Transition

Solutions EAM

  • Dominik Buholzer
  • Rédacteur en cheg
  • Finews

Aquila Investment Partner : un nouveau relais de croissance au sein du groupe

Le groupe Aquila poursuit son développement avec le lancement d’Aquila Investment Partner. Cette nouvelle entité entend se positionner comme un acteur clé dans les phases de transition sensibles du secteur de la gestion de fortune.

De gauche à droite : Nicolas Peter, Claudio Henseler et Reto Hartmann (Aquila Investment Partner). (Photo : DR)

Avec son modèle all-in-one, Aquila s’est imposé comme une plateforme de référence pour les gestionnaires de fortune indépendants en Suisse. Plus de 85 sociétés partenaires y sont aujourd’hui rassemblées, bénéficiant d’un accès mutualisé à des services juridiques, de compliance et de gestion des risques, ainsi qu’à des prestations fiduciaires, informatiques et bancaires.

Structuration progressive d’un nouveau pôle

À l’origine, l’activité reposait sur quelques mandats issus du réseau personnel, principalement des clients « friends & family ». Ce qui n’était au départ qu’une initiative ponctuelle s’est progressivement structuré en véritable modèle d’affaires.

Un premier tournant est intervenu lorsqu’une société partenaire a décidé de se retirer de la gestion de fortune traditionnelle pour se recentrer sur la planification financière. Deux autres intégrations de gérants ont suivi ces dernières années.

En 2024, Aquila franchit une nouvelle étape en créant une entité dédiée : Aquila Investment Partner. « Nous sommes en quelque sorte un spin-off de la principale plateforme suisse pour les gestionnaires de fortune indépendants », explique Nicolas Peter, Managing Partner.

L’objectif : proposer une alternative structurée à une situation fréquente dans le secteur, où les clients retournent vers les banques lors du retrait de leur gestionnaire. Pour Jürg Furrer, CEO d’Aquila AG, l’enjeu est clair : « La planification successorale devient un thème central. Nous voulons offrir une solution intégrée, en partageant notre expérience et en mobilisant les compétences de notre écosystème de partenaires. »

Un marché fragmenté, des enjeux de confiance

Le marché suisse de la gestion de fortune reste très fragmenté. Si les grands acteurs disposant de plus d’un milliard de francs d’actifs sous gestion attirent les convoitises, les structures plus petites peinent souvent à trouver des solutions de succession adaptées.

Dans ce contexte, la question clé dépasse les considérations juridiques. « La gestion de fortune reste avant tout un ‘people’s business’ », souligne Nicolas Peter. La relation de confiance avec la clientèle demeure déterminante. Aquila Investment Partner met ainsi en avant une approche pragmatique, fondée sur l’expérience acquise à travers plusieurs transactions déjà réalisées. L’entité se positionne comme partenaire de dialogue dans des phases de transition souvent délicates.

Concrètement, les processus de transmission sont étroitement accompagnés. Les anciens dirigeants restent impliqués durant une phase transitoire, participent aux échanges avec les clients et assurent le transfert des savoirs. Une méthode qui vise à limiter les risques de sortie de capitaux et à stabiliser les actifs sous gestion.

Une réponse élargie aux évolutions du secteur

Au-delà des cas classiques de succession, Aquila Investment Partner cible également les relationship managers issus du secteur bancaire, qui recherchent une solution entrepreneuriale sans pour autant se lancer de manière totalement indépendante.

Adossée à l’infrastructure du groupe Aquila, l’entité bénéficie d’effets d’échelle et d’un socle opérationnel solide. Elle entend ainsi se positionner comme une plateforme ouverte, capable d’accompagner de nouvelles trajectoires professionnelles. Dans un marché en mutation, marqué par des enjeux croissants de succession et de consolidation, Aquila fait du développement d’un modèle structuré de transmission un levier stratégique – et un élément différenciateur.

SOLUTIONS EAM
Reprise

Reprise

Peter Schweighofer
Red Speics
« Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

SOLUTIONS EAM
Awards

Awards

Nicole Curti
Alliance of Swiss Wealth Managers
« Le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage. »

SOLUTIONS EAM
Reprise

Reprise

Peter Schweighofer
Red Speics
« Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

Sphere

The Swiss Financial Arena

Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

Segment

Solutions Investissement

    • Roman Eggler
    • Managing director
    • Coller Capital

« La croissance du secondaire est fondamentalement liée à l’expansion du primaire. »

Les secondaries ne sont plus des périphériques sur les marchés privés. À mesure que les volumes augmentent et que les structures évoluent, ils s’imposent comme un segment clé. Roman Eggler explique ici comment les portefeuilles se construisent, où se situent les points de discipline et ce que les conditions de marché actuelles impliquent en matière de valorisation et d’opportunités.

