Upgrade
Thomas Tietz
Corum
« Nous participons activement à la vague de consolidation dans le secteur des GFI »
Dans le déploiement des solutions digitales, qu’elles soient développées en interne ou externalisées, l’expérience client devient déterminante pour les gestionnaires de patrimoine. Alexis de Bernis en précise ici les contours.
La transformation numérique, son application, la mesure de son succès dans le contexte de la gestion de fortune, demande d’avoir recours à des informations concrètes et pertinentes. Et c’est plus particulièrement le cas aujourd’hui pour ce vaste domaine qu’est l’expérience utilisateur – la fameuse UX – concept clé au cœur de la révolution numérique.
Pour aller à l’essentiel, l’UX est l’équivalent en mode digital de l’attention que vous portez aux détails et à votre présentation dans le monde réel. Le principe même de l’UX est de donner la priorité aux utilisateurs réels de vos solutions et à leurs besoins. Le principal objectif se situe là, et c’est ainsi qu’il définit la réussite de votre transformation numérique.
Combien de fois avez-vous rencontré un nouveau système informatique ou entamé un projet et fini par penser : « C’est tellement compliqué, si technique ! Est-ce que la personne qui l’a construit l’a déjà réellement utilisé ? Ils ne comprennent vraiment pas ce que nous faisons ! » C’est exactement ce que produit une mauvaise expérience utilisateur… La digitalisation sans prise en compte de l’expérience utilisateur, ce n’est que de l’informatique.
Permettez-moi donc de vous fournir quelques outils pour vous assurer que vos initiatives de transformation numérique atteignent l’objectif que nous venons d’aborder: offrir à vos clients une meilleure expérience utilisateur.
Persona
Pour offrir une expérience exceptionnelle à vos utilisateurs, vous devez les imaginer et vous poser les questions suivantes : Qui sont-ils ? Dans quelle industrie travaillent-ils ? Quel âge ont-ils ? Quel est leur niveau d’éducation et de revenu ? Qu’est-ce qui compte pour eux ? A quels problèmes font-ils face ?
Les persona sont des « personnages fictifs » que vous imaginez – en leur donnant un nom, un âge, un style de vie, et toute autre caractéristique permettant de les définir – afin d’adopter leur point de vue sur votre solution : « Est-ce que Lucas aimerait cette solution ? L’utiliserait-il ? Comment puis-je résoudre le principal problème d’Alain ? ».
Prototypes
Construire/implémenter une solution numérique est coûteux et – une fois livrée – difficile à modifier. C’est pourquoi il est toujours préférable de penser à l’expérience utilisateur en se basant sur des prototypes : cela peut être un dessin fictif sur PowerPoint, jusqu’à des outils de maquettage professionnels comme Figma. L’important avec les prototypes, c’est qu’ils vous aident à itérer rapidement.
Test
Ce que vous pensez être important pour vos utilisateurs et ce qui est réellement important pour eux sont souvent deux choses différentes, c’est pourquoi les tests sont au cœur de la réflexion sur l’expérience utilisateur. Montrez vos prototypes à vos utilisateurs cibles et assurez-vous d’écouter leurs commentaires. Recherchez les mots clés : simple, clair, beau, facile à utiliser – pour les bons retours ; peu clair, compliqué, flou, lent, trop technique – pour les mauvais retours.
Mesures
Une bonne expérience utilisateur a un impact réel sur l’engagement des utilisateurs avec vos solutions. Une fois que vous avez défini les problèmes que vous cherchez à résoudre dans le cadre de votre démarche de transformation numérique, définissez les indicateurs clés de performance (KPI) que vous cherchez à améliorer. Il peut s’agir par exemple du nombre d’interactions avec vos clients, du temps moyen qu’un client met pour répondre à une proposition d’investissement, etc.
Les experts utilisent le concept de test A/B – en proposant deux variations possibles appelées A et B, laquelle améliore le plus les KPI mesurés ?
