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« La gestion de fortune ne devrait pas être un privilège réservé à quelques-uns, mais une opportunité pour tous. »
Les métiers bancaires évoluent à grande vitesse, sous l’effet de la digitalisation, de la réglementation et de nouvelles attentes des clients. Avec la création de son Observatoire, l’ISFB souhaite mieux analyser ces transformations et anticiper les besoins futurs du secteur. Son directeur, Mathias Baitan, revient sur les objectifs de cette initiative et sur le bilan 2025 d’un institut qui étend intelligemment son action.
Par Jérôme Sicard
L’Observatoire ISFB des compétences bancaires et financières, que vous avez initié, est entré en phase opérationnelle. Quels en sont les objectifs ?
Le principal objectif est de mieux comprendre l’évolution des métiers bancaires afin d’anticiper les compétences dont le secteur aura besoin demain. La place financière évolue rapidement, sous l’effet de la réglementation, de la digitalisation, de l’évolution démographique, mais aussi des transformations des attentes des clients. Dans ce contexte, il est essentiel de disposer d’un dispositif capable d’analyser ces évolutions de manière structurée et indépendante.
L’Observatoire ISFB vise précisément à documenter ces transformations et à fournir aux institutions financières des éléments d’analyse qui leur permettront d’orienter leurs stratégies de formation, de recrutement et de développement des compétences.
Quelles sont les priorités de cet Observatoire ?
La première priorité consiste à engager la discussion au sein de la place financière sur l’évolution des compétences. Les transformations à l’œuvre dans le secteur sont réelles, et il est important d’en prendre conscience collectivement afin d’anticiper les adaptations nécessaires.
En tant qu’institut de référence pour les compétences bancaires et financières en Suisse romande, nous avons un rôle de catalyseur à jouer. Nous devons donc engager le dialogue avec nos membres, mais aussi avec nos partenaires et les autorités, afin de réfléchir ensemble aux évolutions à venir.
À plus long terme, l’ambition est de mieux comprendre comment se transforment les grandes fonctions du secteur. Quelles compétences émergent ? Lesquelles se transforment ? Et lesquelles pourraient progressivement disparaître ? C’est ce travail d’observation et d’anticipation qui permettra de se préparer efficacement aux mutations en cours.
Huit banques fondatrices sont aussi à l’origine de ce projet. Que révèle selon vous cette mobilisation sur les préoccupations actuelles du secteur ?
Cette mobilisation montre que la question des compétences est devenue stratégique pour l’ensemble du secteur. Les banques sont confrontées à des transformations rapides de leurs métiers. Elles doivent à la fois intégrer de nouvelles exigences réglementaires, développer des compétences technologiques et continuer à offrir un conseil de haute qualité à leurs clients.
Le fait que plusieurs établissements aient souhaité soutenir la création de cet Observatoire de l’ISFB traduit une volonté commune de mieux anticiper ces évolutions et d’y apporter des réponses collectives. Nous savons toutefois que les capacités d’anticipation ou de prospective ne sont pas les mêmes selon la taille des organisations. L’un des objectifs de l’Observatoire est précisément de partager ces analyses avec l’ensemble de la place financière romande, afin que tous les acteurs puissent en bénéficier, indépendamment de leur capacité propre à mobiliser des ressources sur ces questions.
Concrètement, quels types d’analyses ou d’outils allez-vous mettre à disposition des institutions financières en Suisse romande ?
L’Observatoire produira plusieurs types de travaux.
D’une part, des analyses régulières sur l’évolution des métiers et des compétences dans le secteur financier. L’objectif est de mieux documenter les transformations en cours et d’identifier les domaines dans lesquels les besoins en compétences évoluent le plus rapidement. Pour cela, nous collaborons avec la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève, ainsi qu’avec la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Fribourg.
D’autre part, nous souhaitons rendre plus accessible notre référentiel de fonctions et de compétences afin de contribuer à une meilleure compréhension des métiers du secteur et de leur évolution.
Nous avons également initié une collaboration avec la Fondation Nomads afin d’explorer les synergies possibles entre différentes industries. Dans ce cadre, nous souhaitons nous inspirer d’une méthode de prospective développée par Nomads en collaboration avec l’Université de Genève et différents acteurs romands, qui vise à mieux identifier les compétences et les métiers du futur.
L’ambition est de combiner ces différentes approches afin de fournir à la place financière romande des analyses utiles pour anticiper les transformations à venir.
Vous venez de publier le rapport annuel 2025 de l’ISFB. Comment résumeriez-vous les progrès accomplis par l’Institut au cours de l’année écoulée ?