Comment se répartit l’allocation globale du portefeuille chez Coller Capital ?

À l’échelle de la plateforme, l’allocation est répartie entre les deux principaux segments du marché secondaire : les transactions LP-led et les transactions GP-led, y compris les continuation vehicles. En termes de capital, la répartition est proche de 50/50.

Ces deux types de transactions présentent des caractéristiques différentes. Les LP-led offrent une exposition diversifiée à des portefeuilles matures à des niveaux de prix attractifs, avec un déploiement efficace du capital et un profil de rendement plus régulier. Les GP-led donnent accès à des actifs à forte conviction, avec un alignement étroit avec les sponsors, permettant souvent de prolonger la création de valeur. À l’échelle de la plateforme, l’accent est mis sur la construction de portefeuilles fortement diversifiés, avec une exposition à des milliers d’entreprises via des centaines de fonds, couvrant différents millésimes, zones géographiques et secteurs.

Comment abordez-vous la construction de portefeuille afin d’équilibrer diversification, potentiel de rendement et risque ?

La construction de portefeuille est d’abord guidée par la structuration, mais la diversification en est le principe central. Le risque est géré par une large diversification entre fonds, sociétés sous-jacentes, millésimes et zones géographiques, avec l’objectif de générer des performances régulières et attractives.

Le portefeuille est principalement orienté vers les stratégies de buyout, avec une allocation plus limitée au growth equity. Pour les investisseurs, cette approche présente deux avantages concrets : une exposition immédiate à des portefeuilles d’entreprises disposant d’un historique opérationnel établi et de données de performance plus lisibles, ainsi qu’un accès à des gérants de premier plan difficilement accessibles en direct.

Une caractéristique clé des secondaries est l’investissement dans des portefeuilles existants, et non dans des fonds qui manquent de visibilité. Ce qui permet d’analyser en détail les actifs sous-jacents, de réévaluer les investissements et de gérer le risque avec un niveau élevé de transparence.

Comment équilibrez-vous actuellement l’exposition entre buyout et venture ?

L’exposition est clairement orientée vers le buyout. Le venture capital et les stratégies de growth offrent une visibilité plus limitée sur la génération de flux de trésorerie, ce qui rend l’analyse plus complexe.

Nous privilégions donc des opérations de buyout de taille intermédiaire à large, où la disponibilité des données et le niveau de transparence sont nettement supérieurs. Cela permet une analyse plus robuste et une meilleure prévisibilité des flux de trésorerie, élément central du processus d’investissement.

Dans quelle mesure la visibilité sur les actifs sous-jacents est-elle déterminante ?

Elle est absolument centrale. Contrairement au primaire, où le capital est déployé dans des fonds sans visibilité préalable, les secondaries permettent d’investir dans des portefeuilles déjà constitués et partiellement matures.

Nous intervenons généralement entre la quatrième et la cinquième année du cycle de vie des fonds, lorsque l’information disponible est déjà significative. Cela permet d’analyser en détail les entreprises sous-jacentes et de réévaluer l’ensemble du portefeuille.

Ce niveau de transparence, combiné à une diversification large — souvent sur des centaines voire des milliers d’entreprises — constitue un élément clé de la gestion du risque et de la régularité des performances.

Comment les conditions de marché actuelles influencent-elles les prix et les opportunités ?

La création de valeur provient à la fois de la croissance des actifs et de l’acquisition à décote, même si l’essentiel est lié à la performance des actifs sous-jacents. En période de tension sur les marchés ou de baisse de la liquidité, davantage de vendeurs se présentent, ce qui peut créer des points d’entrée attractifs. Les niveaux de prix restent toutefois fortement dépendants de la qualité des actifs. Les portefeuilles de buyout de qualité se négocient généralement avec des décotes modérées, souvent comprises entre 10 et 20 %, tandis que des portefeuilles de moindre qualité ou orientés venture peuvent offrir des décotes plus importantes.

