Remous

Solutions Investissement

  • Brewen Latimier
  • Manager
  • Colombus Consulting

L’eau, angle mort de la finance durable

Alors que la finance durable s’impose indiscutablement, malgré quelques soubresauts, une ressource essentielle reste étonnamment absente des radars : l’eau. Pourtant, la pression croissante exercée sur cette ressource — entre stress hydrique, pollution et conflits d’usage — constitue un risque systémique pour les entreprises comme pour les investisseurs. Analyse de Brewen Latimier.

Les chiffres sont sans appel : 2,4 milliards de personnes vivent déjà sous un stress hydrique sévère selon le World Resources Institute. Le Forum Economique Mondial avance quant à lui que 50 % du PIB mondial dépend directement d’un accès sûr à l’eau. Et les entreprises interrogées par le Carbon Disclosure Project estiment à plus de 15 milliards de dollars les pertes financières liées à l’eau pour la seule année 2023. Si rien ne change, 40 % des besoins mondiaux en eau ne seront pas couverts d’ici 2030.

Pour les gestionnaires d’actifs, cela signifie que certains investissements – même jugés résilients sur le plan climatique – peuvent en réalité être exposés à des risques hydriques majeurs, avec des impacts directs sur la performance financière et la valorisation long terme.

Quand l’eau devient un révélateur de vulnérabilité

La Suisse n’est pas épargnée. Nestlé Waters fait aujourd’hui face à une enquête pénale liée à sa gestion de la ressource à Henniez, et subit des restrictions d’exploitation croissantes en France. Plus largement, l’Europe connaît déjà des épisodes de stress hydrique récurrents, qui impactent les chaînes d’approvisionnement de secteurs clés : agroalimentaire, chimie, semi-conducteurs, énergie ou immobilier.

Pour mémoire, les inondations dans le Valais en 2024 ont perturbé l’activité d’un fournisseur de Porsche, entraînant une perte estimée à un milliard d’euros. Ces exemples montrent que l’eau ne relève plus de la philanthropie environnementale : elle est devenue une variable stratégique de gestion des risques, y compris pour des groupes cotés détenus dans les portefeuilles de clients privés.

Une opportunité pour les gestionnaires suisses

La Suisse, place forte de la gestion durable, a un rôle pionnier à jouer. Face à des clients de plus en plus sensibles aux risques ESG et à la robustesse de leurs portefeuilles, intégrer l’eau dans l’analyse des actifs permet de se différencier tout en protégeant la performance.

Cela implique une triple évolution :

D’abord, intégrer les risques physiques, réglementaires et réputationnels liés à l’eau dans les due diligences. Ensuite, utiliser les outils de mesure déjà disponibles – données satellites, rapports CDP, Water Risk Atlas, scénarios de stress hydrique – pour affiner l’évaluation des actifs. Enfin, identifier les entreprises non seulement résilientes, mais aussi innovantes en matière de gestion ou de traitement de l’eau, qui incarneront les leaders de demain.

Les données existent mais ce qu’il manque, c’est une structuration de ces données dans les modèles d’analyse et de valorisation. Intégrer le coût de l’eau – ou son absence – dans les prévisions de cash flow, aligner stratégie d’investissement et résilience hydrique, ou encore identifier les entreprises porteuses de solutions durables : telles sont les pistes à explorer pour que l’eau devienne un véritable levier de performance.

Vers une nouvelle vision du risque

Les Chief Investment Officers et les conseillers patrimoniaux doivent aujourd’hui penser l’eau non plus comme une simple contrainte environnementale, mais comme un paramètre économique fondamental. Une entreprise qui dépend fortement d’un accès à l’eau, sans stratégie de gestion durable, est une entreprise à risque – même si ses résultats actuels semblent solides.

C’est ici que le rôle du Chief Sustainability Officer devient stratégique. Le CSO n’est plus seulement garant de la conformité ESG ou des rapports extra-financiers : il devient un partenaire clé dans l’évaluation des risques matériels, en lien direct avec les décisions d’investissement. En collaboration avec les CIO, il peut identifier les zones de vulnérabilité hydrique, anticiper les régulations émergentes, intégrer les scénarios de stress dans l’allocation d’actifs et orienter les flux vers des entreprises capables de transformer cette contrainte en avantage compétitif.

