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    • Dr. Christian Koch
    • Responsable de l’équipe
    • BB Biotech

Biotech : de l’innovation à la création de valeur

Le marché des biotechnologies entre dans une nouvelle phase de stabilité et de croissance. Après plusieurs années de normalisation des valorisations et de discipline financière accrue, le secteur retrouve une dynamique plus saine.

Après plusieurs années marquées par des coûts du capital élevés, une pression sur les valorisations et une forte aversion au risque, l’environnement s’est stabilisé depuis l’an dernier. Les conditions de financement sont devenues plus prévisibles, les fondamentaux de nombreuses entreprises se sont améliorés et le marché se recentre de plus en plus sur la substance clinique, la pertinence stratégique et l’exécution opérationnelle, plutôt que sur les allocations sectorielles globales.

Cet accent accordé à la qualité et à la différenciation était clairement visible en 2025. BB Biotech a généré un rendement total de +53,7% en USD, tandis que l’indice Nasdaq Biotechnology progressait de +33,4%. Cette dynamique s’est aussi reflétée au niveau de la VNI, accompagnée d’une réduction de la décote. Elle souligne l’importance croissante d’une sélection rigoureuse dans un environnement de plus en plus différencié.

Fusions-acquisitions comme indicateur

Cette tendance structurelle se traduit notamment par une reprise des activités de fusion-acquisition. L’industrie biopharmaceutique se rapproche d’une importante échéance du nombre de brevets d’ici mi-2030. Dès lors, la pression pour reconstituer les pipelines grâce à l’innovation externe continue de croître. Les acquéreurs disposent encore d’une capacité financière significative et se montrent de plus en plus enclins à acquérir des actifs différenciés et validés cliniquement à des primes attractives.

Cette évolution s’est traduite pour nous par plusieurs acquisitions dans notre portefeuille en 2025, notamment Intra-Cellular Therapies, Blueprint Medicines, Avidity Biosciences, ainsi qu’Akero Therapeutics et Amicus Therapeutics. Ces transactions illustrent la demande stratégique au sein du secteur, elles indiquent aussi implicitement l’efficacité d’une approche d’investissement axée sur la différenciation scientifique, la maturité clinique et la pertinence industrielle.

La visibilité réglementaire reste limitée

En parallèle, l’environnement réglementaire reste un facteur d’influence clé. Les incertitudes politiques et réglementaires persistent. Aux États-Unis, les discussions sur l’accessibilité financière, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la politique industrielle continuent de façonner l’environnement. La loi sur la réduction de l’inflation a un impact structurel sur la dynamique des prix, en particulier pour les produits plus matures. Par ailleurs, les thérapies différenciées répondant à des besoins médicaux non satisfaits restent généralement viables tant du point de vue réglementaire que du remboursement.

Les autorités de régulation opèrent également dans un contexte complexe caractérisé par des contraintes de ressources, des changements de direction et des priorités politiques évolutives. Les décisions restent sélectives et parfois difficiles à prévoir.

Perspectives pour 2026

Les perspectives pour 2026 sont guidées par un principe clair : l’innovation reste forte, les capitaux sont déployés de manière plus sélective et la création de valeur se concentre là où les progrès cliniques et l’exécution stratégique convergent de manière convaincante. 

BB Biotech aborde 2026 avec un positionnement stratégique clair. Plusieurs sociétés en portefeuille approchent des étapes cliniques, réglementaires et commerciales clés qui devraient influencer de manière significative leur création de valeur future.

En immunologie, par exemple, Argenx et Viridian font progresser des programmes clés de phase III et des extensions d’indications, tandis que Celldex attend les résultats préliminaires de phase III dans le domaine de l’urticaire chronique au second semestre 2026. En oncologie, Revolution Medicines est confrontée à une succession d’événements pertinents pour l’enregistrement dans le cadre de plusieurs programmes axés sur le KRAS, complétés par des étapes réglementaires chez Nuvalent.

Les catalyseurs s’intensifient également dans le domaine des maladies rares : Ionis va publier des résultats de phase III et des étapes réglementaires au cours de l’année. Wave Life Sciences s’attaque à des indications neuromusculaires très pertinentes avec des programmes basés sur l’ARN. Vertex poursuit le déploiement commercial de nouvelles thérapies ainsi que des programmes d’enregistrement supplémentaires.

Cette visibilité clinique et réglementaire, associée à des valorisations toujours attractives, en particulier dans le segment des mid caps, crée un environnement dans lequel le potentiel de croissance, la validation et la pertinence stratégique convergent de plus en plus.