Anecdote amusante : saviez-vous que Google a testé 41 nuances de bleu différentes pour les liens sur sa page de résultats de recherche ? La bonne couleur aurait apparemment généré une augmentation de 200 millions de dollars de revenus publicitaires.
L’expérience utilisateur fait partie d’un cadre plus large appelé Design Thinking. Cette technique est utilisée depuis des années par des entreprises technologiques pionnières à grand succès. Il repose sur le puissant concept d’itérations : la bonne conception n’est jamais inventée du jour au lendemain, elle est réalisée grâce à une série d’itérations, chacune suivant les mêmes étapes :
Armé de ces nouvelles informations, itérez à nouveau jusqu’à ce que vous atteigniez une solution satisfaisante – et maintenant vous pouvez envisager de la construire !
Alexis de Bernis
Silex
Après une formation initiale d’ingénieur Supélec à Paris, Alexis a décidé de mener son parcours professionnel en alliant technologie et finance de marché. Il a d’abord travaillé à la Société Générale, puis chez Sophis (maintenant Finastra), un fournisseur de logiciels sell-side et buy-side. Il est arrivé en Suisse en 2012 pour rejoindre les rangs de Leonteq à Zurich puis il a été recruté par Silex à Genève, en 2020, en tant que Chief Technology Officer.
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Après trois ans de restrictions dues à la crise du Covid, la Chine a finalement rouvert ses portes aux voyageurs étrangers et son économie affiche un dynamisme étonnant.
Lorsque l’on visite aujourd’hui la Chine, on est surpris par le manque d’intérêt pour les sujets géopolitiques qui agitent nos médias occidentaux. De fait, la population – et le gouvernement – se concentrent sur la forte reprise économique qui anime le pays après deux ans de confinement sévère.
L’économie domestique a en effet redémarré sur les chapeaux de roue. A titre d’exemple, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration interrogés déclarent avoir récupéré trois mois de pertes en quelques jours, à l’occasion de la frénésie qu’a suscité le Nouvel An chinois dans le pays finalement réouvert. A Shanghai, la ville la plus touchée par les lockdowns, ce ne sont pas moins de 20 nouveaux centres commerciaux qui vont ouvrir prochainement dans la ville. Quelques mois seulement après la réouverture, les investissements bourgeonnent de toutes parts – l’opportunisme et l’optimisme chinois en matière de profits sont de retour.
Pour les investisseurs étrangers, les confinements de l’année dernière ont peut-être été l’équivalent de Tienanmen, mais avec le retour de l’excitation, de la normalité et des voyages, ces fermetures ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir pour les Chinois.
La Chine de l’après-COVID
Cette croissance ne touche pas que les villes principales. De fait, même les villes plus petites ont beaucoup évolué au cours des trois dernières années. Dans tout le pays, de nouveaux centres commerciaux ont vu le jour, construits pour ressembler aux rues et aux palais chinois traditionnels. Ils apparaissent comme des oasis au milieu des gratte-ciel imposants. Dans ces centres, on aperçoit parfois une jeune femme chic ou un élégant jeune homme vêtu non pas en Versace ou en Gucci, mais du hanfu traditionnel, qui passe gracieusement avec un parapluie. Même dans les villes bien plus petites, celles de catégorie 5, les gouvernements ont consacré des budgets pour développer les jardins traditionnels chinois afin d’améliorer la qualité de vie, tout en modernisant l’infrastructure locale pour améliorer l’efficacité – car même avec 1 million d’habitants, les « petites » villes chinoises peuvent considérablement augmenter leur productivité et réduire les émissions de gaz à effet de serre grâce à des investissements dans les transports publics peu émetteurs comme le métro. L’urbanisation rapide de la Chine au cours des dix dernières années a en effet créé de nouvelles opportunités pour les investissements dans les infrastructures.