Le marché est aujourd’hui large et actif. La capacité à analyser un volume important d’opérations tout en n’en exécutant qu’une fraction permet de rester très sélectif. Parmi les segments les plus attractifs figurent actuellement les secondaries de crédit, portés par la disponibilité d’actifs de qualité. Parallèlement, les transactions GP-led, notamment les continuation vehicles, restent une source majeure d’opportunités.

Les secondaries comptent parmi les segments les plus dynamiques des marchés privés. Quels facteurs expliquent cette croissance ?

La croissance du secondaire est directement liée à l’expansion du marché primaire, même s’il reste encore relativement modeste par rapport à l’ensemble des marchés privés. Il ne représente qu’une faible part des actifs totaux.

Du côté de l’offre, deux facteurs principaux se dégagent. D’une part, les investisseurs institutionnels utilisent de plus en plus les secondaries pour gérer activement et rééquilibrer leurs portefeuilles. D’autre part, les transactions GP-led sont devenues une source majeure de flux, permettant aux sponsors de conserver plus longtemps des actifs de qualité tout en offrant de la liquidité aux investisseurs existants.

Du côté de la demande, les secondaries présentent un profil rendement/risque attractif. Historiquement, ils ont généré des rendements nets de l’ordre du mid-teens, avec une volatilité plus faible et moins de pertes que d’autres stratégies de marchés privés. Cela en fait une allocation particulièrement pertinente, notamment pour les investisseurs privés cherchant à construire des portefeuilles diversifiés.

À horizon 2026, où se situent les principales opportunités ?

Le potentiel d’opportunités devrait rester élevé, tant sur les segments LP-led que GP-led. Le marché continue de croître et reste encore loin d’avoir atteint son plein développement au regard de la taille des marchés privés. La volatilité, les contraintes de liquidité et les besoins de réallocation devraient continuer d’alimenter le flux d’opérations. Les secondaries de type crédit et GP-led devraient rester des segments clés. Dans ce contexte, la sélectivité restera déterminante, compte tenu de la dispersion importante de la qualité des actifs.

Comment voyez-vous évoluer le rôle des GP-led dans les portefeuilles ?

Les GP-led ont connu une forte croissance et représentent désormais environ la moitié des volumes du marché secondaire. Ce segment, quasi inexistant il y a dix ans, est devenu une composante essentielle du marché.

Cette dynamique devrait se poursuivre, portée par les besoins de solutions de liquidité et par la volonté des gérants de prolonger la détention d’actifs de qualité. Ces transactions ne répondent pas à des situations de contrainte, mais à une logique de création de valeur supplémentaire. Dans les portefeuilles, les GP-led offrent une exposition plus concentrée et plus directe, avec un potentiel de rendement plus élevé. Les résultats restent toutefois très dépendants de la qualité des actifs, de la structuration et du niveau d’entrée.

Dans l’ensemble, les segments LP-led et GP-led devraient continuer de se développer, renforçant le rôle des secondaries comme allocation centrale au sein des marchés privés.

Roman Eggler

Coller Capital

Roman Eggler est managing director et responsable de la distribution Private Wealth DACH chez Coller Capital à Zurich. Avant de rejoindre la société, il était managing director au sein du Client Solutions Group de Goldman Sachs Asset Management. Il a également travaillé chez Deutsche Bank, Polaris Investment Advisory, EWM Global et IBM Global Business Services.

Roman Eggler est titulaire d’un BA HSG en Business Administration et d’un MA HSG en Marketing, Services and Communication Management de l’Université de Saint-Gall. Il est Chartered Alternative Investment Analyst et a suivi le Oxford Private Markets Programme à la Saïd Business School de l’Université d’Oxford.

    Vous aimerez aussi

    SOLUTIONS EAM
    Reprise

    Reprise

    Peter Schweighofer
    Red Speics
    « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

    SOLUTIONS EAM
    Awards

    Awards

    Nicole Curti
    Alliance of Swiss Wealth Managers
    « Le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage. »

    SOLUTIONS EAM
    Reprise

    Reprise

    Peter Schweighofer
    Red Speics
    « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

    Sphere

    The Swiss Financial Arena

    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

    Reprise

    Solutions EAM

    • Interview Peter Schweighofer
    • Chief Executive Officer
    • Red Speics

    « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

    swisspartners et Red Speics ont décidé de se rapprocher pour proposer des solutions de reprise aux entrepreneurs engagés dans un processus de succession. En combinant expertise opérationnelle, structuration patrimoniale et compétences fiscales, les deux acteurs entendent apporter une réponse intégrée à la complexité croissante des transmissions d’entreprise.

