Marine
Marco Fiorini
Bonafide Wealth Management
"Aquaculture et pisciculture : un environnement extrêmement dynamique".
En quête de placements sûrs et à haut rendement, les investisseurs ont commencé à restructurer leur allocation d’actifs de manière dynamique. Dans ce cadre, l’attention se porte également sur la dette privée, en sachant que plusieurs de ses aspects méritent une attention particulière.
L’environnement boursier exigeant oblige les investisseurs à se tourner vers des classes d’actifs alternatives afin d’obtenir le rendement cible requis. Outre les formes d’investissement alternatives déjà établies comme le private equity et l’infrastructure, la dette privée gagne donc en importance. Il s’agit d’une forme alternative de financement par crédit pour les petites et moyennes entreprises qui ne peuvent généralement pas se financer sur les marchés publics des capitaux. Les besoins de ces dernières sont variés : de la sortie d’une situation de crise au financement de la croissance en passant par le refinancement de dettes existantes. Les entreprises familiales sont également des emprunteurs appréciés de formes alternatives de financement.
Manque de liquidité et absence de notations externes
Des équipes de gestionnaires spécialisés mettent en place un véhicule d’investissement avec une structure et une stratégie fixes, permettant ainsi aux investisseurs du fonds de dette privée d’agir en tant que prêteurs. D’un point de vue structurel, les fonds de dette privée se distinguent fondamentalement par la garantie et l’ordre de priorité des créances (voir graphique). De manière classique, un fonds de dette privée se compose généralement de 20 à 30 prêts accordés à différentes entreprises.
Les caractéristiques essentielles de la dette privée par rapport à d’autres formes de financement d’entreprises telles que les obligations d’entreprise sont l’illiquidité et l’absence de notation externe. Le fait de renoncer à la liquidité présente toutefois divers avantages pour l’investisseur : d’une part, il obtient un rendement attrayant pour l’illiquidité. D’autre part, le portefeuille de dette privée n’est pas soumis aux mêmes fluctuations du marché (risque) qu’un portefeuille classique d’obligations ou d’actions. En raison de l’absence de notation externe, et donc de transparence et de comparabilité, il convient d’accorder une attention particulière à l’expertise des gestionnaires de fonds de dette privée et à leurs critères de sélection lors du choix des entreprises à financer. En outre, les gestionnaires de fonds de dette privée élaborent des clauses contractuelles particulières (covenants) et mettent en place une surveillance permanente des crédits afin de réduire le risque de défaillance.
Profil risque/rendement de différentes structures de financement
La dette privée offre un fort montant de diversification par rapport aux autres classes d’actifs, car elle est peu corrélée avec les autres marchés. Le coupon des prêts se compose généralement de la prime de risque et du taux variable à court terme (y compris le floor à zéro pour cent). Le floor représente la limite inférieure pour le taux variable. Cette construction offre donc à la fois une protection et une opportunité. En cas de nouvelle baisse des taux d’intérêt du marché, le taux d’intérêt total du prêt ne changera pas en raison du floor. Dans un contexte de hausse des taux d’intérêt sur le marché des capitaux, l’investisseur y participe toutefois pleinement.
Dans ce contexte, la sécurité associée à des revenus constants joue un rôle central. Ainsi, lors de l’investissement dans la dette privée, on veille à ce que les prêts soient des prêts garantis (senior loans ou unitranche). Grâce à cette combinaison d’ancienneté et de garantie, l’investisseur a la certitude que le capital prêté sera remboursé même dans des phases de marché difficiles.
Jens Schneider
HanseMerkur Trust
Jens Schneider est depuis 2011 directeur des investissements chez HanseMerkur Trust pour le groupe d’assurance HanseMerkur, représenté en Suisse par Agathon Capital. Au total, il travaille depuis 2002 dans la gestion d’actifs institutionnels en tant que gestionnaire de portefeuille, notamment chez Wave Management. Jens Schneider est diplômé en commerce de l’université Justus-Liebig de Giessen.
