Principes
Patrick Humbert-Verri
Probus Pleion
« La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »
Dans un environnement houleux, qui voit les contrariétés se succéder les unes aux autres, l’économie circulaire peut à juste mettre en avant ses valeurs et ses vertus. Les solutions qu’elle propose – les vrais plans B – auront un impact significatif sur le futur de notre société.
Et si la hausse spectaculaire de l’inflation et l’envolée des cours des entreprises énergétiques et des matières premières en 2022 étaient une bénédiction pour l’économie circulaire ? Des prix de l’énergie et des matières premières élevés et volatils, des émissions record de gaz à effet de serre et même un retour du charbon ne cadrent a priori pas très bien avec une telle philosophie. Mais en fait, ces événements ont servi de réveil brutal !
La plupart des entreprises ont du mal à faire face à l’inflation des coûts élevés et aux problèmes de chaîne d’approvisionnement liés au modèle de mondialisation excessive. Les consommateurs ont souffert pour satisfaire leurs besoins de base en raison des factures d’énergie élevées, de l’augmentation des taux hypothécaires et de l’inflation du coût de la nourriture. Les investisseurs ont été confrontés aux fortes hausses de taux d’intérêt des banques centrales et les gouvernements ont dû composer avec une dette croissante et une infrastructure toujours vieillissante.
Ces événements ont peut-être sonné le glas de l’économie linéaire traditionnelle. Cette année pourrait être le point de basculement d’une transition vers une économie circulaire avec la neutralité carbone et la préservation de la biodiversité comme fil rouge.
Plusieurs catalyseurs poussent vers cette transition : le soutien réglementaire et politique, la recherche de chaînes d’approvisionnement locales et résilientes, la sensibilisation accrue des consommateurs, l’inflation des coûts des matières premières et les engagements des entreprises.
1. L’Inflation Reduction Act présenté par les États-Unis est le plan de dépenses le plus ambitieux pour s’attaquer au changement climatique avec une visibilité à long terme pour les investisseurs. La Commission européenne travaille également sur son propre plan pour rivaliser avec les USA. Ces réglementations deviennent les nouvelles armes du monde civilisé.
2. La mondialisation à l’extrême a engendré des problèmes de chaîne d’approvisionnement dans de nombreuses industries. Le concept de la relocalisation, processus pour rapatrier les opérations plus près du pays d’origine de l’entreprise et de ses consommateurs, gagne en popularité.
3. Les consommateurs ont bénéficié de décennies de déflation et d’accès à des produits et services bon marché et abondants, en partie grâce à la mondialisation et à l’innovation. La prise de conscience de l’impact environnemental négatif de certains comportements n’est pas nouvelle. En revanche, la confrontation à la dure réalité de l’inflation devrait inciter à changer les habitudes des consommateurs vers des alternatives locales, des options d’économies d’énergie ou des modèles alternatifs.
4. Les fortes fluctuations des prix de l’énergie, de l’alimentation ou des matières premières ont causé des dégâts chez les consommateurs et les entreprises, moins préparés à une volatilité élevée qu’à des prix à long terme plus élevés mais prévisibles. La nécessité de dissocier l’activité économique de l’extraction de matières premières vierges devient évidente pour les entreprises alors qu’elles essaient d’augmenter le recyclage et de trouver des alternatives (biosourcées) dans leurs processus et chaines de valeur.
5. Nous avons vu s’accélérer l’implication des entreprises en faveur de la neutralité carbone et de la biodiversité. Responsabilisées, ces entreprises sont tenues de prendre des mesures pour atteindre ces objectifs. Près d’une majorité des sociétés cotées dans le monde se sont engagées sur plusieurs objectifs de neutralité carbone et de préservation de biodiversité. La pression sur leurs chaines de valeur, qui va également augmenter, les stimulera d’autant plus.
En définitive, la transition vers une économie circulaire est un défi de taille qui nécessite une approche pragmatique, rigoureuse et tournée vers l’avenir. Il est crucial de soutenir non seulement les entreprises ayant les meilleures pratiques environnementales, mais également celles qui investissent dans la transition malgré une empreinte environnementale relativement élevée. Cela permettra de maximiser l’impact positif de la transition et de mitiger les risques liés à la valorisation des entreprises. En tant qu’économie au sens large, la transition vers une économie circulaire doit être abordée de manière transversale, impliquant tous les secteurs et domaines d’activité.
