Allocation

  • Interview Amaury Jordan
  • Membre du conseil d’administration
  • Alpha Leonis Partners

« Le mode d’emploi du private equity commence par le mot-clé “patience“ »

Amaury Jordan, le fondateur d’Avalor, vient de rejoindre Alpha Leonis Partners, boutique zurichoise spécialisée dans le private equity, en tant que membre du conseil d’administration. Ses objectifs : les aider à élargir leur base de clientèle et en profiter de son côté pour parfaire sa maîtrise des marchés privés.

Quel est le périmètre d’activité d’Alpha Leonis ?

Ce sont des spécialistes du private equity, basés à New York et à Zurich. Leurs activités comprennent le conseil, les co-investissements, les participations à des fonds, ainsi que des services extrenalisés de CIO et des solutions de liquidité autour du private equity. A l’origine, Alpha leonis a été créée pour gérer le patrimoine d’une fondation qui oeuvrait à l’origine dans le domaine de la santé. Son conseil d’administration avait décidé qu’une partie importante des encours serait consacrée à la recherche sur le cancer. C’est ce qui m’a plu dans cette aventure.

Quel rôle voulez-vous jouer pour eux?

Depuis sa création en 2017, Alpha Leonis a rencontré beaucoup de succès sur le plan de ses investissements. Mais sa clientèle se limite encore au cercle « Family & Friends». L’objectif est de développer des stratégies avec l’équipe pour élargir cette base. A la différence des Etats-Unis, où le réseautage est un principe fondamental dans le venture capital, le monde du private equity reste très cloisonné en Suisse. Nous allons donc essayer d’avoir une approche plus coopérative, plus rassembleuse.

Quelles sont les priorités d’Alpha Leonis? Chercher des investisseurs ou chercher des sociétés dans lesquelles investir?

Oui, Alpha Leonis se concentre sur ces deux axes. Ils recherchent autant des partenaires qui vont investir que des entreprises qui ont besoin de financement pour assurer leur croissance. Jusqu’à présent, ils avaient plutôt tendance à porter leur attention sur des sociétés bien installées sur leur secteur qui disposent de solides droits de propriété intellectuelle et qui génèrent de la croissance. Toutefois, dans leurs mandats plus récents, il en est certains qui se concentrent davantage sur des startups.

Comment Avalor, la société de gestion que vous avez fondée à Zurich, peut bénéficier de ce rapprochement avec Alpha Leonis?

De manière générale, il est important pour les gestionnaires de fortune indépendants d’en savoir plus sur les spécificités du private equity. Ils doivent mieux maîtriser cette classe d’actifs et trouver des moyens fiables de l’intégrer dans les portefeuilles des clients. Pourquoi cette remarque ? Prenez par exemple le recul marqué des sociétés cotées aux États-Unis. Les entrepreneurs ont de moins en moins envie d’aller chercher des financements en bourse. Ils préfèrent rester dans des circuits privés où beaucoup d’investisseurs servent en plus de partenaires stratégiques, capables d’accélérer la croissance. Il est donc indispensable pour nous de suivre ces grandes transformations et de pouvoir proposer à nos clients des allocations private markets plus conséquentes. Voià les thèmes que j’ai envie d’approfondir avec Alpha Leonis, l’un des principaux acteurs indépendants dans ce secteur.

Quel est alors selon vous le meilleur moyen d’aborder le private equity ?

Plusieurs chemins mènent à Rome ! Mais le point le plus important avec le private equity est de comprendre qu’il s’agit d’investissements non liquides et qu’il faut s’y résoudre. Il s’agit d’un travail de fonds mené sur le long terme. De plus en plus souvent, les entreprises décident de rester entre des mains privées pour mieux s’inscrire sur ce long terme. Les marchés secondaires et les plateformes d’échanges se développent pour offrir des solutions de liquidité aux investisseurs qui veulent sortir avant les échéances, mais il y a forcément une décote en cas de vente anticipée. Le mode d’emploi des investissements private equity doit donc commencer par le mot-clé « patience ».

