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Solutions Digitales

  • Services logiciels
  • Microsoft Power BI

Un metteur en scène pour l’analyse des données

Chaque semaine, vous voulons présenter différentes solutions digitales susceptibles de contribuer à l’optimisation des process, de la construction de portefeuille ou de la relation-client. Pour ouvrir le bal, nous commençons avec Power BI la plateforme de Microsoft conçue pour l’analyse de données et surtout pour leur visualisation.

Avec des environnements de marché de plus en plus complexes, la gestion de portefeuille a pris une dimension beaucoup plus sophistiquée. Au cœur des process, les analyses de données ont énormément gagné en densité, et leur visualisation est devenue un axe clé de la communication avec les clients. Différents outils permettent aujourd’hui d’assurer de front ce travail d’analyse et de visualisation, de manière très intuitive.

C’est le cas notamment de Power BI, la plateforme de Microsoft. Elle propose d’abord ces fonctionnalités essentielles que sont l’Intégration, l’analyse et la visualisation de données. Elle s’accompagne ensuite d’outils qui permettent le partage et la collaboration autour de ces données, ainsi que la création de tableaux de bord modulables et donc entièrement personnalisables.

Appliqué à la gestion de fortune, et aux données financières de manière plus spécifique, Power BI propose des solutions très pertinentes avec lesquelles les gérants vont pouvoir servir leurs clients plus efficacement et optimiser leurs propres process. En planifiant par exemple des actualisations automatiques des données, ou en configurant différents dispositifs d’alerte.

En voici un condensé.

Analyse des portefeuilles

Avec Power BI, il est possible de visualiser et d’analyser très simplement les performances des portefeuilles. Power BI permet la création de tableaux de bord interactifs pour suivre les rendements, les allocations d’actifs, la diversification et quelques autres KPI.

Reporting Client

Power BI est capable d’aider les gérants à produire des rapports détaillés et personnalisés qui mettent clairement en scène les performances des portefeuilles, les tendances de marché, ou le suivi des objectifs financiers.

Gestion des risques

Une fois paramétré, Power BI assure aussi l’évaluation et la surveillance et des risques associés aux portefeuilles. Le gestionnaire peut alors mettre en forme des tableaux de bord pour suivre par exemple les fluctuations du marché, l’exposition aux risques ainsi que la volatilité.

Gestion de la conformité

Power BI donne également aux gérants la possibilité de se renforcer sur le plan de la compliance. Power BI permet de créer des tableaux de bord dédiés à la surveillance des transactions, des expositions, des limites de risque et d’autres aspects de la conformité.

La plateforme Power BI est disponible sous forme d’application de bureau, de service cloud, d’application mobile et de solution sur site. Pour son exploitation, Microsoft propose différentes options en termes de licence. Power BI Pro, Power BI Premium Per User et Power BI Premium sont les trois formules disponibles aujourd’hui.

Pour Power BI Premium Per User, il faut compter environ une vingtaine de francs par mois et par utilisateur. Quant à Power BI Premium, la version la plus riche en fonctionnalités, son prix augmente par paliers à partir de 4’000 CHF environ par mois, pour l’ensemble de l’entreprise.

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    Sphere

    The Swiss Financial Arena

    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

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    Modus operandi

    Solutions EAM

    • Interview Wicky Meyer
    • Chief Operating Officer
    • Tramondo Investment Partners

    « Proposer des solutions différenciées, centrées sur le client, pour réussir »

    Les obligations de diligence accrues et les exigences de conformité élargies ont augmenté la charge administrative des gestionnaires de fortune, mais elles servent aussi à garantir la qualité et contribuent de manière significative à la satisfaction des clients. Wicky Meyer est convaincu que le rôle du COO devient clé dans ce processus.

    Le secteur des gérants de fortune indépendants se plaint des nouvelles réglementations et d’exigences accrues en matière de conformité. Quel est votre avis à ce sujet ?