Efficacité et amélioration des processus sont appliqués à tous les niveaux. A titre d’exemple, la chaîne Luckin Coffee, qui exploite désormais plus de magasins que Starbucks et se concentre exclusivement sur la livraison, a ramené le coût d’un café latte à moins de RMB 20 (environ 2,5 francs). A tel point que les entreprises préfèrent commander du Luckin Coffee plutôt que d’utiliser leurs propres machines à expresso.
En comparaison internationale, le contraste est saisissant : alors que dans la plupart des pays émergents, être moins que très riche, c’est vivre dans des conditions insalubres, avoir des horaires de travail abrutissants et vivre au jour le jour, en Chine, on assiste à l’émergence d’une vraie classe moyenne qui mène une vie sûre, propre, abordable et, pour l’heure, empreinte d’un optimisme naissant.
Un moteur : la croissance organique
Plus que le commerce international, c’est aujourd’hui la croissance organique de la consommation qui est devenue le moteur de la croissance chinoise, alors qu’elle n’a bénéficié d’aucune mesure de relance, d’aucun transfert direct de la part du gouvernement et qu’elle sort de la pire crise immobilière de l’histoire du pays. Le consommateur chinois semble enfin prêt à prendre les rênes, non seulement dans les villes de catégorie 1, mais dans l’ensemble du pays. Il ne faut donc pas s’attendre à de grands gestes politiques, car la reprise tirée par la consommation devrait conduire à une reprise de l’investissement privé (l’investissement dans l’immobilier commercial montre déjà une reprise significative).
Privés des revenus des transactions immobilières, les gouvernements locaux n’ont pas d’argent et ce sont les consommateurs qui doivent se débrouiller seuls. Les politiques n’interviendront que si c’est nécessaire.
La Chine se concentre sur l’économie et la prospérité à long terme du pays. Elle ne veut pas être poussée à la guerre par des pressions extérieures ou intérieures. Le calcul des autorités aujourd’hui est d’attendre, d’endurer. Parce que, selon leurs propres termes, le temps joue en leur faveur.
Alice Wang
Quaero Capital
Alice Wang gère le fonds Bamboo depuis 2015 et le fonds China depuis 2020 au sein de Quaero Capital LLP à Londres. Elle a commencé sa carrière professionnelle comme analyste, spécialiste de la Chine, Corée du Sud, Taïwan et Philippines, avec un focus sur la technologie, les soins de santé et la consommation. Alice a obtenu une licence en sciences humaines et en histoire chinoise à l’université de Yale. Elle détient la certification CFA. Née en Chine, sa langue maternelle est le mandarin.
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Tareno, avec Eagle Invest, est l’un des lauréats du concours « Performance Watcher Best managers 2022 ». La gestion de fortune, dirigée, par Sybille Wyss s’est également classée première du classement établi par Bilanz firstfive. Ces succès à répétition méritent bien une explication.
Toutes nos félicitations. Vous ne pouvez pas échapper aux récompenses.
Sybille Wyss. Merci beaucoup ! Car l’année 2022 a été une année exigeante pour tous les investisseurs. Il en a été de même pour nous. Dans un environnement marqué par une inflation croissante, des taux d’intérêt en hausse et des tensions géopolitiques extrêmes, tous les portefeuilles ont été sous pression.
Vous avez de toute évidence remarqué relativement tôt que le marché se retournait ?
Eh bien, nous avons remporté les deux distinctions de Performance Watcher dans les secteurs à risque faible et moyen avec nos mandats dividendes et value. En effet, l’accent mis l’année dernière sur les dividendes et les valeurs « value », les secteurs défensifs, les placements en CHF et l’or a porté ses fruits. En revanche, les actions technologiques et les devises étrangères ont joué un rôle plutôt secondaire. Nous avons ainsi pu profiter très tôt de la rotation sectorielle.