Amaury Jordan

Alpha Leonis

Amaury Jordan a rejoint le conseil d’administration d’Alpha Leonis Partners. Il est aussi fondateur et associé d’Avalor, la société de gestion dont il a été le CEO jusqu’en 2021. Il siège au conseil d’administration de TriLake Partners, un gestionnaire de patrimoine qu’il a contribué à lancer à Singapour en 2011. Avant de créer Avalor en 2005, il a travaillé pour Brown Brothers Harriman à New York et Zurich, puis Lombard Odier et Infidar Vermögensberatung, en restant à à Zurich. Il a fondé par ailleurs la Swiss CFA Society dont il a été le président et il a également contribué à la création de l’Alliance des gestionnaires de fortunes suisses, l’ASV/ASWM. Amaury est diplômé de l’American University of Paris et de la Fletcher School of Law and Diplomacy.

 

    Vous aimerez aussi

    LEADERS
    SPHERE LAB

    SPHERE LAB

    Adrian Cayarga
    SPHERE LAB
    « Les smart wallets ne constituent peut-être pas une rupture spectaculaire, mais une évolution structurelle. »

    LEADERS
    SPHERE LAB

    SPHERE LAB

    Orégane Chérel
    SPHERE LAB
    « J’ai envie de m’investir pleinement pour construire un SPHERE LAB dynamique, tourné vers l’avenir. »

    LEADERS
    Alignement

    Alignement

    Michael Welti
    Banque Heritage
    « À bien des égards, notre approche s’apparente à celle d’un family office ».

    SOLUTIONS EAM
    Principes

    Principes

    Patrick Humbert-Verri
    Probus Pleion
    « La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

    SOLUTIONS DIGITALES
    Check Up

    Check Up

    Dimitri Petruschenko
    EAM Resilience Program
    « Évaluer l’infrastructure IT et la cyber-résilience des gérants selon des critères clairs ».

    Sphere

    The Swiss Financial Arena

    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

    Rue Barton 7
    Case postale 1806
    CH-1211 Genève 1

    P +41 22 566 17 31

    © 2023 Sphere Magazine

    Site réalisé par Swiss House of Brands

    Garde rapprochée

    Solutions EAM

    • Hossein Fezzazi
    • COO
    • Penta

    Cinq mesures de cybersécurité essentielles pour les gérants indépendants

    Alors que les menaces se multiplient et que les attaques deviennent de plus en plus sophistiquées, la cybersécurité est devenue une priorité majeure pour les gestionnaires de patrimoine. La protection des données clients en est le principal enjeu. Hossein revient ici sur les mesures essentielles à prendre pour limiter les risques au maximum.

    Les services financiers disposent d’une mine de données client et sont donc constamment ciblés par les cyber-attaques. Au vu de la dépendance croissante des entreprises à l’égard de la technologie, de la montée en flèche du télétravail et de l’opportunité qui s’offre aux criminels d’exploiter de nouveaux outils comme l’IA générative, ces menaces évoluent de plus en plus vite. Force est de constater qu’en matière de cybersécurité, ce qui fonctionnait hier ne suffit plus aujourd’hui. Il est par conséquent vital pour les institutions financières, quelle que soit leur taille, quelles que soient leurs spécialités, de renforcer leurs défenses.

    Un gérant de fortune indépendant ou un gestionnaire de patrimoine est dans l’obligation de gérer ces menaces croissantes de manière proactive. Pour cause, les réglementations de la Finma en matière de conformité des systèmes informatiques sont aussi claires qu’elles sont exigeantes. En outre, il ne s’agit pas d’une simple question de conformité, mais d’une question de sécurité.

    Quelles sont alors les mesures importantes à mettre en place dès maintenant pour assurer la sécurité de son organisation et pour protéger la santé financière de ses clients ? Voici quelques éléments de réponse, divisés en cinq points principaux.

    1. Formez-vous, ainsi que votre équipe

    Les menaces cyber évoluant continuellement, il est essentiel de se former de manière régulière sur des sujets de sécurité fondamentaux. Ces formations sont utiles pour identifier les tentatives de phishing, autrement dit d’hameçonnage, ou pour mettre en place des pratiques sécurisées comme une mise à jour régulière des mots de passe. Des simulations de tentatives d’intrusion peuvent aussi s’avérer utiles afin de vérifier que votre équipe est bien préparée et pour mieux cibler les domaines nécessitant une attention particulière. Dans la plupart des cas, les attaques cyber commencent par du phishing qui s’avère redoutable face à du personnel mal informé des menaces existantes.

