Best practice

Solutions EAM

  • Petra Kordosova
  • Chief Financial Officer
  • Telomere Capital

« Il était important que le site reflète mieux notre positionnement »

Telomere Capital a mis en ligne en début d’année son nouveau site web, un travail de fond mené avec l’agence Swiss House of Brands. Ses objectifs : donner plus de surface à la relation-client, s’ouvrir à un public large et mettre pleinement en valeur le savoir-faire développé en interne. Petra Kordosova en explique la logique plus en détails.

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Quels objectifs avez-vous associés à la refonte de votre site ?

Nous voulions bien sûr qu’il soit plus performant, mais nous voulions surtout l’intégrer davantage dans notre stratégie de communication. Il était important que le site de Telomere reflète mieux notre positionnement, notre savoir-faire et qu’il mette davantage en valeur les solutions que nous proposons. Il est clair que le digital offre aujourd’hui de nombreuses possibilités dans ce domaine.

Quelle place voulez-vous alors que le site occupe dans la stratégie Marketing & Communication de Telomere ?

Une place beaucoup plus importante ! Nous rédigeons déjà beaucoup de contenus à l’attention de nos clients. Il s’agit essentiellement d’analyses de marchés, là où porte notre expertise, et d’informations sur les développements de Telomere. Nous voulons juste que ces contenus soient davantage mis en valeur sur le site.

Jusqu’à présent, nous avons toujours eu avec nos clients une communication assidue. Tel que nous l’avons envisagé, le nouveau site doit nous permettre de nous ouvrir à un public plus large, de nous adresser à nos clients, mais aussi à nos prospects et à nos pairs. Nous voulons que Telomere devienne à terme une référence sur le marché des gérants indépendants.

En interne, nous avons mis en place des processus rigoureux et nous avons développé des méthodes de travail qui nous ont valu plusieurs récompenses. Nous avons envie de faire partager cette expérience. Nous sommes convaincus qu’il y a des idées originales et intéressantes à reprendre dans la façon dont nous pratiquons notre métier. Le site doit être une plateforme pour cela, plateforme à partir de laquelle nous pourrons également assurer la diffusion de nos contenus sur les réseaux sociaux.

De quelle manière voulez-vous que les clients vous perçoivent au travers de ce nouveau site?

Nous voulons valoriser pleinement notre expertise, nos compétences dans la gestion de patrimoine et notre dimension Family Office. Il est important pour nous que les clients comprennent bien les domaines dans lesquels nous sommes capables de leur amener une forte valeur ajoutée. Il faut aussi qu’ils sachent que nous allons travailler avec eux dans la plus grande transparence, quelque soit le comportement des marchés financiers ou de l’économie en général.

Sur quels points forts souhaitez-vous insister ?

Notre professionnalisme, notre rigueur et la qualité des processus que nous avons mis en place, tant sur le plan des investissements que sur celui des opérations conçues pour nous conformer aux exigences de la FINMA. Nous nous y sommes préparés très tôt. Nous avons d’ailleurs été l’un des premiers gérants à obtenir la licence.

En ce qui concerne plus spécifiquement notre métier de gérant, nous aimerions insister sur la planification financière et la structuration du patrimoine, pris dans sa globalité, en intégrant à la fois les actifs financiers et les autres valeurs. Ce sont les axes clés sur lesquels nous avons articulé notre offre, dans une logique de family office où nous jouons le rôle de co-pilote pour nos clients.

Nous mettons aussi l’accent sur la formation, dans la mesure où nous sommes forcément sensibles au thème de la Next Generation ». Nous formons de jeunes collaborateurs en interne. Nous avons à cœur de leur transmettre notre savoir-faire de même que nos valeurs.

Et comment s’est passé la gestion du projet avec Swiss House of Brands, l’agence à qui vous aviez confié sa refonte?

Nous avons beaucoup apprécié notre collaboration. Tout s’est déroulé comme nous l’avions prévu. Nous recherchions une agence qui sache se montrer aussi rigoureuse que nous le sommes. Et nous l’avons trouvée avec Swiss House of Brands. Chantal Baer et Marine Gruaz-Rebuffat ont parfaitement géré ce projet. En plus, au-delà de la seule refonte du site, elles nous ont énormément apporté sur tous les aspects liés à notre stratégie de marque. Nous avons trouvé qu’il y avait là, dans cette approche, un caractère vraiment novateur pour des gérants indépendants comme nous.

