Awards
Nicole Curti
Alliance of Swiss Wealth Managers
« Le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage. »
Au lendemain des Custodian Bank Awards organisés par l’Alliance, Nicole Curti revient sur les priorités stratégiques du secteur, entre consolidation, pression sur les modèles économiques et enjeux liées à la transmission. Trois thèmes majeurs se détachent : renforcer la visibilité du métier, structurer un écosystème encore fragmenté et accompagner l’émergence des nouvelles générations, chez les clients comme chez les gérants.
Par Jérôme Sicard
À horizon 2028, que voulez-vous avoir accompli avec l’Alliance?
Ce qui me paraît essentiel, c’est d’avoir contribué à structurer davantage le secteur tout en préservant son ADN. L’Alliance doit continuer à jouer un rôle de plateforme où des acteurs qui sont à la fois concurrents et interdépendants – gérants, banques, régulateurs, auditeurs… puissent dialoguer et échanger.
D’ici 2028, l’enjeu est d’avoir renforcé la visibilité et la compréhension du métier de gérant indépendant auprès du grand public. Aujourd’hui encore, beaucoup de clients privés ou même de Relationship Managers en banque ne perçoivent pas clairement ce que nous faisons, ni en quoi nous constituons une alternative crédible aux banques.
J’aimerais aussi que l’Alliance fasse émerger davantage de synergies entre ses membres, notamment entre fondateurs. Des initiatives en ce sens existent déjà. Il faut désormais les structurer et les amplifier.
Enfin, un point central sera la transmission. D’ici quelques années, la question de la relève, que ce soit côté clients ou côté gérants, sera incontournable. Si nous parvenons à accompagner cette transition en intégrant une nouvelle génération, ce sera une réussite majeure.
Quels sont les chantiers prioritaires auxquels doivent s’atteler aujourd’hui les EAM en Suisse ?
Aujourd’hui, beaucoup de discussions tournent autour de la rentabilité : pression sur les marges, hausse des coûts, nécessité de croître, de recruter, de structurer les équipes. Ce sont des sujets réels, notamment pour les structures les plus établies.
Or, la force du gérant indépendant, c’est précisément sa capacité à maintenir une relation personnalisée avec ses clients. Cela suppose un dimensionnement qui préserve la qualité de la relation client. Le vrai enjeu n’est donc pas uniquement la croissance, mais la cohérence du modèle.
Dans quels domaines l’Alliance doit-elle se renforcer ?
Le premier chantier est clairement la pédagogie. Il faut mieux expliquer ce qu’est un gérant indépendant et pourquoi ce modèle peut répondre aux attentes d’un client privé aujourd’hui. Le problème n’est pas seulement la concurrence des banques, mais le fait que beaucoup de clients ne se posent même pas la question. Le marché reste très fragmenté, avec un grand nombre d’acteurs, et le choix repose souvent sur une personne plus que sur une marque.
On observe néanmoins des évolutions intéressantes. Les avocats, par exemple, orientent de plus en plus leurs clients vers des gérants indépendants. Cela montre que le modèle gagne en crédibilité.
Par ailleurs, l’Alliance doit continuer à structurer son dialogue avec les régulateurs et les autres associations professionnelles. L’objectif n’est pas de faire du lobbying, mais d’asseoir une relation de confiance et de crédibilité.
Enfin, comme je le mentionnais un peu plus tôt, la question NextGen est centrale. Que ce soit côté clients ou côté gérants, la transmission devient un enjeu majeur. Beaucoup de fondateurs approchent d’un moment charnière, et il faut préparer cette transition.
L’Alliance vient de fêter ses 10 ans. Durant cette décennie, quelles ont été les transformations les plus structurantes du secteur ?
La première transformation, c’est la consolidation du secteur bancaire. Le nombre d’acteurs a fortement diminué, ce qui a profondément modifié l’environnement. Du côté des gérants indépendants, l’introduction de la réglementation en 2022 a marqué un tournant. Elle a apporté plus de contraintes, plus de coûts, mais aussi une légitimité accrue. Elle a contribué à assainir le marché, avec un certain nombre d’acteurs qui ont disparu ou choisi de ne pas entrer dans le cadre réglementaire.
Dans le même temps, le secteur reste très dynamique. De nombreuses nouvelles sociétés continuent d’être créées. Cela reflète à la fois l’attrait du modèle pour les banquiers et une évolution du côté des clients, qui montrent une maturité croissante et une ouverture à des solutions alternatives.
Que retenez-vous de cette édition des Custodian Awards ?