    2. Activez la MFA, l’authentification à plusieurs facteurs

    Une bonne sécurité commence par un processus d’authentification solide. La MFA ajoute une couche de sécurité supplémentaire en imposant une deuxième étape de vérification, au-delà du nom d’utilisateur et du mot de passe. Il peut s’agir d’un code envoyé sur votre téléphone ou de la lecture de votre empreinte digitale. Elle est utile à tous, mais essentielle pour ceux qui ont accès aux données sensibles de leurs clients.

    3. Effectuez des mises à jour automatiques

    Les cybercriminels adorent exploiter les vulnérabilités logicielles. Il est donc indispensable de vérifier que tous les programmes logiciels et systèmes d’exploitation sont instantanément mis à jour. Car ces correctifs remédient rapidement aux failles de sécurité connues.

    4. Créez un plan de réponse aux incidents

    Avoir un plan détaillé décrivant les procédures de détection, de réponse et de récupération avant qu’une cyberattaque ne survienne peut s’avérer décisif. Pour être efficace, un tel plan doit définir clairement les rôles et les responsabilités de chacun, les protocoles à suivre pour prévenir les clients et les autorités, et les processus de récupération des données. En d’autres termes, n’attendez pas que la tempête se déchaîne pour vous construire un canot de sauvetage !

    5. Assurez-vous que votre stratégie de sauvegarde est solide

    Une cyberattaque peut entraîner la suppression ou le chiffrement de toutes vos données. Il est donc essentiel d’effectuer des sauvegardes régulières. Conservez les en lieu sûr et optez dans l’idéal pour une option de stockage hors site afin de pouvoir récupérer vos données essentielles si le pire venait à se produire.

    Un conseil : c’est dans ce genre de situation que les solutions basées dans le cloud s’imposent. Elles sont faciles à utiliser, évolutives et offrent d’excellentes fonctionnalités de reprise après sinistre.

    En suivant ces étapes, vous serez en mesure de réduire considérablement les risques de cyberattaque. Vous protégerez ainsi la sécurité financière de vos clients, et renforcerez votre relation professionnelle avec eux.

    Hossein Fezzazi

    Penta

    Hossein Fezzazzi est le Chief Operating Officer de Penta, un poste qu’il occupe depuis 2010. En tant que directeur des opérations, Hossein Fezzazi est en charge de la stratégie, des finances et de la gestion des comptes de l’entreprise à la fois à Genève et à Dubaï. Il apporte également sa solide expérience dans la relation clients lors des phases d’appel d’offres, de prévente et de production des projets.

    SOLUTIONS EAM
    Principes

    Principes

    Patrick Humbert-Verri
    Probus Pleion
    « La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

    SOLUTIONS EAM
    Principes

    Principes

    Patrick Humbert-Verri
    Probus Pleion
    « La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

    SOLUTIONS DIGITALES
    Check Up

    Check Up

    Dimitri Petruschenko
    EAM Resilience Program
    « Évaluer l’infrastructure IT et la cyber-résilience des gérants selon des critères clairs ».

    Sphere

    The Swiss Financial Arena

    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

    Rue Barton 7
    Case postale 1806
    CH-1211 Genève 1

    P +41 22 566 17 31

    © 2023 Sphere Magazine

    Site réalisé par Swiss House of Brands

    Networking

    Solutions Digitales

    • Interview Charles-Henry Monchau
    • CIO
    • Banque Syz

    « Je m’impose une discipline très stricte sur LinkedIn »

    CIO de la banque Syz, Charles-Henry Monchau est devenu l’un des économistes les plus en vue sur LinkedIn. Son compte est suivi par 160’000 followers. Une audience qu’il a su développer dans le temps grâce à la qualité de ses contenus et à la fréquence de ses posts.

    Comment se fait-il que vous ayez autant de followers sur LinkedIn, 160’000 à ce jour ?

    De nos jours, il existe une quantité astronomique de publications, de posts et de tweets sur les réseaux sociaux. Mais il n’y a que les contenus de qualité qui permettent de retenir l’attention des lecteurs. Lorsque je publie, je me fixe un certain nombre de règles qui se résument en sept initiales, quatre C et trois A. Ce que j’écris doit être concis, créatif, consistant et montrer un certain esprit critique. Par ailleurs, il faut que ce soit agile – au sens où je réagis vite quand une info sort – authentique et accessible à tous. Avec cette approche, mes posts attirent constamment de nouveaux followers.