    Par Jérôme Sicard

    Qu’est-ce qui a motivé le partenariat entre Red Speics et swisspartners ? Et quel est le véritable apport stratégique pour un entrepreneur qui planifie aujourd’hui sa succession ?

    Le partenariat repose sur un constat simple. Un entrepreneur ne peut pas couvrir seul l’ensemble des dimensions d’une succession qui englobe des aspects fiscaux, juridiques, successoraux et qui touche également à la gestion de fortune. Développer ces expertises en interne lui demanderait trop de temps.

    swisspartners dispose déjà de compétences solides dans ces domaines, mais sans une véritable profondeur opérationnelle au niveau des entreprises. C’est précisément là que s’inscrit notre contribution. En combinant nos expertises, nous dépassons une simple juxtaposition de services pour proposer une approche réellement intégrée. swisspartners couvre les dimensions fiscales, fiduciaires et patrimoniales, tandis que j’apporte une lecture opérationnelle des entreprises, à savoir leur structure, leur fonctionnement et leur positionnement stratégique.

    Pourquoi de nombreux entrepreneurs sous-estiment-ils encore la complexité d’un processus de succession ?

    Pris individuellement, les différents éléments ne sont pas particulièrement complexes. C’est leur combinaison dans le temps qui crée la difficulté. Beaucoup d’entrepreneurs se réfèrent à un jalon mental — souvent la retraite à 65 ou 67 ans — et ne commencent à s’y intéresser qu’à l’approche de cette échéance.

    En réalité, la réflexion devrait débuter bien plus tôt. La décision est souvent repoussée pendant des années, puis, une fois prise, le processus est précipité. Or, une succession implique d’identifier un repreneur adéquat, de structurer le financement, de clarifier les questions de propriété, d’intégrer les enjeux successoraux, immobiliers et les relations clients.

    À cela s’ajoute une dimension humaine. Le successeur désigné doit passer du statut de salarié à celui d’entrepreneur, en assumant des responsabilités et souvent un endettement. Par ailleurs, certains dirigeants réduisent leurs investissements en fin de parcours, ce qui peut fragiliser l’entreprise. Ce n’est donc pas un facteur isolé, mais l’ensemble des dimensions stratégiques, financières et humaines qui rend le processus complexe.

    Quand un entrepreneur devrait-il, de manière réaliste, commencer à planifier sa succession ? Et quels sont les risques d’un démarrage trop tardif ?

    Idéalement, la planification devrait débuter entre sept et dix ans à l’avance. Il n’existe pas de règle stricte, mais cet horizon permet d’explorer différentes options et de se préparer de manière structurée. Lorsqu’un entrepreneur commence trop tard, il se retrouve souvent dépendant d’un seul scénario — par exemple un successeur interne — sans envisager d’alternatives. Et même lorsqu’un repreneur est identifié, rien ne garantit qu’il acceptera finalement ce rôle.

    La succession nécessite donc plusieurs scénarios. Les options les plus évidentes restent la vente à un tiers ou la transmission familiale, mais aucune n’est acquise. Sans temps suffisant, la flexibilité diminue et les risques de mauvaise exécution augmentent.

    Vous distinguez entre une entreprise « sellable » et « transferable ». Quelles sont les différences clés entre ces deux notions ?

    Ces notions permettent de différencier la manière dont une entreprise est transmise. Une entreprise « transferable » est reprise en interne, par un membre de la famille ou un collaborateur. Une entreprise « sellable » est cédée à un acteur externe. La différence principale réside dans l’information et le risque. Un successeur interne connaît l’entreprise, ses clients et ses enjeux. Un acquéreur externe doit analyser l’ensemble de ces éléments depuis l’extérieur, ce qui accroît l’incertitude.

    Cette incertitude se reflète directement dans la valorisation. Les acheteurs externes intègrent davantage de risques et utilisent des méthodes structurées comme les multiples ou les flux de trésorerie actualisés. Les transmissions internes reposent davantage sur la relation, mais posent souvent des défis de financement, les repreneurs dépendant généralement de banques ou du vendeur lui-même. Le processus, la valorisation et le rôle futur du fondateur diffèrent ainsi sensiblement.

    Quels facteurs, au-delà des chiffres, sont le plus souvent sous-estimés ?