L’Institut se porte bien. L’année 2025 a été une année de consolidation et de développement pour l’ISFB. Nous avons poursuivi le renforcement de nos programmes de formation et développé de nouvelles offres dans des domaines clés pour la place financière, notamment autour de l’intelligence artificielle, de la gestion des données ou encore de la gestion des risques. Nous avons également intensifié nos collaborations avec les institutions de la place financière.
La création de l’Observatoire des compétences bancaires et financières constitue une étape importante, car elle élargit le rôle de l’Institut au-delà de la formation. Dans ce cadre, nous avons notamment renforcé nos capacités de recherche avec l’arrivée de Christelle Zagato.
Par ailleurs, notre pôle développement de carrière a véritablement pris son envol avec l’arrivée de sa responsable, Evelyne Rechemann. Ce pôle permet aujourd’hui d’accompagner nos institutions membres à travers des prestations d’assessment, de bilans de compétences ou encore d’aide au recrutement.
Quels sont les chiffres clés à retenir de ce rapport annuel ?
Notre rapport annuel met surtout en évidence l’ampleur des prestations délivrées par l’Institut au service de la place financière. L’ISFB est une association à but non lucratif reconnue d’utilité publique, dont la mission consiste à renforcer la compétence collective et individuelle du secteur bancaire et financier en Suisse romande, au bénéfice à la fois de la compétitivité des établissements et de l’employabilité de ses salariés.
Parmi les tendances marquantes, nous observons depuis 2022 une augmentation constante du nombre de professionnels certifiés dans le cadre des programmes de l’ISFB, ainsi qu’un renforcement progressif de la visibilité de notre marque collective, qui représente aujourd’hui un repère reconnu en matière de compétences pour le secteur en Suisse romande.
L’annexe au rapport annuel, qui présente les résultats financiers détaillés, sera quant à elle communiquée aux membres lors de notre assemblée générale. Je peux néanmoins déjà indiquer que les résultats financiers de l’année 2025 sont excellents et pleinement conformes à nos attentes.
Vous évoquez de plus en plus l’ISFB comme une plateforme de compétences et de carrière, au-delà de la formation continue. Comment cette évolution redéfinit-elle le rôle de l’Institut au sein de la place financière ?
Effectivement, le modèle traditionnel des associations professionnelles doit évoluer pour répondre aux besoins et aux attentes de son époque. L’ISFB ne fait pas exception. Depuis début 2023, nous avons engagé une transformation en profondeur de l’Institut afin d’élargir sa mission et de mieux accompagner nos membres dans les enjeux de compétitivité des établissements et d’employabilité des professionnels.
L’ISFB n’est plus uniquement un centre de formation continue. Il est devenu un véritable centre de compétences et de carrière pour la place financière romande. Nous voulons à la fois constituer un socle de référence en matière de compétences pour les professionnels de la branche et offrir aux employeurs un lieu d’échange et de réflexion sur l’évolution des métiers.
Dans cette perspective, nous avons adopté une vision plus holistique des parcours professionnels. Une carrière ne se résume pas à une succession de formations. Elle s’inscrit dans un continuum fait d’étapes, parfois positives, parfois plus complexes : l’entrée sur le marché du travail, les phases d’évolution, les périodes de transition, les moments plus difficiles ou encore la préparation à la retraite.
La formation continue reste évidemment un levier essentiel d’évolution et d’employabilité dans ce parcours. Mais elle s’inscrit aux côtés d’autres dimensions tout aussi importantes, comme l’accès aux réseaux professionnels, l’observation des pratiques du secteur ou encore le développement des capacités d’adaptation face aux transformations du métier.
Mathias Baitan
Institut Supérieur de Formation Bancaire
Mathias Baitan dirige l’ISFB depuis fin 2022. Auparavant, il a travaillé pendant plus de 20 ans pour la BCGE en tant que Responsable RH, chef d’état-major du CEO, et responsable de l’administration, en parallèle d’un poste de chargé de cours HES auprès de la Haute Ecole de Gestion de Genève. Il est titulaire d’un doctorat en sciences économiques et sociales de l’université de Genève, d’un master en gestion d’entreprise, d’un bachelor of science en psychologie ainsi que du diplôme fédéral de directeur des ressources humaines.
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En l’espace de vingt ans, les marchés privés ont profondément redessiné les circuits du capital, du financement des entreprises et de la création de valeur. Longtemps cantonnés à un rôle d’alternative, le private equity, le venture capital et la dette privée s’imposent aujourd’hui comme des piliers de l’économie réelle. Une mutation structurelle qui marque le déplacement durable de l’innovation et de l’investissement hors des marchés cotés.
