Marine
Marco Fiorini
Bonafide Wealth Management
"Aquaculture et pisciculture : un environnement extrêmement dynamique".
Le marché secondaire du private equity s’est imposé ces dernières années dans le monde du capital-investissement comme une classe d’actifs à part entière. Spécialiste de ce segment de marché, Jérôme Marie revient ici sur son évolution, sur ses déclinaisons er et sur le rôle qu’il peut jouer dans les portefeuilles des investisseurs.
Au cours des deux dernières décennies, le marché secondaire du capital-investissement s’est transformé. Il est passé du statut de voie de sortie d’urgence confidentielle pour des vendeurs en difficulté – les LPs – à celui de marché établi offrant une option supplémentaire de gestion active de leur bilan, et ce quelles que soient les conditions de marché.
De leur côté, les gérants – les GPs – ont trouvé plus récemment, dans les transactions qu’ils initient eux-mêmes, la possibilité de continuer à gérer leurs actifs phares dont ils souhaitent encore maximiser la valeur, tout en fournissant une option de sortie aux LPs existants.
Le marché secondaire du capital investissement a ainsi connu une croissance exponentielle au cours des quinze dernières années avec des volumes de transactions multipliés par onze et une croissance moyenne annuelle de 30% selon l’étude Jefferies 2022. Par ailleurs, la croissance continue des marchés primaires du capital-investissement devrait pleinement soutenir son développement selon nous.
Contexte favorable sur le marché du secondaire
Dans un contexte récent de forte volatilité des marchés financiers cotés qui pèse sur les bilans des LPs et d’une activité M&A moins soutenue, les investisseurs sur le marché du secondaire ont incontestablement repris la main. Ils peuvent à la fois constituer des portefeuilles répartis sur de nombreux sous-jacents en ayant recours aux transactions initiées par les LPs ou les GPs, mais aussi bénéficier potentiellement d’une décote d’illiquidité plus significative. Celle-ci pourrait atteindre des niveaux attractifs sur le marché secondaire selon nous, en particulier celui du capital risque pour autant que l’on accepte une durée de détention souvent longue et un risque de perte en capital, inhérents à ce type d’investissement.
Il est toutefois essentiel de rester très sélectifs en étudiant de manière très approfondie les entreprises potentiellement rachetées tout en identifiant les secteurs qui nous apparaissent comme les plus résilients, comme ceux liés à l’environnement, la digitalisation et la santé.
Quelle approche d’investissement privilégier ?
Sur le marché du secondaire, il est intéressant de rechercher les transactions de petite et moyenne taille avec des engagements allant de 10 à 100 millions d’euros, et d’adopter une approche géographique globale. Il s’agit selon nous d’un segment de marché sur lequel la compétition est plus limitée et qui offre des rendements ajustés du risque parmi les plus attractifs, pour s’en tenir aux données compilées par Preqin en 2021. On peut aussi combiner de manière complémentaire des investissements en fonds primaires, secondaires et co-investissements. Enfin, ces stratégies diversifiées peuvent se décliner sur des fonds ayant une approche plus spécifique comme le Venture Capital ou sur des stratégies ciblées sur la thématique environnementale.
La recherche académique a démontré que l’introduction d’investissements non cotés dans un portefeuille améliore les rendements globaux pour un même niveau de risque. C’est ce qui ressort d’une étude INSEAD produite en 2020. Dans cette optique, nous considérons que la stratégie d’investissement dans les fonds secondaires de private equity est appropriée à toute allocation stratégique. Il en va ainsi non seulement pour les investisseurs expérimentés mais aussi pour ceux qui initient leur exposition tout en prenant en compte la durée de détention et le risque de perte en capital.
Jérôme Marie
Oddo BHF AM
Depuis 2014, Jérôme Marie est Managing director, chez ODDO BHF Private Equity, et depuis fin 2022 chez ODDO BHF AM. Il a intégré ARCIS Capital en 2004 pour y devenir de 2005 jusqu’à 2012, Secondary fund Investment Director. Jérôme est titulaire d’un MBA de l’INSEAD et a obtenu un Master en Finance de l’ESSEC.
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Aux lendemains du sommet annuel qui vient de se tenir à Berlin, il apparaît clairement que les investissements en infrastructure bénéficient d’une dynamique toujours plus favorable. De nouveaux horizons s’ouvrent et de plus en plus de stratégies justifient de leur capacité à générer de la valeur.
