Transition
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Aquila Investment Partner : un nouveau relais de croissance au sein du groupe
Le programme de formation ISFB x SPHERE destiné aux gérants de fortune indépendants se poursuit le 16 février à l’Institut Supérieur de Formation Bancaire, à Genève, avec un module consacré à la cybersécurité, devenue aujourd’hui un enjeu majeur pour les GFI. Olivier Roth en présente les grandes lignes.
Dans quelle mesure la cybersécurité est-elle devenue un enjeu prioritaire pour les gérants indépendants ?
Elle est devenue aujourd’hui un enjeu critique pour les gérants indépendants, au même titre que la conformité réglementaire ou la gestion des risques financiers. Les gérants manipulent des données confidentielles voire sensibles – informations clients, KYC, informations portefeuilles – à partir de structures souvent légères, parfois fortement externalisées. Cette combinaison les rend particulièrement exposés aux cyberattaques, qui sont de plus en plus ciblées, automatisées et opportunistes.
Par ailleurs, le renforcement des obligations légales et les attentes plus élevés des clients font de la sécurité informatique un facteur déterminant de crédibilité et de pérennité pour les GFI.
Quelles failles ou vulnérabilités observez-vous le plus souvent chez eux ?
Les vulnérabilités les plus fréquentes sont rarement liées à des technologies complexes, mais plutôt à des fondamentaux insuffisamment maîtrisés. On observe souvent une gestion des accès perfectible, des mots de passe faibles ou partagés, des sauvegardes mal configurées ou non testées, ainsi qu’un manque de visibilité sur les données réellement détenues et leur localisation.
À cela s’ajoutent une dépendance forte aux prestataires IT, parfois sans cadre contractuel clair, et une faible formalisation des responsabilités en matière de sécurité et de protection des données.
Comment votre module aide-t-il concrètement les gérants à traiter ces risques ?
Le module propose une approche pragmatique et progressive, spécifiquement conçue pour les petites structures. Il permet d’identifier les risques majeurs, de comprendre les scénarios d’attaque les plus courants et de mettre en place des mesures simples mais efficaces, immédiatement activables.
L’objectif n’est pas de transformer les participants en experts techniques, mais de leur donner une méthode pour prioriser les actions, renforcer les bases de leur sécurité et structurer une première feuille de route réaliste, adaptée à leurs moyens et à leur activité.
Pourquoi est-il essentiel d’intégrer les dimensions réglementaires comme la LPD et le RGPD dans ce programme ?
La cybersécurité et la protection des données sont aujourd’hui indissociables. Les exigences de la LPD et du RGPD imposent non seulement des obligations juridiques, mais aussi une logique de gouvernance, de responsabilité et de traçabilité.
Comprendre ces cadres réglementaires permet aux gérants de mieux appréhender leurs responsabilités, d’anticiper les risques juridiques et réputationnels, et de dialoguer de manière plus structurée avec leurs partenaires, clients ou autorités. La réglementation tend ainsi à jouer un rôle structurant, au-delà d’une simple contrainte formelle.
Quelle place occupent les comportements humains et la sensibilisation des collaborateurs dans la prévention des incidents informatiques ?
Le facteur humain est central. Une grande majorité des incidents de sécurité trouve son origine dans des comportements à risque : phishing, mots de passe réutilisés, mauvaises pratiques de partage de fichiers ou manque de vigilance.
La sensibilisation des collaborateurs – y compris dans des équipes très réduites – est donc un pilier fondamental de la prévention. Le module insiste sur les bons réflexes, la compréhension des menaces courantes et la responsabilisation de chacun, car la meilleure technologie reste inefficace sans une culture de sécurité partagée.
Comment un gérant peut-il évaluer son niveau de maturité en matière de cybersécurité ?
L’exercice consiste d’abord à se poser les bonnes questions : quelles données sont traitées, où sont-elles stockées, quelles personnes y ont accès, quelles mesures de protection existent et comment réagir en cas d’incident.
Le module fournit des grilles et des critères simples permettant aux gérants d’autoévaluer leur niveau, d’identifier leurs points faibles et de situer leur organisation sur une trajectoire d’amélioration progressive, sans approche anxiogène ou disproportionnée.
Comment ce module permet-il aux participants de mieux dialoguer avec leurs prestataires IT sans être des experts techniques ?
L’un des objectifs clés est de redonner aux gérants une capacité de pilotage. En comprenant les concepts essentiels, les enjeux de gouvernance et les bonnes pratiques, ils peuvent poser les bonnes questions, challenger les propositions de leurs prestataires et clarifier les responsabilités de chacun.
Il ne s’agit pas de remplacer les experts, mais de sortir d’une relation asymétrique, où la technique devient opaque, pour instaurer un dialogue éclairé et constructif.
Quel est le premier réflexe que tout gérant devrait adopter à l’issue de cette formation ?