Les moteurs de croissance à long terme de la biotechnologie demeurent intacts. Les besoins thérapeutiques continuent à augmenter, sous l’effet de l’évolution démographique, de la croissance des maladies chroniques et de la demande accrue de thérapies de précision. Parallèlement, les avancées technologiques dans les thérapies à base d’ARN, la thérapie génique et la dégradation ciblée des protéines élargissent considérablement les possibilités thérapeutiques et augmentent la probabilité de succès.

Pour en savoir plus sur le secteur et sur notre portefeuille, veuillez consulter notre site web.

Dr Christian Koch

BB Biotech

Dr Christian Koch est gestionnaire de portefeuille pour BB Biotech chez Bellevue Asset Management depuis 2014. De 2013 à 2014, il a été analyste actions sell-side dans le domaine pharmaceutique et biotechnologique chez Bank am Bellevue à Küsnacht. De 2010 à 2013, il était chercheur associé à l’Institut des sciences pharmaceutiques de l’ETH Zurich. Titulaire d’un doctorat en conception de médicaments assistée par ordinateur de l’ETH Zurich, il a étudié la bio-informatique à l’université Goethe de Francfort.

BB Biotech

BB Biotech SA est une société d’investissement dont le siège social est situé à Schaffhouse, en Suisse. Elle est cotée sur les bourses suisse et allemande. Elle a investi dans des développeurs de médicaments innovants dont les sièges sociaux sont principalement situés aux États-Unis et en Europe occidentale. BB Biotech est l’un des plus grands investisseurs au monde dans ce secteur. Fort d’une longue expérience, son conseil d’administration définit la stratégie et les lignes directrices en matière d’investissement. Les décisions d’investissement sont prises par l’équipe expérimentée de Bellevue Asset Management AG, sur la base de ses recherches approfondies en matière d’investissement.

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    • Jérôme Koechlin
    • Associé, Leadership Management International
    • CEO, Swiss Who’s Who

    “Le leadership moderne n’est plus un leadership d’autorité, mais un leadership d’adhésion”

    Plus qu’une fonction hiérarchique, le leadership devient une compétence à développer, fondée sur la clarté stratégique, la capacité d’influence et l’alignement humain. Jérôme Koechlin en analyse ici les nouveaux ressorts et les conditions nécessaires pour construire, dans la durée, des organisations performantes et porteuses de sens.

    Par Jérôme Sicard

    Vous avez rejoint Leadership Management International. Quel est votre rôle au sein de cette structure ?

    Dans un monde marqué par l’incertitude, tant au niveau macroéconomique que géostratégique, le rôle des leaders évolue profondément. Il demande aujourd’hui des qualités très variées et complémentaires. Mon engagement au sein de Leadership Management International consiste à accompagner les dirigeants dans le développement d’un leadership plus conscient, plus stratégique, plus performant et plus humain.

    LMI repose sur une conviction forte : le leadership n’est pas un statut, mais une compétence qui se développe. Notre objectif est d’aider les organisations et leurs dirigeants à transformer leur potentiel en impact réel, en travaillant à la fois la productivité personnelle, le leadership personnel et motivationnel, la gouvernance décisionnelle et la capacité à mobiliser les équipes autour d’une vision commune. La méthodologie LMI s’appuie sur des fondements solides. Elle intègre les apports récents dans le domaine du leadership, de la communication, des sciences cognitives et comportementales. Depuis 50 ans, LMI a formé plus de deux millions de dirigeants dans le monde.

    Je souhaite donc, avec mes associés, diffuser un modèle de leadership plus global, plus complet, plus transformationnel, capable d’anticiper les transformations économiques, technologiques et sociétales qui redéfinissent aujourd’hui le rôle des organisations.

    Quelle est la constante qui distingue les organisations performantes des autres ?

    Les organisations les plus performantes ne sont pas nécessairement celles qui disposent des ressources les plus importantes, mais celles qui parviennent à aligner vision, culture et exécution. Dans un environnement économique en mutation rapide, la performance durable repose avant tout sur la clarté stratégique, la discipline d’exécution, la qualité du leadership humain et la capacité d’apprentissage continu. Les organisations qui réussissent sont celles où le leadership se montre à la fois lucide, assertif, empathique et exigeant. À l’inverse, les organisations en difficulté révèlent souvent des failles dans leur gouvernance ou dans leur capacité à créer un véritable sens collectif.

    Comment se caractérise un leadership réellement influent et durable ?

    Le leadership réellement influent et durable ne se mesure pas à la position hiérarchique, mais à la capacité d’écouter, de partager une vision claire et d’influencer positivement les comportements et les décisions dans la durée. Il repose sur une cohérence constante entre valeurs et actions, sur une intelligence émotionnelle et relationnelle affirmée, ainsi que sur la capacité à inspirer confiance dans un environnement incertain. Le leadership moderne n’est plus un leadership d’autorité, mais un leadership d’adhésion. Les dirigeants qui marquent durablement leur époque sont ceux qui créent du sens plutôt que ceux qui imposent des décisions. La Harvard Business Review a d’ailleurs mis en lumière la notion de leaders de niveau 5, capables de conjuguer vision stratégique de long terme, détermination et humilité.