    Les changements réglementaires de ces dernières années ont certainement fortement marqué le marché des GFI en Suisse. Etant l’un de ces principaux gérants, nous reconnaissons la valeur que ces changements ont apportée, car ils favorisent le professionnalisme, la transparence et la confiance. Les obligations de diligence et les exigences de conformité élargies ont augmenté notre charge administrative, mais elles servent également à garantir la qualité et contribuent de manière significative à la satisfaction des clients. Il s’agit là d’un élément clé de notre succès. Mais il est également important de considérer le revers de la médaille, en particulier pour les gérants de fortune plus petits et moins professionnalisés. Pour ce groupe, le surplus réglementaire représente un défi considérable.

    Quels autres défis voyez-vous actuellement pour les gestionnaires de fortune ?

    Dans le paysage actuel, les gestionnaires de fortune ne sont pas seulement confrontés à des exigences réglementaires croissantes, à la complexité des marchés et à des charges financières. Ils doivent aussi comprendre et d’aborder les besoins de la génération actuelle, de même que ceux de la prochaine. La NextGen apporte avec elle de nouvelles attentes en matière de transparence, de durabilité et de technologie, qui influencent de manière déterminante l’offre de gestion et les canaux de communication.

    Sur un marché très concurrentiel, il est essentiel de proposer des solutions différenciées, et centrées sur le client, pour réussir. Il faut investir dans la technologie et le personnel pour faire face à la complexité des exigences réglementaires. Toutefois, l’un des principaux problèmes est l’augmentation des coûts qui en résulte. Elle ne peut pas être simplement répercutée sur les clients, comme c’est le cas dans d’autres secteurs. Il en résulte une baisse des marges qui se compense uniquement par une augmentation des actifs sous gestion.

    Quels changements avez-vous introduits chez Tramondo, sur le plan opérationnel mais aussi stratégique ?

    Sur le plan opérationnel, nous avons pris un certain nombre de mesures significatives pour nous assurer que nous ne répondions pas seulement aux exigences réglementaires, mais que nous les utilisions également pour innover et nous rendre plus efficaces. L’investissement dans une plateforme logicielle moderne est un élément important. Cette plateforme est spécialement conçue pour la gestion de portefeuille, la gestion de la conformité, la gestion des données clients et la gestion des risques. Elle nous permet de traiter efficacement les données, de surveiller automatiquement les directives de conformité et de gérer les risques de manière proactive. Les technologies innovantes sont essentielles non seulement pour surmonter les obstacles réglementaires, mais aussi pour optimiser nos méthodes de travail et offrir de meilleurs services à nos clients dans différents domaines. D’un point de vue stratégique, nous nous sommes concentrés sur l’élargissement constant de notre offre de services et sur la flexibilité de notre réponse à l’évolution des besoins et des attentes de nos clients.

    Quel est le rôle du Chief Operating Officer dans cette transformation ?

    Le rôle du COO dans les sociétés de gestion de fortune a pris une importance considérable en raison des changements et des exigences réglementaires. Sa présence renforce la confiance des clients et des partenaires dans la séparation des fonctions, ainsi que dans la gestion des opérations, de la conformité et des risques. Il a un apport décisif en matière de conformité et d’optimisation opérationnelle. Un exemple : en introduisant des technologies et des systèmes avancés d’automatisation des processus chez Tramondo, nous améliorons non seulement la conformité, mais nous augmentons également notre efficacité et réduisons les coûts et les efforts. Il est toutefois essentiel qu’un COO ne se contente pas de veiller à la conformité, mais qu’il serve également de moteur au changement et à l’innovation au sein de l’entreprise, afin de relever les défis tant actuels que futurs.