Le premier réflexe est de passer de la prise de conscience à l’action structurée. Cela signifie identifier ses priorités, formaliser quelques règles claires – notamment sur les accès, les sauvegardes et les données – et inscrire la cybersécurité dans une démarche continue de gestion des risques.
La sécurité n’est pas un état figé, mais un processus. Ce module vise précisément à donner aux gérants les clés pour l’engager de manière réaliste, autonome et durable.
Olivier Roth
Depuis huit ans, Olivier Roth intervient comme Data Protection Officer auprès d’entreprises privées et d’institutions publiques actives notamment dans la finance, la santé, l’énergie, les collectivités publiques et les plateformes digitales. Il est également coach accrédité dans plusieurs programmes d’innovation numérique, tels qu’Innosuisse, et il siège au sein de plusieurs conseils d’administration ou de fondation.
Auparavant, Olivier Roth a dirigé pendant plus de vingt ans les opérations d’une entreprise suisse de services informatiques en lien avec une clientèle bancaire et des gérants indépendants. Il enseigne par ailleurs depuis plus de six ans à l’ISFB, où il s’attache à relier pratique professionnelle et rigueur académique.
Informations pratiques
Sensibilisation à la sécurité informatique dans les petites structures
ISFB, 16 février, 13h30
Route des Jeunes 12
1212 Grand-Lancy | Genève
Contenu : Ce module a pour objectif d’aider les gérants indépendants et les petites structures à renforcer leur résilience face aux risques numériques. Chaque participant découvrira les bonnes pratiques essentielles en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles : identification des menaces, mesures de prévention adaptées aux petites organisations, exigences vis-à-vis de des prestataires, obligations légales et réflexes à adopter en cas d’incident…. Ces apports seront directement confrontés à l’auto-diagnostique que chacun aura réalisé sur sa propre entreprise (aucune compétence technique n’est requise). Bref, une approche concrète et pragmatique pour sécuriser son activité, répondre aux exigences en termes de protection des données et renforcer la confiance de ses clients.
Durée : 4h00
Format : Présentiel
Intervenant : Olivier Roth
Conditions d’admission :
Prix Public par module : CHF 550.-
Prix Membre par module : CHF 410.-
S’inscrire :
Plus d’informations :
Séminaire Gérants indépendants ISFB x SPHERE | ISFB
Lionel Blanc
Product Manager
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Montres, joaillerie, voitures de collection, œuvres d’art… les luxury assets se sont imposés ces dernières années comme une véritable classe d’actifs. Loin de la simple consommation, ces objets obéissent désormais à des logiques de marché, de liquidité et de structuration patrimoniale. Dans cet entretien, Gzim Hasani en explique les principes clés.
Par Jérôme Sicard
Quels sont les facteurs clés qui ont transformé le marché du luxe en une véritable classe d’actifs ?
Le principal moteur en est la croissance mondiale de la richesse, qui s’ajoute à une sophistication accrue des grandes fortunes. Les luxury assets sont progressivement passés du registre de la consommation à celui des investissements alternatifs. Le mouvement a d’abord concerné l’immobilier prime, avant de s’étendre aux montres, à la joaillerie, aux voitures de collection et à certaines catégories d’art.
Le véritable changement est venu avec la professionnalisation du marché. Les standards de valorisation sont plus précis, les marchés secondaires donnent plus de profondeur, une meilleure liquidité et des structures de détention plus organisées. À la base, les luxury assets reposent sur deux piliers : la rareté et le désir. Lorsqu’un objet réunit les deux, il devient comparable à une classe d’actifs à part entière, avec des marchés réels, une liquidité effective et une sensibilité claire aux cycles économiques.
Comment expliquer que les investissements dans les montres, les voitures ou l’art surperforment parfois les marchés financiers traditionnels ?
La performance n’est pas le point de départ. La prise de conscience l’est. Beaucoup de personnes détiennent déjà des luxury assets sans les considérer comme tels. Une montre ou une voiture est souvent perçue comme un objet de consommation, alors qu’elle devrait être gérée comme un actif.
Ces objets ne tombent que très rarement à zéro. La différence réside dans leur structuration : valorisation, assurance, documentation, transmission et capacité à être cédés rapidement. Lorsque ces actifs sont gérés de manière professionnelle, la performance devient une conséquence naturelle — et non un objectif en soi.
En quoi la légitimité économique du luxe s’est-elle renforcée au cours des vingt dernières années ?
Il est essentiel de bien distinguer les produits du luxe des véritables luxury assets. Une large part de l’industrie reste fondamentalement orientée vers la consommation. Seul un nombre limité de marques et d’objets répond aux critères propres à des actifs durables, avec une demande et une valeur persistantes.
On le constate avec certaines montres iconiques, des voitures de collection exceptionnelles ou des sacs très reconnaissables comme les Birkin ou les Kelly chez Hermès. Ces objets combinent rareté, légitimité de la marque et leurs marchés secondaires sont fonctionnels. Beaucoup de marques de luxe vendent des produits de luxe, mais pas des actifs de luxe — et comprendre cette distinction est fondamental.