    Par où doit commencer un dirigeant qui souhaite accroître son impact ?

    Le leadership commence toujours par un travail sur soi. Il naît d’une prise de conscience, celle de vouloir renforcer sa capacité d’influence, d’impact et de responsabilité. C’est ce que le professeur américain Richard Boyatzis décrit comme la théorie du changement intentionnel. Autrement dit, le développement du leadership repose d’abord sur la volonté de progresser et d’élargir son champ d’action.

    Dans des environnements exigeants, la première responsabilité d’un dirigeant consiste à maîtriser sa productivité personnelle, à gérer son temps, son énergie et ses priorités avec rigueur. L’efficacité stratégique ne dépend pas du volume d’actions menées, mais de la pertinence des choix opérés. Savoir dire non, hiérarchiser ses objectifs et préserver un équilibre entre performance professionnelle et équilibre personnel sont devenus des compétences clés. Le leadership moderne repose autant sur la résilience mentale que sur la compétence technique.

    Pourquoi la gouvernance et la communication stratégique restent-elles sous-exploitées ?

    Parce qu’elles sont encore trop souvent considérées comme des fonctions de support plutôt que comme des leviers stratégiques de création de valeur. Trop souvent, la réponse à des formations en leadership est “je n’ai pas le temps”. C’est notamment pour cette raison qu’il est utile de prendre du recul dans le but d’être plus performant. J’ai conseillé Kofi Annan à la fin de son mandat de Secrétaire général des Nations Unies, lorsqu’il était sollicité de toutes parts par de très nombreux chefs d’Etat, de manière vampirisante. Nous avons pris le temps de fixer les priorités et de bien distinguer les activités impératives des activités dites importantes, ce qui l’a aidé à mieux gérer son temps qui, je le rappelle, est le même pour tout le monde !

    Une gouvernance solide garantit la cohérence des décisions dans la durée, tandis qu’une communication stratégique claire nourrit la confiance entre les différentes parties prenantes. Dans un environnement marqué par l’accélération de l’information et la pression du court terme, ces deux dimensions deviennent de véritables leviers de résilience organisationnelle.
    Les organisations de demain seront celles qui sauront articuler avec justesse stratégie, communication et leadership humain.

    Vous avez repris le Swiss Who’s Who l’automne dernier. Quelles sont vos ambitions ?

    Avec mes collègues, notre ambition est de positionner le Swiss Who’s Who comme une référence suisse et internationale dans la reconnaissance des leaders, que ce soit en termes d’impact ou d’ influence, et de mettre en lumière celles et ceux qui façonnent la Suisse d’aujourd’hui et de demain.

    Nous ne nous limitons pas à une approche biographique. Notre objectif est de valoriser les leaders qui contribuent concrètement au progrès économique, scientifique, culturel et sociétal de la Suisse et au-delà.
    Ce pays dispose d’un capital unique d’excellence et d’innovation. Nous voulons en renforcer la visibilité, sur le plan national comme sur le plan international.

    Quels développements avez-vous déjà initiés ?

    Nous avons engagé plusieurs chantiers stratégiques visant à renforcer la dimension nationale et internationale du Swiss Who’s Who, à développer des contenus et des événements consacrés au leadership, à l’innovation et à la transmission, ainsi qu’à intégrer les enjeux liés à l’intelligence artificielle et à la transformation digitale dans la réflexion sur le leadership. Nous travaillons également à la création de nouveaux formats de rencontres entre leaders économiques, académiques et institutionnels.

    Notre ambition est de faire du Swiss Who’s Who un espace vivant d’échanges, d’inspiration et de reconnaissance de l’excellence, notamment à travers notre plateforme digitale

    Jérôme Koechlin

    Leadership Management International

    Jérome Koechlin est associé de Leadership Management International. Il est également le CEO de Swiss Who’s Who, et le fondateur de JK Consulting. Il a occupé précédemment des postes de direction dans les secteurs bancaire, financier, biotech, public et média, les dernières en date à la banque Reyl Intesa Sanpaolo en tant que directeur de la communication et secrétaire du comité exécutif. Jérôme Koechlin est détenteur d’un doctorat en Sciences Économiques et Sociales de l’Université de Genève, d’un Master en communication de New York University, ainsi que d’un diplôme de l’Institut des hautes études internationales et de développement.