    Wicky Meyer

    Tramondo

    Wicky Meyer est membre de la direction de Tramondo, où il officie en tant que Chief Operating Officer. Wicky Meyer a participé à la création de Swiss-Hedge Capital en 2004, il en a été partenaire, puis Chief Operating Officer, et enfin Chief Executive Officer à partir de 2013. La société a ensuite été vendue à une holding luxembourgeoise. Wicky Meyer a commencé sa carrière chez Deutsche Bank à Zurich. Il est membre du comité directeur de l’Alliance suisse des gérants de fortune (ASV/ASWM) depuis cette année. Wicky Meyer est titulaire d’un MBA – Master of Business Administration de l’University of Bedfordshire, en Angleterre.

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    Depuis sa création en 2016, SPHERE anime la communauté des pairs de la finance suisse. Elle leur propose en français et en allemand différents espaces d’échange avec un magazine, des hors-série réservés aux Institutionnels, un site web et des évènements organisés tout au long de l’année pour aborder de nombreuses thématiques. Toutes les parties prenantes de la finance, l’un des plus importants secteurs économiques de Suisse, ont ainsi à leur disposition une plateforme où il leur est possible d’échanger, de s’informer et de progresser.

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    Actions suisses

    Solutions Investissements

    • Daniel Steck
    • Senior portfolio manager
    • Banque Piguet Galland

    Les valorisations ont rarement été aussi attractives

    Le début d’année des actions suisses est quelque peu poussif. Le SMI a progressé d’un peu moins de 5%, le SPI d’un peu moins de 6%, alors que l’EuroStoxx50 est en hausse de 12%. Leur potentiel d’appréciation reste cependant très élevé au vu de leurs faibles valorisations et du coup de pouce que vient de leur donner la BNS en réduisant ses taux.

    Francesco Mandalà

    Les trimestres se suivent et se ressemblent pour les indices actions suisses. Une performance certes positive, mais qui peine à égaler celle des autres régions. Les valeurs de la zone Euro en particulier se démarquent encore au premier trimestre et attirent les faveurs des investisseurs. Si le biais défensif de la cote domestique est un handicap dans l’environnement euphorique actuel, ce sont également les problèmes spécifiques aux poids lourds de l’indice SPI qui pèsent sur la performance.

    D’un côté, Nestlé, représentant plus de 16% de l’indice, voit la croissance de ses revenus fondre comme neige au soleil, alors que la déflation rend très difficile les hausses de prix supplémentaires. D’un autre côté, Roche, traditionnellement considérée comme l’un des groupes pharmaceutiques les plus innovants, enchaine les échecs cliniques sur les nouvelles molécules en développement dans son pipeline. Il sème ainsi le doute chez les investisseurs quant à ses futurs relais de croissance. En outre, en Suisse, pas d’exposition au thème de l’intelligence artificielle, ni aux semiconducteurs, principaux bénéficiaires de cette thématique.

    Le caractère défensif des grandes valeurs domestiques n’a d’intérêt qu’en cas de risque de récession. Or, ce scénario est totalement hors de question aujourd’hui, dans la mesure où les prévisions de croissance du PIB helvétique tablent sur une progression de 2%, similaire à la croissance de la conjoncture américaine. De plus, l’objectif de stabilité des prix est bel et bien atteint, alors que l’inflation dans le pays s’effondre rapidement et approche les 1%.

    Conséquence de cette normalisation des prix à la consommation, la BNS s’est payé le luxe de couper son taux directeur dès sa réunion du mois de mars, prenant les opérateurs de court. Ce desserrement lui permet de préserver la compétitivité des entreprises domestiques en mettant fin à l’appréciation du franc face au dollar et à l’euro… du moins temporairement. Structurellement, la force du franc devrait perdurer sur le long terme, notamment une fois que la BCE et la Fed auront commencer à abaisser leurs taux, avec une marge de manœuvre bien plus importante que celle de la BNS. 

    Dans ce contexte, il est difficile de ne pas voir l’attrait de la cote helvétique, qui, une fois n’est pas coutume, affiche des valorisations extrêmement avantageuses par rapport aux indices mondiaux. La prime avec laquelle se traitent habituellement les actions suisses s’est en effet totalement évaporée. Le potentiel d’appréciation est par conséquent important, et en cas de consolidation des marchés, le risque d’une dépréciation supplémentaire des titres domestiques s’avère relativement faible.