Comment distinguez-vous concrètement un bien de luxe d’un actif de luxe dans le conseil aux clients ?
Au final, c’est le marché qui tranche. Comme pour les actions, la valeur est définie par la demande à long terme et la profondeur du marché. Certains biens deviennent des actifs avec le temps. La Ferrari F40 en est un bon exemple. Elle a été longtemps relativement accessible, mais elle a fini par acquérir une valeur élevée en raison de sa rareté et de sa portée culturelle.
Dans l’art, trois critères sont déterminants : le parcours de l’artiste, sa reconnaissance institutionnelle et le fait qu’il soit encore en vie ou non. Rien n’est garanti, mais la probabilité augmente. La même logique s’applique aux montres ou aux voitures. Une Patek Philippe a statistiquement bien plus de chances d’avoir encore un marché dans cinquante ou cent ans qu’une marque indépendante confidentielle.
Quel rôle jouent la rareté, la provenance et le savoir-faire dans la valeur future d’un actif ?
Ils sont essentiels, mais insuffisants à eux seuls. La valeur à long terme repose aussi sur la confiance dans la continuité de la marque ou du savoir-faire. Des maisons comme Audemars Piguet investissent avec une vision multigénérationnelle.
Dans l’univers des voitures de collection, on observe déjà des difficultés liées à la disparition de compétences spécialisées. L’entretien, la conservation et la logistique deviennent alors des facteurs clés de création de valeur. C’est aussi pourquoi les montres et la joaillerie présentent souvent un avantage. Elles sont plus faciles à préserver, transporter et assurer, tout en concentrant une valeur significative.
Comment évaluez-vous l’équilibre entre le risque, le rendement et la dimension émotionnelle de ces actifs?
L’émotion est presque toujours le point d’entrée. Les collectionneurs construisent leurs portefeuilles par passion pour les objets qui leur plaisent, pour leur histoire et pour l’envie de les transmettre. Avec le temps et l’augmentation de la valeur, la structuration devient indispensable. À ce stade, la gouvernance, la valorisation et la gestion des risques prennent toute leur importance. L’émotion crée l’engagement ; la structure protège la valeur.
Quelles sont les erreurs les plus fréquentes commises par des investisseurs qui s’intéressent aux luxury assets?
La plus courante consiste à confondre prix élevé et qualité de l’actif. Un prix élevé ne fait pas un luxury asset. La liquidité, l’existence d’un marché secondaire et la demande à long terme sont souvent sous-estimées.
Nous observons aussi des phases spéculatives, comme dans le vin après le Covid, suivies de corrections. C’est normal. Les marchés du luxe, comme tous les autres, évoluent par cycles — et la discipline reste déterminante.
Comment les enjeux de durabilité et d’éthique influencent-ils les décisions d’investissement dans le luxe ?
Dans le luxe, la durabilité ne se résume pas aux critères ESG classiques. Elle concerne avant tout la continuité : la capacité à préserver le savoir-faire, la qualité et la transmission sur plusieurs générations.
Pour les investisseurs, il est donc important de privilégier des marques qui protègent leur capital humain, résistent à une industrialisation excessive et conçoivent des produits faits pour durer. Dans le luxe, la durabilité est avant tout une question de crédibilité et de cohérence de la marque sur le long terme.
Qu’est-ce qui distingue le court terme du long terme dans une stratégie d’investissement liée aux luxury assets?
Les stratégies de long terme surperforment presque toujours. Les investisseurs qui achètent, conservent et construisent dans le temps bénéficient de la demande cumulative, de la force des marques et de la liquidité croissante. Le « flipping » existe, notamment dans certaines régions, mais l’histoire de certaines maisons montre que ce sont des fondamentaux solides, et non la spéculation, qui soutiennent la valeur sur la durée.
Quels sont les principes clés pour intégrer les actifs de luxe dans un portefeuille global ?
La plupart des grandes fortunes détiennent déjà des actifs de luxe — elles ne les gèrent simplement pas comme tels. L’enjeu est l’intégration. Ces actifs doivent être valorisés, structurés et alignés avec les objectifs patrimoniaux globaux.
Il n’existe pas d’allocation standard. Tout dépend de la situation personnelle, de la structure familiale et des objectifs de long terme — et surtout de la capacité de ces actifs à apporter de la flexibilité, plutôt que des contraintes.
Gzim Hasani
smzh
Gzim Hasani dirige smzh, un prestataire de services financiers actif dans les domaines de l’investissement, de la prévoyance, de la fiscalité, de l’immobilier, de l’assurance et de la structuration juridique. Il en est le fondateur. Il est également l’initiateur d’Impegno & Partners, une plateforme dédiée à l’accompagnement patrimonial de clients très fortunés. Son expertise repose sur une solide expérience acquise auprès d’une clientèle UHNWI, notamment chez Credit Suisse et Julius Baer, où il a exercé en tant que senior relationship manager. Gzim Hasani est titulaire d’un MSc délivré par la Kalaidos Banking + Finance School.