Ce qui m’a marqué, c’est justement un message qui a été très clairement exprimé, notamment par Sergio Ermotti. La place financière suisse ne peut pas se construire et prospérer du seul fait des difficultés rencontrées dans d’autres régions du monde. Si la gestion de fortune fonctionne bien en Suisse, ce ne peut pas être simplement parce que cela fonctionne moins bien ailleurs. Ce n’est ni une stratégie, ni une proposition de valeur durable.
Cela oblige le secteur à se poser les bonnes questions. Quelle est notre véritable valeur ajoutée ? Qu’est-ce qui nous distingue, au-delà de la stabilité ou du contexte ? À mon sens, les réponses se trouvent dans la qualité du service, la capacité à offrir des solutions personnalisées, la profondeur de l’expertise et, surtout, la diversité du modèle suisse, où coexistent banques et gérants indépendants.
C’est précisément cette complémentarité qui fait la force du marché. Et c’est aussi ce que l’Alliance cherche à encourager en animant un écosystème où les acteurs, même concurrents, sont capables de dialoguer et d’avancer ensemble.
Enfin, ce que je retiens aussi, c’est l’engagement des banques lors de cette édition. Leur présence et leur intérêt confirment que le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage.
Que doit être aujourd’hui une banque dépositaire pour un gérant indépendant ?
Aujourd’hui, les attentes sont élevées. La solidité financière reste une base, tout comme la stabilité des équipes et la qualité de la réputation. Mais les critères différenciants sont ailleurs. L’excellence opérationnelle est essentielle, tout comme la compétitivité des tarifs. Et surtout, la technologie est devenue un élément central. Les gérants attendent des systèmes intégrés, capables de s’interfacer avec leurs propres outils, avec un haut niveau d’automatisation. Il ne s’agit plus seulement d’exécuter des ordres, mais de proposer une infrastructure fluide et efficace.
Les banques dépositaires ont-elles pris la mesure des transformations opérées par les gérants indépendants ?
Globalement, oui, mais de manière très inégale. Toutes les banques n’avancent pas au même rythme, notamment en fonction de leurs moyens et de leur stratégie. Ce qui est clair, en revanche, c’est que le segment est désormais reconnu comme stratégique. La Suisse reste un marché très spécifique, avec une densité et une dynamique que l’on ne retrouve pas ailleurs.
On voit se dessiner une évolution du modèle, avec une séparation plus nette des rôles. Les banques évoluent vers un rôle de plateformes, pour assurer la conservation des actifs, l’exécution et l’infrastructure opérationnelle, tandis que les gérants indépendants se concentrent sur la relation client et le conseil.
Il reste néanmoins des axes d’amélioration. Les banques pourraient être plus proactives dans la manière dont elles interagissent avec les gérants, notamment sur leurs offres asset management. Aujourd’hui, ces interactions restent parfois encore trop timides.
Nicole Curti
ASV/ASWM
Managing partner de Capital Y, la boutique genevoise, Nicole Curti préside l’ASV-ASWM, l’Alliance des Gestionnaires de Fortune Suisses, depuis mars 2022. Elle travaille dans la gestion de fortune depuis 25 ans. Elle a d’abord passé dix ans chez Lombard Odier notamment au sein du département Key Clients. Elle a ensuite créé et dirigé la filiale Suisse de Stanhope Capital avant de rejoindre Capital Y. Nicole est membre de plusieurs conseils d’administration ou consultatifs. Elle siège également au comité central de Swiss Athletics. Elle possède un Bachelor en sciences politiques de l’Université de Lausanne et un MBA de l’ESADE Business School de Barcelone.
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Une approche de gestion absolute return peut apporter stabilité et visibilité aux investisseurs, quelles que soient les conditions de marché. Elle permet également de naviguer avec agilité dans un environnement incertain, en diversifiant les sources de performance et en maîtrisant les risques.
La conjoncture économique mondiale reste bien orientée début 2026. Après avoir mieux résisté qu’attendu aux chocs protectionnistes de 2025, la croissance est globalement stable. Cela, dans un environnement géopolitique toujours soumis à de nombreux points de tension.
À court terme, l’économie bénéficie de conditions financières favorables et surtout d’une impulsion budgétaire généralisée, aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne ou en Chine. Dans le même temps, l’inflation reflue à la cible dans la plupart des pays. Cependant, compte tenu de tensions politiques et géopolitiques encore élevées et du potentiel de croissance structurellement limité à long terme ̶ par la démographie, le changement climatique et une mondialisation qui a perdu en intensité ̶ l’horizon d’investissement tend à se réduire.
Les atouts de la gestion absolute return
Ces incertitudes militent en faveur d’une gestion obligataire absolute return, fondée sur une grande diversification des actifs, des sources de performance et des instruments financiers, sans contrainte de benchmark. Grâce à cette agilité et en exploitant un spectre large de moteurs de performance, il est possible de renforcer la décorrélation entre les classes d’actifs, d’amortir d’éventuels chocs de marché et de participer activement aux mouvements haussiers.