Cette forte chute des actions technologiques a sans doute été la grande surprise de l’année dernière. Qui aurait cru que les actions dans le secteur du luxe connaîtraient un tel boom ?
Entre-temps, le vent a tourné. Des rotations sectorielles ont lieu en permanence – cela reflète certainement les incertitudes géopolitiques et les incertitudes économiques. Ici, l’accent reste mis sur la question de l’ampleur de la hausse des taux d’intérêt, tant aux États-Unis qu’en Europe et en particulier en Suisse.
Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Nous ne restons pas les bras croisés. Notre succès – et pas seulement l’année dernière – nous conforte dans les orientations que nous avons prises. Les titres technologiques ont déjà pris beaucoup de valeur. Pour ceux qui ont misé sur la croissance, il valait la peine de restent fidèles à leur stratégie d’investissement. Et oui, les actions de luxe sont également les plus performantes chez nous cette année, aux côtés de l’or et du bitcoin.
En Suisse, c’est surtout la chute de l’action CS qui a fait parler d’elle. Quel est votre avis à ce sujet ?
De mon point de vue, la disparition d’une grande banque est douloureuse pour l’ensemble de la place financière suisse. Au final, il reste probablement la question de la responsabilité et de la manière dont les choses vont désormais se dérouler. Les incertitudes demeurent tant que l’on ne sait pas comment UBS va s’y prendre avec l’unité suisse du CS. Comme la plupart des gestionnaires de fortune, nous avons également eu des relations d’affaires avec le Credit Suisse.
Comment vos clients ont-ils réagi ?
Il y a eu des demandes isolées. Elles ont concerné aussi leurs autres banques de dépôt. Nous avons toujours communiqué clairement et, si nécessaire, nous avons cherché une nouvelle solution à temps pour les clients.
Vous êtes également en contact étroit avec le secteur – un secteur soumis à des règles plus strictes depuis début 2023. Constatez-vous un changement ?
Nous sommes réglementés par la Finma depuis longtemps, nous connaissons donc très bien ce nouvel environnement. Je trouve bien que nous suivions cette voie. Même si les coûts élevés peuvent devenir un problème pour certains petits prestataires. A l’avenir, je m’attends à ce que certains candidats à la reprise soient confrontés à des exigences administratives trop élevées et trop coûteuses.
Sybille Wyss
Tareno
Sybille Wyss est devenue chief executive officer de Tareno en 2020. Elle figure parmi ses associés depuis 2022. Diplômée en économie d’entreprise, elle est ainsi l’une des rares femmes à la tête d’une grande société de gestion de fortune indépendante. De 2012 à 2020, Sybille Wyss a été Chief Investment Officer et a dirigé la politique d’investissement de Tareno. Auparavant, elle a développé le département Gestion de portefeuille et d’actifs. Elle est également en charge du Tareno Global Water Solutions Fund depuis son lancement en 2007, en tant que co-gérante et, depuis septembre 2018, en tant que gérante principale du fonds. Elle figure depuis 2020 dans le classement Top 100 Women in Business pour la Suisse.
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Basée à Genève, la Banque de Commerce et de Placements a renforcé son pôle Wealth Management avec le recrutement de Christian Couyoumtzelis et Azar Jalilov. Leur arrivée souligne la volonté de la BCP de dynamiser son développement dans le domaine de la gestion de fortune, comme l’explique Marco Grilli, responsable du pôle.
Pourquoi la BCP a-t-elle choisi d’intensifier le développement de son pôle Wealth Management ?
La gestion de fortune a toujours été une activité essentielle pour la banque. Nous sommes historiquement reconnus pour nos activités de financement du négoce de matières premières, qui se sont inscrites dans une forte dynamique, sous la direction de Pierre Galtié, au cours de ces dernières années. Néanmoins, la branche Wealth Management est également partie intégrante de l’ADN de la BCP depuis sa création, en 1963. Avec une approche entrepreneuriale tournée vers nos clients, cette activité a toujours été présente. Aujourd’hui, nous entamons un nouveau cycle. Nous bénéficions en effet d’un momentum solide insufflé au sein de la banque au cours des années passées. Nous voulons en profiter pour développer et accompagner ce nouveau cycle au sein de nos activités wealth management. Cela s’inscrit autant dans une logique de croissance que de diversification de nos revenus.