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Entre œuvres d’art, bijoux, voitures de collection ou immobilier de prestige, les luxury assets sont souvent éclatés, mal documentés et sous-assurés. A l’initiative de Fanny Eyraud, Jema propose aujourd’hui une plateforme online qui offre à leurs propriétaires, à leurs gestionnaires et à leurs assureurs une vue consolidée, intuitive et facilement exploitable sur leurs l’ensemble de ces biens.
Par Jérôme Sicard
De quel constat êtes-vous partie pour imaginer Jema ?
Jema est née d’un constat simple : les collectionneurs, family offices ou assureurs, travaillent encore trop souvent avec des outils fragmentés, des bases de données éparses et des documents dispersés. Cette fragmentation entraîne des écarts de valeur, des risques de sous-assurance et une perte de visibilité sur le patrimoine. Avec plus de quinze ans d’expérience à la croisée de l’assurance et du marché de l’art, j’ai voulu proposer une vision unifiée, fiable et sécurisée du patrimoine d’exception. Et j’ai donc eu l’idée d’une application digitale intuitive qui offre, à tout moment et en un seul regard, une vision claire et actualisée de l’ensemble des actifs physiques.
Pourquoi la digitalisation du patrimoine – notamment des luxury assets – vous semble devenue indispensable aujourd’hui ?
La digitalisation n’est plus une option. Elle répond à l’évolution du marché et des usages. 51 % des collectionneurs achètent désormais leurs œuvres en ligne, et les risques augmentent : vols, pertes d’informations, mauvaises déclarations, documentation incomplète.
Les family offices recherchent des données fiables, consolidées et mises à jour pour la gestion et la transmission de leurs biens. 73 % d’entre eux placent d’ailleurs le transfert de patrimoine au cœur de leur stratégie. Dans ce contexte, un outil digital devient essentiel.
Qu’englobez-vous dans ces actifs d’exception ?
Nous englobons l’ensemble des luxury assets, à savoir l’art, la joaillerie, l’horlogerie, les voitures de collection, les vins, l’immobilier de prestige, les yachts, l’aviation privée et les objets de collection. Nous voulions pouvoir travailler sur la diversité des patrimoines contemporains, souvent dispersés entre plusieurs lieux et pays.
En quoi cette centralisation des informations peut-elle changer la façon dont les wealth managers accompagnent leurs clients ?
C’est un véritable avantage stratégique. Les wealth managers disposent d’une information fiable, complète et à jour, qui élimine les incertitudes liées aux déclarations, aux évaluations ou aux inventaires partiels. Ils gagnent en efficacité sur le suivi patrimonial, la conformité, la coordination avec les assureurs et peuvent se concentrer sur le conseil, leur cœur de valeur. Le fait de pouvoir tout centraliser fluidifie aussi la collaboration entre conseillers, héritiers et experts grâce à une interface multi-accès dédiée.
Quels principaux bénéfices leurs clients peuvent-ils en espérer ?
Ils bénéficient d’une vision complète et dynamique de leur patrimoine, avec une cartographie précise et des valeurs actualisées en temps réel. Toute la documentation clé – factures, certificats, polices d’assurance, expertises etc.- est centralisée dans un espace digital sécurisé, accessible à tout moment.
La couverture d’assurance peut être optimisée grâce à nos experts en interne, réduisant les risques liés à une sous- ou sur-assurance. Des rapports structurés permettent de mieux planifier la gestion patrimoniale, de faciliter les audits ou de préparer la transmission. Et tout cela s’inscrit dans une expérience fluide, élégante et hautement sécurisée, pensée pour répondre aux attentes des nouvelles générations.
Les fonctionnalités de Jema facilitent l’optimisation des contrats d’assurance et de conservation préventive. Pourquoi ces services sont-ils particulièrement importants?
Parce que les luxury assets sont des actifs vivants. Ils évoluent, voyagent, se dégradent ou prennent de la valeur. Une mauvaise rotation d’œuvre, un certificat égaré ou une valeur obsolète peuvent entraîner un sinistre non couvert ou une perte significative.
Avec JEMA, il est possible d’assurer la mise à jour continue des valeurs, l’envoi d’alertes ainsi que des conseils de conservation préventive grâce à notre expertise en interne. Nous prenons aussi en charge la consolidation des contrats d’assurance pour en analyser les conditions, et garantir à chaque actif la meilleure protection au meilleur coût. Ces fonctionnalités sont aujourd’hui indispensables pour sécuriser un patrimoine souvent complexe, mobile et international.
Comment garantissez-vous la sécurité des données patrimoniales, un sujet particulièrement sensible pour les gérants et leurs clients ?
La sécurité est l’un de nos piliers fondateurs. Parce qu’un patrimoine d’exception mérite une protection irréprochable, nous appliquons les plus hauts standards suisses de cybersécurité et de confidentialité à l’horizon 2026.