Le sommet annuel pour l’infrastructure qui s’est tenu la semaine dernière à Berlin et qui a réuni une bonne partie des acteurs mondiaux de l’investissement dans ce secteur, a permis d’échanger sur les principaux thèmes qui vont intéresser les professionnels ces prochaines années. Les investissements en infrastructures ont connu une croissance accélérée durant la dernière décennie avec un pic pendant la pandémie qui a renforcé leur résilience et leur rôle central dans l’économie. De nouvelles tendances émergent qui vont étendre la définition de l’infrastructure et créer de nouvelles opportunités.
Les équipes qui tireront leur épingle du jeu seront celles qui ont une thèse d’investissement solide fixée en amont du processus d’investissement, et un bon réseau d’origination pour identifier les pépites qui délivreront de la valeur pour leurs clients. Ce sera également le cas pour celles qui auront la capacite de dé-risquer les actifs de leur portefeuille tout en diversifiant les sources de revenus. Elles seront alors les plus a-même de cueillir les fruits de ces larges mouvements macroéconomiques appelés à transformer la classe d’actifs.
Jonathan Aiach
CapMan
Jonathan Aiach est directeur du développement chez CapMan, l’un des principaux gérants d’actifs nordiques spécialisé dans les marchés privés. CapMan est actif dans le domaine du private equity, de l’infrastructure et de l’immobilier. Jonathan était auparavant en charge du développement de la plateforme Infrastructure de DWS en Europe. Il a commencé sa carrière en banque d’affaires à Londres, puis en asset management, notamment chez Blackrock ou il a développé la gamme de portefeuilles alternatifs auprès de clients institutionnels et privés depuis Genève. Jonathan est diplômé de Sciences Po Paris et de l’université Bocconi de Milan en Economie et Finance.
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Pour Marcel Etter, beaucoup d’arguments plaident actuellement en faveur de la dette privée. Ces dernières années, Vicenda s’est fait un nom en investissant de manière ciblée dans des entreprises de taille moyenne et des promoteurs immobiliers dans la région DACH. Un segment dont les banques tendent à s’éloigner en raison des exigences réglementaires.
Le marché du crédit dans la région DACH est en pleine évolution. De nombreux investisseurs privés prennent le relais des banques. Quel est le contexte ?
Nous constatons que la réglementation des banques conduit beaucoup d’entre elles à renoncer à leurs activités traditionnelles et à réduire leurs promesses de crédit. C’est moins vrai en Suisse, mais plus flagrant en Allemagne par exemple. Nous vivons donc une situation similaire à celle que nous avons déjà observée aux États-Unis, à savoir que les investisseurs privés viennent maintenant en renfort. Pour des boutiques comme Vicenda, cela nous permet de saisir de nouvelles opportunités, en particulier dans le segment des 10 à 50 millions de francs suisses, qui est trop petit pour le marché des capitaux et qui n’est pas couvert par les grands fonds de dette privée ou les banques d’investissement.
Vous vous attendez donc à une augmentation de la demande de crédits privés…
Cette tendance est déjà clairement observable aujourd’hui. Elle est favorisée par le fait que les investisseurs ont eu de bonnes expériences avec le private equity. Le passage du private equity à la dette privée est évident et logique. L’endettement privé vient alors combler le manque de possibilités de financement traditionnelles. Notez bien que nous sommes encore loin du niveau américain. Aux Etats-Unis, les banques ne couvrent que 20% du financement des entreprises, alors qu’en Europe, et notamment en Suisse, le financement bancaire domine toujours.
Du point de vue de l’investisseur, quels avantages procurent ce segment du crédit privé ?