C’est précisément l’objectif de notre approche d’investissement, qui repose sur un pilotage rigoureux des sources de rendement ajusté au risque. La combinaison de plusieurs stratégies complémentaires vise à améliorer les perspectives de rendement tout assurant une protection et la réduction de la volatilité. Parmi ces stratégies, citons l’exposition aux dettes souveraines, aux obligations d’entreprises, les stratégies de base – différentiel de performance entre deux marchés, produits ou classes d’actifs, sans directionnalité – ou encore l’identification d’opportunités sur le marché primaire obligataire.
Gestion des risques et opportunités
Depuis le début de l’année, les niveaux de valorisation ont continué à se tendre sur un certain nombre de marchés obligataires, par exemple sur les taux souverains américains et britanniques, ainsi que sur le marché du crédit. Dans ce contexte, nous réduisons l’exposition aux obligations d’entreprises high yield[1] en raison de primes de risque aujourd’hui très basses. Dans cette optique de désensibilisation, les stratégies de base jouent également un rôle central via des positions longues sur des obligations sélectionnées avec soin, couvertes par des indices de crédit.
En revanche, nous identifions des opportunités sur certaines émissions primaires d’entreprises investment grade[2] et dans le secteur des obligations financières. Cette approche sélective s’est traduite par l’investissement dans des entreprises pouvant bénéficier du plan de relance allemand, situées dans des pays limitrophes à l’Allemagne. Nous restons également positifs sur des secteurs plus défensifs, par exemple les télécoms, avec une sélection forte sur les émetteurs liés à la thématique de l’intelligence artificielle. Ainsi, nous avons sélectionné des titres comme Swisscom ou Addeco pour leur dimension défensive selon nous.
Sur le plan sectoriel, les obligations bancaires européennes nous semblent attractives, au regard de l’amélioration de leurs résultats et de l’absence de fort retour aux actionnaires, un facteur bénéfique à la qualité des ratios de crédit. Notre objectif de diversification fait aujourd’hui la part belle à quelques obligations souveraines d’Europe du Sud qui combinent, selon nous, un portage ajusté au risque attractif et une volatilité relativement réduite.
Enfin, le recours aux instruments dérivés ou encore à l’arbitrage de crédit devrait permettre de contenir la volatilité tout en apportant une contribution positive. Dans un monde où l’instabilité des relations géopolitiques fait figure de nouvelle norme, la performance des investissements passe par la flexibilité et la protection de l’allocation d’actifs.
Rédigé le 25/02/2026
Disclaimer : investir sur les marchés financiers comporte des risques et notamment de perte en capital. Les opinions émises correspondent aux convictions de l’auteur. Elles ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de LBP AM. Ces informations sont fournies à titre indicatif et, de ce fait, ne constituent ni une offre d’achat ou de vente d’un titre, ni un conseil en investissement, ni une analyse financière. Les valeurs et les secteurs sont cités à titre d’exemple. Ni leur présence en portefeuille, ni leur performance ne sont garanties.
[1] Obligations de catégorie spéculative ‘’à haut rendement’’, dont la notation de crédit s’établit de « C » à « BB+ » selon les principales agences de notation
[2] Obligations dont la notation s’établit de « BBB- » à « AAA »
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Alors que les marchés européens évoluent à des niveaux élevés, une fenêtre d’opportunité rare s’ouvre pour les investisseurs disciplinés. Après une décennie marquée par les distorsions liées aux taux négatifs et à l’essor des gestions passives, les valorisations des entreprises de qualité redeviennent attractives, offrant un point d’entrée inédit depuis plus de dix ans.
Les bons investisseurs ont un point commun : la discipline. Ils achètent des actifs de qualité à des prix raisonnables. Dès que l’un des deux paramètres fait défaut, l’investissement se transforme en spéculation et la prise de risque calculée devient un pari incertain.
Cette discipline requiert parfois une patience presque inhumaine car les marchés financiers sont rarement disposés à satisfaire les exigences de l’investisseur discipliné. Le plus souvent, les entreprises de meilleure qualité sont trop chères et les bons prix reflètent la médiocrité des entreprises les plus fragiles.
Chercher à investir dans des entreprises de qualité à des prix raisonnables semble évident en théorie mais se révèle difficile en pratique. Et pourtant, cette opportunité se dévoile aujourd’hui en Europe, il faut savoir la saisir.
Le modèle économique d’une entreprise de qualité s’écrit ainsi : une croissance régulière, du chiffre d’affaires comme des profits, financée par des investissements rentables et protégés grâce à des barrières à l’entrée qui maintiennent les concurrents à distance raisonnable. Ces barrières sont de nature variée comme des marques emblématiques, des brevets ou des effets de réseau par exemple.