Notre infrastructure repose sur un hébergement 100 % suisse via un cloud souverain, conforme aux normes ISO 27001, au RGPD et à la LPD. Elle intègre un chiffrement avancé, une double authentification, ainsi qu’un système de journalisation complète. L’architecture est conçue pour assurer une interopérabilité optimale, sans jamais compromettre la confidentialité des données. Nous avons choisi la Suisse pour offrir le niveau de protection le plus élevé à nos utilisateurs.
Comment voulez-vous faire évoluer Jema au cours des prochaines années ?
Nous allons évoluer sur deux axes clés. D’abord, nous voulons renforcer sur la plateforme les fonctionnalités d’analyse, de reporting consolidé et les outils destinés aux family offices, assureurs ainsqi qu’aux banques privées. Ensuite, Une l’expérience doit êre toujours plus personnalisée. Nous allons vais développer des services sur mesure – catalogues, expertises, insights etc. – destinés aux collectionneurs, aux dynasties familiales ou aux conseillers à forte exigence. Mon ambition est claire : je veux faire de Jema la référence mondiale dans la gestion digitale des patrimoines d’exception.
Fanny Eyraud
JEMA
Multi-entrepreneure orientée technologie, Fanny Eyraud dirige Jema, une plateforme suisse basée à Genève et dédiée à la consolidation, à la gestion et à l’assurance d’actifs physiques. Elle a accompagné pendant plus de quinze ans des clients privés, family offices et collectionneurs, période au cours de laquelle elle a fondé PSPI puis OPAL, deux projets consacrés à la consolidation et à la protection patrimoniale. Formée à l’université et spécialisée data, elle a développé son expertise à l’intersection entre assurance, technologie et gestion d’actifs.
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Après quinze ans de taux au plus bas, le crédit redevient un vrai terrain de jeu. Mais où prendre le risque aujourd’hui : sur la signature des États ou sur celle des entreprises ? Entre remontée des rendements, spreads serrés, regain de volatilité et retour du “flight to quality”, l’arbitrage entre dettes souveraines et corporate n’a jamais été aussi stratégique. Premier volet d’une série de quatre entretiens consacrés au crédit : le nouveau face-à-face entre obligations d’État et obligations d’entreprise.
Par Jérôme Sicard
Comment le retour de rendements plus élevés a-t-il modifié l’attrait relatif entre dettes souveraines et obligations d’entreprise ?
Le retour de rendements plus élevés a recalibré l’ensemble du marché obligataire. Si les obligations souveraines ont été longtemps délaissées en raison de leur faible rendement, elles offrent désormais un revenu compétitif et des perspectives intéressantes en termes de performance. Cela tient au fait que les rendements représentent justement aujourd’hui une part importante de la performance totale. Les obligations d’entreprise — en particulier dans le segment investment grade — restent attrayantes, car elles offrent un surcroît de spread par rapport aux obligations souveraines. Elles s’appuient par ailleurs sur des fondamentaux solides.
Les dettes souveraines sont généralement plus sûres, notamment lors de chocs qui augmentent la probabilité de baisses de taux par les banques centrales et provoquent une hausse de l’aversion au risque. Il s’en suit une demande accrue pour les actifs refuges. Quant à la dette d’entreprise, est plus risquée car, lors de ces chocs négatifs, les spreads ont tendance à s’élargir.
Quels facteurs déterminent actuellement la compression ou l’élargissement des spreads de crédit dans les marchés investment grade ?
La compression des spreads s’explique par les solides fondamentaux des entreprises — comme par exemple la résilience des bénéfices —, la perspective de baisses de taux par les banques centrales et les flux entrants vers la dette corporate. À l’inverse, l’élargissement intervient généralement lorsque des chocs négatifs se matérialisent. Ils peuvent être d’ordre géopolitique, liés à l’incertitude économique ou à une détérioration des fondamentaux chez les émetteurs.
Les facteurs techniques jouent également un rôle. C’est le cas notamment des déséquilibres entre offre et demande ou des conditions de liquidité. Bien que les spreads restent serrés, la dispersion selon les secteurs et les émetteurs souligne l’importance d’une sélection active et d’une différenciation du risque.
Quand les obligations souveraines redeviennent-elles attractives dans un contexte de “flight-to-quality” ?
Elles redeviennent attractives durant les périodes de stress de marché associées à des perspectives de croissance plus faibles et à une inflation en recul. Dans ce cas, la possibilité de baisses de taux renforce l’intérêt pour les obligations souveraines à plus longue durée, en particulier pour les investisseurs à la recherche de protection en cas de baisse. Leur attrait est d’autant plus marqué lorsque les rendements sont élevés, puisqu’elles offrent alors préservation du capital et revenu.
Dans les environnements volatils, surtout lorsque les actifs risqués trébuchent, la liquidité et la qualité de crédit de la dette souveraine deviennent essentielles. Il est cependant important de noter que les obligations peuvent également subir des ventes massives lors de périodes de stress, notamment lorsque l’inflation est appelée à progresser. Dans ces cas, elles ne procurent pas la même protection et ne constituent pas nécessairement le meilleur actif “flight-to-quality”.