Jonathan Graas
Decalia
Jonathan Graas est co-lead portfolio manager de la stratégie Decalia axée sur les secteurs innovants et l’économie circulaire. Il a rejoint Decalia l’an passé, et il y a retrouvé Alexander Roose et Quirien Lemey avec lesquels il avait travaillé précédemment chez DPAM. Il y gérait un fonds durable américain et co-gérait deux fonds thématiques durables, pour un encours total de plus de 4 milliards d’euros. Jonathan est titulaire d’une maîtrise en mathématiques appliquées de l’Université catholique de Louvain et d’une maîtrise en finance internationale de HEC Paris.
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Quel est le rôle fondamental du private equity dans la transformation de l’économie et quelle signification en tirer pour les investisseurs ? C’est à ces questions que s’intéresse eevolve. Dans le cadre de son engagement pour une croissance durable, eevolve accompagne des entreprises de taille moyenne en Suisse afin de créer ensemble de la valeur pour les entreprises, les investisseurs et la société.
Regardons d’abord le marché en général. Pour beaucoup, 2022 a marqué un tournant dans le domaine du private equity, après des investissements records. Comment la situation a-t-elle évolué depuis ?
Nous avons effectivement connu une forte croissance jusqu’en février 2022. Avec le début du conflit ukrainien, les hausses des taux d’intérêt des banques centrales ainsi que les corrections significatives des valorisations sur les marchés, un important recul a ensuite eu lieu. Il a entraîné un ralentissement dans les investissements et des répercussions lourdes en matière de désengagement, surtout du côté des IPO. Parallèlement, nous constatons un allongement de la durée moyenne de détention en portefeuille et un ralentissement des distributions.
En même temps, il y a aussi des signaux positifs : le private equity a de nouveau prouvé sa capacité de résistance pendant la crise. De bonnes années d’investissement s’annoncent, notamment en raison de la baisse des prix. Ce sont surtout les marchés de petite et moyenne taille qui offrent la possibilité d’obtenir des rendements supérieurs à la moyenne.
Qui s’est plutôt retiré ici : les investisseurs institutionnels ou les particuliers ?
Les incertitudes du marché ont certainement freiné les investissements de manière générale. Les investisseurs institutionnels, ont paradoxalement dû ralentir leurs nouveaux investissements dans cette classe d’actifs en raison de l’évolution positive du private equity et de l’augmentation de sa part relative dans leurs portefeuilles. Pour les investisseurs privés, la démocratisation de la classe n’est en qu’au commencement, avec une multitude de nouvelles voies d’accès.
Qu’est-ce que cela signifie pour eevolve ?
Nous avons clairement ressenti cette évolution, et les investisseurs sont devenus plus exigeants dans le choix de leurs partenaires. Les gestionnaires private equity qui ont su se différencient et qui afficchent un bon historique continuent heureusement à compter sur le soutien des investisseurs institutionnels. Il existe par ailleurs un besoin évident de solutions de private equity, y compris de la part des entreprises de taille moyenne. Notre philosophie est d’apporter du capital et d’y ajouter des compétences opérationnelles dans les domaines du développement, de la numérisation et de la durabilité. C’est de cette façon que nous pouvons assister les entreprises dans leurs processus de transformation.
Pourquoi visez-vous les entreprises de taille moyenne ?
En principe, le modèle de capital-investissement est adapté aux périodes de changement. Les mots-clés à cet égard sont une gouvernance forte, un actionnariat actif, une compétence opérationnelle, une orientation vers le long terme et une expérience des prises de contrôle. Nous sommes convaincus que les entreprises de taille moyenne en ont besoin. Il y a là une niche claire que les grandes entreprises, comme Partners Group, ne couvrent pas.
En Suisse, mais aussi dans de nombreux pays voisins, les banques viennent toujours en soutien dans le secteur des PME. En tout cas plus qu’aux États-Unis. Voyez-vous des changements se produire sur ce point ?
Tout à fait. Les entrepreneurs acceptent de plus en plus d’intégrer non seulement des capitaux passifs, mais aussi des capitaux privés actifs dans le cadre d’un développement d’entreprise réussi. A fortiori lorsqu’il s’agit de réussir leur transformation vers la durabilité. Cela nécessite non seulement des investissements, mais aussi des compétences opérationnelles. Parallèlement, le private equity devra se réinventer en permanence. Le modèle d’investissement et de cession pur appartient au passé. L’avenir réside dans le rôle de sparring partner, actif et confiant, avec une claire contribution de valeur opérationnelle.
