMA est fondamental lorsqu’il s’agit de gérer efficacement des risques liés à l’externalisation. Les gestionnaires de patrimoine, par exemple, doivent obtenir des rapports d’audit tels que l’ISAE 3000, pour s’assurer que les services externalisés respectent les normes juridiques et opérationnelles. L’ISAE 3402 type II fournit des assurances supplémentaires concernant la solidité de la gouvernance informatique et de la gestion des risques.
Comme l’a remarqué à plusieurs reprises la FINMA, la conformité ne doit pas être un simple exercice de remplissage de cases. Les établissements doivent intégrer les exigences réglementaires dans leurs processus opérationnels et surveiller en permanence les lacunes en matière de conformité.
Le non-respect de ces normes peut avoir des répercussions importantes, notamment des amendes, des atteintes à la réputation et une perte de confiance chez les clients. Le risque s’en trouve accru lorsque les institutions ne comprennent pas pleinement leurs obligations contractuelles ou n’effectuent pas les vérifications nécessaires lors de l’intégration de fournisseurs. Les litiges juridiques concernant les accords de niveau de service (SLA) peuvent empirer les perturbations opérationnelles, ce qui complique encore les efforts de gestion des risques.
Externalisation : des stratégies d’atténuation des risques
Pour relever ces défis, les entreprises financières suisses doivent adopter une approche proactive du risk management lié à l’externalisation. Les principales stratégies sont les suivantes :
Si l’externalisation offre des avantages indéniables, elle présente également des risques importants qu’il est impératif de prendre en compte. La complexité croissante des chaînes d’approvisionnement, associée aux menaces accrues en matière de cybersécurité et aux exigences réglementaires, exige des gérants qu’ils adoptent une approche solide et dynamique de la gestion des risques. En améliorant la surveillance, en favorisant la transparence et en donnant la priorité à la conformité, ils peuvent atténuer les risques de l’externalisation tout en profitant de ses avantages opérationnels.
Hossein Fezzazi
Penta
Hossein Fezzazzi est le Chief Operating Officer de Penta, un poste qu’il occupe depuis 2010. En tant que directeur des opérations, Hossein Fezzazi est en charge de la stratégie, des finances et de la gestion des comptes de l’entreprise à la fois à Genève et à Dubaï. Il apporte également sa solide expérience dans la relation clients lors des phases d’appel d’offres, de prévente et de production des projets.
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
RÉDACTION
redaction[at]sphere.swiss
PUBLICITÉ
advertise[at]sphere.swiss
ABONNEMENT
contact[at]sphere.swiss
ÉVÉNEMENTS
events[at]sphere.swiss
Case postale 1806
CH-1211 Genève 1
© 2023 Sphere Magazine
Site réalisé par Swiss House of Brands
Pour Marc Briol, les gérants indépendants n’ont pas été impactés outre mesure par la mise en application de la LSFin/LEFin. Ils étaient prêts, mais ils n’échapperont pas ces prochaines aux profondes transformations que leur imposeront des banques dépositaires soucieuses d’établir à terme des standards plus élevés.
Par Jérôme Sicard
Dans la façon dont ils s’organisent, où pensez-vous que la LSFin/LEFIn a le plus d’impact sur les gérants indépendants depuis sa mise en application ?
Nous constatons que l’impact a finalement été assez marginal. Bien que les gérants aient probablement fourni un immense effort d’un point de vue administratif pour préparer leur dossier, documenter leurs modes opératoires, formaliser leurs procédures et se soient soumis à des audits, ils n’ont pas changé pour autant leur manière d’agir. Je ne les trouve donc pas excessivement alourdis par cette charge réglementaire.
En réalité j’estime que la répercussion de cette réglementation sera plus marquée dans un deuxième temps. Les gérants indépendants vont être soumis aux règles ou aux impératifs des banques de manière plus forte. Je pense par exemple aux marchés cibles sur lesquels ils se positionnent. Les banques voudront s’assurer que leurs gérants maîtrisent parfaitement les juridictions sur lesquelles ils opèrent. Ces prochaines années, ils auront donc à formaliser davantage leurs schémas opérationnels. Ces transformations profondes n’ont pas encore vraiment commencé.
La LSFin et la LEFin ont-elles poussé les gérants à initier ce processus de transformation ?