Depuis le milieu des années 2000, l’économie mondiale a connu une transformation profonde qui a redéfini les mécanismes de création de valeur et de financement. Pour les investisseurs professionnels, cette évolution s’est traduite par la montée en puissance progressive des marchés privés. En 2005, l’essentiel de l’investissement institutionnel et du financement des entreprises passait encore par les marchés cotés ou le système bancaire. Vingt ans plus tard, le paysage est profondément différent. Le private equity, le venture capital et la dette privée occupent désormais une place centrale dans l’économie réelle mondiale. Leur développement rapide et structuré les a fait passer du statut d’alternative à celui d’un écosystème à part entière, massif, organisé, en expansion continue.
Ce mouvement doit être replacé dans le cadre général de la finance mondiale. En 2025, le PIB planétaire avoisine 113’000 milliards de dollars. La capitalisation boursière globale se situe entre 125’000 et 150’000 milliards. Les États-Unis dominent toujours largement les marchés cotés, avec une capitalisation proche des 70’000 milliards de dollars, ce qui en fait le plus grand marché actions de l’histoire économique. Pourtant, derrière cette solidité apparente, le nombre d’entreprises cotées n’a cessé de reculer. En 2005, on comptait environ 52’000 sociétés listées dans le monde ; leur nombre est tombé à un peu plus de 43’000 en 2015, avant de se stabiliser autour de 44’000 aujourd’hui. Cette contraction n’est pas un simple hasard statistique. Elle révèle l’épuisement progressif du modèle de la cotation comme voie naturelle du financement entrepreneurial. Sarbanes-Oxley a encadré lourdement le marché américain. Les fusions-acquisitions ont asséché la diversité des émetteurs. Le private equity a retiré de la cote des milliers de sociétés. Les IPO, longtemps moteur de la bourse, se sont raréfiées. Et surtout, la préférence des entreprises, en particulier dans la tech, s’est déplacée vers des capitaux privés plus flexibles, plus rapides, moins exposés, permettant de croître hors de la lumière des marchés.
Alors que l’univers coté se contractait, le non coté connaissait une dynamique inverse. En 2005, on estimait aux alentours des 20’000 le nombre d’entreprises financées par des fonds de private equity ou de venture capital. Dix ans plus tard, elles étaient déjà plus de 50’000. Et en 2025, ce chiffre atteint environ 215’000 entreprises. Cette progression spectaculaire s’inscrit dans une trajectoire de long terme, proche d’un doublement tous les huit à dix ans. Elle a fait du non coté le principal espace de développement entrepreneurial à l’échelle mondiale. Il constitue aujourd’hui un réservoir majeur d’innovation, contribuant directement à la création d’emplois, à la transformation numérique, à la transition énergétique et à l’entière recomposition de chaînes de valeur.
Cette évolution se lit aussi en termes de contribution macroéconomique. En 2005, les marchés privés ne représentaient sans doute pas plus d’un pour cent du PIB mondial en valeur ajoutée. En 2025, avec plus de 200’000 entreprises financées et des revenus cumulés estimés entre 15’000 et 25’000 milliards de dollars, ils pèsent désormais entre quatre et six pour cent du PIB planétaire. En l’espace de vingt ans, leur contribution à la création de richesse a ainsi été multipliée par quatre, tandis que le nombre d’entreprises concernées a été multiplié par dix et les actifs sous gestion par cinq. Cette montée en puissance illustre clairement le basculement structurel à l’œuvre : une part croissante de l’activité économique se développe désormais en dehors des marchés cotés.
La montée en puissance des marchés privés se reflète aussi dans l’évolution de leurs actifs sous gestion. En 2005, le private equity totalisait environ 1’000 milliards de dollars. Vingt ans plus tard, il dépasse les 5’000 milliards. Sur la même période, le venture capital, porté par le développement des technologies digitales, de l’intelligence artificielle et des biotechnologies, est passé d’environ 180 milliards à près de 600 milliards. À eux deux, private equity et venture capital représentent aujourd’hui près de 6^’000 milliards d’actifs.
Ce panorama reste toutefois incomplet sans la dette privée. En 2005, elle pesait à peine 120 milliards de dollars. En 2025, elle approche les 2’000 milliards, ce qui en fait la classe d’actifs la plus dynamique des deux dernières décennies, avec une taille multipliée par quinze. Son essor s’explique d’abord par le retrait progressif des banques du financement des PME et des ETI après la crise de 2008, sous l’effet du durcissement des exigences prudentielles. Les fonds de dette privée ont progressivement occupé cet espace, jusqu’à faire du direct lending une composante centrale du financement non coté. La remontée des taux à partir de 2022 a encore renforcé cette dynamique, en offrant des rendements attractifs face aux obligations traditionnelles.