Nous avons d’ailleurs l’intention de poursuivre notre collaboration avec l’agence, pour d’autres projets liés au digital. Nous avons développé ensemble un beau partenariat.

Petra Kordosova

Telomere Capital

Petra Kordosova est directrice financière et responsable de la gestion des risques chez Telomere Capital, société de gestion indépendante avec une forte dimension family office. Elle en est d’ailleurs la co-fondatrice. La création de Telomere Capital remonte en 2015. Avant de se lancer dans ce projet d’entreprise, Petra a travaillé pendant près de dix ans pour UBS Wealth Management à Genève, dans un rôle de conseillère à la clientèle, dédiée au marché suisse. Elle est diplômée de l’Institut Supérieur de Gestion et de Communication de Genève et a suivi par ailleurs de nombreuses formations dans des domaines comme la compliance, la gestion financière et le management bancaire.

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Patrick Humbert-Verri
Probus Pleion
« La technologie est un allié formidable. Elle facilite la vie d’une clientèle ultra-mobile. »

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Sphere

The Swiss Financial Arena

Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

Etudes Supérieures

Solutions EAM

  • Andrea Baranzini & Mathias Baitan
  • HEG-Genève & ISFB

L’ISFB et la HEG-Genève créent un nouveau programme de formation pour les banques et les sociétés de gestion

L’Institut Supérieur de Formation Bancaire et la HEG-Genève ont signé un partenariat stratégique portant sur la mise en place d’un programme de formation complet destiné aux banques et aux sociétés de gestion de la place financière romande. Andrea Baranzini, directeur de la HEG-Genève, et Mathias Baitan, directeur général de l’ISFB, en sont les initiateurs. Son premier module, le CAS – pour Certificate of Advanced Studies – en Management des Opérations dans les services financiers, débute en mars prochain.

Andrea Baranzini, directeur de la HEG-Genève, et Mathias Baitan, directeur général de l’ISFB.

Acteur incontournable dans le management appliqué, grâce notamment à son Bachelor HES Orientation Banque & Finance, la Haute Ecole de Gestion de Genève s’est donc associée à l’Institut Supérieur de Formation Bancaire, le centre de compétences pour les banques et les sociétés de gestion de Suisse romande. Au travers de ce partenariat, la volonté des deux institutions est de proposer un portefeuille de programmes de haut niveau, composé de 4 CAS et 2 DAS, alignés pour répondre aux exigences actuelles et anticiper les évolutions futures de la place financière.

« Nos programmes ciblent les professionnels qui évoluent dans les banques, ou les sociétés de gestion, et aspirent à développer leurs compétences et responsabilités, tant sur le plan vertical qu’horizontal, précise Frédéric Ruiz, de l’ISFB. Chacun des CAS proposés explore un domaine spécifique du secteur bancaire. L’organisation interne est couverte par le CAS en Management des opérations dans les services financiers, la gestion stratégique des ressources par le CAS en Management stratégique dans les services financiers, les relations externes par le CAS en Marketing et communication dans les services financier) et le produit financier en lui-même par le CAS en Financements et Investissements. »

Le premier de ces programmes, le CAS en Management des Opérations dans les services financiers débute en mars prochain. D’une durée de 12 jours de cours en présentiel enrichis par un travail personnel approfondi, il offre une immersion dans le management et l’organisation interne des institutions financières. Il couvre une gamme étendue de thématiques, incluant la gestion des risques, l’efficience opérationnelle, l’intégration de technologies avancées et les enjeux stratégiques.

Ce CAS a l’avantage d’aborder des sujets fondamentaux tout en incluant des thèmes innovants et actuels. Il en va ainsi des technologies émergentes comme la blockchain et l’intelligence artificielle, ou d’aspects stratégiques tels que l’analyse de décisions numériques et l’innovation. Le programme couvre également des sujets spécifiques aux opérations bancaires, comme l’externalisation et la sécurité de l’information, permettant ainsi une perspective holistique et contemporaine des défis et opportunités qui se présentent actuellement dans le secteur des services financiers.