    Vous parlez de consistance. Qu’entendez-vous par là ?

    De par mon métier, je suis constamment des marchés, des indicateurs macro-économiques, des décisions des banques centrales ou encore des développements géopolitiques. J’ai la chance d’avoir accès à un nombre très important d’analyses et d’outils de suivi. Cet immense réservoir d’informations me permet de partager certaines d’entre elles sur LinkedIn, que cela soit en semaine ou le week-end. J’ai une discipline très stricte concernant la rédaction et fréquence de publication de ces posts. J’en sors entre dix et quinze par jour. Je ne me mets jamais sur pause, même pendant les vacances. J’alimente la machine en permanence pour rester toujours en contact. Deux autres points importants : un, je publie et j’écris moi-même mes posts ; deux, il est possible sur LinkedIn de programmer des posts à des dates et heures prédéfinies, ce qui me permet d’’exercer mon métier de CIO à plein temps mais aussi d’avoir une vie à côté de LinkedIn et du travail…

    Quelles sont vos mesures d’audience, en plus de ces 160’000 followers ?

    Quelques chiffres : huit à dix mille personnes atterrissent chaque semaine sur mon profil. Les posts génèrent en moyenne 500,000 vues hebdomadaires. Et certains posts ont atteint plus d’un million de vues.

    Quel est le profil de vos followers ?

    C’est très varié, mais ce sont tous des gens passionnés par l’investissement, par les marchés, par l’économie. Voilà ce qu’ils ont en commun. Il y a aussi beaucoup de professionnels de la finance comme moi, les collaborateurs en interne, mais aussi des clients, des prospects, des journalistes, des concurrents, des gérants de fonds, des étudiants, et peut-être parmi eux de futures recrues pour la banque. Dans cette logique, LinkedIn est un excellent filtre. Dans l’ensemble, je cible donc les acteurs clés de la finance.

    Quel type de contenus privilégiez-vous ?

    Le contenu est très vaste. L’essentiel porte sur la macro, les banques centrales, les marchés, la crypto – un thème assez clivant – la vie des entreprises, en veillant bien à ne jamais recommander une valeur ou un produit. Je me cale de manière générale sur l’actualité, que je décrypte à ma façon. Je propose aussi, à la marge, des contenus axés sur le leadership car je me suis rendu compte avec le temps que beaucoup de mes followers s’intéressaient à leur développement personnel et à leur carrière.

    Pour tout ce qui a trait à la finance, je m’efforce surtout de rendre les contenus accessibles à tous. J’essaie de vulgariser autant que possible pour pouvoir toucher un public relativement large. Il faut être clair et structuré, ce que j’ai appris avec le temps.

    Quels sont les contenus qui fonctionnent le mieux ?

    Tout à l’heure, je disais qu’il était important d’être concis. Les gens ne viennent pas sur LinkedIn pour lire des romans. Ce sont surtout le visuel qui les attire, peut-être plus que les commentaires. J’utilise donc beaucoup d’images, comme des graphiques très parlants, auxquelles j’ajoute quelques lignes d’explication, mais sans trop approfondir. L’information reste relativement brute. Je pourrais également opter pour une photo de Warren Buffett accompagnée d’une de ses citations, surtout lors d’événements comme l’assemblée générale de Berkshire Hathaway. Il est essentiel que ce soit des infos qui parlent aux gens, qui attirent vite leur attention. Il est clair qu’un sujet d’actualité comme celui du Credit Suisse au printemps dernier suscite énormément d’intérêt. Ce sont des posts qui ont eu droit à des millions de vues.

    Charles-Henry Monchau

    Banque Syz

    Charles-Henry Monchau a rejoint la banque Syz en octobre 2021, pour y prendre les fonctions de directeur des investissements. Auparavant, Charles-Henry a travaillé en tant que CIO et CCO de FlowBank, Il a également été directeur des investissements d’Al Mal Capital (Dubaï Investments) et responsable de l’équipe allocation d’actifs pour la région EMEA de Deutsche Bank. Charles-Henry est titulaire d’un MBA exécutif de l’IE Business School et d’une maîtrise en finance de HEC Genève. Il est également titulaire des qualifications CFA, CMT, CAIA et CIIA.