    Comme toujours, le positionnement sur le marché suisse est un facteur clé pour se démarquer des indices très concentrés que sont le SMI et le SPI. Alors que les banques centrales européenne et américaine s’apprêtent à emboîter le pas à la BNS en assouplissant leur politique monétaire, tout indique que nous nous situons à l’aube d’un nouveau cycle d’expansion économique et boursière. Dans un tel environnement, il est recommandé de privilégier les valeurs cycliques, tournées vers l’exportation, car ce sont elles qui bénéficieront le plus d’une politique monétaire accommodante et d’un franc suisse moins cher. Sans surprise, les petites et moyennes capitalisations offrent selon nous le plus grand nombre d’opportunités. Dans ce segment également, les valorisations excessives appartiennent au passé, et le potentiel de surperformance reste significatif.

    Dès lors autant conserver une surexposition aux actions domestiques dans l’allocation d’actifs et nous recommandons une exposition généreuse aux « small and mid caps », vecteur de surperformance sur fond d’accélération de la croissance.

    Daniel Steck

    Piguet Galland  

    Daniel Steck cumule près de 25 années d’expérience dans le domaine de la finance. Après une première expérience dans l’analyse financière chez Lombard Odier, notamment sur le secteur de la santé, il a continué sa carrière chez Reyl & Cie, comme analyste et gérant de portefeuille. Il a rejoint Piguet Galland en 2018 comme gestionnaire senior pour prendre en charge de la gestion des différents fonds actions et certificats thématiques sur la Suisse et l’Amérique du Nord. 

    Refonte

    Solutions Digitales

    • Chantal Baer
    • Managing director
    • Swiss House of Brands

    Le site internet comme levier de performance

    Un site internet n’est pas la transposition de la brochure d’entreprise sur internet. C’est un outil de travail dynamique qui, pour fonctionner à son plein potentiel, doit répondre à quelques règles essentielles. Chantal Baer nous les explique.

    Avant d’envisager la création ou la refonte de son site, il est préférable de se poser d’abord quelques questions.

     Par exemple.

    • Pourquoi souhaitez-vous refaire votre site web ?
    • Quel est le réel enjeu pour vous sur le digital ?
    • Quel objectif souhaitez-vous atteindre ? Augmenter votre visibilité, augmenter votre ranking sur les pages google, rajouter des services, générer des clients…
    • Votre discours d’entreprise se limite-t-il à l’histoire de la société et de ses valeurs -nous sommes éthiques, professionnels, authentiques, à votre service depuis 1967…
    • La structure de votre site internet ressemble-t-elle à celle de la brochure corporate qui trône dans la salle d’attente ?
    • Votre site raconte-t-il l’histoire globale de votre secteur d’activité ?

    Si la réponse à ces dernières questions est oui, alors attention, quelque chose ne fonctionne pas, ou mal.

    Vous racontez la même chose que tous vos concurrents et vous ne pouvez pas faire valoir une quelconque différence avec laquelle améliorer votre visibilité, votre ranking,ou votre notoriété.

    Votre problème principal n’est pas le site, mais votre positionnement d’entreprise, de marque, votre discours. Vos segments de marché ne sont pas adressés, et vous n’avez construit aucun storytelling.

    Pour avoir un site performant, il faut d’abord travailler sa marque. Ce travail sur le discours de marquet et le positionnement doit représenter autant de travail que celui que vous allez consacrer au design et à la production du site.

    Une fois ce principe clairement établi, il vous reste huit grandes étapes à envisager pour aboutit à un site internet utile, performant et pertinent

    1. Positionnement de marque
    2. Storytelling & choix des mots clés
    3. Ergonomie & structure
    4. Webdesign
    5. Production
    6. Blogging
    7. Entretien technique régulier
    8. Statistiques & analyse

    Performance saine & pérenne

    Une performance organique, axeée sur la qualité et le long terme va reposer alors sur quelques facteurs clés.