Non, dans la mesure où les autorisations délivrées par la Finma s’inscrivent en réalité dans la continuité des travaux que les gérants ont dû entreprendre pour obtenir leur licence. Ils remplissaient donc déjà certaines exigences en termes d’organisation, de transparence, de stabilité ou d’appropriation. Mais il leur faudra en remplir certainement plus ces prochaines années.
A ce jour, la Finma a délivré près de 1’500 autorisations. Quel regard portez-vous sur ce marché ?
C’est un marché important, qui jouit manifestement d’une belle dynamique. Je m’attends cependant à voir une certaine sélection s’effectuer à l’avenir. Beaucoup d’autorisations ont été délivrées de manière rigoureuse, d’autres l’ont peut-être été un peu moins. Il sera intéressant de voir dans quelle mesure la Finma mettra en place une jurisprudence avec des niveaux de qualité ou de contrôle différents, aussi bien pour les banques dépositaires que pour les gérants indépendants.
Pour vous, les banques doivent donc jouer un rôle dans cette rationalisation ?
Les banques dépositaires doivent se situer aux avant-postes et assumer davantage leurs responsabilités dans la définition et la mise en place de standards. Nous sommes aussi très attentifs aux changements en cours à la Finma. Ce que nous souhaitons – et ce qui a toujours été la force de la place financière suisse – c’est d’évoluer dans un environnement « pinciple-based » plutôt que « rule-based ». On a besoin d’un régulateur qui veille à l’application des lois mais contribue aussi à la compétitivité de la place financière. C’est le mandat souvent donné aux régulateurs anglo-saxons. L’approche n’est pas forcément la même en Suisse ou en Europe.
Comment définiriez-vous la proposition de valeur de gérants indépendants tels qu’ils se présentent en ce moment sur le marché ?
Leur indépendance, pour commencer, puisque c’est l’adjectif qui les qualifie en tout premier lieu. Les gérants indépendants ont cette capacité à travailler en architecture ouverte et à pouvoir sélectionner les meilleurs produits dans le seul intérêt de leurs clients. Leur proposition de valeur tient aussi pour beaucoup à leur flexibilité et leur proximité vis à vis de la clientèle. Leur corpus administratif s’est peut-être alourdi, mais ils disposent encore de grandes plages de temps à consacrer à leurs clients.
Et puis j’élargirais le champ. Les gérants indépendants bénéficient d’un contexte assez extraordinaire, celui de la place financière suisse, de sa grande stabilité, de sa vigueur et de la richesse de son écosystème, autant d’éléments qui se reflètent également dans la proposition de valeur des GFI.
Ont-ils encore la bande passante aujourd’hui pour assurer une gestion de portefeuille optimale ?
Oui, pour autant qu’ils s’organisent de manière adéquate, et prennent en considération leur valeur ajoutée et leurs capacités, par exemple dans le cas d’une allocation tactique. Doivent-ils s’occuper de tout ou déléguer ? Nous voyons émerger aujourd’hui une prise de conscience autour de la génération d’alpha. Elle concerne d’ailleurs autant les banques que les gérants. Pour les unes comme pour les autres, il s’agit de mieux intégrer des actifs non cotés dans les portefeuilles et d’optimiser la diversification dans les classes traditionnelles comme les actions ou les obligations.
Nous nous dirigeons à mon avis vers un monde où les gérants trouveront des relais pour la gestion de certaines poches et se transformeront progressivement en « trusted advisors », dans des structures multi-gérées plus ouvertes.
En dehors de la réglementation, quelles autres pressions voyez-vous s’exercer sur les gérants indépendants ?
La première, c’est la génération d’alpha que je viens d’évoquer. Les gérants ont aujourd’hui des impératifs de performance, couplés à une forte pression sur les marges, due en grande partie à un environnement de plus en plus compétitif, en Suisse comme à l’international.
Le passage au digital et l’adoption de nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle pèsera aussi beaucoup sur eux. Dans la façon dont ils gèrent leurs portefeuilles de même que dans la manière dont ils interagissent avec leurs clients. Sur ce point, les attentes et les comportements futurs de la NextGen restent encore quelque peu indéterminés.
De votre côté, comment avez-vous fait évoluer vos services aux tiers gérants?
Nous les aidons à optimiser l’allocation de leurs portefeuilles en leur donnant accès à des actifs plus sophistiquées de type private markets ou hedge funds. Nous sommes capables de leur proposer une large gamme de produits, ou de créer pour eux, selon leurs besoins spécifiques, des fonds dédiés, en marque blanche.