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L’accord conclu entre le président Joe Biden et le président de la Chambre des représentants Kevin McCarthy ce week-end laisse penser que la solution au plafond de la dette américaine est en bonne voie et que le défaut de paiement de la plus grande économie du monde sera évité. Pourtant, il reste encore un obstacle de taille à franchir, car les membres du Parti républicain ont promis de s’opposer à l’accord dans les deux chambres cette semaine.
Même si M. McCarthy estime que la majorité des membres de son parti acceptera au final l’accord, son rejet n’est pas à exclure. Dans ce cas, il ne resterait alors que quelques jours pour éviter que les États-Unis ne se retrouvent en défaut de paiement, ce qui, en l’état actuel des choses, pourrait se produire le 5 juin.
Les marchés financiers réagiraient violemment en cas de défaut de paiement, la gravité de leur réaction incitant en fin de compte à une action politique décisive, comme ce fut le cas lors de la crise financière mondiale. Si la possibilité d’un défaut de paiement existe, il est peu probable que le gouvernement américain n’assure pas le service de sa dette pendant une période prolongée. Mais, même dans le cas d’un défaut de paiement de courte durée, le mal serait fait.
La question des dommages durables qu’un défaut de paiement technique causerait à la stabilité économique et, plus important encore, à la confiance reste primoridiale. Comme le montrent les données économiques, les États-Unis sont confrontés à une détérioration progressive et constante de leur économie, l’impact de la hausse des taux d’intérêt commençant à se faire sentir – la crise bancaire du premier trimestre et la contraction du crédit qui s’en est suivie en étant les exemples les plus frappants. Dans cet environnement, un événement exogène risquerait d’ébranler la confiance dans l’économie et d’ébranler les esprits moteurs des économies, et il deviendrait plus difficile de relancer l’économie et de rétablir la confiance.
Ainsi, les risques de récession aux États-Unis vers la fin ou le début de l’année prochaine se multiplieraient. Cela aurait probablement des répercussions sur l’économie mondiale, entraînent le reste du monde, y compris l’Asie, dans leur chute. Toutefois, le Royaume-Uni et l’Europe au sens large bénéficient d’une croissance plus soutenue que les États-Unis, tout comme l’Asie, qui se remet encore de la pandémie, ce qui pourrait les aider à traverser la tempête et à gérer l’éventuelle volatilité du marché. Reste également à voir si la Chine, deuxième économie mondiale, serait disposée à adopter une politique de relance plus agressive à l’égard de son économie nationale, contrebalançant l’impact d’une récession américaine sur les économies mondiales.
Un défaut de paiement des États-Unis affecterait également le marché boursier américain, qui n’est pas aussi solide qu’il n’y paraît. N’oublions pas qu’il s’agit d’un marché restreint, dont les performances sont dues à une douzaine d’entreprises seulement. D’une manière générale, la valeur des actions américaines a augmenté, mais individuellement, la plupart d’entre elles sont restées stables ou ont baissé. Les entreprises ont également été stimulées par des perspectives positives concernant les taux d’intérêt en fin d’année. Les marchés s’attendent encore généralement à ce que les taux d’intérêt soient réduits au cours du second semestre de cette année. Une hypothèse irréaliste compte tenu de la situation inflationniste actuelle.
L’euphorie actuelle autour de l’intelligence artificielle (IA) masque également cette situation. Si l’IA entraînera, à terme, une transformation profonde des économies en aidant de nombreuses entreprises et de nombreux consommateurs, il est peu probable qu’elle ait déjà un impact sur le marché.
Les investisseurs exposés aux États-Unis devraient faire preuve de prudence en se positionnant sur des entreprises plus résistantes et moins sensibles à la conjoncture. Un moyen d’y parvenir est d’examiner les entreprises de secteurs tels que les biens de consommation de base et les soins de santé. Par ailleurs, la prudence reste de mise pour les entreprises trop cycliques, dont les valorisations sont trop élevées ou qui ne sont pas prévisibles.