Nous proposons des investissements directs sous forme de crédits individuels titrisés ainsi que des solutions de fonds diversifiés. Ces dernières sont particulièrement intéressantes pour les investisseurs institutionnels, tandis que les investissements directs dans des crédits individuels – par exemple dans le cadre d’un club deal – conviennent plutôt aux investisseurs privés ou aux family offices. Tout dépend alors des profils de risque. Nous nous concentrons sur l’octroi de crédits à un segment clairement défini, celui des PME. Ce type d’investissement se caractérise par des évaluations stables, ainsi que par des revenus réguliers et prévisibles. Une prime d’illiquidité et/ou de complexité de plusieurs pour cent par an améliore encore le rendement global et la corrélation avec d’autres classes d’actifs est très faible, précisément en raison de l’illiquidité. Autre point intéressant : de nombreux grands fonds de dette privée basés dans l’espace anglo-saxon sont sous-représentés dans l’espace DACH, notamment pour des raisons linguistiques. Ce qui nous aide beaucoup. Grâce à cette situation concurrentielle avantageuse, nous pouvons négocier des conditions favorables avec les emprunteurs, ce qui se traduit par un meilleur profil risque/rendement pour les investisseurs. C’est pourquoi nous avons lancé notre nouveau fonds Vicenda Debt Opportunities en novembre 2022, avec lequel nous visons un volume de 250 millions de francs suisses.
Nous nous trouvons à présent dans un contexte de hausse tendancielle des taux d’intérêt et d’incertitudes économiques. La dette privée a-t-elle vraiment un sens dans ce contexte ?
Oui, nous pensons que la dette privée est un élément indispensable dans un portefeuille diversifié. Nous accordons des crédits à des taux d’intérêt variables. Cela signifie que les investisseurs dans nos produits participent à la hausse des taux d’intérêt. Il faut savoir que nous effectuons une due diligence très approfondie avant d’octroyer un crédit. Nous accordons généralement des prêts senior garantis d’une durée d’environ 2 à 5 ans et nous garantissons une surveillance continue de la convention de crédit. En cas d’éventuels défauts de paiement, nous intervenons pour réaliser les garanties et faire valoir tous nos droits.
Par ce biais, nous avons accordé et traité un volume de transactions de près d’un milliard d’euros au cours des cinq dernières années. En incluant les actifs de nos fonds, cela représente plus de 1,2 milliard d’euros.
Regardons du côté des fonds real estate. Là aussi, vous avez découvert une niche dans la région DACH….
Oui, nous voyons là aussi des opportunités en raison de l’environnement de marché des banques européennes. Le Daneo Real Estate Mezzanine Fund, que nous avons lancé en partenariat avec IFS Independent Financial Services, octroie des prêts subordonnés à court terme à des promoteurs immobiliers résidentiels dans la région DACH. La taille cible de ce fonds lancé en mars 2020 est d’environ 250 millions de francs et le rendement de 10% net en euro a déjà été presque atteint pendant la phase de lancement. Les fonds de prévoyance suisses représentent également une bonne part des 105 millions de francs investis.
Le Daneo Swiss Residential Property Debt Fund, quant à lui, finance des hypothèques de second rang sur des biens immobiliers résidentiels loués en Suisse et a été lancé en octobre 2022.
Marcel Etter
Vicenda
Marcel Etter est Senior Sales Consultant chez Vicenda. Cette boutique d’investissement spécialisée dans la dette privée a été fondée en 2013 . Son siège se trouve à Baar (Zoug). Le conseil d’administration est présidé par Walter Berchtold, ancien CEO Private Banking du Credit Suisse Group. Le parcours professionnel de Marcel Etter scourt sur une trentaine d’années. Il a notamment travaillé au Credit Suisse, à l’UBS, à la Zurich Insurance et à BNP Paribas, où il était responsable de l’analyse de crédit, de la gestion des risques pays, des autorisations de crédit ainsi que de l’acquisition et de la structuration de transactions dans un contexte international. Au cours de sa carrière, il a notamment travaillé à Genève, Madrid, New York et a fait de brefs séjours à Singapour et Hong Kong.
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La boutique genevoise, concentrée sur les fonds de fonds alternatifs, la dette privée, et le capital-risque, vient de lancer le deuxième vintage de son Global Venture Capital Opportuinities. Pour profiter entre autres de la bonne dynamique dans laquelle elle s’est inscrite en 2022.
Sur quelles activités se concentre aujourd’hui Iteram ?
Nous avons développé trois principaux pôles d’expertises. Ce sont les hedge funds, à travers une gamme de fonds et des mandats de conseil, la dette privée, avec un fonds ouvert et opportuniste à travers le spectre de la classe d’actifs ainsi que des co-investissements, et enfin le venture capital. Là, nous offrons un accès facilité sous forme d’un portefeuille de gérants VC dans un univers où la dispersion des performances est particulièrement importante.