Comment positionnez-vous les portefeuilles le long de la courbe de taux dans l’environnement actuel ?
Nous avons récemment adopté une position légèrement longue en duration. Cela reflète l’idée que les banques centrales disposent d’une marge pour abaisser leurs taux, en particulier la Fed. Nous accordons également une grande attention à la partie de la courbe que nous surpondérons ou sous-pondérons.
Investir sur le court terme implique une vue sur la politique monétaire des banques centrales par rapport à ce que les marchés anticipent déjà. Le segment long de la courbe requiert une évaluation des risques liés à la prime de terme, c’est-à-dire la compensation requise pour assumer le risque de duration. La forme de la courbe est également un facteur clé, en fonction des gains ou des pertes de roll-down selon les segments.
Dans ce contexte, étendre sélectivement la duration peut être avantageux si des baisses de taux se matérialisent et si les rendements sont attractifs, mais la prudence reste de mise compte tenu des risques persistants liés à l’inflation et à la géopolitique. Une flexibilité tactique — ajuster la duration au gré des signaux macroéconomiques et de la pente de la courbe — permet d’optimiser le potentiel de rendement total sans s’enfermer dans un scénario de taux unique.
Où voyez-vous aujourd’hui le meilleur équilibre rendement-risque entre dettes souveraines et dettes d’entreprise ?
Les obligations d’entreprise des marchés émergents, ainsi que certains émetteurs high yield, offrent actuellement un équilibre attractif entre rendement et risque. Malgré des spreads plus serrés, ces segments bénéficient d’une amélioration des fondamentaux, d’une diversification à l’échelle mondiale et d’une certaine discipline dans l’émission.
La dette souveraine dans les régions à rendements plus élevés constitue également une opportunité, en particulier lorsque la politique monétaire se stabilise. Cependant, une analyse approfondie du crédit et une évaluation des risques propres à chaque pays restent essentielles.
Dans l’univers investment grade, les secteurs dotés de flux de trésorerie solides et d’un faible levier demeurent attrayants, surtout s’ils sont soutenus par une analyse fine des risques idiosyncratiques.
Comment le marché primaire s’est-il comporté récemment, et qu’indique-t-il sur le sentiment des investisseurs ?
Le marché primaire a fait preuve de résilience, avec une émission régulière et une demande soutenue dans les segments investment grade comme high yield. L’appétit des investisseurs reste robuste, traduisant une confiance dans les fondamentaux du crédit et une vision constructive des taux.
Les nouvelles émissions sont bien accueillies et souvent sursouscrites, signe d’une volonté de déployer du capital malgré les incertitudes macroéconomiques. Il est possible d’en déduire que les investisseurs se positionnent pour un environnement de taux stable et sont à l’aise avec les valorisations actuelles. La sélectivité demeure toutefois essentielle, car la dispersion entre émetteurs continue de s’accentuer.
A quelle résilience vous attendez-vous de la part des émetteurs high yield face à la hausse des coûts de refinancement ?
Les émetteurs high yield ont montré une résilience notable, soutenue par des bénéfices solides, des opérations de refinancement proactives et des structures de capital disciplinées. Nous anticipons la poursuite de cette tendance, bien que la hausse des coûts d’intérêt puisse mettre sous pression les crédits plus fragiles.
Même si les fondamentaux restent solides dans l’ensemble, l’environnement se polarise. Les émetteurs dotés de flux de trésorerie robustes et d’un accès à la liquidité sont bien positionnés, tandis que ceux avec des maturités à court terme et une flexibilité réduite peuvent faire être confrontés à des difficultés. La sélection de crédit et la rotation sectorielle sont essentielles pour naviguer efficacement dans ce contexte.
Guillermo Felices
PGIM
Guillermo Felices occupe les fonctions de Global Investment Strategist chez PGIM Fixed Income. Avant de rejoindre le groupe en 2021, Guillermo Felices était responsable de la stratégie d’investissement et membre du Multi-Asset Investment Committee chez BNP Paribas Asset Management. Plus tôt dans sa carrière, il a dirigé la recherche en allocation d’actifs pour l’Europe pour l’Europe chez Barclays, qu’il avait rejoint en 2011. Il a également travaillé pour Citi, et à la Bank of England. Guillermo est titulaire d’un doctorat et d’un MA en économie de l’Université de New York, ainsi que d’une licence en économie de l’Universidad del Pacífico à Lima, au Pérou.
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Face à un environnement marqué par la consolidation et la montée des exigences réglementaires, SSI Wealth Management incarne une nouvelle génération de gérants indépendants : structurés, connectés et tournés vers une croissance durable. Oliver Amstad, son CEO, explique ici comment la récente intégration au groupe Cinerius a permis à SSI d’accélérer son expansion tout en préservant sa fibre entrepreneuriale.