Mathew Benkendorf
Vontobel Asset Management
Matthew Benkendorf est le Chief Investment Officer de la boutique Quality Growth depuis mars 2016. Il a rejoint Vontobel Asset Management en 1999 dans le support au trading, avant d’être promu au rang de trader en 2000. Il est ensuite devenu Research Analyst en 2002, puis s’est orienté vers la gestion de portefeuille en 2006 au titre de la stratégie European Equity. Il a joué un rôle essentiel dans la mise au point de l’approche d’investissement appliquée à l’ensemble de la boutique Quality Growth de Vontobel. Matthew Benkendorf est titulaire d’un Bachelor of Science in Business Administration (Finance) de l’université de Denver, dans le Colorado.
Les investisseurs en private equity doivent généralement s’engager pour une période de dix à douze ans. Si les besoins en liquidités ou la stratégie d’investissement changent pendant cette période, ils deviennent alors tributaires du marché secondaire. Ce qui ouvre des opportunités attrayantes pour les éventuels acheteurs, notamment en cas de corrections dans le portefeuille de l’investisseur primaire, comme l’explique Benjamin Böhner.
Le marché secondaire du private equity a toujours été en pleine mutation, marqué par les besoins de liquidités des acteurs du marché. A l’origine, ce sont surtout les investisseurs dans les fonds de private equity du marché primaire, appelés « Limited Partners », qui vendaient sur le marché secondaire pour les motifs les plus divers. Désormais, ce sont surtout les gestionnaires de fonds eux-mêmes, appelés « General Partners », qui utilisent le marché secondaire afin de générer des liquidités pour leurs investisseurs. Le marché secondaire connaît une croissance continue. Au cours des dix dernières années, le volume du marché a augmenté à un taux de croissance annuel d’environ 15 à 17 %. Le consensus pour 2023 prévoit à nouveau une activité élevée, de l’ordre de 130 à 150 milliards de dollars. A moyen terme, le volume annuel des transactions devrait même atteindre les 500 milliards.
Les motivations des acteurs présents sur le marché secondaire sont multiples et sont finalement toujours liées à l’évolution du marché primaire, des marchés financiers et des conditions macroéconomiques. L’an dernier, ces motivations des LPs ont principalement été le besoin de liquidités et ce que l’on appelle « l’effet dénominateur ». Depuis quelques années, les LPs enregistrent des flux de trésorerie nets négatifs sur leurs investissements dans des fonds du marché primaire. C’est pourquoi ils utilisent de plus en plus le marché secondaire pour générer des liquidités.
Ces dernières années, ce sont surtout les GPs eux-mêmes qui ont découvert le marché secondaire. Alors qu’ils n’assuraient que 7% de son volume en 2013, la part des transactions qu’ils ont menées s’est élevée à 48% au cours de l’année civile écoulée, selon les données de Greenhill. Contrairement aux transactions LP classiques, les transactions menées par des GP présentent parfois un potentiel en termes de conflits d’intérêts. Elles sont par ailleurs sont nettement plus concentrées en sociétés cibles que les allocations LP dans leurs fonds.). Enfin, le degré élevé de diversification et la réduction des risques qui en découle constituent l’une des caractéristiques les plus attrayantes de la stratégie PE secondaire classique, tout comme les distributions précoces et la réduction, voire l’évitement de l’effet J-Curve.
Plus la taille des transactions est petite, plus le pricing est avantageux. Cette observation s’explique surtout par le fait que de plus en plus de fonds secondaires dédiés gèrent des encours si importants qu’ils ne parviennent à placer rapidement sur le marché les fonds levés qu’en se concentrant sur des transactions majeures. Avec une stratégie résolument axée sur les petites transactions menées par des LP entre 1 et 30 millions de dollars et sur les gérants Buy-Out dédiés aux premiers rangs du segment Small&Mid, il devrait être possible de réaliser des rendements bruts supérieurs à 200%. Le tout en construisant un portefeuille diversifié, sans effet de levier, avec de plus toutes les caractéristiques avantageuses des PE Secondaries.