La valorisation de certaines de ces entreprises est enfin à portée de tir de l’investisseur discipliné, il aura fallu attendre plus de 10 ans. En effet, mi-2014, la BCE s’embarque dans une stratégie nouvelle et encore jamais éprouvée, elle fonde sa politique monétaire sur des taux d’intérêts négatifs. Instantanément, la règle immuable de la finance, un euro aujourd’hui vaut plus qu’un euro dans un an, est devenue obsolète car lorsque les taux sont négatifs, plus les cash flows sont lointains, plus ils ont de valeur.
Une aberration intellectuelle qui s’est transformée en dysfonctionnements réels. Les taux négatifs ont engendré la disparition du coût du capital, cette force de rappel qui empêche les valorisations des actifs à duration longue de s’envoler vers des sommets irrationnels et insoutenables.
Par nature, les entreprises de qualité ont des durations supérieures à la moyenne car leurs cash flows offrent plus de visibilité et de résilience dans le futur. Elles ont donc particulièrement réagi à cette nouvelle donne. Leur prime de valorisation par rapport au marché européen a progressivement augmenté pendant toute cette période de taux négatifs.
Dans le secteur de la consommation non discrétionnaire par exemple (agroalimentaire, boissons, produits de soins courants), caractérisé par une rentabilité et une visibilité supérieure à la moyenne, la prime est passé de 20% en 2014 à 70% en 2022, date à laquelle la BCE a commencé à relever agressivement son taux directeur. Dans d’autres secteurs et sur d’autres entreprises estampillés « qualité », ce phénomène a encore été plus marqué, les PE passant au-dessus de 30x en 2022 quand ils n’étaient que de 15x en 2014.
Aux taux négatifs s’est ajoutée un autre développement qui a amplifié ces excès : l’essor des gestions passives, thématique et factorielles. Ces types de gestion ont un point commun : dans leur équation de l’investissement, la notion de prix raisonnable ne rentre pas en compte. Elles n’achètent que ce qui a déjà monté et nourrissent cette dynamique ascensionnelle jusqu’à ce que la rationalité réapparaisse, tôt ou tard.
En l’occurrence, il aura donc fallu attendre que la BCE remonte ses taux en 2022 et revienne à une politique monétaire plus classique pour que le coût du capital reprenne ses droits et que les valorisations retombent à des prix raisonnables. Depuis 20022, les cours de bourse de ces entreprises de qualité sous-performent alors que généralement leurs profits progressent, c’est la conséquence directe de leurs valorisations qui étaient devenues insoutenables.
Les mêmes effets se produisent désormais en sens inverse. Lds gestions passives et thématiques vendent ces cours de bourse qui baissent car leur « momentum » est devenu négatif. C’est une aubaine pour l’investisseur qui a su rester discipliné. Ces entreprises, comme celles du secteur de la medtech, des biens de consommation courante ou des boissons (bière, spiritueux) ont gardé leurs atouts et, pour certaines, leurs valorisations sont à nouveau très attractives. Pour reprendre des exemples dans le secteur de la consommation discrétionnaire, comme Diageo ou Carlsberg, la prime de valorisation est passée de 70% en 2022 à seulement 5% aujourd’hui, un plus bas depuis 20 ans.
Les marchés européens sont sur leurs sommets mais du point de vue de l’investisseur discipliné qui recherche des entreprises de qualité à des prix raisonnables, ils n’ont jamais été aussi attrayants depuis 10 ans. La patience est enfin récompensée, le temps est venu d’agir et d’investir pour en profiter. Sur cette thématique, Carslberg va profiter avec le rachat de Britvic, distributeur de Pepsi en Angleterre, de belles synergies ainsi qu’une hausse de marge de 150bps. Un autre exemple est Diageo qui profite de baisse de coût marketing et dont sa marge devrait s’améliorer de 160bps.
Romain Mayer
BDL Capital Management
Romain Mayer est à la tête de la filiale suisse de BDL Capital Management depuis 2019. Il a précédemment été cogérant du fonds Durandal. Il a rejoint BDL Capital Management en 2015, où il a notamment participé à la modélisation des risques et à l’optimisation des portefeuilles. Romain est diplômé d’HEC Lausanne.
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Nommé CEO de NS Partners en décembre dernier- une première dans l’histoire du groupe – Frédéric de Poix a pris la direction de l’une des plus importantes sociétés de gestion en Suisse, dans un contexte de transformation profonde du secteur. Entre enjeux de croissance, transition générationnelle et pression réglementaire, il détaille les priorités du groupe.