    • L’ergonomie du site – la structure du squelette, mais également l’articulation des informations dans les pages
    • Une segmentation de marché claire, selon les besoins auxquels vous répondez (et non pas une liste de ce que vous faites et vendez)
    • Les performances techniques de base (rapidité d’ouverture, hébergement, protection des data)
    • Une expérience utilisateur de qualité sur le site (= un trafic qui ne s’arrête pas à la page d’accueil)
    • Des articles de fond réguliers pensés avec des mots clés et des titres bien choisis en résonnance avec votre positionnement
    • Un entretien technique régulier pour maintenir le site en état de santé optimale
    • Un webdesign fluide et adéquat pour obtenir l’équilibre entre esthétisme et qualité technique (ex : un beau site très lourd et lent ne fait aucun sens, tout comme un site super efficace et rapide mais avec une expérience utilisateur et un design négligé n’en fait pas non plus. Tout réside dans l’équilibre.)

    Pour conclure, un site internet commence par la définition de vos objectifs stratégiques, lesquels se retrouvent dans votre positionnement de marque et votre storytelling. Cette étape stratégique, assumée en amont, est fondamentale pour générer de la performance dans le domaine du digital. Autrement dit, un référencement organique en résonnance avec ce qui fait l’essence de votre mission d’entreprise, et non des produits/services que vous commercialisez. Parce que votre site internet et votre référencement doivent vous bénéficier à vous et non à tous vos concurrents – surtout les plus grands. En termes de performance digitale, votre site web est le tout premier levier qu’il vous soit donné d’activer.

    Chantal Baer

    Swiss House of Brands

    Experte en stratégie de marques, Chantal Baer a fondé en 2018 le cabinet Swiss House of Brands pour accompagner ses clients dans le déploiement de leviers de croissance et la génération de performance rendus possible grâce au digital. Membre du Cercle des Administratrices Suisses et du Directoire de Vaud Promotion, a écrit avec Xavier Comtesse le livre-référence «Les leviers de croissance à l’ère de l’économie numérique». Chantal est diplômé de l’Université de Genève en Lettres et linguistique. Elle a suivi par ailleurs formations post-graduate dans les domaines du marketing, du digital marketing, de l’intelligence économique et du sustainable management.

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      Crypto

      Solutions Investissements

      • Dramane Meite
      • Responsable Produits
      • Hashdex

      Tour d’horizon sur l’univers crypto

      Avec le rebond magistral du bitcoin, qui a gagné près de 60% depuis le début de l’année, les investisseurs se réintéressent à un univers crypto qui regroupent différents segments, chacun avec ses spécificités. Dramane Meite nous les présente en détail.

      Francesco Mandalà

      Alors que certains observateurs pourraient penser que la crypto est apparue de nulle part, la création du bitcoin il y a 15 ans a résulté en fait de décennies de développements itératifs. Son mix innovant de technologie et d’incitations économiques a stimulé l’éclosion de toute une industrie qui entend aujourd’hui résoudre des problèmes réels au-delà de l’échange de valeur en peer-to-peer.

      Cette expansion s’est accélérée ces dernières années, comme en témoigne la capitalisation boursière d’une classe d’actifs qui dépasse désormais les 2’500 milliards de dollars. Cette forte croissance crée donc différentes opportunités pour des investisseurs cherchant à tirer profit des applications que peuvent avoir la crypto, et par extension la blockchain, dans l’économie réelle.

      Bien que le bitcoin reste la force dominante au sein des réseaux crypto, à savoir les blockchains publiques, l’intérêt pour cette classe se généralise de plus en plus à d’autres acteurs et à d’autres segments. Soutenue par les avancées technologiques, l’adoption de la crypto, voire même son institutionnalisation, ne cesse de se confirmer.