Dans le contexte suisse, où la précision, la rigueur et l’anticipation sont des valeurs centrales de la gestion privée, ce tandem CSO–CIO est appelé à devenir un levier de performance différenciante. Car demain, la robustesse d’un portefeuille ne se mesurera plus seulement à sa rentabilité, mais aussi à sa résilience face à des chocs systémiques, comme ceux liés à l’eau.

Un enjeu de fidélisation client

Enfin, intégrer l’eau dans les portefeuilles est aussi une réponse aux attentes des clients fortunés de la nouvelle génération. Ceux-ci recherchent des placements alignés avec leurs valeurs, mais qui leur permettent aussi d’anticiper les grandes transitions systémiques à venir. Le risque hydrique en fait clairement partie.

L’eau ne peut plus être considérée uniquement comme un enjeu environnemental. Pour les wealth managers suisses, leaders aujourd’hui reconnus de la gestion durable, l’intégration stratégique de l’eau dans l’analyse financière et patrimoniale est l’occasion de concilier performance, anticipation des risques et excellence en matière d’investissement responsable. Sa rareté ou sa mauvaise gestion peut faire vaciller des business models entiers. A l’heure du changement climatique, gérer durablement l’eau, c’est aussi gérer durablement les actifs.

Brewen Latimier

Colombus Consulting

Brewen Latimier occupe les fonctions de Manager chez Colombus Consulting, où il est en charge du secteur des services financiers pour la Suisse. Il a plus de 15 d’expérience dans ce secteur. Après un début de carrière dans la direction financière d’une banque, il a rejoint le monde du conseil où il participe à de nombreux projets de transformation digitale à travers l’Europe et la Suisse pour des institutions financières. Il a récemment mis en place différentes stratégies digitales et data pour ses clients.

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    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

    Indices

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    • Eric Bissonnier
    • CEO
    • Performance Watcher

    Indices PWI+ : mai en équilibre entre croissance et incertitude.

    Une nouvelle fois, les marchés ont été quelque peu agités dans le courant du mois de mai. Les tensions commerciales, la persistance de l’inflation et les inquiétudes géopolitiques ont maintenu les investisseurs dans l’expectative, mais quelques points positifs ont également été observés.

    Les actions ont enregistré un solide rebond en mai. Aux États-Unis, le S&P 500 a progressé de 6 %, porté par la bonne tenue des valeurs technologiques et des soins de santé. Les principaux indices européens ont emboîté le pas, l’Euronext 100 progresse d’environ 4 %, aidés par un ralentissement de l’inflation et des données de croissance satisfaisantes. Au Japon, le Nikkei 225 a gagné 5 % grâce à des chiffres économiques stables et à des résultats encourageants.

    Au Royaume-Uni, le FTSE 100 a progressé de 2,6 %, la Banque d’Angleterre ayant abaissé ses taux et les entreprises énergétiques ayant continué à afficher de solides rendements. Même les marchés chinois ont bénéficié d’un coup de pouce : l’indice de Shanghai a grimpé de 2,2 % et le Hang Seng de Hong Kong a gagné 2,1 %, aidés par une trêve tarifaire conclue en milieu de mois entre les États-Unis et la Chine.

    Les marchés obligataires ont connu un mois plus calme. Les rendements des bons du Trésor américain ont baissé, car les inquiétudes sur la croissance ont refait surface après une baisse de 0,2 % du PIB au premier trimestre. Malgré ce ralentissement, les investisseurs ne se sont pas rués sur les obligations à long terme, ce qui témoigne d’une prudence persistante.

    En Europe, la BCE a maintenu ses taux inchangés à 2,25 %, mais a laissé entrevoir de nouvelles baisses si l’inflation continue de ralentir. Au Royaume-Uni, la baisse du taux directeur de la Banque d’Angleterre à 5,0 % a fait reculer les rendements des gilts, même si l’inflation a légèrement augmenté pour atteindre 3,5 % en avril.

    Les matières premières ont connu un mois globalement stable. L’or a progressé de 1,6 %, grâce à des investisseurs qui recherchent des valeurs refuges dans un marché nerveux. Les prix du pétrole sont restés stables, soutenus par une demande solide et des inquiétudes liées à l’offre, tandis que le gaz naturel a légèrement reculé.