Dans ce paysage, les États-Unis occupent une position largement dominante sur l’ensemble des segments des marchés privés. Ils concentrent environ 50 à 55 % du private equity mondial, 60 à 65 % de la dette privée, ainsi qu’une part comparable du venture capital. Cette domination s’explique par la profondeur du marché domestique, la puissance des investisseurs institutionnels, une culture du risque historiquement ancrée et un écosystème d’innovation sans équivalent. Cette centralité ne devrait pas être remise en cause à l’horizon 2030. Si la montée en puissance de l’Asie et des pays du Golfe pourrait légèrement réduire la part américaine dans le private equity, la suprématie des États-Unis dans la dette privée apparaît, en revanche, beaucoup plus difficile à contester.
À l’horizon 2030, la trajectoire des marchés privés devrait rester clairement orientée à la hausse. La progression des actifs sous gestion, l’augmentation du nombre d’entreprises financées et la montée en gamme des sociétés qui demeurent privées devraient porter les revenus cumulés des entreprises financées par le private equity et le venture capital entre 20’000 et 30’000 milliards de dollars. Cela correspondrait à une valeur ajoutée comprise entre 5’000 et 8’000 milliards. Dans un scénario où le PIB mondial tournerait autour des 130’000 milliards de dollars, la contribution de ces entreprises se situerait aux environs des cinq à six pour cent.
Les projections à l’horizon 2030 confirment la poursuite d’une expansion solide des marchés privés. Le private equity pourrait atteindre 7’500 milliards de dollars d’actifs sous gestion, tandis que la dette privée progresserait vers les 3’000 milliards. Le venture capital pourrait approcher les 1’000 milliards. Cette dynamique repose sur des moteurs structurels bien identifiés : la recherche de rendement, la mondialisation des investisseurs, l’essor du direct lending, la montée en puissance de l’Asie et la recomposition des chaînes de valeur industrielles et énergétiques. La normalisation progressive des sorties, via les IPO ou les transactions secondaires, devrait également soutenir cette trajectoire.
Ce scénario n’est toutefois pas exempt de risques. Une récession mondiale prolongée fragiliserait les entreprises financées par le private equity. Un durcissement réglementaire pourrait freiner l’expansion de la dette privée. Une hausse durable des taux renchérirait le coût de la dette dans les opérations de LBO. Aucun de ces facteurs ne remet cependant en cause la tendance de fond. En l’espace de vingt ans, les marchés privés se sont imposés comme un pilier central de la finance mondiale et un moteur clé de la création de valeur. Le déplacement du capital vers le hors-cote ne relève plus d’un cycle conjoncturel : il constitue désormais un changement structurel durable du système économique.
Dynamiques d’investissements
Si l’on agrège tous les segments des marchés privés — private equity, venture capital, dette privée, infrastructures, immobilier non coté, fonds secondaires et stratégies hybrides — leur masse totale dépasse désormais 10’000 milliards de dollars d’actifs. Une partie significative de la création de valeur économique s’est donc déplacée vers le hors-cote. Pourtant, leur contribution au PIB reste encore modeste en proportion, entre quatre et six pour cent. Leur poids économique reste peut-être inférieur à celui des grands groupes cotés, mais leur rôle dans l’innovation, la transformation et la croissance future dépasse largement leur contribution immédiate à la richesse produite.
À l’inverse, les entreprises cotées génèrent un chiffre d’affaires cumulé entre 60’000 et 80’000 milliards de dollars. Les 2’000 plus grandes d’entre elles réalisent près de la moitié du chiffre d’affaires mondial. En revanche, elles ne contribuent qu’à hauteur de 10 à 12 % à cette mesure de la valeur ajoutée qu’est le PIB mondial. Ces écarts rappellent que le chiffre d’affaires ne reflète qu’imparfaitement la création de richesse. Il est vrai que les entreprises cotées concentrent l’activité économique existante, mais les marchés privés captent une part croissante des dynamiques d’investissement, d’innovation et de croissance future. C’est une clé de lecture devenue déterminante aujourd’hui pour les investisseurs.
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La communication par satellite change d’échelle. Portée par la baisse des coûts de lancement, la multiplication des constellations et l’essor du Direct-to-Device, qui permet aux smartphones de se connecter directement aux satellites, elle devient un moteur clé de croissance pour l’industrie spatiale.
