Bougies

  • Par Patrick Oberhaensli
  • Fondateur & CEO
  • EVOLIDS FINANCE

Le reverse convertible: 25 ans d’innovation !

Créés voilà maintenant 25 ans – un quart de siècle – les reverse convertibles montrent qu’il est toujours possible d’innover en termes de produits d’investissement – aujourd’hui encore.

 

Patrick Oberhaensli

J’ai demandé à ChatGPT (dans les règles de ce nouvel art) d’écrire l’article à ma place. La déception ne sait pas faite attendre : l’Intelligence Artificielle est rapide mais si le sujet n’a pas déjà été traité d’une certaine manière il faut partir du principe que le résultat ne sera pas à la hauteur. Par contre, il est bien possible que cet article serve justement à « nourrir » la machine à l’avenir sans mon accord!

C’est l’histoire du premier (vrai) lancement du reverse convertible. Racontée en gardant un esprit pratique, loin d’une approche livresque.

La création du reverse convertible

C’était au printemps 1998 et les taux d’intérêts Suisse (et US) étaient déjà bas – la grande crise de l’an 2000 allait arriver 2 and plus tard. Pour les investisseurs institutionnels, il s’agissait d’optimiser les placements par rapport à leurs vues à moyen terme, appliquées à des actions défensives ou des actions qu’ils étaient prêts à accumuler si cela devenait nécessaire. Les horizons temps qui cohabitent ensemble sont en effet un élément clé pour ce segment d’investisseurs qui utilisent à la fois une allocation d’actifs stratégique et des ajustements tactiques – ces derniers reflétant une vue à court terme. Une vue à moyen terme complétant avantageusement ces deux perspectives communes. Et ce, en évitant l’effet de levier au niveau des investissements.

Ce dialogue risque-rendement pour être une base créative doit être soutenu par des connaissances techniques et pratiques très avancées. En effet, il s’agit là de comprendre tous les mécanismes clés liés aux options. Cela va du modèle de prix de l’option et des paramètres de risques à la relation entre deux options ayant le même sous-jacent, la même échéance ainsi que le même «strike»: la souvent mal comprise «put-call parity». A partir du prix du put qui donne le droit de vendre le sous-jacent au strike à l’échéance, on peut en déduire celui du call (avec les mêmes paramètres) et viceversa: tout «simplement». Et c’est ainsi que naquit le premier reverse convertible…

Le reverse convertible c’est si simple…

Le reverse convertible est un produit structuré composé d’une obligation et d’un put vendu indirectement par l’investisseur. Et c’est bien la prime provenant de la vente couverte et donc sans effet de levier du put (d’où une obligation de recevoir des actions en cas d’exercice) qui va permettre d’augmenter très sensiblement les coupons de l’obligation. Quant à l’investisseur qui achète le produit structuré au prix de 100% – côté à l’identique d’une obligation – il sera, à maturité du produit, soit remboursé à 100% soit il recevra un ensemble d’actions prédéfini si celles-ci perdent de la valeur par rapport au moment de l’émission (du reverse convertible). Dans ce cas, l’investisseur a une perte non-réalisée mais qui ne peut jamais aller au-delà des 100%. Aussi ne faut-il pas oublier de prendre en compte de risque de crédit de ladite obligation.

Le vrai premier reverse convertible

Si le tout premier reverse convertible a été émis sur l’action de la banque (émettrice) elle-même pour des raisons évidentes de simplicité, c’est sur une action particulière américaine que le vrai premier reverse convertible apparu. Il s’agissait de l’action Philip Morris et ce pour de nombreuses raisons. D’abord, l’action avait un risque spécifique bien connu, ensuite ce sont des caractéristiques attractives de volatilité et de dividende qui furent déterminantes. C’est en effet avec une volatilité (future) importante ainsi qu’un dividende supérieur que le put (qui est vendu) a un prix plus élevé.

Maintenant, si la banque émet en même temps un call warrant (option call à long terme) aux paramètres clés identiques alors la «put-call parity» est vérifiée et l’exposition résultante côté banque est tout simplement «short le sous-jacent». Et il n’y a dès lors rien de plus simple pour se couvrir des risques des options car il suffit d’être long le sous-jacent! La volatilité n’est ainsi plus un risque et les prix pour l’investisseurs peuvent être plus avantageux. Une situation véritablement gagnante-gagnante. Et ce fût un succès phénoménal dès le début car ce nouveau produit structuré répondait à un besoin réel des investisseurs.