Par Jérôme Sicard
Quelles sont les priorités associées à votre nouveau mandat ?
Lorsque l’on devient CEO d’une société comme la nôtre, deux axes s’imposent naturellement. Le premier consiste à en organiser la croissance et le deuxième à en améliorer l’efficience. Au-delà de ces deux dimensions, un troisième enjeu est essentiel. Il faut assurer une parfaite cohérence entre nos trois métiers – wealth management, asset management et structuration de fonds – afin d’aligner les objectifs et renforcer la lisibilité de notre modèle.
Organiser la croissance, dans notre métier, porte avant tout sur le développement des actifs sous gestion. Cela peut passer par des acquisitions ou des rapprochements, mais aussi et surtout par de la croissance interne, via le recrutement de nouveaux relationship managers. Les deux approches sont complémentaires, mais elles s’inscrivent dans le temps long. Aujourd’hui, ce type de développement se construit sur plusieurs années.
Et cette croissance repose avant tout sur notre capacité à délivrer de la performance, en particulier au travers de nos expertises dans la gestion alternative et la sélection de fonds. C’est un élément central, car c’est cette performance qui nourrit durablement la confiance de nos clients.
Le second axe, c’est l’efficience. Il s’agit de s’assurer que notre modèle fonctionne correctement, avec les bons systèmes et les bonnes personnes pour les faire fonctionner Une organisation bien dimensionnée est essentielle pour garantir la pérennité et l’indépendance de la société.
Au-dessus de ces deux dimensions, il y a un élément fondamental à prendre en compte. Ce sont les talents. Notre métier repose entièrement sur eux. Il faut être capable de les identifier, de les attirer, mais aussi de les encadrer et de les faire évoluer. Cela vaut autant pour les gérants que pour les profils en relation avec les clients.
Depuis notre installation dans nos nouveaux bureaux de la rue du Mont-Blanc, nous nous inscrivons dans une dynamique très positive Il y a une énergie nouvelle, les équipes prennent du plaisir, et cela se ressent au quotidien. C’est aussi le rôle du CEO d’entretenir cet enthousiasme et de créer un environnement dans lequel les talents peuvent s’exprimer pleinement.
NS Partners a choisi de renforcer à la fois son comité exécutif et son actionnariat, avec l’entrée de nouveaux associés. En quoi cette gouvernance élargie change-t-elle la dynamique entrepreneuriale du groupe ?
Cette évolution répond d’abord à un enjeu de succession. Comme beaucoup de sociétés indépendantes, nous avons une génération d’associés historiques qui approche d’une phase de transition.
Nous avons fait le choix de rester indépendants, ce qui implique de préparer l’avenir en interne. Cela passe par l’intégration de nouveaux associés plus jeunes, qui vont progressivement prendre le relais. Cette transition se fait sur une période longue, avec un accompagnement étroit des générations actuelles.
En parallèle, nous avons repensé notre gouvernance. Le comité exécutif a été renouvelé, avec une volonté de clarifier les responsabilités. Mon rôle est désormais transversal. Je ne représente plus une activité spécifique, mais l’ensemble du groupe, avec des arbitrages à faire entre différentes lignes métiers. Ce nouveau cadre permet également d’accélérer la prise de décision dans un environnement plus exigeant.
L’arrivée de nouveaux associés apporte aussi une dynamique très positive. Ils questionnent nos pratiques, challengent nos systèmes, proposent des évolutions. Cela nous pousse à revoir certains sujets en profondeur, qu’il s’agisse des outils, des processus ou même des schémas de rémunération, toujours avec une attention particulière portée à l’alignement des intérêts avec nos clients, qui reste au cœur de notre modèle.
Le modèle des gérants indépendants se transforme avec la montée des exigences réglementaires, technologiques et organisationnelles. Comment voyez-vous évoluer le rôle du management au sein des structures EAM dans ce nouveau contexte ?
Il est devenu beaucoup plus exigeant qu’auparavant. Nous faisons face à une augmentation continue des contraintes réglementaires, à des exigences accrues en matière de compliance, ainsi qu’à des contrôles plus fréquents, qu’ils soient internes ou externes. À cela s’ajoutent les évolutions technologiques, qui obligent à repenser certains processus, notamment sur les tâches répétitives.
Dans ce contexte, le management doit en permanence trouver un équilibre entre les systèmes et les personnes. Il ne s’agit plus simplement de gérer une activité, mais de piloter une organisation en évolution constante.
Ce qui a changé, c’est l’impossibilité de considérer qu’un modèle est stabilisé. Tout doit être régulièrement remis en question que ce soit les outils, les équipes, ou les processus. L’amélioration en continu est devenue une obligation.