     

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      • Interview Grégory Raymond
      • Directeur éditorial
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    « La Suisse occupe une place très particulière dans l’univers blockchain. »

    À l’occasion de l’événement Digital Assets organisé à Genève le 29 janvier par SPHERE et The Big Whale, Grégory Raymond a dressé un état des lieux précis de l’écosystème blockchain au-delà des seules crypto-monnaies. Face aux questions de Jérôme Sicard, il revient sur le poids réel du secteur en Europe et en Suisse, ses principaux moteurs de croissance, la montée en puissance de la tokenisation et l’évolution des modèles économiques.

    Par Jérôme Sicard

    Si l’on exclut l’univers des crypto-monnaies au sens strict, combien d’entreprises sont aujourd’hui actives dans le secteur de la blockchain, en Europe et en Suisse ?

    Il faut rester très prudent avec les chiffres, mais il existe une base fiable. C’est le nombre d’entreprises régulées comme prestataires de services sur les actifs numériques en Europe. Sur ce périmètre, on en compte environ trois mille. Cela inclut les plateformes, les courtiers et les différents prestataires soumis aux obligations réglementaires.

    Mais ce chiffre ne couvre pas tout l’écosystème. De nombreuses entreprises opèrent sur l’infrastructure, les logiciels, la sécurité ou les services techniques sans nécessiter d’agrément spécifique. En ajoutant ces acteurs, l’estimation la plus réaliste tourne plutôt autour de cinq mille entreprises en Europe.

    La Suisse occupe une place très particulière dans cet univers. On y recense environ mille deux cents entreprises blockchain, ce qui en fait un pôle très important. L’écosystème est fortement concentré dans la Crypto Valley, entre Genève, Zoug et Lugano. On estime qu’environ cinq mille professionnels hautement qualifiés y travaillent. À l’échelle européenne, la Suisse est clairement l’un des centres de gravité de l’industrie.

    Quels sont leurs principaux domaines d’activité des entreprises que vous mentionnez?

    Le premier grand bloc reste l’échange et le courtage d’actifs numériques. Ce sont les plateformes qui permettent d’acheter, vendre et négocier des actifs digitaux. La Suisse compte plusieurs acteurs de référence comme Bitcoin Suisse ou SwissBorg, qui figurent parmi les plus solides en Europe. Bitstamp, historiquement luxembourgeois, fait aussi partie des plateformes majeures sur la scène européenne.

    Deuxième pilier, la conservation d’actifs numériques. C’est probablement le segment le plus mature aujourd’hui, notamment parce qu’il répond aux besoins des institutions financières. Des sociétés suisses comme Taurus ou Metaco sont devenues des leaders mondiaux de la conservation institutionnelle. À l’international, des acteurs comme Ledger ou Fireblocks jouent aussi un rôle clé.

    Troisième axe, la tokenisation et les stablecoins. Les stablecoins représentent une forme de tokenisation de la monnaie, tandis que la tokenisation au sens large consiste à transférer des actifs réels — titres, fonds, obligations — sur la blockchain. On observe une montée en puissance d’acteurs bancaires traditionnels sur ce terrain, par exemple avec le stablecoin euro de Société Générale Forge ou les initiatives d’établissements comme Oddo. Derrière ces projets, il y a beaucoup d’infrastructure et de logiciels B2B.

    Avez-vous une idée du chiffre d’affaires que ces entreprises génèrent actuellement dans leur ensemble ?

    Si l’on regarde l’Europe, les estimations situent le chiffre d’affaires cumulé des entreprises crypto et blockchain, au sens large, autour de neuf milliards de dollars. Cela reste modeste comparé aux industries financières traditionnelles.

    Il faut toutefois préciser que cette mesure ne capture pas toute la valeur créée. Une partie importante se situe dans les protocoles eux-mêmes — les couches logicielles — et dans les effets de réseau. Si l’on se limite strictement aux entreprises commerciales identifiables, on est sur cet ordre de grandeur, ce qui confirme que l’écosystème est encore jeune mais structuré.

    À quel niveau estimez-vous que leurs revenus cumulés pourraient se situer à l’horizon 2030 ?

    Plusieurs projections existent. L’une des plus crédibles est celle de BCG, qui évoque des revenus autour de quatre cents milliards de dollars par an d’ici 2030 pour l’ensemble de l’écosystème lié à la tokenisation.

    Cette estimation repose sur un scénario à environ dix mille milliards de dollars de real assets tokenisés d’ici là. Si cette bascule s’opère — et beaucoup de grands acteurs de la finance y travaillent déjà — elle créera mécaniquement des flux de revenus importants pour les infrastructures, les plateformes, les solutions de conservation et les couches logicielles.