De quelle manière déployez-vous cette activité ?
Beaucoup d’éléments sont déjà réunis au sein de la banque. Nous sommes une banque suisse, avec une licence bancaire au Luxembourg et un bureau de représentation implanté à Dubaï DIFC. Nous fêtons cette année nos soixante ans d’existence, au cours desquels nous avons développé un savoir-faire et une expertise reconnus, ainsi qu’une qualité de services appréciée de nos clients. Nous avons par ailleurs la chance d’avoir déjà une clientèle d’entrepreneurs que nous servons au travers de notre division CTF, avec laquelle les synergies nous semblent donc aussi très naturelles.
Nous avons ensuite une forte expertise sur les marchés émergents, à savoir l’Europe centrale et de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique. Nous sommes implantés sur ces zones depuis longtemps. Ce sont donc nos marchés prioritaires. Nous nous appuyons en outre sur le solide bilan de la banque, avec un tier 1 ratio de 18%, bien au-delà des 10.5% règlementaires, et sur des fonds propres de 600 millions de francs. Peu de banques privées de notre taille en Suisse disposent d’autant de ressources aujourd’hui. Enfin, notre modèle est fondé sur un principe d’architecture ouverte, privilégiant avant tout la solution optimale pour chaque client.
Que vous apportent les arrivées de Christian Couyoumtzelis & Azar Jalilov que vous venez de recruter ?
Christian Couyoumtzelis remplira à la BCP les fonctions de Head of Asset Management and Advisory. Azar Jalilov, qui est un spécialiste du segment UHNWI, officiera pour sa part en tant que Senior Relationship Manager. Dans les faits, la venue de Christian nous permet de dynamiser la partie advisory et mandats discrétionnaires, avec une expertise reconnue sur les zones émergentes. Quant à Azar, son expérience, son réseau et ses compétences contribueront pour beaucoup aux efforts que nous menons auprès de notre clientèle en Asie Centrale, marché clé pour la BCP. Nous avons par ailleurs également recruté, en fin d’année dernière, Luigi Leone et Fabrice Puntel en tant que Senior Relationship Managers. Tous les deux possèdent plus de vingt ans d’expérience avec la clientèle, respectivement auprès d’UBS et Julius Baer. Leurs arrivées marquent la volonté de la BCP de renforcer la culture du wealth management au sein de la banque.
Quels sont vos objectifs à terme pour ce pôle Wealth Management ?
Nous voulons capitaliser au mieux sur nos ressources, nos compétences et notre réputation sans faille pour nous installer parmi les acteurs reconnus du wealth management sur la place financière suisse. D’ici cinq ans, nous visons une augmentation de notre masse sous gestion de façon progressive et qualitative. Avec une qualité de revenus, de bénéfices et de ratios financiers historiquement solides au sein de la banque, l’objectif est d’accroître et diversifier les revenus plus encore, en intensifiant significativement la contribution du Wealth Management.
Marco Grilli
Banque de Commerce et de Placements
Marco Grilli a débuté sa carrière dans le wealth management auprès de la banque UBS. Il a ensuite rejoint Julius Baer pour se concentrer sur les marchés émergents, dans un premier temps comme relationship manager, puis responsable d’équipe. Au sein de Julius Baer, Marco Grilli a également été responsable adjoint pour les marchés d’Europe centrale et de l’Est ainsi que d’Asie centrale, au sein de la succursale de Genève. Après avoir complété sa formation auprès de l’IMD Lausanne, il est arrivé en 2021 à la BCP en tant que responsable de la clientèle privée, avant d’être nommé à la direction du département Wealth Management en 2022. Marco Grilli a obtenu son diplôme d’économiste d’entreprise HES à la Haute Ecole de Gestion du Canton de Vaud.