On assiste d’ailleurs à une transformation plus large du secteur, avec un passage progressif d’un modèle artisanal à un modèle plus institutionnalisé, qui devrait s’accompagner d’une certaine consolidation.
NS Partners s’articule autour de trois activités qui sont le wealth management, l’asset management et la manco luxembourgeoise. Quelle est la logique stratégique qui sous-tend cette organisation ?
Notre modèle repose sur une logique d’intégration. Le wealth management permet d’attirer et d’accompagner les clients. L’asset management constitue le cœur de notre expertise, avec notamment un savoir-faire reconnu en gestion alternative et en sélection de fonds. Enfin, la management company au Luxembourg assure la structuration et l’administration des fonds. Lorsque ces trois activités fonctionnent ensemble, elles nous permettent de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur de l’investissement, de la relation client à la structuration des produits, dans un cadre cohérent et lisible pour nos clients.
Cela étant, leurs dynamiques sont différentes. La management company connaît une croissance rapide, portée par des volumes importants mais avec des marges plus faibles. À l’inverse, les activités de gestion se développent plus lentement, mais avec une rentabilité plus élevée. L’enjeu pour NS Partners est donc de faire coexister ces deux dynamiques de manière équilibrée.
Quels sont aujourd’hui vos principaux relais de croissance ?
Ils s’articulent autour de plusieurs axes complémentaires. Le premier reste le développement de la clientèle privée, principalement en Suisse, via le recrutement de nouveaux gérants de fortune. Le deuxième concerne le renforcement de notre expertise en gestion alternative et en sélection de fonds, qui constitue un avantage compétitif clé et un moteur essentiel de performance. Nous explorons également certains segments comme les marchés privés, notamment au travers de structures evergreen, mais nous avons là une approche plus mesurée. Ce sont des univers différents, avec d’autres acteurs et d’autres dynamiques. Enfin, nous poursuivons le développement de notre plateforme de structuration de fonds, notamment au Luxembourg.
Les gérants de fortune indépendants, de mieux en mieux structurés, sont-ils capables de se poser en alternative aux banques privées traditionnelles ?
Ils peuvent l’être, à condition d’assumer leur différence. Les banques ont des modèles de plus en plus industrialisés, ce qui est logique compte tenu de leur taille. À l’inverse, nous pouvons offrir un service sur mesure, adapté aux besoins spécifiques de chaque client, en nous appuyant sur une architecture ouverte qui nous permet de sélectionner librement les meilleures solutions du marché.
Cette capacité de personnalisation est un élément clé de différenciation. Mais elle implique aussi des contraintes importantes. Pour offrir ce niveau de service dans un environnement réglementaire strict, il faut des systèmes solides et des équipes de contrôle robustes. Le modèle indépendant est donc plus flexible, mais aussi plus exigeant.
Au vu du volume que prennent aujourd’hui des structures EAM telles que NS Partners, faut-il s’attendre à un durcissement réglementaire ?
Il est déjà en cours et ne s’est jamais vraiment arrêté. Les exigences augmentent constamment, qu’il s’agisse des régulateurs, des banques ou des auditeurs. Cela se traduit par une complexité accrue et une pression croissante sur les coûts. Pour les acteurs les mieux structurés, cette évolution constitue aussi une opportunité de différenciation. Chez NS Partners, nous avons anticipé ces évolutions depuis plusieurs années.
Par ailleurs, une nouvelle dimension s’impose, celle du temps. Nous devons désormais anticiper la manière dont certaines décisions pourraient être perçues dans plusieurs années, ce qui impose une vigilance accrue dans chacune de nos opérations.
Dans un environnement de marché plus incertain et plus fragmenté, comment un gérant indépendant comme NS Partners adapte-t-il aujourd’hui la construction et la gestion de ses portefeuilles ?
Nous avons structuré notre approche autour d’un équilibre relativement stable : environ un tiers de fonds internes, un tiers de fonds externes et un tiers de positions directes. Cette architecture présente plusieurs avantages. Elle nous oblige d’abord à rester concurrentiels avec les meilleurs acteurs du marché. Si une solution externe est plus pertinente, nous l’intégrons sans hésitation.
Elle nous permet ensuite de bénéficier d’un flux d’information exceptionnel. Nos équipes rencontrent entre 600 et 800 gérants chaque année, ce qui reflète l’étendue de notre réseau et constitue un élément clé de notre savoir-faire. Enfin, elle offre une grande flexibilité dans la construction des portefeuilles. Nous pouvons adapter les allocations aux préférences des clients, tout en maintenant une discipline d’investissement rigoureuse. Dans un environnement plus incertain et plus fragmenté, cette capacité d’adaptation constitue un atout qui me semble décisif.