    Le dollar américain s’est légèrement affaibli en mai, la livre sterling progressant de 1,35 % grâce à la baisse des taux de la BoE. L’euro a également enregistré quelques gains, aidé par les allusions de la BCE à des baisses de taux et à un ralentissement de l’inflation.

    Le mois de mai a été favorable aux actions, grâce à de meilleures données de croissance et à une trêve dans les tensions commerciales. Les obligations sont restées stables et les matières premières ont également trouvé un certain équilibre.

    Dans ce contexte, les portefeuilles multi-actifs, tels que mesurés par notre indice PWI+, ont affiché des performances remarquablement régulières. Les portefeuilles les plus agressifs ont naturellement bénéficié de la performance des actions. De plus, les mandats libellés en USD ont été favorisés par la faiblesse du dollar, qui a profité à leurs expositions internationales. Le risque s’est quelque peu normalisé, pour se situer légèrement en dessous de l’objectif après une période d’extrême volatilité.

    Les valorisations restant élevées et l’inflation n’étant pas totalement maîtrisée, il est prudent de rester vigilant. L’été pourrait réserver d’autres surprises, notamment avec les banques centrales qui laissent entrevoir de futures baisses de taux et les tensions géopolitiques qui continuent de couver.

    Eric Bissonnier

    Performance Watcher

    Eric Bissonnier est CEO de Performance Watcher depuis juin 2022. Il a commencé sa carrière en 1992 pour Chase Manhattan Private Bank à Genève et New York. En 1998, il s’est joint à la société de multi-gestion alternative EIM dont il est devenu CIO en 2002. Il est resté en poste chez Gottex et LumX Asset Management, sociétés qui ont succédé à EIM, jusqu’en 2019. Il a joué un rôle déterminant dans le développement de la fintech LumRisk, une spinoff d’EIM spécialisée dans la gestion des risques. Eric possède la certification CFA et il est titulaire d’un Mastère en économie obtenu à l’Université de Genève.

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    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

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      • Hugo Rouast
      • Head of Advisory
      • Matis

    L’art blue chip : un actif stratégique en période de volatilité

    Dans un contexte d’incertitude économique marqué par des tensions géopolitiques durables, une inflation persistante et des marchés financiers instables, les investisseurs cherchent de plus en plus à diversifier leurs portefeuilles avec des actifs alternatifs. Parmi ces solutions, l’art contemporain, en particulier les œuvres dites blue chip, se distingue comme une option stratégique.

    Historiquement, le marché de l’art a démontré une remarquable capacité de résilience. Lors de la crise financière de 2008, il n’a fallu que 20 mois pour que l’art retrouve ses niveaux d’avant-crise, contre plus de dix ans pour le CAC 40. Cette résilience renforce l’attrait de l’art en tant qu’actif patrimonial.

    Les œuvres blue chip* se distinguent par leur qualité exceptionnelle, leur importance dans l’histoire et dans le marché de l’art, et la notoriété internationale de leurs créateurs – tels qu’Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Pierre Soulages ou encore Pablo Picasso. Grâce à ces caractéristiques, elles offrent une protection notable contre les fluctuations économiques et une certaine résilience en période d’instabilité.

    En 2024, ces œuvres représentaient seulement 1 % du volume global des ventes aux enchères, mais capturaient près de 49 % de la valeur totale des transactions (Art Basel & UBS : The Art Market Report 2025). Cette concentration témoigne de leur poids stratégique sur le marché mondial et de leur capacité à préserver leur valeur même en période de ralentissement.

    L’indice Artprice 100, qui simule un portefeuille d’investissement constitué des 100 artistes blue chip les plus performants, a ainsi surpassé le S&P 500 depuis l’an 2000 (artprice.com).

    Matis : ouvrir l’accès à l’art blue chip

    Traditionnellement, seules de grandes fortunes pouvaient accéder aux œuvres blue chip, disposant des moyens financiers conséquents et de la connaissance nécessaire pour naviguer sur ce marché exigeant. C’est pour démocratiser cet accès qu’Arnaud Dubois et François Carbone ont fondé Matis en 2023.

    Matis permet aux particuliers et aux professionnels d’investir à partir de 20 000 € (18 750 CHF) dans des œuvres majeures du XXe siècle grâce à des co-investissements structurés et encadrés. Chaque investissement est organisé autour d’une “société projet” dédiée à une œuvre spécifique. La stratégie est simple : acheter en dessous du prix de marché, grâce à un accès privilégié aux réseaux de ventes aux enchères et privées, , valoriser l’œuvre avec l’appui de galeries renommées, puis la revendre dans un horizon de 2 à 5 ans.