Nous vivons une véritable révolution. Les infrastructures de communication ne se construisent plus uniquement sur Terre. Elles s’installent désormais en orbite. Depuis le lancement du premier satellite en 1957, le secteur a changé d’échelle. Aujourd’hui, ils sont près de 15’000 satellites à graviter autour de la planète. La communication satellitaire s’impose ainsi comme l’un des principaux moteurs de croissance de l’industrie spatiale. Estimé à plus de 20 milliards de dollars, le marché mondial devrait enregistrer un taux de croissance annuel proche de 20 % d’ici 2034. Une dynamique soutenue qui ouvre des perspectives attractives pour les investisseurs.
Un rythme effréné
Réceptionner un signal provenant de la Terre, l’amplifier et le relayer : le rôle des satellites est au cœur des télécommunications. Favorisée par la baisse drastique des coûts de lancement, l’industrie des satellites connaît un remarquable essor. SpaceX s’impose aujourd’hui comme le leader du secteur avec sa constellation Starlink. Grâce à l’innovation du lanceur Falcon 9 et à la réutilisation de son premier étage, l’entreprise a atteint une cadence de lancements inédite, à des coûts largement inférieurs à ceux de ses concurrents. En 2025, la société américaine a réalisé plus de lancements que l’ensemble des autres acteurs mondiaux réunis. Et la dynamique s’accélère : début janvier 2026, Starlink, qui compte déjà plus de 9’000 satellites en orbite, a obtenu l’autorisation d’en déployer 7’000 supplémentaires.
La course est lancée. Aux côtés des Etats-Unis, la Chine tente de combler son retard et envisage le déploiement d’une constellation de plus de 200’000 satellites, et, loin derrière, l’Europe, mise sur la constellation « Iris² » à l’horizon 2030.
La course aux licences de spectre
Si la cadence des lancements ne cesse d’accélérer, stimulant tout l’écosystème et favorisant l’émergence de nouveaux acteurs, le cadre réglementaire demeure déterminant. Pour transmettre des données de l’espace vers la Terre, les opérateurs doivent disposer d’autorisations d’utilisation du spectre, indispensables pour éviter les interférences et organiser la coexistence des constellations. Strictement encadrées et en nombre limité, ces autorisations sont devenues un actif stratégique dont la valeur s’apprécie fortement. Leur rareté alimente une compétition mondiale, où la croissance passe désormais souvent par des opérations de rachat. L’été dernier, SpaceX a ainsi acquis une partie des fréquences détenues par l’Américain Echostar pour 17 milliards de dollars.
L’avènement du Direct to Device
Parmi les évolutions majeures du secteur figure le Direct-to-Device, une technologie appelée à transformer en profondeur l’univers des télécommunications. Elle permet à un smartphone de se connecter directement à un satellite, sans infrastructure terrestre intermédiaire. Les satellites agissent alors comme des antennes spatiales, rendant possible une couverture quasi globale, notamment dans les zones blanches non desservies par les réseaux terrestres. Plusieurs acteurs américains, dont SpaceX, Amazon et AST SpaceMobile, déploient déjà des satellites en orbite basse, entre 500 et 1 200 km d’altitude. Cette proximité avec la Terre renforce la puissance du signal et rend techniquement possible la connexion directe aux smartphones. Dans un contexte de demande croissante de connectivité, la communication satellitaire s’impose ainsi comme un levier structurant pour l’ensemble de l’industrie spatiale.
Alicia Daurignac
La Financière de l’Echiquier
Alicia Daurignac a débuté sa carrière en 2019 chez Fidelity International en tant qu’analyste crédit sur les sociétés industrielles. Par la suite, elle a rejoint Exane en 2022 où elle s’est spécialisée comme analyste actions sell-side dans le domaine de l’aérospatiale et de la défense. Elle a intégré La Financière de l’Echiquier en janvier 2024, année du rapprochement de Tocqueville Finance et LFDE, au poste d’analyste financier au sein du pôle Technologie. Alicia est diplômée d’un bachelor en sciences informatiques et mathématiques de l’université d’Exeter et d’un master en finance internationale à HEC.
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Le marché des biotechnologies entre dans une nouvelle phase de stabilité et de croissance. Après plusieurs années de normalisation des valorisations et de discipline financière accrue, le secteur retrouve une dynamique plus saine.