Par Jérôme Sicard
Quels facteurs ont soutenu la croissance durable de SSI au cours de la dernière décennie ?
Notre trajectoire au fil des dix dernières années s’est avant tout construite sur les personnes – sur la force et la complémentarité des équipes que nous avons réunies. Dès le départ, SSI a cherché à rassembler des profils qui aient à la fois une expertise approfondie et un esprit entrepreneurial. Cela vaut non seulement pour nos collaborateurs, mais aussi pour nos partenaires, pour le réseau élargi avec lequel nous travaillons et pour notre conseil d’administration. Nous l’avons progressivement remodelé afin qu’il reflète l’évolution et les nouvelles aspirations de l’entreprise.
Depuis 2023, nous nous sommes également réorganisés sous forme de holding, qui regroupe à ce jour environ 3 milliards d’actifs sous gestion. La holding inclut SSI Wealth Management, Huber & Partner, Monaval, SSI Asset Management au Liechtenstein, Carnot – une société de gestion spécialisée dans les investissements durables et l’efficacité énergétique – ainsi que SSI Services, une fiduciaire basée à Zurich. Chacune de ces unités apporte une expertise spécifique ; ensemble, elles forment un écosystème cohérent qui alimente notre croissance.
Notre réussite s’explique aussi par le fait que nous nous concentrons sur des marchés de niche et sur des domaines où nous pouvons offrir une réelle valeur ajoutée. Un bon exemple est notre Gold Equities Fund, passé de 30 millions à plus de 200 millions de francs suisses. La performance du fonds a naturellement attiré de nouveaux investisseurs, mais surtout, elle a démontré la solidité de notre réseau et notre capacité à croître par l’expertise plutôt que par le marketing.
Quels leviers de croissance privilégiez-vous aujourd’hui ?
Notre développement s’inscrit dans la continuité de la collaboration que nous entretenons notamment avec les fiduciaires, les family offices et bien sûr avec nos clients existants. Ces relations de long terme génèrent naturellement de nouvelles recommandations et de nouvelles opportunités. La croissance organique demeure un pilier essentiel, mais elle s’accompagne désormais d’une expansion externe sélective. Les deux se renforcent mutuellement : les acquisitions apportent de nouvelles compétences, tandis que la croissance interne garantit la préservation de notre culture et de nos standards.
Nous concentrons actuellement nos efforts sur notre présence dans la région DACH, tout en explorant de nouvelles perspectives en Scandinavie et en Israël, où nous disposons déjà de solides liens. L’objectif n’est pas une expansion agressive, mais une croissance maîtrisée – en veillant à maintenir la proximité et la qualité du service.
En quoi l’intégration au groupe Cinerius a-t-elle influencé cette trajectoire ?
Rejoindre Cinerius a donné une impulsion très concrète à nos développements. Avant cela, nous avions l’ambition de croître par acquisitions, mais sans disposer de l’infrastructure ni de l’expérience transactionnelle nécessaires pour avancer rapidement. Cinerius nous a fourni ce cadre : des équipes M&A expérimentées, des juristes spécialisés, des processus éprouvés. Sur cette base, nous avons réalisé deux acquisitions en une seule année – un rythme qui nous aurait pris beaucoup plus de temps auparavant.
Au-delà de l’aspect technique, faire partie de Cinerius nous apporte taille et crédibilité. Le groupe représente aujourd’hui près de 15 milliards de francs d’actifs. Cette masse critique est un atout majeur dans un environnement où les coûts liés à la conformité, à l’informatique et à la gestion des risques ne cessent d’augmenter. C’est aussi un avantage pour attirer de nouveaux talents. Cela dit, nous avons conservé une indépendance entrepreneuriale totale : les décisions stratégiques se prennent ici, à Bäch. Le modèle Cinerius fonctionne précisément parce qu’il allie les ressources du groupe à une réelle autonomie en local.
Votre approche de la croissance a-t-elle évolué depuis l’entrée dans Cinerius ?
Absolument. Nous sommes devenus plus rapides, plus structurés et plus stratégiques. Avant, la croissance externe dépendait beaucoup des opportunités : le bon contact, le bon moment. Aujourd’hui, nous disposons d’un processus clair, d’une méthodologie éprouvée et d’experts capables de mener une acquisition de l’idée à la conclusion en moins d’un an.
Dans le même temps, nous sommes devenus plus sélectifs. L’intégration est aussi importante que l’acquisition. Nous avons appris qu’une croissance réussie doit respecter la culture – l’ADN des entreprises que nous rejoignons. Chez SSI, nous procédons de manière progressive : comprendre les personnes, les clients, la philosophie. Cinerius partage pleinement cette approche. Nous intégrons les sociétés étape par étape, en préservant leur autonomie et leur identité.
Dans quelle mesure les fonctions mutualisées – conformité, informatique, RH, marketing digital – ont-elles contribué à optimiser vos opérations ?