    Depuis sa création, Matis a financé plus de 50 œuvres, avec une performance nette moyenne** de 16,5 % sur un cycle moyen de 7,9 mois et un taux de rentabilité interne (TRI) annualisé net de frais de 54,4 %.***

    Un modèle transparent et sécurisé

    La transparence et la protection des investisseurs sont au cœur du modèle de Matis. En tant que Prestataire de Services de Financement Participatif agréé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), Matis garantit un haut niveau de sécurité, notamment en matière d’information, de supervision et de gestion des risques.

    Au-delà de la performance financière, Matis offre à ses investisseurs une expérience culturelle unique : visites privées, accès privilégié à des événements majeurs du monde de l’art et rencontres exclusives.

    Ainsi, l’art blue chip s’impose comme un actif tangible, décorrélé des marchés traditionnels, idéal pour diversifier un patrimoine. Avec son approche experte, rigoureuse et accessible, Matis facilite l’accès à ce marché réputé complexe.

    Hugo Rouast

    Matis

    Chez Matis, Hugo Rouast occupe les fonctions de Head of Advisory pour le marché suisse, l’un des principaux axes de développement de la société. Hugo possède plus de dix ans d’expérience dans les domaines de la gestion d’actifs et des relations investisseurs. Il a  initié et développé plusieurs opportunités de co-investissement alternatif en Suisse, et il a également renforcé avec succès des équipes de relations investisseurs à Genève et à Zurich, notamment chez Foxstone. Hugo Rouast est diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Clermont-Ferrand.

    Pour découvrir les opportunités d’investissement en cours, rendez-vous sur le site de Matis pour créer votre compte investisseur.

     

    Notes 

    * L’art blue chip désigne des œuvres d’art de grande valeur réalisées par des artistes majeurs ayant marqué l’histoire de l’art. Reconnues par les musées, galeries internationales et collectionneurs, ces œuvres atteignent des prix élevés lors des ventes aux enchères, souvent plusieurs centaines de milliers de dollars.

    ** Données actualisées au 31 mars 2025. Performance nette investisseur : montant reversé à l’investisseur, net de tous frais (commission de galerie, taxes, frais Matis) et brut de fiscalité, calculé sur la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition de l’œuvre.

    *** Données actualisées au 31 mars 2025. Taux de rentabilité interne (TRI) annualisé net de frais : indicateur de performance prenant en compte les flux de trésorerie et la valeur de revente sur un an, net de frais.

    Avertissement

    Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L’investissement dans des actifs non cotés comporte un risque de perte partielle ou totale du capital investi.

     

    Ce site web fait la promotion de services financiers. Nos conseillers en Suisse sont inscrits au registre de l’Association Romande des Intermédiaires Financiers.

     

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      Si vis pacem…

      PubliSphere

        • Andrew Ye
        • Stratège en investissements
        • Global X ETFs

      Les dépenses de défense stimulent la tech européenne

      Face aux incertitudes géopolitiques qui persistent, l’Union européenne entend renforcer ses capacités en matière de sécurité et débloque des budgets conséquents pour accroître son autonomie militaire. De nombreuses opportunités en découlent, notamment dans le secteur technologique.

      Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient, l’Union européenne (UE) revoit sa stratégie sécuritaire. Face à un recentrage stratégique des États-Unis, les pays européens doivent accroître leur autonomie militaire. En 2024, leurs dépenses de défense ont dépassé les 326 milliards d’euros. Une hausse supplémentaire de 100 milliards d’euros en termes réels est prévue d’ici 2027.

      Les investissements européens dans les technologies de défense pourraient s’accélérer, stimulant les valeurs du secteur. D’ici 2030, la demande devrait s’orienter vers des systèmes avancés intégrant l’IA, la cybersécurité et les données en temps réel.

      Principaux constats:

      • Les États-Unis adoptent une politique de défense recentrée sur la modernisation technologique.
      • L’UE entre dans une phase de réarmement durable, incitant à une révision stratégique.
      • La transformation numérique du secteur reste embryonnaire, notamment en Europe.