      Dans cet univers pour le moins complexe, voici donc les cinq segments qui requièrent désormais une attention plus particulière, en raison du volume qu’ils ont pris.

      Paiements/Monnaies – 1’500 milliards de dollars

      Le bitcoin est la toute première crypto-monnaie au monde, un réseau de transactions numériques peer-to-peer qui ne nécessite pas d’intermédiaires. Plusieurs autres crypto-monnaies basées sur la blockchain ont été lancées dans le sillage du bitcoin, la plupart d’entre elles se concentrant sur la création de paiements plus efficaces pour permettre aux particuliers et aux entreprises de transférer de la valeur via Internet. Les perspectives d’un meilleur système de paiement à l’échelle mondiale reste l’un des grands atouts du cas d’investissement qui accompagne la crypto.

      Plateformes smart contracts  – 750 milliards de dollars

      Les smart contracts sont des programmes auto-exécutants qui permettent des accords juridiques automatisés ou de nombreux autres types de transactions qui nécessitaient auparavant une intermédiation. Ethereum est la plateforme de smart contracts la plus courue, mais d’autres réseaux, tels que Solana et Avalanche, proposent de nouvelles solutions pour les applications décentralisées pouvant aider à étendre l’utilisation des contrats intelligents.

      Stablecoins – 150 milliards de dollars

      Un stablecoin est un actif crypto à prix fixe dont la valeur marchande est liée à un actif stable comme le dollar américain. Tether (USDT) et USD Coin (USDC) sont les deux plus grands stablecoins du moment. Ils améliorent la transparence et l’efficacité des paiements transfrontaliers, de même qu’ils étendent l’accès aux marchés de capitaux, au plan mondial.

      Finance Décentralisée – 50 milliards de dollars

      La DeFi offre une alternative crédible aux systèmes financiers traditionnels. Elle permet de conclure en peer-to-peer des opérations de prêt, d’emprunt et de trading, sans intermédiaire. Des protocoles établis comme Uniswap, une bourse décentralisée, et Aave, une plateforme de prêt, ont prouvé le modèle de la DeFi. Le potentiel disruptif dans des domaines comme l’assurance est également énorme, faisant de la DeFi un secteur avec des perspectives de croissance significatives à long terme.

      Tokenisation – 100 milliards de dollars

      La tokenisation est la numérisation d’actifs présents dans le monde réel, comme les biens immobiliers ou les œuvres d’art, en exploitant la technologie de la blockchain. Elle inclut les objets de collection numériques dans les jeux et les objets de collection de grandes marques grâce aux NFT, mais aussi la tokenisation de matières premières et d’autres actifs financiers tels que des parts de fonds. Un rapport de Bank of America, publié l’année dernière suggérait que ce seul segment pouvait dépasser les 15’000 milliards de dollars d’ici 10 ans.

      Chacun de ces cinq segments ne représente qu’une petite partie de l’écosystème crypto. Il existe des centaines de crypto-actifs avec des capitalisations boursières de plus de 100 millions de dollars, et bien que bon nombre d’entre eux ne soient certainement pas suffisamment matures pour la plupart des investisseurs, la croissance dans cet espace est un signe clair que cette classe d’actifs a réussi à se positionner pour le long terme.

      Dramane Meite

      Hashdex

      Dramane Meite est responsable des nouveaux produits chez Hashdex, avec plus de 10 ans d’expérience dans les marchés financiers, la gestion d’actifs et la fintech. En poste auparavant chez Pimco, il a piloté les initiatives stratégiques et l’innovation en tant que Business Manager au bureau exécutif, puis en tant que stratège produit dans le groupe Solutions Client et Analytics. Il a également travaillé dans la vente, le trading et la trésorerie à la Standard Chartered Bank et à la Société Financière Internationale. Dramane Meite détient un MBA de l’Université Stanford, ainsi qu’une maîtrise en statistiques et économie. Il est titulaire du CFA.