    Le facteur le plus sous-estimé reste la capacité à lâcher prise. De nombreux entrepreneurs pensent pouvoir transmettre la propriété tout en conservant le contrôle, par exemple via une participation majoritaire ou une forte implication opérationnelle. Dans la pratique, cela conduit souvent à des situations dysfonctionnelles. Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue, que les décisions changent et que des erreurs puissent survenir. Ce détachement est d’autant plus difficile lorsque l’entreprise a été construite sur plusieurs décennies. Pourtant, sans cette étape, une succession ne peut pleinement réussir.

    De plus en plus d’entreprises font face à des enjeux de succession, alors que de moins en moins de membres dans les familles sont prêts à reprendre. Comment cela transforme-t-il le marché ?

    Les entrepreneurs doivent accepter le fait que la transmission de leur entreprise n’est plus une évidence. En l’absence de successeurs internes, les entreprises doivent se positionner comme des cibles attractives pour des acquéreurs externes. Cette évolution crée aussi des opportunités, notamment en matière de consolidation. Plusieurs entreprises peuvent être regroupées afin de gagner en efficacité, mutualiser les coûts ou renforcer leur capacité technologique. Cela nécessite toutefois une vision stratégique claire et souvent une médiation externe. Beaucoup d’entreprises restent fragmentées pour des raisons historiques ou personnelles, alors qu’un rapprochement ferait sens. Les entrepreneurs doivent donc aligner leur entreprise sur les standards du marché et s’ouvrir à des options stratégiques plus larges.

    En quoi le partenariat entre Red Speics et swisspartners modifie-t-il l’approche des entrepreneurs ?

    L’objectif est de proposer une approche intégrée et indépendante. Les entrepreneurs n’ont pas besoin de conseils théoriques, mais d’interlocuteurs capables de comprendre leur réalité et de les challenger de manière crédible. Cela suppose de l’expérience et du pragmatisme. Il ne s’agit pas d’imposer des solutions, mais de susciter une réflexion.

    Le processus se construit par étapes. Même si l’on comprend rapidement une entreprise, il faut du temps pour instaurer la confiance. Il s’agit d’accompagner l’entrepreneur, de poser les bonnes questions et de structurer progressivement les décisions. À terme, cette approche permet de préparer de manière cohérente à la fois l’entreprise et le patrimoine privé pour la phase suivante.

    Peter Schweighofer

    Chief Executive Officer, Red Speics

    Peter Schweighofer est CEO de Red Speics. Il totalise plus de treize années d’expérience dans le private equity, où il a exercé des fonctions opérationnelles en tant que CEO. À ce titre, il a accompagné des groupes, tant internationaux que locaux, dans leurs restructurations financières et opérationnelles, ainsi que dans leur repositionnement stratégique. Avant d’occuper des fonctions exécutives, il a acquis une solide expérience dans le secteur financier, notamment comme gérant multi-asset, dans la banque d’investissement et en tant que partner au sein d’un gestionnaire de fortune indépendant.

    SOLUTIONS EAM
    Reprise

    Reprise

    Peter Schweighofer
    Red Speics
    « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

    SOLUTIONS EAM
    Awards

    Awards

    Nicole Curti
    Alliance of Swiss Wealth Managers
    « Le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage. »

    SOLUTIONS EAM
    Reprise

    Reprise

    Peter Schweighofer
    Red Speics
    « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

    Sphere

    The Swiss Financial Arena

    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

    Awards

    Solutions EAM

    • Interview Nicole Curti
    • Présidente
    • Alliance of Swiss Wealth Managers

    « Le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage ».

    Au lendemain des Custodian Bank Awards organisés par l’Alliance, Nicole Curti revient sur les priorités stratégiques du secteur, entre consolidation, pression sur les modèles économiques et enjeux liées à la transmission. Trois thèmes majeurs se détachent : renforcer la visibilité du métier, structurer un écosystème encore fragmenté et accompagner l’émergence des nouvelles générations, chez les clients comme chez les gérants.

    Par Jérôme Sicard

    À horizon 2028, que voulez-vous avoir accompli avec l’Alliance?

    Ce qui me paraît essentiel, c’est d’avoir contribué à structurer davantage le secteur tout en préservant son ADN. L’Alliance doit continuer à jouer un rôle de plateforme où des acteurs qui sont à la fois concurrents et interdépendants – gérants, banques, régulateurs, auditeurs… puissent dialoguer et échanger.