      Contexte mondial mouvant
      Avec près de 30 conflits majeurs dans le monde, l’environnement sécuritaire mondial demeure instable. Tandis que les États-Unis privilégient la modernisation interne via l’IA, les armes autonomes et les drones, l’Europe revoit ses priorités budgétaires après des décennies de sous-investissement. Cette dynamique pourrait porter les dépenses mondiales de défense à des niveaux inédits d’ici 2030.

      Accélération structurelle des budgets européens
      En 2023, les budgets militaires européens ont augmenté de 10 %, atteignant 279 milliards d’euros. D’ici fin 2024, au moins 20 pays membres de l’OTAN devraient atteindre ou dépasser l’objectif de 2 % du PIB consacré à la défense, contre seulement 9 en 2021. L’Allemagne, la France et la Pologne mènent cette croissance. L’Allemagne a notamment accru son budget de 25 %, à environ 86 milliards d’euros, devenant le troisième plus grand dépensier mondial.

      Initiatives majeures en 2025 :

      • Royaume-Uni : plan de dépenses militaires de 20 milliards £ et objectif de 2,5 % du PIB.
      • UE : programme Rearm Europe de 800 milliards €, dont 150 milliards € en prêts.
      • Allemagne : création d’un fonds hors budget de 500 milliards € pour les infrastructures de défense.
      • Sommet d’urgence à Paris : engagement à débloquer plusieurs milliards d’euros.
      • Secteur privé : hausse de 24 % des investissements en sécurité et résilience.

      L’acquisition d’équipements neufs reste prioritaire. En 2024, 90 milliards € y ont été consacrés (+50 % vs 2023), soit 27 % du budget global. Les dépenses R&D ont progressé de 18 %, atteignant 13 milliards €. Cette dynamique devrait se poursuivre.

      Numérisation : des progrès nécessaires
      Malgré des budgets records, moins de 1 % du budget militaire américain est dédié au numérique. L’écart technologique est désormais reconnu, avec une montée en puissance de l’IA et des cybercapacités. Ces technologies offrent non seulement un avantage opérationnel mais aussi une réduction des coûts.

      Trois entreprises européennes à suivre :

      • Rheinmetall AG (Allemagne) : contrat-cadre de 3,1 milliards € avec l’armée allemande pour numériser les équipements des fantassins, valable jusqu’en 2030.
      • Thales SA (France) : plus de 50 % du chiffre d’affaires et près de 60 % des bénéfices issus de la défense. Contrat de 250 millions £ avec la Royal Navy ; acquisition d’Imperva dans la cybersécurité.
      • BAE Systems (Royaume-Uni) : chiffre d’affaires record de 28,33 milliards £ en 2024 (+14 %), carnet de commandes porté à 77,8 milliards £. Forte demande d’avions, sous-marins et frégates.

      Conclusion : un cycle porteur ?
      La réorientation stratégique américaine pousse l’Europe à renforcer son autonomie militaire. Les chaînes de valeur intégrant logiciels, composants, drones ou capteurs pourraient connaître une croissance soutenue. Pour les investisseurs, une approche diversifiée axée sur la tech défense semble opportune.

      Andrew Ye

      Global X ETFs

      Andrew a rejoint Global X en 2024 en tant que stratégiste en investissement. Il est responsable de la couverture des thèmes Disruptive Technology et People & Demographics.Titulaire d’un double diplôme en commerce et en droit (Université de Nouvelle-Galles du Sud, Australie), il est également détenteur de la charte CFA.

      Global X ETFs

      Fondée en 2008, Global X ETFs propose une large gamme de stratégies ETF et gère environ 99 milliards de dollars d’actifs à l’échelle mondiale. Global X fait partie du groupe Mirae Asset Financial, acteur mondial des services financiers, avec plus de 632 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

      Prospectus et documents KID disponibles sur www.globalxetfs.eu

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          • Mark Baribeau
          • Managing director
          • Jennison Associates

        Le secret d’une croissance durable

        Les incertitudes qui ont marqué le début de l’année ont quelque peu perturbé les valeurs de croissance. Pour autant, ces turbulences n’effacent en rien le potentiel de ces titres, dont les opportunités prennent tout leur sens sur le long terme, à mesure que se confirment les tendances structurelles qui les soutiennent.