      Vous aimerez aussi

      SOLUTIONS EAM
      Principes

      Principes

      Patrick Humbert-Verri
      Probus Pleion
      « La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

      SOLUTIONS EAM
      Principes

      Principes

      Patrick Humbert-Verri
      Probus Pleion
      « La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

      SOLUTIONS DIGITALES
      Check Up

      Check Up

      Dimitri Petruschenko
      EAM Resilience Program
      « Évaluer l’infrastructure IT et la cyber-résilience des gérants selon des critères clairs ».

      Sphere

      The Swiss Financial Arena

      Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

      Rue Barton 7
      Case postale 1806
      CH-1211 Genève 1

      P +41 22 566 17 31

      © 2023 Sphere Magazine

      Site réalisé par Swiss House of Brands

      Private markets

      • Interview Naji Nehme
      • CEO/CIO
      • Petiole Asset Management

      « Le secteur du private equity est prêt pour une nouvelle expansion »

      Boutique zurichoise, Petiole Asset Management propose aux investisseurs professionnels des solutions d’investissement sur les marchés privés. Pour faciliter cet accès, en limitant les contraintes de l’illiquidité, Petiole a lancé « The Marketplace ». Naji Nehme en explique la logique dans la stratégie de Petiole.

      Après les fortes hausses des taux d’intérêt en 2022 et 2023, un choc s’est produit sur le marché. Comment l’année 2024 a-t-elle débuté et quelles tendances voyez-vous dans le secteur des marchés privés ?

      Une baisse prochaine des taux d’intérêt reste envisageable, même si elle devrait désormais être moins importante qu’on ne pouvait l’espérer. Les banques restent donc prudentes et hésitent à prolonger les crédits, ne serait-ce que légèrement. En outre, le marché de la dette publique reste illiquide pour les sponsors du private equity. Ce phénomène a renforcé son attrait en tant que classe d’actifs, et nous observons que les fonds private debt réalisent des transactions plus importantes que celles réalisées dans le passé par des acteurs traditionnels.

      Qu’en est-il du secteur des introductions en bourse – un indicateur important de l’attractivité, en particulier pour le private equity ?

      Des signes de reprise apparaissent cette année. Toutefois, les chiffres restent encore en deçà des moyennes historiques. Cette lente reprise a des répercussions sur les sponsors du private equity, forcés à des retraits par leurs investisseurs.

      Quel en est l’impact sur le marché ?

      L’environnement de marché a entraîné une augmentation des stratégies secondaires telles que les fonds de continuation, qui suscitent l’intérêt tant des investisseurs que des entrepreneurs. De même, les valorisations, qui avaient atteint des niveaux élevés pendant la décennie de taux bas, sont désormais plus modérées. Les investisseurs analysent les deals qui leur sont proposés avec une plus grande profondeur et ils se concentrent sur les opérations de qualité. Par ailleurs, l’efficacité opérationnelle et l’intégration des technologies numériques sont vraiment devenues les thèmes dominants.

      Venons-en à la stratégie de Petiole. Avec votre plateforme numérique, vous voulez démocratiser la classe d’actifs. Quelles sont vos ambitions plus exactement?

      Cette plateforme a été développée pour permettre aux investisseurs professionnels d’accéder à des placements private markets réservés jusqu’à présent aux acteurs institutionnels. Pour ce faire, nous nous appuyons sur les succès obtenus au cours de ces vingt dernières années comme filiale de The Family Office Co. à Bahreïn, sur nos 2,1 milliards de dollars d’actifs sous gestion et sur notre expertise en matière de personnalisation de portefeuilles private markets. Avec « The Marketplace », les investisseurs peuvent se créer en dix minutes un portefeuille adapté à leurs objectifs financiers, simuler sa performance sur une décennie et recevoir une proposition d’investissement.

      Quel est le montant minimum ?

      Nous parlons de 150’000 dollars US. Dans ce cadre, nous avons développé quatre programmes : les opportunités de revenu, les opportunités de croissance, les opportunités thématiques et les opportunités private markets difficiles d’accès. Chacun de ces programmes est diversifié à travers un certain nombre de transactions, de secteurs, de zones géographiques et de sponsors. Une fois admis dans le programme, les investisseurs ont la possibilité de surveiller activement leur portefeuille, avec un degré de transparence sans précédent. En outre, les investisseurs peuvent contacter nos experts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, afin de rester informés et de prendre leurs décisions d’investissement en toute sérénité.