D’où vous vient votre expertise dans les fonds de fonds alternatifs ?
Une grande partie de l’équipe présente chez Iteram aujourd’hui possède une histoire professionnelle commune dans le département des fonds de placement chez Edmond de Rothschild, que ce soit dans des activités d’investissements, de gestion des risques ou du middle office. Le track record sur notre fonds de fonds flagship Nova Absolute Return dépasse les 15 années, et il dépasse les 20 ans dans la sélection de gérants. Nous avons aussi su nous appuyer sur notre longue expérience dans une grande institution pour développer un cadre opérationnel rigoureux et offrir une plateforme de choix aux investisseurs sur les placements alternatifs.
Quels sont les projets sur lesquels vous vous concentrez en ce moment ?
Nous voulons offrir à nos clients un service de qualité ainsi que des produits performants sur toutes nos stratégies. Nous avons la chance d’avoir un track record plutôt à notre avantage et 2022 a été une très bonne année puisque nous avons pu délivrer des performances positives sur notre fonds de fonds alternatifs Multi-stratégies de même que sur notre fonds de dette privée. Nous voulons aussi capitaliser sur ces bonnes performances et sur le retour en force de ces stratégies dans les portefeuilles des investisseurs. Aussi, nous développons notre offre en venture capital et nous sommes actuellement en pleine levée sur notre second vintage, Global Venture Capital Opportunities II.
Quelles raisons ont motivé le lancement du fonds Global VC Opportunities en 2020 ?
Nous souhaitions développer notre offre dans les marchés privés, après le lancement de la dette privée en 2017, avec une stratégie de long terme permettant d’être exposé de manière sélective dans des sociétés possédant des produits ou des services technologiquement disruptifs. Dans le même temps, nous avons rencontré Oren Pinsky, aujourd’hui responsable de la stratégie, et nous avons été convaincus par les valeurs et l’approche d’Oren, qui cumule plus de 25 années d’expérience en tant qu’entrepreneur et investisseur. Notre premier vintage a été accueilli avec un certain succès. Il a été investi à hauteur de 60 millions de dollars. Le second vintage s’inscrit dans la continuité et la volonté d’offrir aux investisseurs un programme d’investissement récurent.
De quelle manière approchez-vous le segment du Venture Capital avec Global VC Opportunities ?
A travers un portefeuille multi-gérants, opportuniste et global. Nous nous focalisons sur des sociétés innovantes en early stage qui ont de grandes chances de profiter de leur avantage technologique pour tirer leur épingle du jeu. Sur certains thèmes spécifiques dans lesquels nous croyons et qui requiert des compétences particulières, nous nous orientons vers des gérants spécialisés, par exemple la cybersécurité, le gaming ou la santé. Une autre particularité est que nous cherchons à composer un portefeuille diversifié avec des gérants expérimentés, mais également des gérants plus récemment établis. Pour nous, un rendement dans le premier quartile passe par une sélection rigoureuse et un travail important de due diligence et d’allocation. Pour notre premier vintage, sur 14 gérants et 455 sociétés sous-jacentes, seules neuf sociétés sont communes à deux gérants. L’approche est la même pour notre second vintage. L’objectif est de délivrer une performance équivalente à celle d’un fonds top quartile, avec une meilleure gestion du risque.
Jérôme Trottignon
Iteram Capital
Jérôme est spécialiste produits et responsable des relations investisseurs chez Iteram Capital. Il a précédemment occupé différents postes à responsabilité chez Edmond de Rothschild en tant que gestionnaire de portefeuille senior et analyste cogérant des portefeuilles alternatifs et traditionnels. Avant de rejoindre Iteram, il a fondé Geocom Capital, une société de conseil spécialisée dans les marchés privés. Jérôme a débuté sa carrière en 2006 en tant qu’analyste en investissement chez Segetia Wealth Management à Genève, avant de fonder Bloogistics, une startup spécialisée dans la logistique. Il est titulaire d’un master en gestion internationale de HEC à Genève.
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Fidèle à sa stratégie, qui se concentre sur des solutions d’investissement novatrices, Haute Capital, basée à Bienne, vient de s’engager dans Aisot, une wealthtech issue de l’ETH Zurich qui exploite l’intelligence artificielle pour optimiser la gestion de portefeuille.