C’est dans le régime actuel de volatilité (plus) élevée pour les actions que le reverse convertible est particulièrement attractif. Et ce d’autant plus que les taux d’intérêts sont plus hauts alors que l’on peut estimer (c’est une opinion) que les perspectives à moyen/plus long terme quant à ces taux seront meilleures.

Au fait, si je connais si bien l’histoire du reverse convertible, c’est que j’ai eu le privilège de créer cette toute nouvelle structure au printemps comme un nouveau départ, il y a 25 ans déjà cette année. Et le vrai premier reverse convertible fût bien remboursé en cash, au bout des trois ans de durée de l’instrument! Le reverse convertible est cependant aussi un cas très intéressant de la gestion de l’innovation en finance: un thème à explorer.

 

Patrick Oberhaensli

EVOLIDS FINANCE

Patrick Oberhaensli – 30 ans d’expérience « banque & finance » – est le fondateur/CEO d’ EVOLIDS FINANCE, société de services financiers disruptive. Si depuis 2009, il enseigne la finance à des professionnels dans différents domaines spécialisés, il a été responsable plus de 5 ans du développement institutionnel suisse chez un gestionnaire d’actifs néerlandais, dont il a permis la nette croissance. Auparavant, il a occupé différents postes seniors essentiellement orientés clients dans une grande banque suisse où il a en particulier créé le produit structuré reverse convertible. Patrick est titulaire d’un master de l’EPFL. Il détient également les diplômes CFA, CMT et FRM ainsi que le Certificate in ESG Investing,.

Trajectoire

  • Par Francesco Mandalà
  • Chief Investment Officer
  • MBaer Merchant Bank

Alerte à Pékin : vents contraires pour la Chine ?

L’histoire est pleine de revirements de sens épiques. En décembre dernier, la Chine a stupéfié le monde en annonçant l’abandon de sa politique « zero-COVID » en vigueur depuis 2020. Les ménages et les entreprises n’ont certes plus à s’inquiéter du verrouillage, mais la confiance des consommateurs et des entrepreneurs est fragile et l’ambiance reste chancelante.

Francesco Mandalà

Le changement d’attitude du gouvernement chinois à l’égard de la politique « zero-COVID » était un signe de pragmatisme. L’augmentation des coûts économiques et la diminution de l’incitation politique ont été les principaux facteurs qui ont poussé les autorités chinoises à prendre cette décision soudaine. Une autre raison était les preuves croissantes contre l’efficacité de la politique zéro COVID.

La fin des restrictions a certes déclenché une reprise économique, mais il reste à voir si elle permettra de réaliser des progrès durables. En effet, l’économie chinoise a nettement ralenti en 2022 (voir graphique 1) et le ralentissement devrait se poursuivre, car le pays doit faire face à des vents contraires tant conjoncturels que structurels.

Graphique 1: Croissance du PIB réel en Chine et indice de confiance des consommateurs.

Croissance du PIB réel en Chine et indice de confiance des consommateurs.

Source : Bloomberg, calculs mBaer.

Les économistes libéraux estiment que des années de planification centralisée faussent les prix et répartissent mal les ressources, ce qui se traduit finalement par une performance économique plus faible.

L’opinion la plus courante est que la Chine maintiendra sa croissance étonnante et continuera à surpasser les économies de marché libérales, y compris en termes d’innovation.

La Chine est devenue la plus grande économie du monde en 2016, et sa part du PIB mondial est désormais de 19%, contre seulement 15% pour les États-Unis. La Chine est également le leader mondial de la production, un partenaire commercial important, le principal moteur de la croissance économique mondiale et le siège de la plupart des entreprises les plus précieuses de la liste Fortune Global 500. Ce sont là des arguments de poids pour que la croissance chinoise se poursuive sans relâche. Les données les plus récentes montrent que l’économie a connu sa plus forte croissance depuis un an. Le gouvernement a réaffirmé son orientation favorable à la croissance en augmentant son objectif de déficit budgétaire, en s’engageant à protéger les droits des entrepreneurs et en introduisant diverses mesures pour lutter contre le problème du logement. La référence des fonctionnaires à la « nécessité de renforcer la confiance dans le marché » et aux « droits et intérêts des entrepreneurs » sont des changements bienvenus dans la rhétorique du parti.