Benjamin Böhner
Bellevue Asset management
Benjamin Böhner a rejoint Bellevue Asset Management en 2021. Il est plus particulièrement responsable du développement de Bellevue Private Markets. Auparavant, il a travaillé pendant plus de 10 ans au Credit Suisse où il a occupé différentes fonctions de direction dans le domaine du conseil en investissement et de la gestion de produits. En dernier lieu, il était responsable des solutions Advisory. Benjamin Böhner est titulaire d’un Master en Business Administration & Finance de l’Université de Hagen. Il détient aussi la certification CFA.
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Depuis Zurich, ThomasLloyd investit principalement dans des infrastructures en Asie. Son Group CEO, Michael Sieg, souhaite désormais étendre ses activités, en s’intéressant à de nouveaux pays et à de nouveaux domaines d’investissement.
Après des années de croissance, la hausse rapide des taux d’intérêt a eu un impact important sur les private markets. Avec quelles conséquences pour vos activités ?
Au cours de ces dix dernières années, les private markets sont l’une des classes d’actifs qui ont connu la croissance la plus forte, nettement supérieure à l’ensemble du marché. Dans le domaine des infrastructures, où nous sommes actifs, cette croissance reste toujours très élevée. Elle est tirée par un besoin massif d’investissements, chez nous, mais surtout en Asie. Rien que sur nos quatre principaux marchés asiatiques, on parle de 7’400 milliards de dollars ! Les grands investisseurs présents dans les private markets, comme KKR, GIP, EQT ou Partners Group, qui se concentraient jusqu’à présent sur le private equity, le private debt et le real estate, n’ont d’ailleurs pas manqué de le remarquer.
Pourquoi le groupe ThomasLloyd s’est-t-il tourné vers l’Asie ?
Pour atteindre les objectifs climatiques globaux, peu importe si nous décidons, en Suisse, du jour au lendemain, de tous passer au vélo, cela n’aura pas beaucoup d’impact. C’est en Asie que l’avenir se décide. Qu’on le veuille ou non. Nous devons l’accepter. Il est également clair que, là-bas, nous pouvons obtenir un impact écologique et social bien plus important avec des montants identiques. Donc, pour des questions d’efficience dans l’utilisation des capitaux, mieux vaut investir dans ces régions. Prenez l’exemple des Philippines. Nous y sommes aujourd’hui l’un des principaux investisseurs dans les énergies renouvelables. En 2014, nous avons inauguré San Carlos Solar Energy en présence du président philippin de l’époque, Benigno Aquino III. Depuis, nous avons pu réaliser des projets solaires représentant un volume d’investissement de plus de 600 millions de dollars, en Inde et aux Philippines.
Comment se présente l’avenir ?
Nous sommes intéressés par des activités situées dans des zones où nous trouvons les conditions macroéconomiques, juridiques et politiques offrantune protection adéquate à nos investisseurs. De nouveaux pays asiatiques viendront certainement s’ajouter à notre liste. Un jour, nous irons aussi sur d’autres continents, je pense ici à l’Amérique du Sud mais aussi à l’Afrique. Mais c’est encore de la musique d’avenir. Avec la nomination de Nadir Maruf au poste de Chief Investment Officer, nous avons donné un signal clair. Il a 25 ans d’expérience dans le domaine des investissements alternatifs. Il a occupé des postes de direction en Asie et en Europe dans le domaine de la gestion d’actifs et des infrastructures. Il a officié par exemple en tant que Managing Director, Head of Alternatives & Real Assets et Head of Infrastructure Asia Pacific chez Deutsche Asset Management, à Singapour. Dernièrement, il était responsable des activités Private Markets chez Tesco Pension Investment. Outre cette extension géographique, nous voulons aussi élargir l’éventail de nos domaines d’investissement.
Qu’entendez-vous par là ?
Actuellement, nous nous concentrons sur l’extraction, le transport et le stockage de l’énergie. Mais les investissements privés dans d’autres types d’infrastructures sont également nécessaires, par exemple dans l’agriculture ou dans d’autres domaines, comme le recyclage, le traitement des déchets et le traitement de l’eau.
La demande de capitaux est là, mais qu’en est-il du financement ?