    D’ici 2028, l’enjeu est d’avoir renforcé la visibilité et la compréhension du métier de gérant indépendant auprès du grand public. Aujourd’hui encore, beaucoup de clients privés ou même de Relationship Managers en banque ne perçoivent pas clairement ce que nous faisons, ni en quoi nous constituons une alternative crédible aux banques.

    J’aimerais aussi que l’Alliance fasse émerger davantage de synergies entre ses membres, notamment entre fondateurs. Des initiatives en ce sens existent déjà. Il faut désormais les structurer et les amplifier.

    Enfin, un point central sera la transmission. D’ici quelques années, la question de la relève, que ce soit côté clients ou côté gérants, sera incontournable. Si nous parvenons à accompagner cette transition en intégrant une nouvelle génération, ce sera une réussite majeure.

    Quels sont les chantiers prioritaires auxquels doivent s’atteler aujourd’hui les EAM en Suisse ?

    Aujourd’hui, beaucoup de discussions tournent autour de la rentabilité : pression sur les marges, hausse des coûts, nécessité de croître, de recruter, de structurer les équipes. Ce sont des sujets réels, notamment pour les structures les plus établies.

    Or, la force du gérant indépendant, c’est précisément sa capacité à maintenir une relation personnalisée avec ses clients. Cela suppose un dimensionnement qui préserve la qualité de la relation client. Le vrai enjeu n’est donc pas uniquement la croissance, mais la cohérence du modèle.

    Dans quels domaines l’Alliance doit-elle se renforcer ?

    Le premier chantier est clairement la pédagogie. Il faut mieux expliquer ce qu’est un gérant indépendant et pourquoi ce modèle peut répondre aux attentes d’un client privé aujourd’hui. Le problème n’est pas seulement la concurrence des banques, mais le fait que beaucoup de clients ne se posent même pas la question. Le marché reste très fragmenté, avec un grand nombre d’acteurs, et le choix repose souvent sur une personne plus que sur une marque.

    On observe néanmoins des évolutions intéressantes. Les avocats, par exemple, orientent de plus en plus leurs clients vers des gérants indépendants. Cela montre que le modèle gagne en crédibilité.

    Par ailleurs, l’Alliance doit continuer à structurer son dialogue avec les régulateurs et les autres associations professionnelles. L’objectif n’est pas de faire du lobbying, mais d’asseoir une relation de confiance et de crédibilité.

    Enfin, comme je le mentionnais un peu plus tôt, la question NextGen est centrale. Que ce soit côté clients ou côté gérants, la transmission devient un enjeu majeur. Beaucoup de fondateurs approchent d’un moment charnière, et il faut préparer cette transition.

    L’Alliance vient de fêter ses 10 ans. Durant cette décennie, quelles ont été les transformations les plus structurantes du secteur ?

    La première transformation, c’est la consolidation du secteur bancaire. Le nombre d’acteurs a fortement diminué, ce qui a profondément modifié l’environnement. Du côté des gérants indépendants, l’introduction de la réglementation en 2022 a marqué un tournant. Elle a apporté plus de contraintes, plus de coûts, mais aussi une légitimité accrue. Elle a contribué à assainir le marché, avec un certain nombre d’acteurs qui ont disparu ou choisi de ne pas entrer dans le cadre réglementaire.

    Dans le même temps, le secteur reste très dynamique. De nombreuses nouvelles sociétés continuent d’être créées. Cela reflète à la fois l’attrait du modèle pour les banquiers et une évolution du côté des clients, qui montrent une maturité croissante et une ouverture à des solutions alternatives.

    Que retenez-vous de cette édition des Custodian Awards ?

    Ce qui m’a marqué, c’est justement un message qui a été très clairement exprimé, notamment par Sergio Ermotti. La place financière suisse ne peut pas se construire et prospérer du seul fait des difficultés rencontrées dans d’autres régions du monde. Si la gestion de fortune fonctionne bien en Suisse, ce ne peut pas être simplement parce que cela fonctionne moins bien ailleurs. Ce n’est ni une stratégie, ni une proposition de valeur durable.

    Cela oblige le secteur à se poser les bonnes questions. Quelle est notre véritable valeur ajoutée ? Qu’est-ce qui nous distingue, au-delà de la stabilité ou du contexte ? À mon sens, les réponses se trouvent dans la qualité du service, la capacité à offrir des solutions personnalisées, la profondeur de l’expertise et, surtout, la diversité du modèle suisse, où coexistent banques et gérants indépendants.