Les vents contraires font flotter les drapeaux rouges

Les perspectives de la Chine sont aujourd’hui bien moins roses qu’au bon vieux temps de la croissance à deux chiffres du PIB (voir graphique 1).

Tout d’abord, l’économie s’est structurellement affaiblie au cours des dix dernières années. La liste verte des vents économiques contraires structurels comprend le surinvestissement chronique, la mauvaise allocation du capital – immobilier, un pour tous, la faible croissance de la productivité, la détérioration des finances publiques, le vieillissement de la population et un contrôle central plus strict de l’économie.

Deuxièmement, la pandémie a freiné les perspectives de croissance de la Chine. Troisièmement, le marché immobilier s’est fortement effondré ces deux dernières années, depuis la chute du grand promoteur immobilier, Evergrande. Le secteur immobilier est toujours en forte contraction. Il y a un risque que le retard en matière de logements partiellement construits ne puisse être rattrapé. Quatrièmement, l’environnement économique extérieur s’est détérioré, avec des risques croissants de récession aux États-Unis et en Europe, ce qui entraîne une baisse de la demande mondiale pour les exportations chinoises. La rivalité et la méfiance croissantes entre les États-Unis et la Chine, comme l’a montré l’incident du ballon espion, constituent un vent contraire supplémentaire pour l’économie chinoise, alors que les États-Unis augmentent leurs sanctions et leurs droits de douane sur les exportations chinoises.

La récente reprise de l’économie pourrait indiquer que la plus difficile période est terminée. Néanmoins, la Chine est confrontée à des défis économiques considérables et il lui faudra du temps pour se remettre de la politique « zero-COVID ». La trajectoire de croissance de la Chine n’est pas prometteuse.

 

Biographie

Francesco Mandalà, PhD a rejoint MBaer Merchant Bank en février 2021. Il a une formation en économie et en ingénierie financière, et ses compétences sont la gestion de portefeuille, la modélisation des titres à revenu fixe, la stratégie macro, la gestion des risques et l’analyse des fonds. Auparavant, Francesco a occupé diverses fonctions chez UBS et Julius Baer. Auparavant, il a été statisticien à la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort et analyste au Comité européen des contrôleurs bancaires (CECB) à Londres. Il collabore actuellement avec le Swiss Finance Institute (SFI) et co-dirige certaines classes de maître avec des universitaires du SFI. Francesco est titulaire d’un certificat en ingénierie financière et gestion des risques (Columbia University), d’un certificat en gestion des investissements avec Python et apprentissage automatique (EDHEC Risk Institute), d’un doctorat en économie (Pavia University), d’un MSc en économie et économétrie (Southampton University) et d’une licence en économie (Bocconi University, notes : 110/110). Francesco parle couramment l’italien et l’anglais.

Durabilité

  • Par Jon Duncan
  • Chief Impact Officer
  • Reyl Intesa Sanpaolo

Impact, durabilité et normes européennes 

Les acteurs de léconomie doivent s’adapter aux évolutions réglementaires et s’engager vers l’impact

Dans un contexte d’évolution rapide des marchés et des réglementations, nous nous efforçons à nous engager, nous adapter et renforcer notre engagement en faveur d’un impact positif, en nous concentrant sur la transition vers une économie durable. La banque s’appuie sur une vision systémique et scientifique du monde, qui tient compte des interconnexions entre la société, l’environnement et les marchés, afin de réduire les impacts négatifs de ses activités sur la clientèle, les collaborateurs, les communautés locales et la biosphère.

Jon Duncan

En 2023, nous allons concentrer nos efforts sur notre politique d’investissement responsable, l’évaluation des risques internes associés, la conformité, le développement de capacités d’analyse de la durabilité au niveau de la sécurité et la définition des préférences des clients en matière d’investissements durables. Et l’attrait pour cette classe d’actif est toujours bien présente.

Engouement pour l’ESG

Malgré les turbulences sur les marchés en 2022, les investissements durables continuent de croître, bien que le scepticisme des clients augmente, nous obligeant à leur apporter des informations plus détaillées. Nous devons également prendre en compte les différences entre ce que les consommateurs disent vouloir faire de leur argent et où ils le placent réellement. Une quête légitime de rendement est un facteur important, en particulier dans la gestion de fortune discrétionnaire. Les périodes de crise ont également tendance à inciter les investisseurs à se tourner vers ce qu’ils connaissent déjà.