Après plusieurs années marquées par des coûts du capital élevés, une pression sur les valorisations et une forte aversion au risque, l’environnement s’est stabilisé depuis l’an dernier. Les conditions de financement sont devenues plus prévisibles, les fondamentaux de nombreuses entreprises se sont améliorés et le marché se recentre de plus en plus sur la substance clinique, la pertinence stratégique et l’exécution opérationnelle, plutôt que sur les allocations sectorielles globales.
Cet accent accordé à la qualité et à la différenciation était clairement visible en 2025. BB Biotech a généré un rendement total de +53,7% en USD, tandis que l’indice Nasdaq Biotechnology progressait de +33,4%. Cette dynamique s’est aussi reflétée au niveau de la VNI, accompagnée d’une réduction de la décote. Elle souligne l’importance croissante d’une sélection rigoureuse dans un environnement de plus en plus différencié.
Fusions-acquisitions comme indicateur
Cette tendance structurelle se traduit notamment par une reprise des activités de fusion-acquisition. L’industrie biopharmaceutique se rapproche d’une importante échéance du nombre de brevets d’ici mi-2030. Dès lors, la pression pour reconstituer les pipelines grâce à l’innovation externe continue de croître. Les acquéreurs disposent encore d’une capacité financière significative et se montrent de plus en plus enclins à acquérir des actifs différenciés et validés cliniquement à des primes attractives.
Cette évolution s’est traduite pour nous par plusieurs acquisitions dans notre portefeuille en 2025, notamment Intra-Cellular Therapies, Blueprint Medicines, Avidity Biosciences, ainsi qu’Akero Therapeutics et Amicus Therapeutics. Ces transactions illustrent la demande stratégique au sein du secteur, elles indiquent aussi implicitement l’efficacité d’une approche d’investissement axée sur la différenciation scientifique, la maturité clinique et la pertinence industrielle.
La visibilité réglementaire reste limitée
En parallèle, l’environnement réglementaire reste un facteur d’influence clé. Les incertitudes politiques et réglementaires persistent. Aux États-Unis, les discussions sur l’accessibilité financière, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la politique industrielle continuent de façonner l’environnement. La loi sur la réduction de l’inflation a un impact structurel sur la dynamique des prix, en particulier pour les produits plus matures. Par ailleurs, les thérapies différenciées répondant à des besoins médicaux non satisfaits restent généralement viables tant du point de vue réglementaire que du remboursement.
Les autorités de régulation opèrent également dans un contexte complexe caractérisé par des contraintes de ressources, des changements de direction et des priorités politiques évolutives. Les décisions restent sélectives et parfois difficiles à prévoir.
Perspectives pour 2026
Les perspectives pour 2026 sont guidées par un principe clair : l’innovation reste forte, les capitaux sont déployés de manière plus sélective et la création de valeur se concentre là où les progrès cliniques et l’exécution stratégique convergent de manière convaincante.
BB Biotech aborde 2026 avec un positionnement stratégique clair. Plusieurs sociétés en portefeuille approchent des étapes cliniques, réglementaires et commerciales clés qui devraient influencer de manière significative leur création de valeur future.
En immunologie, par exemple, Argenx et Viridian font progresser des programmes clés de phase III et des extensions d’indications, tandis que Celldex attend les résultats préliminaires de phase III dans le domaine de l’urticaire chronique au second semestre 2026. En oncologie, Revolution Medicines est confrontée à une succession d’événements pertinents pour l’enregistrement dans le cadre de plusieurs programmes axés sur le KRAS, complétés par des étapes réglementaires chez Nuvalent.
Les catalyseurs s’intensifient également dans le domaine des maladies rares : Ionis va publier des résultats de phase III et des étapes réglementaires au cours de l’année. Wave Life Sciences s’attaque à des indications neuromusculaires très pertinentes avec des programmes basés sur l’ARN. Vertex poursuit le déploiement commercial de nouvelles thérapies ainsi que des programmes d’enregistrement supplémentaires.
Cette visibilité clinique et réglementaire, associée à des valorisations toujours attractives, en particulier dans le segment des mid caps, crée un environnement dans lequel le potentiel de croissance, la validation et la pertinence stratégique convergent de plus en plus.
Les moteurs de croissance à long terme de la biotechnologie demeurent intacts. Les besoins thérapeutiques continuent à augmenter, sous l’effet de l’évolution démographique, de la croissance des maladies chroniques et de la demande accrue de thérapies de précision. Parallèlement, les avancées technologiques dans les thérapies à base d’ARN, la thérapie génique et la dégradation ciblée des protéines élargissent considérablement les possibilités thérapeutiques et augmentent la probabilité de succès.