Quelles sont vos orientations actuelles en termes d’investissement ?
Elles sont très liquides, ce qui nous permet de saisir les opportunités du marché au moment opportun. Nous avons opté pour des investissements qui génèrent du yield afin de maximiser notre flux de trésorerie passif. Nous avons également investi dans diverses solutions de produits financiers qui seront lancées plus tard dans l’année et diverses startups opérant dans des secteurs très diversifiés tels que les bio-sciences, les biotechnologies et l’intelligence artificielle. Nous avons également plusieurs projets immobiliers exclusifs en cours de due diligence actuellement.
Aisot, dans laquelle vous venez d’investir, entre-t-elle dans la catégorie Wealthtech ?
Oui, Aisot Technologies, une spin-off de l’ETH Zurich, propose l’une des solutions wealthtech les plus avancées sur le marché. Les produits de l’entreprise permettent aux gestionnaires d’actifs et de patrimoine d’ajuster automatiquement des stratégies et des portefeuilles personnalisés aux marchés en constante évolution.
Qu’apporte-t-elle aux wealth managers ainsi qu’aux asset managers ?
En exploitant l’intelligence artificielle, Aisot étend la portée, la vitesse et l’échelle des solutions proposées aux investisseurs. Le moteur IA d’Aisot transforme véritablement les deux industries en permettant de générer des stratégies personnalisées créant de l’alpha en temps réel tout en contrôlant les niveaux de volatilité.
De quelle manière exploit-t-elle l’intelligence artificielle pour développer ses outils ?
Aisot maximise l’alpha tout en optimisant les portefeuilles en fonction des préférences d’investissement, des convictions éthiques et des profils de risque. Grâce à une combinaison stratégique de technologies IA et Quant, Aisot rend la gestion d’actifs et de patrimoine entièrement personnalisable. Il est important de mentionner que l’IA ne remplacera pas les gestionnaires d’investissement mais qu’elle leur permettra d’améliorer leurs rendements.
Lorsque vous considérez des deals comme Aisot, envisagez-vous la participation d’autres investisseurs ?
En tant qu’investisseur principal sur ce dossier, notre objectif est d’intégrer la technologie d’Aisot en interne. Toutefois, pour d’autres projets, notre préférence est généralement accordée au financement exclusif. Nous sommes également en mesure de faciliter la liaison entre des investisseurs stratégiques potentiels et les startups ou projets dans lesquels nous avons investi en vue de leur développement ultérieur.
Où en êtes-vous de vos propres développements, avec Haute Capital ?
Notre entreprise est actuellement en pleine expansion, témoignant de notre détermination à tirer parti des défis actuels pour devenir plus forte et plus grande. Nous sommes sur le point de lancer plusieurs produits financiers novateurs. En exploitant la situation difficile du secteur bancaire, nous sommes perçus comme une alternative moins risquée aux placements bancaires traditionnels.
Nous prévoyons aussi de collaborer avec d’autres leaders du marché de l’investissement pour proposer des solutions optimisées à nos clients. Cette approche collaborative renforce notre capacité à offrir des solutions diversifiées et performantes sur le marché.
En raison de notre taille relativement petite, nous sommes également en mesure de prendre des décisions et d’exécuter plus rapidement, ce qui constitue un avantage compétitif supplémentaire. Nous avons également développé des solutions internes automatisées telles que des algorithmes d’arbitrage pour améliorer notre efficacité. Dans l’ensemble, nous sommes clairement bien préparés et probablement en avance sur le plan technologique par rapport aux concurrents dans notre secteur.
Thibault Leroy Bürki
Haute Capital
Après avoir étudié dans le secteur des médias et de la communication à Genève, Thibault Leroy Bürki travaille pour diverses sociétés spécialisées dans le capital-risque de la région zurichoise. Au fil des années il acquiert une solide expérience dans le secteur des marchés financiers et boursiers, private equity et autres. Il travaille par la suite à Londres pour Capital Grey Partners, où il finance plusieurs startups et projets référencés. Quelques mentors de la finance ont jalonné son parcours professionnel en lui permettant d’acquérir les connaissances nécessaires pour créer sa propre société financière en 2017 : Haute Capital Partners. Thibault Leroy Bürki est également président du conseil d’administration de Winhomes Immobilien, une société active dans l’achat/vente de biens immobiliers en Suisse.
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