L’allocation du capital se tourne de plus en plus vers la performance ajustée du risque et la recherche d’un impact positif. Cette évolution s’explique par quatre facteurs : un consensus scientifique croissant sur les risques biophysiques à long terme, tels que le changement climatique et la biodiversité, l’évolution des consommateurs envers des produits et services durables, la compétitivité économique à long terme des entreprises et les changements rapides de réglementation.

Pour évaluer les risques et l’impact des entreprises, divers paramètres sont à considérer, tels que l’intensité carbone, la chaîne d’approvisionnement et la stratégie à long terme. Les industries les plus exposées à long terme sont également celles qui ont été les premières à prendre en compte les risques climatiques.

Se conformer aux normes européennes

La Commission européenne doit parvenir à une croissance économique à faible intensité de carbone, économe en ressources et socialement inclusive. Dans cette optique, elle a élaboré une taxonomie de l’économie verte qui fournit un cadre pour les activités économiques alignées sur six objectifs environnementaux et trois objectifs sociaux.

Malgré les débats géopolitiques et les divergences d’opinion, l’UE continue de progresser avec la récente conclusion d’un accord sur la réglementation européenne relative aux obligations vertes. Goldman Sachs et Bloomberg estiment que les émissions d’obligations vertes atteindront 600 milliards d’euros en 2023.

… en conservant des rendements attrayants

La transition vers une « économie verte » prendra du temps et sera probablement volatile, avec un impact sur les P/E historiques dans l’ensemble des secteurs, des classes d’actifs et des régions. Les activités économiques alignées sur la taxonomie devraient bénéficier d’un accès au capital et à des opportunités de croissance. L’Agence internationale de l’énergie prévoit des investissements dans les énergies propres supérieurs à 2 000 milliards de dollars d’ici 2030, soit de 50% de plus par rapport à 2022.

Il est par ailleurs important de souligner que les investissements verts ou à impact ne généreront pas tous des rendements supérieurs. Les investisseurs devront adopter une approche prudente et équilibrée en modifiant leurs portefeuilles, afin de gérer les risques et les opportunités associés à la transition vers une économie verte.

Il est donc crucial pour les investisseurs de considérer l’alignement de leur portefeuille avec la transition climatique sur des horizons de trois, cinq ou dix ans, ou du moins de réfléchir à la manière de le faire. En effet, il ne faut pas s’attendre à ce que les investisseurs basculent tous leurs placements vers le durable immédiatement. Il est essentiel de déterminer par où commencer et d’adopter une approche progressive pour intégrer des investissements durables dans les portefeuilles.

La transition vers une économie durable est un processus complexe et en constante évolution, qui impose aux institutions financières, investisseurs et régulateurs un travail conjoint pour naviguer dans cet environnement incertain. Le Groupe REYL, en tant qu’acteur clé dans le secteur financier, s’engage à s’adapter aux évolutions réglementaires et à renforcer son engagement envers l’impact positif, en se concentrant sur la durabilité et en mettant en œuvre des stratégies d’investissement responsable. En travaillant ensemble, nous pouvons progresser vers un avenir plus durable et résilient pour tous.

Biographie

Jon Duncan a démarré sa carrière en 1996 en Afrique du Sud, où il a occupé des postes dans la recherche environnementale, le conseil et l’ingénierie. A la fois chercheur et consultant senior en durabilité chez Trialogue entre 2004 et 2006, Jon a conçu et mis en œuvre des stratégies en durabilité et en investissement social pour les entreprises. En 2006, il est nommé partenaire de la société Environmental Resource Management, spécialisée dans le climat et la durabilité en Afrique du Sud. Son travail consistait à renforcer la compréhension et la capacité des entreprises à gérer les principaux risques et opportunités liés à la durabilité et au changement climatique. En 2011, Jon est devenu responsable du programme d’investissement responsable du groupe Old Mutual, où il a dirigé l’élaboration et la mise en place du programme d’investissement responsable dans l’ensemble des opérations de l’entreprise à l’international. Il a développé les activités de recherche et d’analyse ESG d’Old Mutual, a élaboré des produits axés sur l’intégration ESG et la durabilité dans les différentes types d’investissement et classes d’actifs, et a dirigé l’engagement de l’entreprise auprès des principales parties prenantes, notamment les régulateurs, le monde universitaire, les clients et les médias, ainsi que les associations professionnelles. Jon a rejoint REYL & Cie en 2022 en tant que Chief Impact Officer, où il est chargé de développer, mettre en œuvre et diriger la stratégie d’impact de REYL & Cie afin de maximiser les opportunités de valeur ajoutée qui découlent de la transition économique mondiale vers une faible empreinte carbone.