        Les marchés actions ont démarré l’année en fanfare, avant d’être brutalement freinés par les incertitudes liées au commerce mondial et à l’IA générative, qui ont secoué les marchés mondiaux. Les valeurs de croissance, notamment certaines sociétés très en vue qui avaient enregistré de solides performances ces dernières années, ont été confrontées à de nouvelles turbulences.

        Pour autant, la forte incertitude à court terme ne nous incite pas à remettre en cause notre conviction à long terme en faveur des opportunités offertes par les actions de croissance. Pour nous, l’essentiel est d’identifier les tendances séculaires durables et d’en tirer parti, tout en conservant une discipline stratégique.

        Une incertitude grandissante

        Les marchés actions témoignent du brusque changement de sentiment. La nouvelle politique commerciale américaine a déclenché une incertitude généralisée, exacerbant le potentiel d’inflation et freinant la demande mondiale. Le marché actions américain, qui a longtemps devancé ses homologues internationaux, a commencé à perdre du terrain par rapport aux indices d’Europe, d’Asie et des marchés émergents.

        L’entreprise chinoise DeepSeek a également contribué à déstabiliser les investisseurs en présentant un modèle d’IA rentable et potentiellement révolutionnaire, ce qui a fait craindre un pic précoce dans le cycle d’investissement axé sur l’IA. Le secteur de la croissance, fortement axé sur la technologie, a subi une forte correction, même si les implications à long terme de DeepSeek restent floues.

        Des tendances persistantes à l’origine de promesses à long terme

        L’investissement orienté croissance prospère en exploitant les tendances puissantes et à long terme qui remodèlent les industries et les économies. Même dans le contexte volatil actuel, plusieurs changements structurels ouvrent la voie à de formidables opportunités.

        Le potentiel évolutif de l’IA
        Bien que les opportunités de croissance restent nombreuses pour les entreprises qui fournissent la puissance de calcul et les infrastructures essentielles aux progrès de l’IA, nous privilégions la nouvelle vague d’applications pilotées par l’IA, qui, selon nous, définiront la prochaine phase majeure de croissance de l’IA.

        Fabrication de nouvelle générationLa numérisation, l’automatisation et l’électrification révolutionnent les processus de fabrication. De nombreuses entreprises proposant des solutions d’amélioration de la productivité présentent de moindres risques liés aux droits de douane. Cela crée des opportunités uniques pour les investisseurs qui ciblent ce créneau dans les secteurs industriels et technologiques.

        Accès aux marchés émergents

        Les consommateurs adoptent de puissantes plateformes technologiques financières, en particulier dans les régions où les systèmes financiers sophistiqués sont limités. Nous restons axés sur les plateformes qui facilitent les services financiers et améliorent l’accès des consommateurs aux produits et services dans les marchés émergents.

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        Les marques mondiales qui ont des modèles de vente directe aux consommateurs et un fort pouvoir de fixation des prix se distinguent dans cet environnement. Ces entreprises sont mieux placées pour s’adapter à l’évolution de la demande et à la hausse des coûts liés aux tarifs douaniers. Leur capacité à protéger leurs marges les rend particulièrement attractives.

        Innovation médicale

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        La volatilité des marchés exige de se concentrer sur les fondamentaux. Si les facteurs macroéconomiques pèsent sur les valorisations, les perspectives de bénéfices restent l’indicateur phare en matière de croissance. L’évolution récente des marchés a atténué le risque de valorisation, créant des opportunités de réallocation vers les valeurs les plus solides dans les secteurs à forte croissance.

        Les perturbations à court terme sont inévitables sur les marchés, mais les tendances de croissance séculaires constituent une base solide pour gérer l’incertitude. En s’alignant sur les entreprises à l’avant-garde des tendances transformationnelles, les investisseurs peuvent exploiter les opportunités à long terme tout en atténuant l’impact des turbulences de court terme.

        Mark Baribeau

        Jennison Associates

        Mark Baribeau est responsable de la supervision du processus d’investissement, de la mise en œuvre des stratégies et de la gestion des risques pour les stratégies d’actions mondiales de Jennison. Basé à New York, il est membre de l’équipe de gestion de Jennison. Mark a rejoint la société en 2011.

        Auparavant, il était gestionnaire de portefeuilles d’actions mondiales et de croissance à grande capitalisation chez Loomis Sayles et économiste chez John Hancock Financial Services. Il est titulaire d’une licence en économie de l’Université du Vermont et d’une maîtrise en économie de l’Université du Maryland. Mark est titulaire du titre de CFA et membre de la CFA Society Boston.