Quelles sont les perspectives qui s’offrent à vous dans cette situation ?
Les incertitudes demeurent, nous devrons sans doute aussi compter avec des taux d’intérêt plus élevés et, par conséquent, des coûts du capital plus importants. Il s’agit d’assurer la pérennité du portefeuille existant. Concrètement, cela signifie que nous devons planifier des scénarios, prendre en compte les changements de modèles commerciaux et anticiper les évolutions du marché. Du côté des investisseurs, nous nous attendons à un intérêt croissant à long terme pour les placements sur les marchés privés. Grâce à un accès plus facile et à une offre croissante au moyen de structures semi-liquides, de secondaries, de stratégies evergreen et long hold, la classe d’actifs s’ouvre à un public plus large. Parallèlement, la classe se développe. Private Debt, Private Infrastructure, Private Real Estate, Private Equity, Secondaries, Growth, Venture : les investisseurs se familiariseront également très bien avec ces termes. Les rendements attendus restent attractifs en termes absolus et relatifs.
Philippe Bucher
Eevolve
Philippe Bucher est cofondateur et managing partner d’eevolve. Bucher était auparavant partenaire chez Capvis, membre de la direction et du comité d’investissement. Plus tôt dans sa carrière, en tant que COO, Bucher a contribué à faire d’Adveq (Schroders Capital) une société de private equity institutionnelle et globale. Il a commencé sa carrière chez Arthur Andersen et PwC. Titulaire d’un master en économie de l’université de Zurich, complété par des programmes exécutifs à la Harvard Business School et à l’IMD, et il est certifié CPA et CFA. Bucher dirige le chapitre Private Equity de la Swiss Private Equity & Corporate Finance Association (SECA). Il siège par ailleurs au conseil d’administration de Mill Reef Capital et d’Emerald Technology Ventures.
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Le communiqué de la FINMA sur l’état des requêtes déposées par les gestionnaires de fortune et des trustees, publié en début d’année, a suscité des échos divers. Environ 1’000 requêtes sont encore en suspens mais pour l’expert en réglementation Michel Tröhler, ceci n’a rien d’alarmant. Par ailleurs, les premières tendances quant à la mise en œuvre de la réglementation commencent à apparaître, et celles-ci valent pour l’ensemble du secteur.
Monsieur Tröhler, fin janvier, on a appris que 1’000 requêtes d’autorisation de gestionnaires de fortune étaient encore en suspens auprès de la FINMA : ce chiffre vous a-t-il surpris ?
Non, pas du tout. La communication FINMA sur la surveillance 02/2023 comporte les chiffres effectifs : jusqu’à la fin de l’année 2022, celle-ci a reçu 1’534 requêtes de gestionnaires de fortune au total ; à ce moment, 642 gestionnaires étaient autorisés ; cependant un peu plus de 80 d’entre eux sont des sociétés de groupes suisses selon la LEFin. Il est important de répéter que les établissements qui ont déposé leur requête dans les délais jusqu’au 31.12.2022 peuvent poursuivre leur activité jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue par la FINMA ; ce sont ceux qui n’ont pas respecté ce délai qui ne peuvent plus le faire, et selon la communication de la FINMA il ne s’agit que d’une vingtaine d’entreprises. En revanche, le nombre d’entreprises qui ont renoncé à déposer une requête est très élevé puisqu’il y en a plus de 1’000, et ce n’est pas uniquement le fait de cessations d’activité pour départ anticipé à la retraite ou suite à des fusions : de nombreux acteurs du marché ont délibérément adapté leur modèle d’affaires et se sont lancés dans des domaines non soumis à autorisation, comme le pur conseil en placement. Dans le cas des GFI, on peut parler d’un élagage significatif.
Vous avez eu un aperçu de différents gestionnaires de fortune qui se sont soumis à la réglementation. Quelles ont été leurs premières impressions et comment évaluez-vous la suite de la procédure de réglementation ?
Tout d’abord, cette procédure d’autorisation a pris beaucoup de temps et a été éprouvante pour certains. En même temps, il est clairement apparu que le nouveau régime n’impose pas des règles fondamentalement différentes des codes déontologiques des anciens OAR. Pour la plupart des gérants de fortune, ce sont donc moins leurs domaines d’activité qui ont changé que leur structure organisationnelle et la manière de documenter leurs activités. La répartition exacte des tâches entre l’AO et la FINMA reste parfois peu claire ; de même, quelles sont les modifications à annoncer, quand, à qui, et comment. A mon avis, des modifications ponctuelles des directives comme la modification de certaines activités de contrôle dans la matrice des risques du SCI, ne devraient pas entraîner une requête complète via l’EHP, et l’autorité de surveillance devrait maintenant trouver des solutions pragmatiques à cet égard.