    C’est précisément cette complémentarité qui fait la force du marché. Et c’est aussi ce que l’Alliance cherche à encourager en animant un écosystème où les acteurs, même concurrents, sont capables de dialoguer et d’avancer ensemble.

    Enfin, ce que je retiens aussi, c’est l’engagement des banques lors de cette édition. Leur présence et leur intérêt confirment que le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage.

    Que doit être aujourd’hui une banque dépositaire pour un gérant indépendant ?

    Aujourd’hui, les attentes sont élevées. La solidité financière reste une base, tout comme la stabilité des équipes et la qualité de la réputation. Mais les critères différenciants sont ailleurs. L’excellence opérationnelle est essentielle, tout comme la compétitivité des tarifs. Et surtout, la technologie est devenue un élément central. Les gérants attendent des systèmes intégrés, capables de s’interfacer avec leurs propres outils, avec un haut niveau d’automatisation. Il ne s’agit plus seulement d’exécuter des ordres, mais de proposer une infrastructure fluide et efficace.

    Les banques dépositaires ont-elles pris la mesure des transformations opérées par les gérants indépendants ?

    Globalement, oui, mais de manière très inégale. Toutes les banques n’avancent pas au même rythme, notamment en fonction de leurs moyens et de leur stratégie. Ce qui est clair, en revanche, c’est que le segment est désormais reconnu comme stratégique. La Suisse reste un marché très spécifique, avec une densité et une dynamique que l’on ne retrouve pas ailleurs.

    On voit se dessiner une évolution du modèle, avec une séparation plus nette des rôles. Les banques évoluent vers un rôle de plateformes, pour assurer la conservation des actifs, l’exécution et l’infrastructure opérationnelle, tandis que les gérants indépendants se concentrent sur la relation client et le conseil.

    Il reste néanmoins des axes d’amélioration. Les banques pourraient être plus proactives dans la manière dont elles interagissent avec les gérants, notamment sur leurs offres asset management. Aujourd’hui, ces interactions restent parfois encore trop timides.

    Nicole Curti

    ASV/ASWM

    Managing partner de Capital Y, la boutique genevoise, Nicole Curti préside l’ASV-ASWM, l’Alliance des Gestionnaires de Fortune Suisses, depuis mars 2022. Elle travaille dans la gestion de fortune depuis 25 ans. Elle a d’abord passé dix ans chez Lombard Odier notamment au sein du département Key Clients. Elle a ensuite créé et dirigé la filiale Suisse de Stanhope Capital avant de rejoindre Capital Y. Nicole est membre de plusieurs conseils d’administration ou consultatifs. Elle siège également au comité central de Swiss Athletics. Elle possède un Bachelor en sciences politiques de l’Université de Lausanne et un MBA de l’ESADE Business School de Barcelone.

    SOLUTIONS EAM
    Reprise

    Reprise

    Peter Schweighofer
    Red Speics
    « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

    SOLUTIONS EAM
    Awards

    Awards

    Nicole Curti
    Alliance of Swiss Wealth Managers
    « Le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage. »

    SOLUTIONS EAM
    Reprise

    Reprise

    Peter Schweighofer
    Red Speics
    « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

    Sphere

    The Swiss Financial Arena

    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

    ECLAIRAGE

    PubliSphere

      • Henriette Le Mintier
      • Gérante
      • LBP AM

    Gestion obligataire, une prime à l’absolute return

    Une approche de gestion absolute return peut apporter stabilité et visibilité aux investisseurs, quelles que soient les conditions de marché. Elle permet également de naviguer avec agilité dans un environnement incertain, en diversifiant les sources de performance et en maîtrisant les risques.

    La conjoncture économique mondiale reste bien orientée début 2026. Après avoir mieux résisté qu’attendu aux chocs protectionnistes de 2025, la croissance est globalement stable. Cela, dans un environnement géopolitique toujours soumis à de nombreux points de tension.  

    À court terme, l’économie bénéficie de conditions financières favorables et surtout d’une impulsion budgétaire généralisée, aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne ou en Chine. Dans le même temps, l’inflation reflue à la cible dans la plupart des pays. Cependant, compte tenu de tensions politiques et géopolitiques encore élevées et du potentiel de croissance structurellement limité à long terme ̶  par la démographie, le changement climatique et une mondialisation qui a perdu en intensité ̶   l’horizon d’investissement tend à se réduire.