      L’un des plus grands obstacles aux investissements privés est la liquidité. Comment vous attaquez-vous à cette contrainte ?

      Nous avons donc lancé voilà peu « The Marketplace ». Cette fonction permet aux investisseurs de sortir de leurs positions sur des actifs illiquides avant les dates prévues. Elle améliore non seulement les options de liquidité, mais elle offre également à de nouveaux acheteurs une opportunité rare d’accéder à des transactions jusqu’alors exclusives, et ce à des conditions qui peuvent être avantageuses 

      Selon vous, comment le secteur du private equity va-t-il évoluer ?

      Il est prêt à poursuivre son expansion, en raison de l’intérêt croissant d’un plus large éventail d’investisseurs. Cet intérêt croissant est étayé par la robustesse des rendements historiques du private equity, sa moindre volatilité et la diversification des portefeuilles qui s’éloignent des marchés publics. La démocratisation du capital-investissement est donc en cours – elle a été accélérée par les progrès technologiques, qui ont permis de réduire les frictions et les coûts pour les investisseurs.

      Naji Nehme

      Petiole Asset Management

      Naji Nehme a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de l’investissement et de la gestion d’actifs. Avant de rejoindre Petiole en 2019, il était responsable des investissements pour The Family Office Co. Il a occupé auparavant des postes de direction chez un multi-family canadien, chez Ernst & Young Investment Advisory Services, à Montréal et à la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec. Naji Nehme est titulaire d’un Bachelor of Commerce in Finance de l’Université Concordia et d’un Master of Science in Financial Engineering de l’École des Hautes Études Commerciales. Il détient également la certification CFA.

       

        Vous aimerez aussi

        LEADERS
        SPHERE LAB

        SPHERE LAB

        Adrian Cayarga
        SPHERE LAB
        « Les smart wallets ne constituent peut-être pas une rupture spectaculaire, mais une évolution structurelle. »

        LEADERS
        SPHERE LAB

        SPHERE LAB

        Orégane Chérel
        SPHERE LAB
        « J’ai envie de m’investir pleinement pour construire un SPHERE LAB dynamique, tourné vers l’avenir. »

        LEADERS
        Alignement

        Alignement

        Michael Welti
        Banque Heritage
        « À bien des égards, notre approche s’apparente à celle d’un family office ».

        SOLUTIONS EAM
        Principes

        Principes

        Patrick Humbert-Verri
        Probus Pleion
        « La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

        SOLUTIONS DIGITALES
        Check Up

        Check Up

        Dimitri Petruschenko
        EAM Resilience Program
        « Évaluer l’infrastructure IT et la cyber-résilience des gérants selon des critères clairs ».

        Sphere

        The Swiss Financial Arena

        Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

        Rue Barton 7
        Case postale 1806
        CH-1211 Genève 1

        P +41 22 566 17 31

        © 2023 Sphere Magazine

        Site réalisé par Swiss House of Brands

        NextGen

        • Interview Kim-Andrée Potvin
        • COO
        • Banque Bonhôte

        « Une stratégie ESG ne peut être définie qu’avec la participation en amont des clients »

        Kim-Andrée Potvin a pris les fonctions de Chief Operating Officer, chez Bonhôte. En parallèle, elle sera également chargée de définir et de piloter la stratégie ESG de la banque. Avec la ferme intention d’intégrer les clients au cœur du projet.

        Dans votre de choix de rejoindre Bonhôte, quels ont été les arguments décisifs ?

        J’ai beaucoup aimé le projet d’entreprise qui m’a été présenté et la volonté de la direction de faire évoluer la banque avec une dimension NextGen, que ce soit au niveau de son offre ou de son organisation. J’ai aussi beaucoup apprécié les premiers échanges avec les équipes de Bonhôte. J’ai trouvé qu’il y avait un vrai esprit entrepreneurial, que les décisions pouvaient se prendre vite et que les développements seraient donc faciles à mettre en œuvre. Voilà ce qui m’a convaincu. J’ai travaillé plus tôt dans ma carrière dans de grandes structures où tout pouvait devenir vite compliqué, ou lourd à manœuvrer. J’avais donc envie de rejoindre un établissement moins hiérarchisé, plus humain, plus agile, plus réactif.

        Quel est le périmètre exact de votre poste ?