La plupart des petits gestionnaires de fortune ne peuvent guère se permettre d’employer un compliance officer à 100 % ?
En effet. En raison des risques inhérents aux modèles d’affaires, il faut souvent prendre des dispositions organisationnelles telles que la séparation fonctionnelle des activités rémunératrices, de celles qui concernent le contrôle. Mais ensuite, il faut « exercer l’interaction » avec compliance et risk, car en cas de séparation, ces fonctions agissent vraiment indépendamment des autres unités dans l’entreprise, ce qui représente un terrain inconnu pour certains. Il est possible de procéder à une externalisation, et ces fonctions deviennent alors tout à fait indépendantes. Le besoin d’expertise en matière de compliance et de risk management va maintenant devenir très important pour les GFI, ce qui est aussi un autre résultat du nouveau régime, et il n’y a guère assez de compliance officers et de risk managers en Suisse. De nouvelles offres issues du domaine « Regtech » sont donc nécessaires, tout en sachant que les contrôles pour compliance & risk ne peuvent être automatisés que dans une certaine mesure.
A quels autres changements par rapport au régime précédent les gestionnaires de fortune doivent-ils s’attendre ?
Parlons du conseil d’administration : ici, à partir d’une certaine taille, une majorité d’indépendants est requise. Pour les grande GFI une bonne conception de la gouvernance d’entreprise jouera un rôle de plus en plus important : il se pourrait qu’un directeur général ne puisse plus être en même temps président du conseil d’administration. Jusqu’à présent les petits GFI, où le directeur était aussi propriétaire (actionnaire unique), ne tenaient même pas l’AG annuelle de leur propre SA, et encore moins les procès-verbaux de leurs réunions de conseil d’administration. Les réviseurs devront notamment garder un œil sur cela. Il en va de même du contrôle des exigences en matière de fonds propres, qui constitue une tâche importante u Risk Manager. Il y a donc certainement pour beaucoup des changements dans les différents processus, ce qui entraîne des coûts dans les activités de contrôle nécessaires.
Terme-clé « coût » – venons-en encore à la technologie : ces dernières années des signaux clairs ont montré qu’un outil PMS/CRM était indispensable, l’époque où on manipulait des fichiers Excel étant révolue. Quelles sont vos expériences dans ce domaine ?
De mon point de vue, il n’y a pas d’obligation en la matière. Celui qui connaît très bien ses clients et dont le nombre est raisonnable n’a pas besoin d’acquérir un outil coûteux. Un tel GFI maîtrise bien la documentation de ses clients (même si elle est sur papier et/ou .xls) et a une vue d’ensemble des ordres. Pour les plus grandes organisations – nous parlons ici de plus de 75-100 clients – cela vaut certainement la peine d’investir dans la technologie, d’autant qu’en raison de la surabondance de l’offre sur ce marché « fintech », les prix pour les GFI ont favorablement évolué à la baisse durant ces dernières années. Chacun doit décider pour lui-même s’il faut un outil PMS/CRM ou une solution stand-alone pour les besoins spécifiques du compliance et risk management.
Michel Tröhler
Alithis AG
Michel Tröhler est juriste et spécialiste en réglementation. Il travaille dans deux entreprises de conseil : Alithis AG où, aux côtés du directeur Marc Blumenfeld, spécialisé dans les structures de trust, il s’est occupé en 2022 des requêtes LEFin à la FINMA pour un peu plus de 10 GFI; BS Consulting GmbH, où, parallèlement au domaine tax-services sous la direction de Stefan Bouclainville, il crée un nouveau domaine compliance-services pour lequel il a acquis plusieurs clients. Il est par ailleurs employé à temps partiel auprès de différents GFI en tant que titulaire d’une fonction ou suppléant dans le domaine compliance et gestion des risques. Avant de revenir à la pratique, il a fait partie, jusqu’à fin 2021 de la direction de l’Association Suisse des Gestionnaires de fortune (ASG) pour ses quelque 400 membres (membres actifs et partenaires) de Suisse alémanique et au préalable a travaillé durant de nombreuses années dans l’industrie des fonds de placement.
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