Nous avons également développé nos services de Global Custody, en offrant aux individus fortunés ainsi qu’aux single et multi-family offices la possibilité de rassembler plusieurs gestionnaires sur un seul et même compte. Ce modèle repose sur une gestion en architecture ouverte, tandis que la partie asset servicing, simplifiée pour plus d’efficacité, est entièrement prise en charge par Pictet Asset Services. De plus, les gérants indépendants et leurs grands clients bénéficient désormais de solutions historiquement réservées aux asset managers ou aux clients institutionnels. Cette convergence se manifeste très clairement depuis quelque temps.
Marc Briol
Pictet Asset Services
Entré chez Pictet en 1995, Marc Briol exerce les fonctions de CEO de Pictet Asset Services, qui fournit des services de banque dépositaire ainsi que d’administration et de gouvernance de fonds à une clientèle composée de gérants indépendants, de gestionnaires de fonds et d’institutionnels.
Au sein de Pictet, Marc Briol a précédemment occupé le poste de COO de la division Technology & Operations. Avant cela, il a exercé les mêmes fonctions au sein de Pictet Asset Management de 1997 à 2008 à Londres.
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
RÉDACTION
redaction[at]sphere.swiss
PUBLICITÉ
advertise[at]sphere.swiss
ABONNEMENT
contact[at]sphere.swiss
ÉVÉNEMENTS
events[at]sphere.swiss
Case postale 1806
CH-1211 Genève 1
© 2023 Sphere Magazine
Site réalisé par Swiss House of Brands
Mercury Metrics propose aux banques privées et aux sociétés de gestion des solutions analytiques pour mieux évaluer les performances et les compétences de leurs relationship managers. Un exercice complexe, devenu essentiel dans le développement d’une stratégie commerciale.
Par Jérôme Sicard
Comment définiriez-vous aujourd’hui le poste ou la fonction de relationship manager?
Le relationship manager d’aujourd’hui est bien plus qu’un simple banquier: il est l’épine dorsale de la stratégie client et un acteur clé de la réussite commerciale pour les banques privées et les sociétés de gestion. Aujourd’hui, il évolue dans un cadre rigoureusement structuré. Sa mission principale n’est plus de sélectionner des produits financiers ou de suivre les marchés, mais d’intervenir comme pivot central de la relation client. Il doit coordonner des solutions complexes, traduire des besoins parfois implicites en opportunités concrètes, et maximiser la valeur ajoutée pour chaque client.
Comment ce rôle a-t-il évolué au fil du temps?
Autrefois, les relationship managers étaient avant tout des experts des marchés financiers. Ils passaient une grande partie de leur temps à analyser des opportunités d’investissement et à convaincre leurs clients de suivre leurs recommandations. Cette époque a laissé place à une réalité beaucoup plus complexe. En raison des changements réglementaires introduits dans le sillage de la crise financière de 2008, les relationship managers doivent composer avec une charge administrative croissante et des processus standardisés. Leur capacité à personnaliser leurs approches et à se consacrer pleinement à la relation client s’en trouve restreinte.
Quels sont les grands défis auxquels les RM sont confrontés aujourd’hui?
Les relationship managers jouent un rôle stratégique pour les banques et les sociétés de gestion, mais ils évoluent dans un environnement de plus en plus exigeant. Trois défis majeurs compliquent leur quotidien.
Le premier défi, probablement le plus frustrant, porte sur la gestion du temps. Entre les obligations administratives, les exigences réglementaires et les processus de conformité, une part significative de leur journée est consacrée à des tâches à faible valeur ajoutée pour les clients. Cette situation les empêche souvent de se concentrer pleinement sur la relation client, qui devrait pourtant rester au cœur de leur mission.
Ensuite, la pression concurrentielle et la saturation du marché compliquent leur capacité à se différencier. Les clients sont aujourd’hui sur-sollicités par une multitude d’acteurs offrant des solutions proches les unes des autres. Pour convaincre, un RM doit non seulement comprendre parfaitement les besoins spécifiques de ses clients, mais aussi être capable de démontrer une valeur tangible et différenciée.