 

Sensibilisation

  • Jade E. McLachlan
  • COO
  • B E L I E V E . Partners

Sensibilisation au développement durable et investissement à impact 

La genèse du changement : «Nous sommes les gardiens de notre planète» – Jane Goodall

Compte tenu de la prise de conscience globale de l’impact du changement climatique et de l’adoption indispensable de pratiques durables, les entreprises doivent absolument se joindre au mouvement et sensibiliser leurs collaborateurs et leurs clients. La sensibilisation au développement durable et l’investissement à impact peuvent être des outils puissants pour insuffler des changements positifs. C’est dans cet esprit que les fondateurs ont créé B E L I E V E Partners en 2021.

Jon Duncan

Entreprise à mission indépendante, B E L I E V E . Partners est une société suisse spécialisée dans le conseil et les technologies éducatives possédant une vaste expérience dans les domaines de la finance, de l’administration et des entreprises. B E L I E V E . crée des programmes d’éducation et de développement proposant aux entreprises des solutions hybrides (digitales/physiques) dans le domaine du développement durable et des thématiques connexes.

Éducation: Pour un impact durable

«Chez B E L I E V E ., nous adoptons une approche globale de l’éducation au développement durable», affirme Jade McLachlan, Directrice des opérations et Associée de B E L I E V E. «Nous sommes convaincus qu’il est essentiel de présenter ces sujets d’une manière nouvelle, objective et émancipatrice pour que les entreprises se projettent véritablement vers un avenir durable

Les programmes de B E L I E V E . fournissent des supports éducatifs accessibles et stimulants sur le climat et le développement durable à un large éventail de personnes et d’organisations, en leur donnant les moyens d’agir de manière durable et consciente.

L’un des principes directeurs de B E L I E V E . est que la sensibilisation au développement durable doit être dispensée différemment, sans dogme ni fatalité, et qu’elle doit être accessible à un public plus large. L’équipe travaille en étroite collaboration avec ses clients pour comprendre leurs besoins et élaborer des programmes sur mesure répondant à leurs objectifs.

Les programmes développés par B E L I E V E peuvent notamment aider les entreprises à se constituer une main-d’œuvre plus impliquée et plus motivée, ce qui se traduit par une productivité accrue et des performances globales plus élevées[1]. Les collaborateurs qui comprennent l’importance du développement durable, des initiatives en faveur du climat et pourquoi leur travail quotidien peut apporter des changements positifs sont plus susceptibles d’être inspirés et motivés. Les initiatives éducatives liées au développement durable peuvent également aider les entreprises à accroître leur résilience en comprenant mieux les risques – mais aussi les opportunités – liés au changement climatique et à d’autres défis en matière de développement durable.

Cette implication peut également renforcer les relations avec les clients. Les consommateurs, de plus en plus soucieux de l’environnement, recherchent des entreprises qui partagent leurs valeurs. En démontrant leur engagement en faveur du développement durable et en sensibilisant leurs clients à l’importance de cette thématique, les entreprises peuvent nouer des relations plus fortes et ayant plus de sens avec leurs clients.

«L’économie est un sous-système de la planète, et non l’inverse» – Kate Raworth

Jade McLachlan poursuit: «Chez B E L I E V E , nous savons qu’il existe des moyens multiples et complémentaires de s’attaquer à la crise climatique, notamment des mécanismes de marché respectant l’intégrité et les réglementations relatives à l’environnement, ainsi que la nécessité de mettre un terme à sa destruction et à sa dégradation. Nous avons aussi pleinement conscience de l’importance cruciale de la biodiversité et de son rôle dans l’émergence d’un avenir durable, ainsi que de la nécessité de soutenir et d’apprendre des peuples autochtones qui gèrent de manière durable les ressources naturelles depuis des milliers d’années».