L’enseignement est dispensé par des experts de terrain, en activité et avec un degré de seniorité élevé dans leur domaine de spécialisation. Cette approche assure à chaque cours non seulement une dimension théorique mais aussi une surface directement applicable dans un contexte professionnel. De la sorte, les participants vont pouvoir bénéficier de perspectives concrètes et d’outils pratiques avec lesquels ils pourront répondre aux défis actuels du secteur bancaire. Ce programme est complémentaire à l’offre de formation continue de l’ISFB, et vise plutôt des professionnels qualifiés visant des fonctions d’encadrement. « Il se distingue également par une charge de travail personnelle plus conséquente que la formation continue courte proposée au sein de notre Institut, ajoute Frédéric Ruiz, co-directeur du programme CAS/DAS. Cette formation est un excellent complément pour les titulaires du Certificat ISFB Private Banking ou du Certificat ISFB Retail & Corporate Banking ».

Pour François Duc, de la HEG-Genève, un élément clé de ces formations réside dans la mise en valeur de l’interaction entre participants et intervenants, mais également dans la diversité des profils professionnels des participants. « L’alternance des lieux de formation enrichit l’expérience d’apprentissage et offre notamment une immersion dans les écosystèmes de la HEG-Genève et de l’ISFB, souligne François Duc. Mais par-dessus tout, ce programme tire sa force de l’alliage que nous avons su créer entre la HEG-Genève, avec son excellence académique et sa capacité d’innovation, et l’ISFB, avec son ancrage fort dans les formations bancaires et la puissance de son réseau en Suisse romande. »

Pour plus d’informations.

CAS Management des opérations dans les services financiers | ISFB

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Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

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  • Solutions GFI
  • Interview Dimitri Petruschenko
  • Chief Executive Officer
  • EAM Technology

« Le temps venu pour les GFI de se recentrer sur leur cœur de métier »

 L’année 2023 a marqué un tournant pour bon de gérants indépendants. La nouvelle réglementation et l’environnement de marché en pleine altération en sont désormais les dominantes. La recherche de l’efficacité et l’optimisation des structures deviennent ainsi une nécessité incontournable, comme l’explique Dimitri Petruschenko.

Comment avez-vous vu les gestionnaires de fortune indépendants évoluer tout au long de 2023 ?

La gestion de la complexité, de la technologie, de l’audit et de la réglementation, ainsi que les nouvelles exigences des clients des collaborateurs sont devenues pour eux de véritables challenges. Le statu quo n’est plus une option. Aujourd’hui, une société de gestion, quelle que soit sa taille, doit remplir plusieurs des fonctions que les banques étaient seules à couvrir jusque-là. La conformité et la gestion des risques n’en sont que les premières pierres. Le chantier inclut tout le paramétrage IT ou la gestion des données, et s’étend même jusqu’à l’innovation, le recrutement, l’amélioration de l’expérience client, le marketing, l’analytique, et les questions de cybersécurité – la liste n’est pas exhaustive, comme vous pouvez vous en douter.

Qu’en est-il de la définition des priorités ? Comment distinguer les « must have » des « nice to have » ?

L’amélioration de l’efficacité opérationnelle, la sécurité, la continuité des activités ainsi que l’évolutivité des process – le tout en maintenant la rentabilité – sont certainement des priorités absolues. Mais ce devoir d’adaptation a aussi un aspect positif. L’écosystème qui rassemble les prestataires de services et les fournisseurs de technologies à qui il est possible d’externaliser des fonctions non essentielles a mûri au cours de ces dix à quinze dernières années. Ces fonctions sont aujourd’hui proposées sur le marché avec qualité élevée et des coûts raisonnables. Pour les GFI, c’est le bon moment de se recentrer sur leur objectif initial dans un monde transformé par le numérique. Ils peuvent rester focalisés sur leur cœur de métier et sur l’approche client, tout en sortant de leur périmètre les fonctions secondaires ainsi que la gestion de la complexité. Il va en résulter de nouveaux avantages concurrentiels par rapport aux grands GFI ou aux banques, avec des perspectives intéressantes en termes de scalabilité et de croissance.

De votre point de vue de consultant, comment vos priorités se sont-elles déplacées ?