Frédéric de Poix
NS Partners
Frédéric de Poix a rejoint NS Partners en 2013 et il en a été nommé CEO en décembre 2025, après dirigé pendant plusieurs années le pôle wealth management. Frédéric a débuté sa carrière en 1985 en tant que négociant en café chez Sucres et Denrées, puis en tant que Regional Manager chez Finagrain, filiale de Continental Grain Company. Il a ensuite passé 15 ans dans la gestion privée chez Morgan Stanley et Hyposwiss, où il a acquis une solide expérience dans l’accompagnement de clients privés et la gestion de portefeuilles sophistiqués. Il est diplômé du programme Bachelor of Business Administration de l’EPSCI / Groupe ESSEC (France).
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Les métiers bancaires évoluent à grande vitesse, sous l’effet de la digitalisation, de la réglementation et de nouvelles attentes des clients. Avec la création de son Observatoire, l’ISFB souhaite mieux analyser ces transformations et anticiper les besoins futurs du secteur. Son directeur, Mathias Baitan, revient sur les objectifs de cette initiative et sur le bilan 2025 d’un institut qui étend intelligemment son action.
Par Jérôme Sicard
L’Observatoire ISFB des compétences bancaires et financières, que vous avez initié, est entré en phase opérationnelle. Quels en sont les objectifs ?
Le principal objectif est de mieux comprendre l’évolution des métiers bancaires afin d’anticiper les compétences dont le secteur aura besoin demain. La place financière évolue rapidement, sous l’effet de la réglementation, de la digitalisation, de l’évolution démographique, mais aussi des transformations des attentes des clients. Dans ce contexte, il est essentiel de disposer d’un dispositif capable d’analyser ces évolutions de manière structurée et indépendante.
L’Observatoire ISFB vise précisément à documenter ces transformations et à fournir aux institutions financières des éléments d’analyse qui leur permettront d’orienter leurs stratégies de formation, de recrutement et de développement des compétences.
Quelles sont les priorités de cet Observatoire ?
La première priorité consiste à engager la discussion au sein de la place financière sur l’évolution des compétences. Les transformations à l’œuvre dans le secteur sont réelles, et il est important d’en prendre conscience collectivement afin d’anticiper les adaptations nécessaires.
En tant qu’institut de référence pour les compétences bancaires et financières en Suisse romande, nous avons un rôle de catalyseur à jouer. Nous devons donc engager le dialogue avec nos membres, mais aussi avec nos partenaires et les autorités, afin de réfléchir ensemble aux évolutions à venir.
À plus long terme, l’ambition est de mieux comprendre comment se transforment les grandes fonctions du secteur. Quelles compétences émergent ? Lesquelles se transforment ? Et lesquelles pourraient progressivement disparaître ? C’est ce travail d’observation et d’anticipation qui permettra de se préparer efficacement aux mutations en cours.
Huit banques fondatrices sont aussi à l’origine de ce projet. Que révèle selon vous cette mobilisation sur les préoccupations actuelles du secteur ?
Cette mobilisation montre que la question des compétences est devenue stratégique pour l’ensemble du secteur. Les banques sont confrontées à des transformations rapides de leurs métiers. Elles doivent à la fois intégrer de nouvelles exigences réglementaires, développer des compétences technologiques et continuer à offrir un conseil de haute qualité à leurs clients.
Le fait que plusieurs établissements aient souhaité soutenir la création de cet Observatoire de l’ISFB traduit une volonté commune de mieux anticiper ces évolutions et d’y apporter des réponses collectives. Nous savons toutefois que les capacités d’anticipation ou de prospective ne sont pas les mêmes selon la taille des organisations. L’un des objectifs de l’Observatoire est précisément de partager ces analyses avec l’ensemble de la place financière romande, afin que tous les acteurs puissent en bénéficier, indépendamment de leur capacité propre à mobiliser des ressources sur ces questions.
Concrètement, quels types d’analyses ou d’outils allez-vous mettre à disposition des institutions financières en Suisse romande ?
L’Observatoire produira plusieurs types de travaux.
D’une part, des analyses régulières sur l’évolution des métiers et des compétences dans le secteur financier. L’objectif est de mieux documenter les transformations en cours et d’identifier les domaines dans lesquels les besoins en compétences évoluent le plus rapidement. Pour cela, nous collaborons avec la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève, ainsi qu’avec la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Fribourg.
D’autre part, nous souhaitons rendre plus accessible notre référentiel de fonctions et de compétences afin de contribuer à une meilleure compréhension des métiers du secteur et de leur évolution.
Nous avons également initié une collaboration avec la Fondation Nomads afin d’explorer les synergies possibles entre différentes industries. Dans ce cadre, nous souhaitons nous inspirer d’une méthode de prospective développée par Nomads en collaboration avec l’Université de Genève et différents acteurs romands, qui vise à mieux identifier les compétences et les métiers du futur.