    On observe déjà un mouvement très clair : bourses, asset managers et banques lancent des versions tokenisées de fonds monétaires, d’actions ou d’obligations. Ce n’est plus un sujet expérimental, mais un chantier industriel.

    Observez-vous sur ce marché beaucoup de liquidity events ?

    Le secteur reste jeune et les introductions en bourse sont encore rares. On peut citer Coinbase aux États-Unis, mais en Europe les IPO demeurent limitées.

    En revanche, les opérations de rachat se multiplient. De grands groupes acquièrent des acteurs spécialisés pour obtenir rapidement des licences réglementaires et des bases clients. L’exemple récent marquant est le rachat de Bitstamp par Robinhood pour environ deux cents millions. L’objectif était clairement d’accélérer l’accès au marché européen réglementé.

    L’entrée en vigueur du cadre réglementaire MiCA en Europe crée aussi une dynamique de consolidation. L’agrément est coûteux et complexe à obtenir. Beaucoup de petits acteurs deviennent des cibles pour des groupes plus importants cherchant à élargir rapidement leur portefeuille de licences. On voit donc davantage de M&A que de sorties boursières classiques.

    À propos de tokenisation, comment évaluer un projet adossé à un token ? Comment les modèles de valorisation se mettent-ils en place ?

    Pendant longtemps, l’investissement dans les tokens reposait surtout sur des narratifs — intelligence artificielle, Web3, infrastructure — sans véritable cadre d’analyse. C’était très spéculatif.

    Aujourd’hui, les approches se professionnalisent. Il faut d’abord analyser la capacité du protocole à générer des revenus via des frais d’utilisation. Ensuite, il faut comprendre comment cette valeur est distribuée. Pendant des années, les revenus allaient surtout aux sociétés qui développaient les protocoles, pas aux détenteurs de tokens, notamment pour éviter une qualification réglementaire en titre financier.

    De plus en plus de projets mettent désormais en place des mécanismes de redistribution indirecte : rachat de tokens sur le marché, programmes de burn qui réduisent l’offre en circulation, ou mécanismes économiques favorables aux détenteurs.

    Un autre point clé est la structure d’émission. Tous les tokens ne sont pas en circulation au départ. Il existe des calendriers de déblocage pour les investisseurs initiaux. Ces événements augmentent brutalement l’offre et peuvent peser sur le prix. L’analyse d’un token exige désormais une lecture fine des flux économiques, de la gouvernance et de la dynamique de l’offre — presque comme pour une action.

    On parle d’économie réelle. Tether a dégagé 13 milliards de bénéfices. Comment est-il possible de générer des marges aussi élevées avec un produit présenté comme une simple infrastructure de paiement ?

    Tether est un cas très particulier. C’est l’émetteur du principal stablecoin sur le marché mondial, avec environ cent trente milliards de dollars en circulation. Le modèle opérationnel est extrêmement léger en effectifs. En effet, l’émission d’un stablecoin ne nécessite pas une grande organisation.

    Les revenus proviennent des réserves qui garantissent les tokens en circulation. Ces réserves sont investies, notamment en bons du Trésor américain. Avec la forte hausse des taux en 2023 et 2024, les revenus financiers ont explosé, d’où les treize milliards de bénéfices. Le revenu par employé dépasse celui de nombreuses grandes banques d’investissement.

    Les revenus ont baissé avec la détente des taux, mais restent très élevés. Tether bénéficie aussi d’une exposition à l’or, dont la hausse récente soutient encore ses résultats. L’entreprise cherche aujourd’hui à lever des capitaux sur la base d’une valorisation très ambitieuse. Malgré une réputation controversée et des débats sur la qualité des audits de réserves, elle a traversé tous les cycles du marché crypto. Si elle n’était pas solide, elle aurait disparu. Elle reste donc un acteur central, même si la pression réglementaire va s’intensifier pour elle.

    Grégory Raymond

    The Big Whale

    Grégory Raymond est co-fondateur et directeur éditorial de The Big Whale, une plateforme de market intelligence spécialisée dans les actifs numériques et la transformation financière liée à la blockchain. Journaliste de formation, il s’est imposé comme l’un des observateurs reconnus de l’écosystème crypto en France et en Europe. À travers The Big Whale, il accompagne investisseurs, institutions financières et décideurs publics dans la compréhension des dynamiques du Web3, des infrastructures blockchain et de l’évolution des marchés d’actifs numériques.