        PGIM Investments

        Chez PGIM Investments, nous pensons globalement et exécutons localement. Nous donnons accès à des stratégies d’investissement actives dans le but d’obtenir une surperformance constante et une expertise du marché local pour répondre aux besoins de nos clients. Nous faisons partie de PGIM, la société de gestion mondiale de Prudential Financial, Inc. (PFI), le 14e gestionnaire au monde avec plus de 1.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion et une entreprise à laquelle les particuliers et les entreprises font confiance depuis 150 ans.

         

        Document réservé aux investisseurs professionnels. Tous les investissements comportent des risques, dont celui d’une perte en capital.

        En Suisse, les informations sont publiées par PGIM Limited, par l’intermédiaire de son bureau de représentation à Zurich, dont le siège social est situé : Kappelergasse 14, CH-8001 Zurich, Suisse. PGIM Limited, Bureau de représentation à Zurich est agréé et réglementé par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA et ces documents sont émis aux professionnels ou clients institutionnels au sens de l’Art. 4 par. 3 et 4 de la loi fédérale sur les services financiers (FinSA) en Suisse. PGIM Limited, PGIM Netherlands B.V., PGIM Luxembourg S.A., PGIM (Singapore) Pte. Ltd. et PGIM (Hong Kong) Limited sont des filiales indirectes à 100 % de PGIM, Inc. (« PGIM » et la « Société de gestion d’actifs »), la société de gestion d’actifs principale de Prudential Financial, Inc. (« PFI »), une société immatriculée et ayant son établissement principal aux États-Unis. L’entité américaine de PFI n’est affiliée d’aucune manière à Prudential plc, société constituée au Royaume-Uni, ni à Prudential Assurance Company, filiale de M&G plc, société immatriculée au Royaume-Uni. PGIM, le logo PGIM et le symbole du rocher sont des marques de service de PFI et de ses entités affiliées, enregistrées dans de nombreux pays à travers le monde. PGIM Fixed Income et PGIM Real Estate sont des marques de PGIM, un conseiller en investissement enregistré auprès de la SEC aux États-Unis. Jennison et PGIM Quantitative Solutions sont des marques commerciales de Jennison Associates LLC et de PGIM Quantitative Solutions LLC, respectivement, toutes deux étant des conseillers en investissement enregistrés auprès de la SEC et des filiales à 100 % de PGIM. L’enregistrement auprès de la SEC n’implique pas de compétences ou de formation particulières. 

        Les références à des titres spécifiques et à leurs émetteurs sont fournies à titre d’illustration uniquement et ne sont pas destinées et ne doivent pas être interprétées comme des recommandations d’achat ou de vente de ces titres. Les titres mentionnés peuvent ou non être détenus dans le portefeuille au moment de la publication et, si de tels titres sont détenus, aucune garantie n’est donnée sur le fait que ces titres continueront à être détenus.

         

        Les opinions exprimées dans le présent document sont celles des professionnels de l’investissement de PGIM au moment de leurs rédactions et peuvent ne pas refléter leurs opinions actuelles. Elles sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Ni les informations contenues dans le présent document ni les opinions exprimées ne doivent être interprétées comme constituant des conseils d’investissement ou une offre de vente ou une sollicitation pour acheter les titres mentionnés dans le présent document. Ni PFI, ni ses affiliés, ni les professionnels de la vente agréés ne donnent de conseils fiscaux ou juridiques. Les clients sont invités à consulter leur conseiller juridique, leur comptable et/ou leur fiscaliste pour obtenir des conseils sur leur situation particulière. Certaines informations contenues dans cet article ont été obtenues à partir de sources jugées fiables à la date présentée. Toutefois, nous ne pouvons garantir l’exactitude de ces informations, assurer leur exhaustivité ou garantir qu’elles ne seront pas modifiées. Les informations contenues dans le présent document sont à jour à la date de publication (ou à toute date antérieure mentionnée dans le présent document) et peuvent être modifiées sans préavis. Le gérant n’a aucune obligation de mettre à jour tout ou partie de ces informations ; il n’offre aucune garantie expresse ou implicite quant à l’exhaustivité ou à l’exactitude de ces informations.

         

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