Pour en savoir plus sur le secteur et sur notre portefeuille, veuillez consulter notre site web.
Dr Christian Koch
BB Biotech
Dr Christian Koch, depuis 2025 Head BB Biotech Team et membre de l’Executive Board de Bellevue Asset Management, a rejoint Bellevue Asset Management en 2014 en tant que gestionnaire de portefeuille chez BB Biotech. De 2013 à 2014, il a été analyste actions sell-side dans le domaine pharmaceutique et biotechnologique chez Bank am Bellevue à Küsnacht. De 2010 à 2013, il était chercheur associé à l’Institut des sciences pharmaceutiques de l’ETH Zurich. Titulaire d’un doctorat en conception de médicaments assistée par ordinateur de l’ETH Zurich, il a étudié la bio-informatique à l’université Goethe de Francfort.
BB Biotech
BB Biotech SA est une société d’investissement dont le siège social est situé à Schaffhouse, en Suisse. Elle est cotée sur les bourses suisse et allemande. Elle a investi dans des développeurs de médicaments innovants dont les sièges sociaux sont principalement situés aux États-Unis et en Europe occidentale. BB Biotech est l’un des plus grands investisseurs au monde dans ce secteur. Fort d’une longue expérience, son conseil d’administration définit la stratégie et les lignes directrices en matière d’investissement. Les décisions d’investissement sont prises par l’équipe expérimentée de Bellevue Asset Management AG, sur la base de ses recherches approfondies en matière d’investissement.
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Plus qu’une fonction hiérarchique, le leadership devient une compétence à développer, fondée sur la clarté stratégique, la capacité d’influence et l’alignement humain. Jérôme Koechlin en analyse ici les nouveaux ressorts et les conditions nécessaires pour construire, dans la durée, des organisations performantes et porteuses de sens.
Par Jérôme Sicard
Vous avez rejoint Leadership Management International. Quel est votre rôle au sein de cette structure ?
Dans un monde marqué par l’incertitude, tant au niveau macroéconomique que géostratégique, le rôle des leaders évolue profondément. Il demande aujourd’hui des qualités très variées et complémentaires. Mon engagement au sein de Leadership Management International consiste à accompagner les dirigeants dans le développement d’un leadership plus conscient, plus stratégique, plus performant et plus humain.
LMI repose sur une conviction forte : le leadership n’est pas un statut, mais une compétence qui se développe. Notre objectif est d’aider les organisations et leurs dirigeants à transformer leur potentiel en impact réel, en travaillant à la fois la productivité personnelle, le leadership personnel et motivationnel, la gouvernance décisionnelle et la capacité à mobiliser les équipes autour d’une vision commune. La méthodologie LMI s’appuie sur des fondements solides. Elle intègre les apports récents dans le domaine du leadership, de la communication, des sciences cognitives et comportementales. Depuis 50 ans, LMI a formé plus de deux millions de dirigeants dans le monde.
Je souhaite donc, avec mes associés, diffuser un modèle de leadership plus global, plus complet, plus transformationnel, capable d’anticiper les transformations économiques, technologiques et sociétales qui redéfinissent aujourd’hui le rôle des organisations.
Quelle est la constante qui distingue les organisations performantes des autres ?
Les organisations les plus performantes ne sont pas nécessairement celles qui disposent des ressources les plus importantes, mais celles qui parviennent à aligner vision, culture et exécution. Dans un environnement économique en mutation rapide, la performance durable repose avant tout sur la clarté stratégique, la discipline d’exécution, la qualité du leadership humain et la capacité d’apprentissage continu. Les organisations qui réussissent sont celles où le leadership se montre à la fois lucide, assertif, empathique et exigeant. À l’inverse, les organisations en difficulté révèlent souvent des failles dans leur gouvernance ou dans leur capacité à créer un véritable sens collectif.
Comment se caractérise un leadership réellement influent et durable ?
Le leadership réellement influent et durable ne se mesure pas à la position hiérarchique, mais à la capacité d’écouter, de partager une vision claire et d’influencer positivement les comportements et les décisions dans la durée. Il repose sur une cohérence constante entre valeurs et actions, sur une intelligence émotionnelle et relationnelle affirmée, ainsi que sur la capacité à inspirer confiance dans un environnement incertain. Le leadership moderne n’est plus un leadership d’autorité, mais un leadership d’adhésion. Les dirigeants qui marquent durablement leur époque sont ceux qui créent du sens plutôt que ceux qui imposent des décisions. La Harvard Business Review a d’ailleurs mis en lumière la notion de leaders de niveau 5, capables de conjuguer vision stratégique de long terme, détermination et humilité.