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      Par Jérôme Sicard

      Comment définissez-vous aujourd’hui l’investissement systématique, tel que vous l’entendez ?
      Dans notre approche, l’investissement systématique ne se limite pas à des stratégies quantitatives ni à des modèles strictement fondés sur des règles. Il s’agit avant tout d’un changement d’état d’esprit, où il faut passer d’une logique d’épargnant à une logique d’investisseur. Un grand nombre de personnes disposent de revenus confortables et d’une épargne conséquente, mais elles consacrent trop peu de temps et d’attention à mettre leur capital au travail de manière structurée. L’investissement régulier permet de bâtir une trajectoire financière solide sur le long terme. Chez smzh, nous voulons rendre la gestion d’investissement réellement accessible avec une approche professionnelle, claire et efficace, pensée pour tous – pas seulement pour quelques privilégiés.

      Selon vous, quels sont aujourd’hui les véritables fondements du succès financier à long terme pour les investisseurs privés ?
      Le succès financier sur le long terme repose sur quelques principes éprouvés. Dépenser moins que l’on gagne, investir tôt et s’inscrire dans la durée. Ce sont les fondations de toute trajectoire patrimoniale. Les investisseurs les plus efficaces se concentrent sur ce qu’ils peuvent réellement contrôler : coûts maîtrisés, diversification rigoureuse et discipline, indépendamment des mouvements de marchés. À long terme, la performance repose davantage sur la cohérence des décisions que sur la capacité à anticiper les fluctuations de court terme.

      La diversification demeure un pilier essentiel. Si des positions concentrées peuvent ponctuellement générer des performances élevées, elles exposent surtout à des risques susceptibles d’éroder significativement la valeur d’un portefeuille. Une construction équilibrée et structurée offre une trajectoire plus robuste.

      Enfin, la stratégie d’investissement ne peut être dissociée des objectifs individuels. La cohérence entre horizon, tolérance au risque et allocation est déterminante. Sur le long terme, seules la discipline, la diversification et la patience permettent de construire un patrimoine.

      Comment voyez-vous évoluer l’équilibre entre wealth management et wealth advisory ? Le conseil stratégique devient-il plus important que la gestion de portefeuille traditionnelle ?
      Les modèles bancaires traditionnels se sont progressivement concentrés sur les segments de clientèle les plus fortunés, rendant le conseil global moins accessible à une clientèle plus large. Parallèlement, les plateformes digitales en libre-service ont élargi l’accès aux marchés financiers, mais souvent sans fournir d’accompagnement personnalisé ni de vision stratégique. Il en résulte un décalage structurel entre accès et conseil. À mesure que la gestion de portefeuille se standardise sous l’effet de la technologie, la véritable valeur se déplace vers le conseil stratégique et la compréhension globale de la situation financière de chaque client. Chez smzh, nous répondons à cette évolution avec un modèle de « family office light ». Nous mettons en œuvre un accompagnement structuré, transversal et accessible, conçu pour offrir une vision d’ensemble et un suivi cohérent du patrimoine dans la durée.

      Lorsque l’on parle de compréhension globale de la vie financière d’un client, que doit-elle inclure concrètement pour un CIO ou un gérant aujourd’hui ?
      Elle doit aller bien au-delà des seuls actifs bancables. Il s’agit d’appréhender ce que l’on pourrait appeler le « bilan de vie », et pas seulement le compte d’investissement. Cela inclut aussi l’immobilier, les participations dans des entreprises privées, la prévoyance, les rémunérations différées, les actifs de luxe ou les engagements futurs. Les investisseurs disposent par ailleurs souvent de plusieurs portefeuilles, avec des stratégies et des dépositaires différents. Cette flexibilité est précieuse, mais elle peut conduire à une vision fragmentée des risques. Sans cadre global, certaines allocations peuvent se chevaucher et fausser la capacité de risque réelle. Chez smzh, nous avons structuré cette approche autour d’une vision consolidée du patrimoine total, au cœur de chaque relation client. Ce n’est qu’en disposant d’une vue d’ensemble qu’il est possible de fournir un conseil véritablement indépendant et pertinent.

      Pensez-vous que cette gestion globale du patrimoine représente l’avenir de la gestion de fortune en Suisse ?
      Le conseil holistique n’est pas une idée nouvelle. Cette approche fait depuis longtemps partie des standards du private banking suisse. Ce qui évolue aujourd’hui, c’est son accessibilité. La force historique de la Suisse dans la gestion de fortune doit s’étendre au-delà des segments ultra-fortunés pour répondre efficacement à une clientèle plus large. La demande de solutions intégrées ne cesse de croître. Le conseil holistique n’est pas une tendance. C’est l’évolution logique de la responsabilité fiduciaire dans un secteur du weakth management de plus en plus accessible. L’accès à un conseil financier global ne devrait pas être un privilège, mais la norme pour toute gestion patrimoniale responsable.