Nous nous trouvons dans le triangle formé par les GFI, les banques dépositaires et les fournisseurs de technologies ou de services. Nous aidons les gestionnaires de fortune à combler certaines lacunes dans les domaines de la technologie et de l’opérationnel, avec notre offre « Operations as a Service ». La communauté joue un rôle important dans la résolution de ces défis. C’est certainement devenu un élément important de notre travail : nous servons aussi à structurer le réseau de manière à créer des synergies, à mettre en commun l’expérience des uns et des autres et à augmenter le pouvoir d’achat de la communauté. De nombreux COO souhaitent échanger avec des personnes partageant les mêmes idées et comprendre comment d’autres relèvent des défis auxquels ils sont eux-aussi exposés. Nous leur donnons ainsi accès aux meilleures pratiques en matière opérationnelle.

Avec l’externalisation, il se peut que les gérants perdent en contrôle et en indépendance. Quelle est votre impression à ce sujet ?

Je ne vois pas les choses de manière aussi négative. Un gestionnaire de fortune n’externalisera jamais toutes ses opérations. Et il lui faudra impérativement garder le contrôle de ses fournisseurs. Juridiquement, il en va bien évidemment de sa responsabilité. L’important est de bien comprendre quelles fonctions doivent être conservées en interne, et à quel prix. Les nouvelles technologies et ceux qui les mettent en œuvre permettent d’externaliser certaines fonctions tout au long de la chaîne de création de valeur de manière à augmenter la qualité du service – et ce sur une base de coûts variables. En s’y prenant intelligemment, il est possible de gagner en flexibilité, en professionnalisation, et de se dégager de nouvelles perspectives de croissance. Dans ce processus d’externalisation, il vaut alors considérer les partenaires choisies comme des copilotes capables de vous guider sur les voies de la sécurité et de l’efficacité.

 

Dimitri Petruschenko

EAM Technology

Dimitri Petruschenko est co-fondateur et associé gérant de EAM.Technology. Il a 15 ans d’expérience dans l’environnement technologique du secteur financier, en particulier dans les domaines liés aux banques privées, aux gestionnaires de fortune indépendants et aux family offices. Avant de fonder EAM.Technology, il a occupé différents postes de direction chez des fournisseurs suisses de solutions logicielles destinées aux secteurs du wealth management et de l’asset management.

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Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

Messagerie

  • Solutions GFI
  • Interview Vincent Pignon
  • Chief Executive Officer
  • Wecan Group

« Wecan Connect: un instant messaging institutionnel, sécurisé et compliant »

C’est la nouvelle application disponible, dès la fin novembre, dans la suite Wecan Comply. Wecan Connect n’est autre qu’un système de messagerie instantanée de type Whatsapp, reprogrammé pour répondre aux exigences de sécurité et de confidentialité des gestionnaires de fortune. Un outil de plus pour optimiser la relation-client…

En quoi consiste donc Wecan Connect, ce nouveau service d’instant messaging, basé sur la blockchain, que vous lancez fin novembre ?

WhatsApp a été interdit au sein des banques et des intermédiaires financiers régulés alors que tout le monde l’utilise. Nos clients nous ont donc demandé d’intégrer un instant messaging institutionnel, sécurisé et conforme aux réglementations dans la suite Wecan Comply. Fin novembre, une dizaine de banques privées et une centaine de GFI pourront communiquer directement, de manière sécurisée avec les membres du réseau de la Blockchain Association for Finance, mais aussi avec leurs équipes et avec leurs clients.

Quelles en seront les principales fonctionnalités ?

Les gérants et les banques pourront administrer eux-mêmes les utilisateurs et les groupes. Dès qu’un collaborateur arrive, un compte peut lui être créé et il peut être offboardé tout aussi simplement. On évite ainsi que d’anciens collaborateurs aient toujours accès à des groupes de discussions confidentiels. Cela permet également d’avoir sur un même point de contact plusieurs utilisateurs capables de répondre aux messages en cas d’absence.

Ensuite, le stockage des données est sécurisé en Suisse. Avec WhatsApp, toutes les données partent aux Etats-Unis, sur le serveur de meta. D’importants problèmes de compliance et de sécurité en résultent. Ici, chacun de nos clients possède son propre espace de stockage, « on premise » ou sur le cloud, avec tout l’historique des communications. Il y a une réelle continuité de l’accès à l’information, en cas de départ d’un collaborateur par exemple, mais aussi un niveau de sécurité inégalé car les données sont distribuées.