Collaboration et partenariats : maximiser notre impact

Insuffler des changements positifs oblige également de nouer des relations. La collaboration entre les entreprises, les gouvernements, les ONG et les communautés locales est essentielle pour insuffler un changement systémique et engendrer un avenir durable. B E L I E V E . Partners donne la priorité à la collaboration et à la création de partenariats, ainsi qu’à l’éducation. En collaborant avec ses différentes parties prenantes, toute entreprise peut maximiser son impact et promouvoir le financement des investissements à impact pour insuffler un changement positif.  «Nous accordons beaucoup d’importance à la restauration de la biodiversité dans le cadre de nos initiatives de sensibilisation au développement durable et à l’investissement d’impact. En collaborant avec des écologistes, des universitaires et des communautés locales, et en les mettant en relation avec des entreprises soucieuses de contribuer au développement durable, nous pensons être en mesure d’apporter un changement significatif et de contribuer à la restauration et à la protection de la biodiversité de notre planète», explique Jade McLachlan, «En investissant dans des projets et des activités durables qui accordent la priorité à l’environnement, les entreprises peuvent promouvoir la transition vers un avenir plus durable. Cette approche est bénéfique pour la planète, mais c’est aussi une opportunité non négligeable pour les entreprises de générer des performances financières de manière éthique

 «Il est essentiel d’accroître le financement des investissements dans le domaine du climat pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux. Les gouvernements, en faisant bon usage des fonds publics et en donnant des signaux clairs aux investisseurs, peuvent considérablement contribuer à réduire ces obstacles. Les investisseurs, les banques centrales et les organismes de réglementation financière peuvent également jouer un rôle décisif. Il existe des mesures politiques qui ont fait leurs preuves et qui peuvent permettre de réduire considérablement les émissions et d’améliorer la résistance au changement climatique si elles sont mises en œuvre à plus grande échelle et appliquées plus largement. L’engagement politique, les politiques coordonnées, la coopération internationale, la gestion des écosystèmes et la gouvernance inclusive sont autant d’éléments majeurs pour une action climatique efficace et équitable.» GIEC, mars 2023 

Selon B E L I E V E . Partners, la sensibilisation au développement durable et l’investissement à impact sont des outils essentiels pour les entreprises souhaitant garder une longueur d’avance et se projeter définitivement vers un avenir durable. «Nous sommes déterminés à avoir un impact significatif et à réimaginer le mode de diffusion de l’éducation au développement durable. Notre mission est de donner aux gens les moyens d’apporter des changements positifs et de contribuer à l’émergence d’un avenir commun, en dispensant une éducation qui touche leur cœur et leur esprit, et leur permet de mettre leurs connaissances en action», conclut JadeMcLachlan.

 

[1] «La satisfaction et l’implication des collaborateurs dépendent de leur compréhension et leur l’adhésion à la mission ou à l’objectif d’une organisation. Ceux et celles qui connaissent et comprennent la mission ou l’objectif de leur organisation sont plus susceptibles d’être impliqués et satisfaits de leur travail. Compte tenu de la corrélation entre la satisfaction, l’implication et les résultats d’une entreprise, le degré de compréhension et d’adhésion des collaborateurs à la mission ou à l’objectif de leur organisation peut avoir des conséquences importantes sur sa réussite». (Harter, J. K., Schmidt, F. L., & Hayes, T. L. (2002). «Business-unit-level relationship between employee satisfaction, employee engagement, and business outcomes: A meta-analysis». Journal of Applied Psychology, 87(2), p274.

 

Equity

  • Sophie Bourroux et Florian Ménard
  • Private Markets Investor Relations
  • Indosuez Wealth Management Switzerland

Le Private Equity est-il durable ?

Classe d’actifs de plus en plus prisée, les acteurs du Private Equity intègrent désormais dans leurs processus de sélection les enjeux essentiels de la durabilité. Une thématique qui transforme en profondeur ce domaine d’investissement à l’image des autres univers. Mais pour quel impact ?

En l’espace de quelques décennies, le Private Equity est passé du statut d’investissement de niche à celui d’incontournable, au point de devenir essentiel dans une allocation d’actifs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2021, le montant sous gestion d’actifs non cotés atteignait USD 10’000 milliards alors qu’il n’était que de USD 3’000 milliards dix ans plus tôt[1].

Sophie Bourroux et Florian Ménard

Les atouts d’une classe d’actifs en pleine progression

Alors pourquoi un tel succès ? Tout d’abord, pour son potentiel de rendement élevé. Le Private Equity présente généralement des performances supérieures aux investissements traditionnels, car il permet de prendre des participations dans des entreprises non cotées, souvent à un stade de développement plus ou moins avancé, et présentant des projections de forte croissance. Ensuite pour son pouvoir de diversification, les performances étant le plus souvent moins corrélées à celles des marchés financiers. Les investisseurs peuvent également exercer avec le Private Equity un contrôle accru sur le management des entreprises qu’ils financent, ce qui leur permet de jouer un rôle plus actif dans la gestion de leur placement, qui plus est lorsqu’ils sont majoritaires au capital.