      Quels sont, selon vous, les principaux éléments que les gérants indépendants devraient aujourd’hui repenser dans leur approche de la gestion de portefeuille ?
      Les gérants indépendants doivent repenser en profondeur leur définition du succès. Les indicateurs de performance traditionnels restent pertinents, mais ils ne suffisent pas à mesurer si les objectifs réels des clients ont été atteints. L’indépendance et l’architecture ouverte deviennent essentielles, non plus comme simples éléments différenciants, mais comme prérequis pour offrir un véritable choix et un conseil indépendant.

      Le parcours digital du client devient également déterminant : les investisseurs attendent un onboarding fluide, un reporting consolidé et une transparence totale. Toutes les ressources n’ont toutefois pas vocation à être développées en interne. L’essor des services financiers intégrés permet aujourd’hui une approche modulaire de la chaîne de valeur, qui combine développement interne et partenariats ciblés. Chez smzh, nous avons délibérément adopté ce modèle. La modularité accroît l’efficacité, renforce la flexibilité et nous permet de nous concentrer sur la création de valeur plutôt que sur la duplication des fonctions.

      Quelle est aujourd’hui la place de l’allocation stratégique d’actifs dans des marchés plus instables, moins lisibles ?
      L’allocation stratégique d’actifs demeure le socle de l’investissement à long terme. Toutefois, le modèle traditionnel 60/40 actions-obligations est remis en question, en particulier en Suisse, où les taux réels restent structurellement faibles, voire négatifs. Les obligations d’État n’offrent plus le même soutien en termes de rendement et de diversification qu’auparavant. D’autres sources de performance, comme les marchés privés, les infrastructures ou l’immobilier, gagnent en importance. En Suisse, l’immobilier privé représente déjà une part significative du patrimoine global de nombreux clients, ce qui appelle une approche plus nuancée de la construction de portefeuille. Chez smzh, nous réexaminons notre allocation stratégique chaque année. Nous évitons les ajustements tactiques excessifs en cours d’année, tout en conservant la flexibilité nécessaire pour saisir des opportunités lorsque cela se justifie. Discipline et capacité d’adaptation doivent coexister.

      Comment les investisseurs peuvent-ils parvenir à une diversification plus efficace alors que de nombreuses classes d’actifs semblent de plus en plus corrélées ?
      Les périodes de stress sur les marchés ont montré à plusieurs reprises que les corrélations convergent précisément au moment où la diversification est la plus nécessaire, fragilisant des portefeuilles qui semblaient solides en période normale. Une vraie diversification implique donc d’aller au-delà des seules classes d’actifs. Elle doit couvrir les zones géographiques, les facteurs de risque, les profils de liquidité et les primes de risque structurelles, en incluant notamment des expositions aux matières premières, aux marchés privés ou à des stratégies assurantielles comme les obligations catastrophe.

      En quoi consiste plus précisément smzh Invest ?
      Il s’agit d’une gestion indépendante et professionnelle accessible à tous, quels que soient le patrimoine ou le niveau de revenus. Nos clients bénéficient de portefeuilles construits sur mesure, gérés activement à partir de 100 francs, selon les mêmes standards que pour des mandats institutionnels. Notre force réside dans la combinaison d’une gestion rigoureuse et d’un conseil indépendant. Grâce à notre approche « family office light », nous accompagnons les clients sur l’ensemble de leur patrimoine : investissements, prévoyance, assurances, hypothèques, immobilier, fiscalité et aspects juridiques. Chaque décision d’investissement est ainsi alignée avec leurs objectifs financiers globaux. Le résultat est une solution cohérente, transparente et véritablement centrée sur le client, qui rend accessible à tous une gestion du patrimoine de qualité institutionnelle.

      Bekim Laski

      smzh

      Bekim Laski est un expert chevronné dans le domaine de la gestion de patrimoine et des investissements. Pendant plus de 25 ans, il a effectué sa carrière au sein de grandes banques telles que UBS et Credit Suisse. En décembre 2024, il a rejoint smzh en tant que Chief Investment Officer. Dans ce rôle, il est responsable de la direction du département des investissements et participe activement au développement stratégique de l’entreprise. Bekim Laski est diplômé de l’Université des Sciences appliquées de Berne et il détient également la certification CFA.

      SOLUTIONS EAM
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      Bekim Laski
      smzh
      « La gestion de fortune ne devrait pas être un privilège réservé à quelques-uns, mais une opportunité pour tous. »

      SOLUTIONS EAM
      Principes

      Principes

      Patrick Humbert-Verri
      Probus Pleion
      « La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

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      Bekim Laski
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      « La gestion de fortune ne devrait pas être un privilège réservé à quelques-uns, mais une opportunité pour tous. »

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      Sphere

      The Swiss Financial Arena

      Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

      Reboot

      PubliSphere

        • Dominic Greenwood
        • Chief Innovation Officer
        • Expersoft Systems

      « L’innovation n’a de sens que si elle renforce l’activité de nos clients et génère une valeur mesurable. »

      Dominic Greenwood occupe depuis plusieurs années des fonctions de direction au sein d’Expersoft Systems, où il contribue activement à l’orientation stratégique de l’entreprise. Fort d’un parcours solide dans les technologies et les systèmes financiers, ainsi que d’une expertise approfondie dans le développement de solutions logicielles intelligentes, il apporte une vision structurée et opérationnelle au secteur des technologies financières.