Par où doit commencer un dirigeant qui souhaite accroître son impact ?
Le leadership commence toujours par un travail sur soi. Il naît d’une prise de conscience, celle de vouloir renforcer sa capacité d’influence, d’impact et de responsabilité. C’est ce que le professeur américain Richard Boyatzis décrit comme la théorie du changement intentionnel. Autrement dit, le développement du leadership repose d’abord sur la volonté de progresser et d’élargir son champ d’action.
Dans des environnements exigeants, la première responsabilité d’un dirigeant consiste à maîtriser sa productivité personnelle, à gérer son temps, son énergie et ses priorités avec rigueur. L’efficacité stratégique ne dépend pas du volume d’actions menées, mais de la pertinence des choix opérés. Savoir dire non, hiérarchiser ses objectifs et préserver un équilibre entre performance professionnelle et équilibre personnel sont devenus des compétences clés. Le leadership moderne repose autant sur la résilience mentale que sur la compétence technique.
Pourquoi la gouvernance et la communication stratégique restent-elles sous-exploitées ?
Parce qu’elles sont encore trop souvent considérées comme des fonctions de support plutôt que comme des leviers stratégiques de création de valeur. Trop souvent, la réponse à des formations en leadership est “je n’ai pas le temps”. C’est notamment pour cette raison qu’il est utile de prendre du recul dans le but d’être plus performant. J’ai conseillé Kofi Annan à la fin de son mandat de Secrétaire général des Nations Unies, lorsqu’il était sollicité de toutes parts par de très nombreux chefs d’Etat, de manière vampirisante. Nous avons pris le temps de fixer les priorités et de bien distinguer les activités impératives des activités dites importantes, ce qui l’a aidé à mieux gérer son temps qui, je le rappelle, est le même pour tout le monde !
Une gouvernance solide garantit la cohérence des décisions dans la durée, tandis qu’une communication stratégique claire nourrit la confiance entre les différentes parties prenantes. Dans un environnement marqué par l’accélération de l’information et la pression du court terme, ces deux dimensions deviennent de véritables leviers de résilience organisationnelle.
Les organisations de demain seront celles qui sauront articuler avec justesse stratégie, communication et leadership humain.
Vous avez repris le Swiss Who’s Who l’automne dernier. Quelles sont vos ambitions ?
Avec mes collègues, notre ambition est de positionner le Swiss Who’s Who comme une référence suisse et internationale dans la reconnaissance des leaders, que ce soit en termes d’impact ou d’ influence, et de mettre en lumière celles et ceux qui façonnent la Suisse d’aujourd’hui et de demain.
Nous ne nous limitons pas à une approche biographique. Notre objectif est de valoriser les leaders qui contribuent concrètement au progrès économique, scientifique, culturel et sociétal de la Suisse et au-delà.
Ce pays dispose d’un capital unique d’excellence et d’innovation. Nous voulons en renforcer la visibilité, sur le plan national comme sur le plan international.
Quels développements avez-vous déjà initiés ?
Nous avons engagé plusieurs chantiers stratégiques visant à renforcer la dimension nationale et internationale du Swiss Who’s Who, à développer des contenus et des événements consacrés au leadership, à l’innovation et à la transmission, ainsi qu’à intégrer les enjeux liés à l’intelligence artificielle et à la transformation digitale dans la réflexion sur le leadership. Nous travaillons également à la création de nouveaux formats de rencontres entre leaders économiques, académiques et institutionnels.
Notre ambition est de faire du Swiss Who’s Who un espace vivant d’échanges, d’inspiration et de reconnaissance de l’excellence, notamment à travers notre plateforme digitale
Jérôme Koechlin
Leadership Management International
Jérome Koechlin est associé de Leadership Management International. Il est également le CEO de Swiss Who’s Who, et le fondateur de JK Consulting. Il a occupé précédemment des postes de direction dans les secteurs bancaire, financier, biotech, public et média, les dernières en date à la banque Reyl Intesa Sanpaolo en tant que directeur de la communication et secrétaire du comité exécutif. Jérôme Koechlin est détenteur d’un doctorat en Sciences Économiques et Sociales de l’Université de Genève, d’un Master en communication de New York University, ainsi que d’un diplôme de l’Institut des hautes études internationales et de développement.
Yohan Palleau
NFG Partners
« La performance ne doit plus être une simple déclaration d’intention, elle doit être auditée ».
Grégory Raymond
The Big Whale
« La Suisse occupe une place très particulière dans l’univers blockchain. »
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