    Les atouts de la gestion absolute return

    Ces incertitudes militent en faveur d’une gestion obligataire absolute return, fondée sur une grande diversification des actifs, des sources de performance et des instruments financiers, sans contrainte de benchmark. Grâce à cette agilité et en exploitant un spectre large de moteurs de performance, il est possible de renforcer la décorrélation entre les classes d’actifs, d’amortir d’éventuels chocs de marché et de participer activement aux mouvements haussiers.

    C’est précisément l’objectif de notre approche d’investissement, qui repose sur un pilotage rigoureux des sources de rendement ajusté au risque. La combinaison de plusieurs stratégies complémentaires vise à améliorer les perspectives de rendement tout assurant une protection et la réduction de la volatilité. Parmi ces stratégies, citons l’exposition aux dettes souveraines, aux obligations d’entreprises, les stratégies de base – différentiel de performance entre deux marchés, produits ou classes d’actifs, sans directionnalité – ou encore l’identification d’opportunités sur le marché primaire obligataire.    

    Gestion des risques et opportunités

    Depuis le début de l’année, les niveaux de valorisation ont continué à se tendre sur un certain nombre de marchés obligataires, par exemple sur les taux souverains américains et britanniques, ainsi que sur le marché du crédit. Dans ce contexte, nous réduisons l’exposition aux obligations d’entreprises high yield[1] en raison de primes de risque aujourd’hui très basses. Dans cette optique de désensibilisation, les stratégies de base jouent également un rôle central via des positions longues sur des obligations sélectionnées avec soin, couvertes par des indices de crédit.

    En revanche, nous identifions des opportunités sur certaines émissions primaires d’entreprises investment grade[2] et dans le secteur des obligations financières. Cette approche sélective s’est traduite par l’investissement dans des entreprises pouvant bénéficier du plan de relance allemand, situées dans des pays limitrophes à l’Allemagne. Nous restons également positifs sur des secteurs plus défensifs, par exemple les télécoms, avec une sélection forte sur les émetteurs liés à la thématique de l’intelligence artificielle. Ainsi, nous avons sélectionné des titres comme Swisscom ou Addeco pour leur dimension défensive selon nous.

    Sur le plan sectoriel, les obligations bancaires européennes nous semblent attractives, au regard de l’amélioration de leurs résultats et de l’absence de fort retour aux actionnaires, un facteur bénéfique à la qualité des ratios de crédit. Notre objectif de diversification fait aujourd’hui la part belle à quelques obligations souveraines d’Europe du Sud qui combinent, selon nous, un portage ajusté au risque attractif et une volatilité relativement réduite.

    Enfin, le recours aux instruments dérivés ou encore à l’arbitrage de crédit devrait permettre de contenir la volatilité tout en apportant une contribution positive. Dans un monde où l’instabilité des relations géopolitiques fait figure de nouvelle norme, la performance des investissements passe par la flexibilité et la protection de l’allocation d’actifs.

    Rédigé le 25/02/2026

    Disclaimer : investir sur les marchés financiers comporte des risques et notamment de perte en capital. Les opinions émises correspondent aux convictions de l’auteur. Elles ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de LBP AM. Ces informations sont fournies à titre indicatif et, de ce fait, ne constituent ni une offre d’achat ou de vente d’un titre, ni un conseil en investissement, ni une analyse financière. Les valeurs et les secteurs sont cités à titre d’exemple. Ni leur présence en portefeuille, ni leur performance ne sont garanties.

    [1] Obligations de catégorie spéculative ‘’à haut rendement’’, dont la notation de crédit s’établit de « C » à « BB+ » selon les principales agences de notation

    [2] Obligations dont la notation s’établit de « BBB- » à « AAA »

     

      Vous aimerez aussi

      SOLUTIONS EAM
      Reprise

      Reprise

      Peter Schweighofer
      Red Speics
      « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

      SOLUTIONS EAM
      Awards

      Awards

      Nicole Curti
      Alliance of Swiss Wealth Managers
      « Le segment des gérants indépendants est désormais reconnu comme un élément structurant du paysage. »

      SOLUTIONS EAM
      Reprise

      Reprise

      Peter Schweighofer
      Red Speics
      « Pour qu’une transmission fonctionne, il faut accepter que l’entreprise évolue. »

      Sphere

      The Swiss Financial Arena

      Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.