      Dans cet entretien, il partage sa vision des processus d’innovation d’Expersoft et explique comment l’entreprise établit, de manière systématique, de nouveaux standards dans le wealth management.

      Si vous deviez décrire Expersoft en une seule phrase, que diriez-vous ?

      Nous sommes un fournisseur suisse indépendant de technologies dédiées au wealth management. Nous proposons une plateforme intégrée et performante, fondée sur plus de trente ans de fiabilité et une culture d’innovation continue.

       Quelles sont les valeurs fondamentales qui définissent Expersoft en interne et comment se traduisent-elles concrètement dans la prise de décision, le développement produit et la collaboration avec les clients ?

      Notre indépendance nous donne la liberté de penser sur le long terme tout en agissant avec détermination et rapidité d’exécution. Notre culture repose sur une combinaison exigeante de professionnalisme et d’expertise approfondie.

      Concrètement, cela signifie écouter attentivement nos clients et déterminer avec précision où investir en matière d’innovation produit et service afin de renforcer durablement notre écosystème et de générer des résultats tangibles.

      Selon vous, quelles évolutions technologiques auront l’impact le plus significatif sur le wealth management dans les années à venir — et comment Expersoft se positionne-t-elle dans cet environnement en mutation ?

      L’automatisation et le traitement intelligent des données auront, selon moi, l’impact le plus structurant sur le wealth management, notamment dans les domaines de l’analyse, du reporting et de l’efficacité opérationnelle.

      La transformation la plus profonde réside toutefois dans la manière dont ces technologies s’intègrent au sein de plateformes sécurisées et évolutives, capables d’offrir une vision unifiée des clients et des portefeuilles.

      Les modèles de conseil hybrides, où la technologie soutient — sans remplacer — l’expertise humaine, devraient devenir la norme. Notre priorité est d’intégrer ces nouvelles capacités de manière maîtrisée, de renforcer l’architecture de la plateforme et de veiller à ce que chaque innovation génère une valeur mesurable.

      Comment les nouvelles idées émergent-elles chez Expersoft ? Quels mécanismes utilisez-vous pour identifier, prioriser et conduire les innovations jusqu’à leur maturité sur le marché ?

      Les idées émergent du dialogue constant avec nos clients, des évolutions réglementaires et des contributions de nos équipes internes. Nous analysons également en permanence les tendances du marché afin d’identifier les technologies réellement créatrices de valeur.

      Chaque initiative est évaluée selon sa pertinence stratégique, sa solidité architecturale et son impact client. L’innovation suit ainsi un processus structuré, de l’idéation jusqu’à sa traduction en impact opérationnel concret.

      Sur quels thèmes ou initiatives travaillez-vous actuellement et qui reflètent le mieux votre orientation stratégique vers l’avenir ?

      Nous renforçons actuellement nos capacités d’automatisation, d’analytique avancée et de traitement à grande échelle afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle. Nous développons également nos moteurs de valorisation et de reporting, notamment pour les actifs alternatifs et les structures d’investissement complexes.

      Parallèlement, nous concevons des outils permettant aux relationship managers d’offrir des expériences clients plus personnalisées et plus proactives.

      Comment vous assurez-vous que l’innovation technologique chez Expersoft se traduit systématiquement par une valeur mesurable pour vos clients ?

      Pour moi, l’innovation n’a de sens que si elle renforce concrètement l’activité de nos clients. Nous définissons des objectifs clairs dès le départ, travaillons en étroite collaboration avec eux et évaluons systématiquement l’impact après déploiement.

      Cette approche garantit une innovation pragmatique, pertinente et résolument orientée vers les résultats.

      À l’avenir, pour quoi souhaitez-vous qu’Expersoft soit reconnue dans l’industrie mondiale du wealth management ?

      J’aimerais qu’Expersoft soit reconnue comme un partenaire technologique de confiance sur le long terme, capable de définir les standards du secteur grâce à la fiabilité, à la performance et à une innovation conduite avec rigueur.

      Non pas à travers des déclarations ambitieuses, mais par notre capacité constante à fournir des solutions qui renforcent durablement l’activité de nos clients, aujourd’hui comme demain

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