Autre fonctionnalité clé : chaque empreinte numérique des messages est enregistrée sur la blockchain. L’authenticité d’un message est garantie, de façon immuable. Il est donc possible d’accepter des ordres, de recevoir des documents, mais aussi de les transférer. Un client peut envoyer un ordre à son gérant qui le relaie ensuite à la banque sans avoir à en passer par un call back. La blockchain devient une solution de signature numérique et un registre de preuve en cas de litige.

Tout est encrypté de bout en bout pour offrir une sécurité optimale. Personne n’a accès aux messages envoyés via Wecan Connect en dehors des personnes et des sociétés qui communiquent entre elles. Pas même les collaborateurs de Wecan Group.

Enfin, si la société le décide, elle peut laisser des personnes externes de s’abonner à un flux d’information public, et gagner ainsi de la visibilité au sein du réseau. 
 
Quelle utilisation pensez-vous que les gérants ou les banques puissent en faire ?

Un des enjeux majeurs aujourd’hui est bien sûr la cyber sécurité. Wecan Connect est un moyen, aussi simple que WhatsApp, de communiquer de façon universelle avec des clients, des dépositaires et des partenaires, dans un environnement sécurisé, en conformité avec les nouvelles réglementations

L’intégration dans notre suite permet également de stocker beaucoup plus simplement toutes ses données sensibles en Suisse.

Quelles sont les actions requises pour installer l’app et la faire tourner ?

Pour installer l’App mobile, c’est très simple, il suffit d’aller sur l’App Store ou le Google Play et de rechercher Wecan Connect. L’app mobile est aujourd’hui disponible que sur invitation. Pour l’obtenir, il faut nous demander un code de parrainage ou bien s’adresser à votre banque dépositaire pour peu qu’elle soit membre du réseau. A ce jour, c’est le cas de Pictet, Lombard Odier, Edmond de Rostschild, Julius Baer, Mirabaud, Syz, Gonet, BIL, Héritage, Cramer, Sygnum et Hyposwiss.  

Comment voyez-vous évoluer les modes de communication entre les banques privées, les gérants indépendants et leurs clients ?

Ces dernières années, les modes de communication ont radicalement évolué et la pandémie n’a fait qu’accélérer cette tendance. Aujourd’hui, quel que soit l’âge ou la classe sociale, tout le monde utilise quotidiennement un instant messaging. Pour celles et ceux qui sauront utiliser ces outils, cela générera davantage d’opportunités business et facilitera l’optimisation de nombreux processus. Nous voyons bien que la sécurité est un élément essentiel dans la gestion des risques sécurité et nous continuerons à développer des solutions dans ce domaine pour les gérants indépendants comme pour les banquiers, en Suisse et à l’international.

 

Vincent Pignon

Wecan Group

 Vincent Pignon est le fondateur et le CEO de Wecan Group, un éditeur de logiciels centré sur la blockchain. Vincent enseignait auparavant à la Haute Ecole de Gestion de Genève où il a fondé le programme exécutif en entrepreneuriat ainsi qu’à l’Institut Supérieur de la Formation Bancaire. Il a également occupé un poste de conseiller à l’Etat de Genève dans le domaine des nouvelles technologies. Depuis janvier 2019, il dirige le cursus « Stratégie blockchain » qu’il a créé à l’école CREA Genève. Vincent Pignon est diplômé des Mines Paris Tech où il a obtenu un Master puis un doctorat dans la filière « Institutions, Organisations, Economie et Sociétés ».

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Cross-border

  • Solutions GFI
  • Interview Achille Deodato
  • Chief Executive Officer
  • Indigita

« Les GFI doivent surveiller de près leurs activités transfrontalières »

L’environnement réglementaire dans lequel évoluent les GFI s’est considérablement transformé, avec pour effet une extension de leurs obligations prudentielles. Du point de vue d’Achille Deodato, ces développements ont le mérite d’atténuer la distinction qui séparaient auparavant les gérants indépendants des établissements bancaires traditionnels.

En Suisse, les GFI ont bouclé leur première année sous le nouveau régime LEFin/LSFin. Quel bilan en tirez-vous ?