L’ambition est de combiner ces différentes approches afin de fournir à la place financière romande des analyses utiles pour anticiper les transformations à venir.
Vous venez de publier le rapport annuel 2025 de l’ISFB. Comment résumeriez-vous les progrès accomplis par l’Institut au cours de l’année écoulée ?
L’Institut se porte bien. L’année 2025 a été une année de consolidation et de développement pour l’ISFB. Nous avons poursuivi le renforcement de nos programmes de formation et développé de nouvelles offres dans des domaines clés pour la place financière, notamment autour de l’intelligence artificielle, de la gestion des données ou encore de la gestion des risques. Nous avons également intensifié nos collaborations avec les institutions de la place financière.
La création de l’Observatoire des compétences bancaires et financières constitue une étape importante, car elle élargit le rôle de l’Institut au-delà de la formation. Dans ce cadre, nous avons notamment renforcé nos capacités de recherche avec l’arrivée de Christelle Zagato.
Par ailleurs, notre pôle développement de carrière a véritablement pris son envol avec l’arrivée de sa responsable, Evelyne Rechemann. Ce pôle permet aujourd’hui d’accompagner nos institutions membres à travers des prestations d’assessment, de bilans de compétences ou encore d’aide au recrutement.
Quels sont les chiffres clés à retenir de ce rapport annuel ?
Notre rapport annuel met surtout en évidence l’ampleur des prestations délivrées par l’Institut au service de la place financière. L’ISFB est une association à but non lucratif reconnue d’utilité publique, dont la mission consiste à renforcer la compétence collective et individuelle du secteur bancaire et financier en Suisse romande, au bénéfice à la fois de la compétitivité des établissements et de l’employabilité de ses salariés.
Parmi les tendances marquantes, nous observons depuis 2022 une augmentation constante du nombre de professionnels certifiés dans le cadre des programmes de l’ISFB, ainsi qu’un renforcement progressif de la visibilité de notre marque collective, qui représente aujourd’hui un repère reconnu en matière de compétences pour le secteur en Suisse romande.
L’annexe au rapport annuel, qui présente les résultats financiers détaillés, sera quant à elle communiquée aux membres lors de notre assemblée générale. Je peux néanmoins déjà indiquer que les résultats financiers de l’année 2025 sont excellents et pleinement conformes à nos attentes.
Vous évoquez de plus en plus l’ISFB comme une plateforme de compétences et de carrière, au-delà de la formation continue. Comment cette évolution redéfinit-elle le rôle de l’Institut au sein de la place financière ?
Effectivement, le modèle traditionnel des associations professionnelles doit évoluer pour répondre aux besoins et aux attentes de son époque. L’ISFB ne fait pas exception. Depuis début 2023, nous avons engagé une transformation en profondeur de l’Institut afin d’élargir sa mission et de mieux accompagner nos membres dans les enjeux de compétitivité des établissements et d’employabilité des professionnels.
L’ISFB n’est plus uniquement un centre de formation continue. Il est devenu un véritable centre de compétences et de carrière pour la place financière romande. Nous voulons à la fois constituer un socle de référence en matière de compétences pour les professionnels de la branche et offrir aux employeurs un lieu d’échange et de réflexion sur l’évolution des métiers.
Dans cette perspective, nous avons adopté une vision plus holistique des parcours professionnels. Une carrière ne se résume pas à une succession de formations. Elle s’inscrit dans un continuum fait d’étapes, parfois positives, parfois plus complexes : l’entrée sur le marché du travail, les phases d’évolution, les périodes de transition, les moments plus difficiles ou encore la préparation à la retraite.
La formation continue reste évidemment un levier essentiel d’évolution et d’employabilité dans ce parcours. Mais elle s’inscrit aux côtés d’autres dimensions tout aussi importantes, comme l’accès aux réseaux professionnels, l’observation des pratiques du secteur ou encore le développement des capacités d’adaptation face aux transformations du métier.
Mathias Baitan
Institut Supérieur de Formation Bancaire
Mathias Baitan dirige l’ISFB depuis fin 2022. Auparavant, il a travaillé pendant plus de 20 ans pour la BCGE en tant que Responsable RH, chef d’état-major du CEO, et responsable de l’administration, en parallèle d’un poste de chargé de cours HES auprès de la Haute Ecole de Gestion de Genève. Il est titulaire d’un doctorat en sciences économiques et sociales de l’université de Genève, d’un master en gestion d’entreprise, d’un bachelor of science en psychologie ainsi que du diplôme fédéral de directeur des ressources humaines.
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