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Noble Capital Management a recruté Nicolas Ganne, en provenance de BGC Partners, pour enrichir les stratégies de trading mises en œuvre dans le cadre de la gestion antifragile.
En quoi consistent les stratégies de trading sur lesquelles vous allez travailler chez Noble Capital management ?
Mon rôle est d’enrichir la palette de stratégies de trading antifragiles de NCM. Pour cela, je me base sur un modèle multi-facteurs recherchant des convergences entre analyse technique, analyse fondamentale, opportunités sur la volatilité et structure de la courbe à terme. L’alignement de ces facteurs augmente considérablement la probabilité de positions gagnantes et offre, via une implémentation en dérivés, un « risk/return » optimal. J’utilise pleinement la dimension quantitative de la finance comportementale pour appréhender le marché et générer des scenarios de trading alternatifs. Enfin l’analyse Inter-marchés, l’étude des corrélations entre classes d’actifs et l’utilisation de modèles cycliques d’étude des prix de moyen et long terme permettent de situer l’action des prix dans le temps.
Pourquoi NCM a-t-elle choisi de développer son expertise dans le domaine de la gestion antifragile ?
Depuis les expérimentations monétaires des banques centrales couplées avec l’évolution actuelle de l’environnement géopolitique et macroéconomique, les stratégies antifragiles permettent à l’investisseur d’optimiser son rendement ajusté du risque sur des actifs décorrélés, liquides, transparents. Ces actifs jouissent par ailleurs de fondamentaux porteurs dans la durée. Ces stratégies délivrent des performances régulières et sont, de plus, particulièrement adaptées lors des phases de stress de marché. Leur efficacité face à l’enchainement de chocs et de crises observé depuis plus de sept ans dans le champ économique, monétaire, sanitaire et géopolitique, ou plus récemment bancaire a d’ailleurs amplement validé le choix stratégique de NCM.
Quelle est votre analyse sur les mouvements récents de l’or et sa remontée en avril au-dessus des 2’000 l’once ?
En novembre 2022, l’or a repris sa tendance haussière primaire amorcée début 2016, après un point bas à 1’615 dollars l’once atteint fin septembre 2022. Les cours ont progressé ces 6 derniers mois pour atteindre un plus haut à mi-avril 2023 à 2’048 dollars l’once. La détente des taux d’intérêts longs aux USA, l’affaiblissement du dollar US, la persistance des tensions géopolitiques et plus récemment la crise de liquidité des banques en Europe et aux USA ont contribué à ce fort rebond des cours de l’or sur la période. Les achats d’or importants des banques centrales ont aussi soutenu la tendance haussière. La zone des 2’070 dollars constitue une très importante zone de résistance et nous anticipons une consolidation latérale limitée sous ces niveaux à court terme. Nos modèles d’analyse cyclique de moyen- long terme restent cependant favorables et nous pensons qu’un débordement haussier de la résistance des 2’070 est une probabilité non négligeable en 2023.
Quel a été votre parcours avant de rejoindre NCM ?
J’ai travaillé pendant 10 ans en Europe et en Asie au sein de l’équipe chargée de la structuration, de la stratégie quantitative et des produits dérivés d’actions chez BNP Paribas Corporate Investment Banking. Puis j’ai rejoint en 2019 l’antenne suisse de la société de courtage américaine BGC Partners, en tant que trader senior sur produits dérivés en charge des services « high touch » particulièrement axé sur la génération d’idée pour les gérants alternatifs. Je totalise 16 ans d’expérience sur les marchés financiers, principalement dans le domaine du trading de produits dérivés et celui de l’analyse des marchés à travers différentes classes d’actifs.
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