L’impact sur les gérants indépendants est de plus en plus évident. La nouvelle réglementation impose en effet des exigences strictes aux GFI en ce qui concerne la gestion des risques transfrontaliers. Ils doivent tout d’abord démontrer qu’ils connaissent parfaitement les réglementations transfrontalières sur les marchés étrangers qu’ils ciblent ou sur lesquels ils sont présents. Il leur faut donc suivre l’évolution de la législation et veiller à son respect. En outre, les GFI sont tenus de mettre en place une politique transfrontalière globale. A elle de définir les grands principes régissant les activités transfrontalières et couvrant, entre autres, des questions telles que les marchés cibles, les autorisations de voyage et les procédures de dérogation à la politique. Un autre aspect important des attentes de la FINMA est la formation régulière des collaborateurs afin de s’assurer qu’ils sont bien informés et qu’ils respectent le cadre réglementaire.

La réglementation ne s’arrête pas là. De nouvelles règles sur la protection des données s’y ajoutent désormais. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Ces prochains mois, l’introduction de la loi fédérale sur la protection des données va constituer un nouveau chantier prioritaire pour les GFI. Ils devront examiner et, le cas échéant, adapter leurs procédures de protection des données personnelles afin de les rendre conformes aux nouvelles exigences légales. Les clients devront également être informés de ces mesures afin que soient garanties la transparence et le respect de la législation sur la protection des données. Les GFI sont désormais confrontés à un paysage réglementaire qui exige une adaptation continue et une conscience aiguë de l’évolution des normes réglementaires. C’est un travail nécessaire pour s’assurer que les opérations restent efficaces et qu’elles sont bien conformes à la loi.

Vous observez également les réglementations dans d’autres pays. Quels changements au niveau européen peuvent être être pertinents pour les gestionnaires de fortune suisses ?

Un développement remarquable dans ce contexte est l’initiative lancée par l’Autorité européenne des marchés financiers, l’ESMA, en collaboration avec les autorités de surveillance nationales. L’ESMA a lancé une enquête sur la communication marketing via différents médias, y compris les médias sociaux, en se concentrant spécifiquement sur la façont dont sont approchés les clients privés européens. L’enquête s’articule autour de deux axes. Premièrement, une étude des stratégies de ciblage et, deuxièmement, une évaluation de la qualité de la communication marketing, y compris le matériel publicitaire.

L’objectif global est de s’assurer que les informations diffusées publiquement sont appropriées, claires et exemptes de contenu trompeur, en mettant l’accent sur la prévention des pratiques d’écoblanchiment. On s’attend à ce que cette étude renforce la position réglementaire des autorités européennes en matière de communication marketing. Par conséquent, les gestionnaires suisses qui s’adressent à des clients européens vont aussi devoir adapter leurs pratiques aux principes établis par ces autorités.

Nouvelles réglementations, nouveaux risques transfrontaliers. Quel en est l’impact sur les plateformes d’Indigita ?

Indigita est sur une trajectoire de croissance solide, avec une augmentation annuelle de 20% de son chiffre d’affaires, de sa rentabilité et de ses effectifs à temps plein. Pour l’année à venir, nous prévoyons de nous implanter sur de nouveaux marchés géographiques, en privilégiant l’Italie, la France et le Royaume-Uni. En 2023, nous avons introduit une nouvelle solution pour les GFI, baptisée inApp Tax. Elle a été conçue pour apporter des solutions dans le domaine complexe de la conformité fiscale. Cet outil, développé en collaboration avec BRP Tax, donne à ses utilisateurs la possibilité de comparer la performance de leur portefeuille d’un point de vue fiscal dans différents pays. Il couvre toutes les classes d’actifs et fonctionne comme une solution autonome, de sorte qu’aucune intégration informatique complexe n’est nécessaire. Nous l’avons voulu accessible et convivial.

 

Achille Deodato

Indigita

Achille Deodato compte plus de 20 ans d’expérience dans le secteur bancaire et le conseil. Il a occupé différents postes de direction dans les domaines du développement commercial, du marketing, de la gouvernance, de l’audit, des projets spéciaux, de la gestion des risques et du compliance. Depuis 2019, Achille Deodato est le CEO d’Indigita, une regtech spécialisée dans le cross-border compliance. L’entreprise, fondée en 2016, est une filiale de BRP Bizzozero & Partners. Auparavant, Achille Deodato a officié en tant que CEO de Procivis et CCO de la banque indienne Hinduja Bank Switzerland. Il est titulaire d’un MBA de l’IMD Business School et d’un diplôme d’économie de l’université LUISS de Rome.