        J’ai donc été nommé Chief Operating Officer.  A ce titre, je prends sous ma responsabilité les départements opérations, informatiques et finances, y compris les crédits et la gestion des risques. Par ailleurs, je me suis vu confier la stratégie ESG de la banque, pour son compte propre comme pour ses clients, en raison de l’expérience que j’ai acquise précédemment dans la finance d’impact et de mon engagement dans différentes initiatives. Je suis membre par exemple du comité Surveillance & Stratégie de Swiss Sustainable Finance.

        Sur quelles grandes orientations doit reposer aujourd’hui la stratégie ESG d’une banque privée comme Bonhote ?

        Nous sommes en train de la définir ! Pour être crédible, il me semble que la stratégie ESG de toute entreprise doit d’abord reposer sur son ADN et ses valeurs, qui doivent ensuite se refléter au quotidien tant dans les produits ou les services proposés aux clients que dans la conduite de ses activités. Ensuite, il faut bien choisir ses batailles et se concentrer, pour avoir du succès, sur certains domaines en tenant à la fois de ses ressources et de son expertise. Nous n’allons certainement pas nous attaquer d’un seul tenant aux 17 Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. Ce serait irréaliste. Dans cette logique, nous allons nous montrer très sélectifs. J’ajouterais également que cette stratégie ESG ne pourra être définie qu’avec la participation en amont de nos clients. Nous voulons les impliquer très tôt dans nos décisions. Rien ne se fera sans leur aval et leur participation.

        Quelles sont les premières mesures sur lesquelles vous allez travailler maintenant que vous avez pris vos fonctions ?

        Je vais travailler sur les deux axes que je viens d’évoquer : la refonte de nos processus opérationnels et informatiques, car il s’agit d’une priorité, ainsi que la définition et le déploiement de notre stratégie ESG. Pour ce qui relève de l’optimisation de nos processus, nous voulons faire évoluer notre infrastructure de telle sorte qu’elle puisse intégrer de nouvelles applications et fluidifier l’ensemble de nos fonctions, que ce soit pour le back office, le middle office ou le front office. Là-aussi, il est important que les clients nous aident à concevoir le type d’interactions qu’ils ont envie d’avoir avec nous. Plutôt que d’imposer quoique ce soit, nous préférons avoir une approche plus collaborative.

        Kim-Andrée Potvin

        Banque Bonhôte

        Depuis janvier, Kim-Andrée Potvin occupe les fonctions de Chief Operating Officer pour la banque Bonhôte. Elle était responsable auparavant des opérations de Bamboo Capital Partners, la boutique genevoise active dans l’impact investing. Kim-Andrée a travaillé pour la banque Landolt dans un même rôle de COO et pour le groupe BNP Paribas où elle a occupé différents postes de direction. En 2014, elle avait été nommée COO de BNP Paribas en Suisse pour y piloter l’évolution des plateformes financières, opérationnelles et informatiques. Kim-Andrée est diplômée de l’Université McGill, où elle a obtenu un bachelor en finance et commerce international.

         

          Vous aimerez aussi

          LEADERS
          SPHERE LAB

          SPHERE LAB

          Adrian Cayarga
          SPHERE LAB
          « Les smart wallets ne constituent peut-être pas une rupture spectaculaire, mais une évolution structurelle. »

          LEADERS
          SPHERE LAB

          SPHERE LAB

          Orégane Chérel
          SPHERE LAB
          « J’ai envie de m’investir pleinement pour construire un SPHERE LAB dynamique, tourné vers l’avenir. »

          LEADERS
          Alignement

          Alignement

          Michael Welti
          Banque Heritage
          « À bien des égards, notre approche s’apparente à celle d’un family office ».

          SOLUTIONS EAM
          Principes

          Principes

          Patrick Humbert-Verri
          Probus Pleion
          « La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

          SOLUTIONS DIGITALES
          Check Up

          Check Up

          Dimitri Petruschenko
          EAM Resilience Program
          « Évaluer l’infrastructure IT et la cyber-résilience des gérants selon des critères clairs ».

          Sphere

          The Swiss Financial Arena

          Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

          Rue Barton 7
          Case postale 1806
          CH-1211 Genève 1

          P +41 22 566 17 31

          © 2023 Sphere Magazine

          Site réalisé par Swiss House of Brands