Enfin, il y a l’érosion de la rentabilité, un problème particulièrement aigu en Suisse. Les marges diminuent sous l’effet combiné des taux d’intérêt bas et des contraintes réglementaires croissantes. Dans ce contexte, chaque interaction client doit être optimisée non seulement pour maintenir la performance actuelle, mais aussi pour préserver la pérennité des relations à long terme.
Sur quels critères les RM devraient-ils être évalués aujourd’hui?
Les critères traditionnels comme les revenus générés ou le volume des actifs sous gestion ne suffisent plus pour mesurer la véritable valeur d’un relationship manager. Ces indicateurs, bien qu’utiles, ne capturent pas la complexité et l’impact stratégique de leur rôle.
Aujourd’hui, il est crucial d’évaluer les RMs en se concentrant sur leur capacité à établir des relations solides et durables avec leurs clients. Il faut aller au-delà des chiffres pour comprendre la qualité de ces relations et la profondeur de la confiance qu’ils parviennent à créer.
Un autre aspect essentiel est la satisfaction et la fidélité des clients. La fidélité, en particulier, est un indicateur clé, car elle reflète la capacité du RM à transformer une interaction commerciale en un partenariat de long terme.
Enfin, leur aptitude à travailler en équipe ou à collaborer avec d’autres spécialistes est déterminante. Dans un monde où les solutions sont de plus en plus complexes, un relationship manager doit être capable de mobiliser des ressources variées pour offrir un service intégré et cohérent.
Quelle est l’approche de Mercury Metrics pour évaluer l’efficacité des relationship managers?
Chez Mercury Metrics, nous avons totalement repensé la manière de mesurer la performance des relationship managers, grâce à une méthode fondée sur les données. Notre démarche repose sur plus de 50 indicateurs clés, qui offrent une vue à 360° des forces et des axes d’amélioration des relationship managers. Ces indicateurs couvrent aussi bien des dimensions quantitatives, comme la rentabilité, que qualitatives, telles que la profondeur et la qualité des relations clients.
Notre méthode ne se limite pas à une évaluation statique. Elle intègre des outils prédictifs qui aident les banques et les sociétés de gestion à anticiper les trajectoires futures des RMs, qu’il s’agisse de l’évolution de leurs portefeuilles ou de leurs contributions à la stratégie globale. En traduisant ces analyses en business plans et en plans d’action personnalisés, nous apportons aux institutions la clarté nécessaire pour prendre des décisions concernant le recrutement, la gestion et le développement de leurs RMs.
Qu’espérez-vous accomplir avec Mercury Metrics?
Nous voulons aider les banques et les gérants indépendants à mieux comprendre et gérer leurs relationship managers. Grâce à des business plans étayés par des données précises, nous leur permettons de de mieux anticiper les besoins futurs et de structurer des stratégies claires pour maximiser les contributions de leurs RMs.
En complément, nous élaborons des plans d’action concrets, directement alignés sur les priorités stratégiques de chaque institution. Ces plans traduisent les objectifs des business plans en mesures pratiques et applicables, aidant les relationship managers à renforcer leurs relations clients, et à développer de nouvelles opportunités pour maximiser leur impact.
Au final, nous fournissons une méthode structurée, pragmatique, pour aider les institutions à gérer efficacement leurs talents et à prospérer dans un environnement de plus en plus compétitif.
Iavor Tzolov
Mercury Metrics
Iavor Tzolov est le fondateur de Mercury Metrics, une solution analytique permettant aux banques privées et aux sociétés de gestion d’évaluer et de comparer les compétences de leurs relationship managers en matière de gestion des relations. Après avoir occupé le poste de responsable de la stratégie et du développement chez Piguet Galland à Genève, il a créé Ortogon, une structure dédiée à l’accompagnement de décideurs et d’entrepreneurs face à des défis stratégiques et opérationnels complexes. Iavor est également cofondateur de Venture Mills, une initiative soutenant des startups dans la fintech et la transformation numérique.
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
Pierre Ricq
Union Bancaire Privée
«Bien faire la distinction entre le gestionnaire de fortune et le family officer»
RÉDACTION
redaction[at]sphere.swiss
PUBLICITÉ
advertise[at]sphere.swiss
ABONNEMENT
contact[at]sphere.swiss
ÉVÉNEMENTS
events[at]sphere.swiss
Case postale 1806
CH-1211 Genève 1
© 2023 Sphere Magazine
Site réalisé par Swiss House of Brands