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Follow up

  • Solutions GFI
  • Interview Yara Lavanga
  • Responsable du desk EAM
  • Maerki Baumann

« Nous avons aidé plusieurs de nos GFI à organiser leur succession »

Pour la banque privée zurichoise Maerki Baumann, les relations avec les gérants indépendants prennent de plus en plus d’importance. Pour les GFI qui n’ont pas demandé de licence, Maerki Baumann a rapidement activé son propre réseau pour trouver des solutions et mettre en œuvre des plans de succession.

Comment décririez-vous l’état actuel du secteur des GFI?

Ces dernières années, plus encore que les défis relevés sur les marchés, l’évolution technologique et les changements dans les comportements ou les besoins des clients, ce sont surtout les nouvelles conditions-cadres réglementaires qui ont été déterminantes. Elles ont exigé des efforts et des ressources considérables, et ce sera encore le cas à l’avenir. Elles doivent donc être intégrées dans les modèles et les stratégies d’entreprise afin de pouvoir s’assurer une réussite durable. C’est dans ce domaine que les gérants indépendants, en raison de leur taille raisonnable et de leur grande agilité, bénéficient d’un avantage décisif.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du secteur ?

L’octroi de licences par la FINMA, en vigueur depuis début 2023, garantit non seulement une surveillance uniforme, mais constitue également un label de qualité en termes de professionnalisme et de transparence. Les récentes incertitudes rencontrées sur la place financière suisse ont souligné par ailleurs l’importance de l’indépendance et d’une forte fidélisation de la clientèle. Et c’est bien la raison pour laquelle les GFI restent des acteurs significatifs dans la gestion de fortune. Leur indépendance et celle de Maerki Baumann, une entreprise familiale avec un actionnariat personnellement responsable, constituent un bon terrain pour une collaboration voulue dans un esprit partenarial.

Avec l’introduction du nouveau régime réglementaire – LSFIN et LEFin – on a ressenti beaucoup de nervosité dans l’industrie ici en Suisse. Comment l’avez-vous vécu ?

Bien sûr, une certaine tension a été perceptible, car un énorme travail administratif attendait les GFI. Nous travaillons avec des gérants très expérimentés qui n’ont pas eu à « craindre » le processus d’autorisation. Certains de nos partenaires nous ont également mentionnés comme référence sur leur demande FINMA, ce qui nous a bien sûr fait plaisir. Néanmoins, certains de nos gérants ont décidé de ne pas demander de licence. Nous les avons donc aidés à planifier leur succession et, pour cela, avons activé notre réseau.  En procédant ainsi, nous n’avons pas perdu de clients finaux grâce au passage ordonné d’une génération à l’autre. Nous en avons aussi profité pour constater que notre caractère entrepreneurial et notre grande flexibilité sont particulièrement appréciés des GFI. Et dans des cas concrets, nous continuerons de leur proposer notre aide pour trouver des solutions en termes de succession.

Une offre modulaire est au cœur de la proposition que vous adressez aux GFI. En quoi consiste-t-elle?

La solution de placement modulaire de Maerki Baumann offre aux GFI la possibilité d’ajouter des éléments attrayants aux portefeuilles qu’elles gèrent, non pas sous la forme d’un fonds, mais de valeurs de base que le client final détient dans son portefeuille. Cela permet aux gérants de se concentrer sur leur allocation d’actifs ainsi que sur leurs propres spécialités en nous laissant gérer d’autres marchés et classes d’actifs au titre de partenaire. Les modules que nous mettons à disposition sur les marchés privés, comme le private equity, le venture capital ou les cryptos, sont aussi particulièrement appréciés. Mais des segments spécifiques, comme les valeurs secondaires suisses, peuvent aussi venir en complément, en lieu et place de fonds qui peuvent être plus onéreux. Au final, nous soutenons les GFI en leur donnant un accès direct à notre expertise en matière de placement.

 

Yara Lavanga

Maerki Baumann & Co

Yara Lavanga est responsable depuis début 2023 du département EAM de la banque privée Maerki Baumann & Co. Dans cette fonction, elle est chargée, avec son équipe de cinq personnes, de l’encadrement des gérants de fortune indépendants. Avant de rejoindre Maerki Baumann voilà deux ans, elle a travaillé pendant huit ans chez UBS Switzerland et a étudié l’économie d’entreprise en cours d’emploi.

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The Swiss Financial Arena

Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.