Dans ce domaine, nous regardons surtout des institutions comme les banques de développement, mais aussi des fonds souverains ainsi que des family offices qui ont un horizon de placement très long. Les investisseurs institutionnels ont également découvert cette classe d’actifs, mais la réglementation nécessaire n’est parfois pas encore suffisante dans tous les pays. De ce point de vue, la Suisse a joué un rôle de précurseur, qui a créé un cadre pour les investissements directs dans les infrastructures. La réglementation de l’Union européenne avec le CSRD, le SFDR et la taxonomie a également aidé. Il est toutefois certain qu’il faudra encore quelques années avant que les investisseurs se tournent davantage vers cette catégorie d’actifs. Nous l’avons déjà vu avec la private debt, qui n’a vraiment pris son essor qu’après la crise financière.
Michael Sieg
ThomasLloyd
Michael Sieg a fondé ThomasLloyd en 2003. Il a développé son entreprise avec son épouse Nermin Sieg pour en faire l’un des principaux « impact investors » indépendants au monde, particulièrement actif dans le financement climatique. Fin décembre 2022, ThomasLloyd gérait 1,1 milliards de dollars dans des projets d’infrastructures durables et employait environ 120 personnes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Michael Sieg est président du comité d’investissement dans les infrastructures. Il a aussi dirigé la cotation du ThomasLloyd Energy Impact Trust dans le marché principal de la bourse de Londres. Il a par ailleurs créé, toujours avec son épouse, la ThomasLloyd Foundation, qui s’engage à soulager la misère, à créer des conditions de vie satisfaisantes et à promouvoir un progrès social durable dans les communautés où ThomasLloyd est présent.
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En 2023, le marché des produits négociés en bourse (ETP) en sous-jacent crypto a connu une croissance remarquable de 35% d’apports nets comparativement à l’année précédente. Du fait que de plus en plus d’investisseurs se lancent dans cette classe d’actifs, il est important de comprendre comment fonctionnent les mécanismes de certains ETP. Dans cet article, nous vous expliquons les mécanismes du staking.
Le staking est une fonction utilisée dans les réseaux de preuve d’enjeu (proof-of-stake ou PoS en anglais), tels qu’Ethereum, Binance Coin, Cardano, Cosmos, Polkadot, Solana et Tezos. Cette fonction ne cesse de gagner en popularité, car elle offre aux détenteurs de crypto-monnaies un moyen de générer des revenus passifs sur leurs investissements sous forme de jetons natifs, en bloquant une partie de leurs actifs pendant une période donnée afin de valider et de confirmer des blocs. Cela permet d’assurer la sécurité du réseau tout en offrant une prime aux investisseurs.
Certains fournisseurs de crypto-ETP ont intégré le staking dans leurs produits, offrant aux détenteurs d’ETP la possibilité d’augmenter leurs rendements. Cette fonction offre de nombreux avantages aux investisseurs, à condition qu’ils comprennent les risques et qu’ils soient attentifs à l’accès au staking.
Avantages et risques du staking
Les avantages du staking sont les suivants :
Les risques liés au staking sont les suivants :
L’accès au staking via les ETP – un facteur décisif
La manière dont les investisseurs accèdent au staking est déterminante. Certaines crypto-monnaies proposent un système de staking intégré, où les primes sont automatiquement transférées vers le portefeuille (wallet) du staker. D’autres exigent toutefois que l’investisseur rejoigne un pool de staking qui distribue ces primes. Il est important que les investisseurs connaissent les différentes possibilités offertes par le stacking et comprennent comment y accéder afin d’obtenir les meilleurs résultats.
Avec la popularité croissante des ETP crypto, il existe une demande croissante pour des moyens sûrs et fiables d’accéder au staking. Le staking est une caractéristique de longue date de l’écosystème de la blockchain et offre l’une des sources de rendement potentiel les plus attrayantes de l’écosystème crypto. Certes le rendement varie, mais il se situe en moyenne autour de 7%. Compte tenu de ce potentiel, il n’est pas surprenant que les investisseurs s’intéressent au staking. Nous pensons que cette pratique s’imposera de plus en plus dans les années à venir.
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« Nous voulions pouvoir travailler sur la diversité des patrimoines contemporains. »
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