Le potentiel du long terme

C’est sans doute pour ces raisons-là, mais aussi parce que le Private Equity est un investissement qui s’inscrit sur le long terme que cette classe d’actifs est particulièrement bien placée pour intégrer efficacement dans sa gestion les critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG). Sachant qu’une participation s’inscrit sur 5 ans en moyenne et que les entreprises non cotées ont plus de temps que les autres pour déployer leur stratégie, on comprend mieux leur latitude à agir de manière à avoir un impact positif. À noter que les petites et moyennes entreprises ont aussi une capacité de transformation plus importante que les grandes capitalisations qui ont généralement plus de difficultés à évoluer rapidement en raison d’une plus forte inertie.

Des investisseurs de plus en plus responsables

Sans compter que le monde a changé. Même si toutes les catégories d’investisseurs n’adhèrent pas encore pleinement aux principes de finance durable, les nouvelles générations et les investisseurs institutionnels ont donné une impulsion sur laquelle il sera difficile de revenir. Ces derniers sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à définir des chartes d’investissements dans lesquelles la part accordée à la durabilité devient fondamentale. Pour les soutenir, l’Association pour les commanditaires institutionnels du capital-investissement (ILPA) a également mis en place des grilles d’analyse permettant d’évaluer les politiques ESG de gérants ou de fonds.

Une pression accrue sur les entreprises

Les contrôles comme les approches d’investissement durable dans le domaine du Private Equity vont également beaucoup plus loin qu’auparavant. Alors que l’on se contenait, il y a peu, de quelques questions sur la thématique ESG lors du processus de due diligence, le suivi se fait désormais « avant, pendant et après » le déploiement de la stratégie, jusqu’à la réalisation du plan de sortie. De la même manière, si les investisseurs se satisfaisaient auparavant de stratégies valorisant des entreprises ayant un bon ‘rating ESG’ ou excluant celles ayant des liens trop marqués avec des industries jugées négatives (armes non conventionnelles, tabac, etc.), ils cherchent désormais à générer un impact plus mesurable, concret et positif sur le terrain. Ceux-ci s’intéressent donc prioritairement aux sociétés responsables dont la création de valeur et la performance financière s’appuient sur la promotion de thématiques et d’activités à vocation environnementale et/ou sociétale (climat, santé, éducation, technologie, alimentation, etc.)

Le défi de la transparence

On le voit, le sujet s’est désormais emparé des marchés privés et les acteurs cherchent à s’organiser. Mais la vigilance reste de mise. Si le Private Equity se positionne de plus en plus sur les thématiques de durabilité, il ne faut pas perdre de vue que la réflexion n’en est qu’à ses débuts. Les choses se mettent en place, mais sont encore appelées à évoluer. Il existe également beaucoup de cadres différents dont il faut tenir compte, certains contraignants, d’autres non.

Chercher à faire du Private Equity durable, c’est effectuer un investissement engagé. Mais pour comprendre la portée de ce geste, il est capital de pouvoir évaluer ce que fait réellement un gérant ou une société. En conséquence, plus on aura de transparence sur leurs actions, plus le respect des critères ESG sera élevé. C’est en tout cas ce que l’on est en droit d’attendre de cet univers en pleine mutation.

 

Indosuez Wealth Management

Indosuez Wealth Management est la marque mondiale de gestion de fortune du Groupe Crédit Agricole. Façonné par plus de 145 ans d’expérience dans l’accompagnement de familles et d’entrepreneurs, le Groupe compte près de 3’000 collaborateurs dans 10 territoires à travers le monde et propose une approche sur mesure permettant à chacun de ses clients de préserver et développer son patrimoine au plus près de ses aspirations. Dotées d’une vision globale, ses équipes apportent conseils experts et service d’exception sur l’un des plus larges spectres du métier, pour la gestion du patrimoine privé comme professionnel. Avec 130 milliards d’euros d’actifs sous gestion (au 31.12.2022), Indosuez Wealth Management figure parmi les leaders mondiaux de la gestion de fortune.

[1] Source : Goldman Sachs – The Private Market « Supercycle » (2022) qui évalue à USD 18’000 milliards , les actifs sous gestion en Private Markets d’ici à 2026.