Ces fonctions font une différence considérable. Même avant de rejoindre Cinerius, SSI avait mis en place une structure interne de holding centralisant la conformité, l’informatique, le marketing et les ventes pour ses filiales. Aujourd’hui, nous bénéficions d’un soutien supplémentaire à l’échelle du groupe.
En Allemagne, par exemple, Cinerius a développé des outils de marketing digital particulièrement performants pour l’acquisition de clients – que nous envisageons d’adapter pour le marché suisse. Le département RH du groupe nous apporte également une réelle valeur ajoutée, notamment pour le recrutement de relationship managers seniors et la coordination avec des chasseurs de têtes. Ces ressources nous permettent de rester agiles tout en maintenant des standards opérationnels élevés.
Il ne s’agit pas de perdre notre indépendance, mais de gagner en efficacité. Chaque entité conserve son identité, tout en profitant de la force collective du groupe.
En quoi cette collaboration influence-t-elle votre proposition de valeur auprès des clients ?
Pour nos clients, la collaboration avec Cinerius est presque invisible – et c’est exactement ainsi que nous le souhaitons. SSI reste SSI : la même équipe, la même philosophie, le même niveau de service personnalisé.
Cinerius apporte une base solide qui renforce notre stabilité et notre résilience, sans altérer l’essence de nos relations clients ni notre culture interne. Le groupe n’impose ni marque, ni processus. Il nous permet simplement de faire ce que nous faisons déjà – mais plus vite et plus efficacement.
SSI a récemment intégré Huber & Partner et Monaval. Quels enseignements tirez-vous de ces intégrations ?
A chaque intégration, il apparaît que la culture est primordiale. On peut aligner les systèmes et les processus, mais si la chimie humaine ne fonctionne pas, le projet échoue. Dès les premières discussions avec Huber & Partner et Monaval, il est apparu évident que nous partagions le même état d’esprit : une orientation client forte, de la discipline et une vision à long terme.
Le respect et la confiance sont essentiels, surtout lorsqu’on travaille avec des fondateurs qui ont bâti leur entreprise sur plusieurs décennies. Nous abordons chaque intégration progressivement, en prenant le temps de comprendre les clients et les équipes. Le but n’est pas d’absorber les sociétés, mais de créer des synergies. Ces sociétés que nous intégrons apportent leurs relations, leur savoir-faire et, de notre côté, nous apportons la structure, la conformité et la capacité à croître.
Comment accompagnez-vous concrètement ces sociétés dans leur développement post-intégration ?
Nous commençons par les fondamentaux : conformité, informatique, gestion des risques – des domaines de plus en plus exigeants en ressources. Ensuite, nous aidons à mettre en place des processus évolutifs pour que les équipes puissent se concentrer sur l’essentiel : les clients.
Huber & Partner, par exemple, sera pleinement intégrée sous la marque SSI d’ici 2026, mais d’ici là, elle continue d’opérer de manière autonome tout en profitant de notre infrastructure.
Nous accordons également une grande importance à la relève et à la continuité. Beaucoup de ces sociétés ont été fondées il y a 20 ou 30 ans. Assurer la transmission – pour les clients comme pour les collaborateurs – est crucial. Cela implique de former la nouvelle génération de relationship managers, de moderniser les outils et de créer un environnement attractif pour de nouveaux talents.
Dans un secteur en profonde mutation – marqué par la consolidation et la montée des exigences réglementaires et technologiques – pourquoi le modèle Cinerius vous semble-t-il particulièrement pertinent ?
Parce qu’il répond aux grands défis structurels de notre métier : la succession, la taille critique et la spécialisation. L’âge moyen des gérants indépendants en Suisse est élevé, et beaucoup d’entreprises peinent à assurer leur continuité. Cinerius offre une solution pérenne qui permet de se professionnaliser et de se développer sans renoncer à son esprit entrepreneurial.
Par ailleurs, le secteur a besoin de visibilité. Contrairement aux grandes banques privées comme Julius Baer ou Vontobel, les gérants externes restent souvent dans l’ombre. Une plateforme comme Cinerius leur donne une voix collective et une crédibilité accrue, tout en préservant leur indépendance.
Enfin, la taille compte. Que ce soit pour la digitalisation, la conformité ou l’investissement technologique, la dimension devient un atout stratégique. Le modèle Cinerius combine la force du groupe et la liberté individuelle. C’est ce qui le rend non seulement pertinent, mais indispensable pour la prochaine décennie.
Oliver Amstad
SSI Wealth Management
Oliver Amstad possède plus de trente ans d’expérience dans la gestion de fortune et la banque d’investissement. Il a passé cinq ans au sein de la direction d’une banque privée zurichoise avant de co-fonder SSI Wealth Management, qu’il a dirigée comme CEO et administrateur de 2010 à 2023. Depuis 2024, il est délégué du conseil d’administration de SSI Holding et siège dans plusieurs conseils d’administration du groupe.
Dominik Buholzer
Finews
Aquila Investment Partner : un nouveau relais de croissance au sein du groupe
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